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15 auteurs pour plus de 700 pages ! Lorsqu’il s’agit de mettre en valeur le génie catalan, Joan Amoros ne lésine pas sur les moyens. Il faut dire que le président de la Fondation occitano-catalane y croit dur comme fer. Comme il l’a expliqué dernièrement lors de la présentation de l’ouvrage Apports catalans universels, à la Casa de la Generalitat de Perpignan. «La Catalogne est une grande nation qui a effectué des apports incroyables au progrès général de l’Humanité», a martelé Joan Amoros pour l’occasion. Sa contributrice nord-catalane, Marie Costa, ne s’est pas privée de renchérir : «On voulait que les gens se rendent compte que des personnalités qu’ils croyaient françaises ou espagnoles sont en fait catalanes. Les apports évoqués dans le livre couvrent tous les domaines, de l’art à la science, en passant par la littérature. On veut démontrer que la Catalogne est une nation qui a apporté sa pierre à l’édifice mondial et qu’elle mérite d’avoir un État.»

( Contenu )

 

-  Parmi les apports universels mis en avant dans l’ouvrage, on trouve notamment l’invention du premier sous-marin moderne (moteur anaérobique) par le Figuerenc Narcís Monturiol. Le premier essai

officiel du submersible catalan, réalisé en septembre 1860 dans le port de Barcelone, s’était soldé par un succès total. Pourtant, l’aventure s’est terminée en 1866. Faute de financement.

 

-  Autre innovation catalane méconnue: le «pulsejet», précurseur du moteur à réaction. Ramon Casanova, de Campdevenol, non loin de Gérone, l’a mis au point dès 1917. Son réacteur était indifféremment destiné à la voiture ou à l’avion et consommait de l’essence ou de l’acétylène.

-  Le livre de la Fondation occitano-catalane évoque aussi le génie roussillonnais. Notamment au travers des nombreuses découvertes de l’astronome et physicien François Arago, natif d’Estagel.
 -  Sans oublier le créateur du concept de tiers-monde, le démographe et économiste
Alfred Sauvy, né à Villeneuve-de-la-Raho. Et ce ne sont là que quelques-uns des exemples les plus marquants

des apports présentés dans cet ouvrage à la fois instructif et surprenant. Dont les auteurs assument clairement les visées indépendantistes.

Arnaud Andreu (L’Indépendant)

 

 

L’ouvrage «Apports catalans universels » est

disponible à la Casa de la Généralitat de Perpignan

ou par le biais du site internet catalancontributions.

com. Pour la modique somme de

60 euros (en catalan) ou de 70 euros (en français)

-  07/04/18  -  « Les Catalans ont tout pour étonner le monde » Cette phrase est tirée du nouvel ouvrage de Joan Villanove.
« L’histoire a confirmé à maintes reprises que la capacité de survie des Catalans était extraordinaire. »


Kama-sutra. En la matière, les hindous ont une longueur d’avance. Le Kama-sutra (traité portant, entre autres, sur les positions sexuelles) serait né en Inde au VIe siècle. Cependant, le premier ouvrage du même genre publié en Occident (au XIVe siècle) était rédigé en catalan. Il s’agit du Speculum al foder (Le miroir du foutre ). «C’est la seule oeuvre occidentale qui propose sans tabou, avant la Renaissance, un art des positions propices au coït et un petit manuel de psychologie féminine à l’usage des séducteurs», explique l’universitaire Anna Alberni.

Le télescope. On a longtemps pensé qu’il s’agissait d’une invention hollandaise. Mais de récentes recherches ont permis de prouver que c’est en fait un Catalan, Joan Roget, de Gérone, qui a créé le premier télescope en 1590. Soit 18 ans avant que le Néerlandais Hans Lippershey ne présente le sien au

Gouvernement de La Haye.

L’astrolabe. Cette représentation de la sphère céleste qui permettait d’établir et prévoir l’évolution des astres est l’ancêtre du sextant, utilisé par les navigateurs. «Le premier astrolabe adapté à la numérotation latine (...) fut construit en Catalogne par l’astronome et religieux catalan du Xe siècle Sunifred Llobat.» L’instrument est aujourd’hui visible à l’Institut du monde arabe à Paris.

La fête de la Sant Jordi. Le 23 avril, jour où l’on fête Georges, le patron de la Catalogne, est la fête du livre et de la rose. Cette journée a été reconnue comme mondiale par l’Unesco en 1995.

La poudre blanche. En 1846, le chimiste Josep Roura,originaire de Sant Feliu de Guixols, découvre un explosif baptisé «poudre blanche». Il est rapidement testé par l’armée. Il a par ailleurs travaillé sur un éclairage utilisant le gaz comme source d’énergie.

L’émail sur métaux. L’émailleur barcelonais Francesc Vilasis-Capalleja, représentant typique de l’école de Barcelone, a travaillé à la rénovation de l’émail traditionnel et contribué à l’ère de l’émail moderne. Ainsi, il a marié l’émail avec d’autres matériaux, comme le bois, le fer, le tissu ou encore le carton.
L’appareil récepteur de téléphotographie fax. Pau Abad i Piera, de Sabadell, a inventé cet appareil qui transmettait photo ou dessin exécuté sur une pellicule de matériel transparent et en négatif. Après avoir quitté l’école à 14 ans, son père serrurier l’initie à la mécanique. Pau Abad i Piera travaille sur la radiocommunication à partir de 1922, construit dans son usine des récepteurs radios et entreprend des recherches sur la transmission d’images par des signaux de radio. Il dépose le brevet d’un système novateur en 1939.
-
La banque du sang. C’est en 1936, en pleine guerre civile espagnole, que le Barcelonais Frédéric Duran i Jordà et ses collaborateurs ont mis au point «un système révolutionnaire de transfusion, de conservation et de transport du sang». En plus de leur centre de transfusion barcelonais, qui a été le premier d’Europe, ils ont créé la première unité mobile de transport de sang au monde. Pour la petite histoire, l’équipe était capable de convoyer du sang jusqu’à Madrid. Elle utilisait pour ce faire le camion frigorifique d’un livreur de poisson. À la guerre comme à la guerre.

«Apports catalans universels»     éditions Pagès.

Ci-dessus  -    Perpignan--les P.-O. -   Les apports historiques des Catalans

 

Catalanades (Chansonnettes populaires…)

= « Catalans

sabeu que contra algunes penes (com ara el "restrenyiment"), tenim bones receptes (i eficaces) com ara el "prec a Sant Julià:

(aixo era dels temps de les nostres infàncies: assentaven el nen sobre l'orinal i li feien cantar aquesta pregària):

                  Sant Julià

                 tinc caguera

                no puc cagar.

               Cagaré diumenge

              si el cagallo' penja

              cagaré dimarts

             si el cagallo' no penja pas

= « 
Mentre encara parlem català i tenim un ple de records de com s'ha fet, en les nostres families catalanes, la nostra educacio', jo recordi, amb una tendresa picada d'un gra d'orgull com, a les nostres vetllades d'hivern a la vora del foc, l'àvia agafava un eixerment i, armada d'aquella eina, anava ratllant la cendra mentre, a cada ratlla deia:

                                   Cabra, ets cabra?

                                  Bé sum cabra.

                                 Ten(e)s banyes ?

                                Bé tinc banyes.

                                On les has ?

                               al cap les he.

                              Compta-les ha,

                             compta-les he,

                           compta-les bé.

                           Que tretze n'hi t'he d'haver.

i, regirant-se cap a mi i posant-me l'eixerment a les mans, l'àvia em deia: "Compta nina".

I jo, llavors, m'hi posava i, a cada ratlla:

un, dos, tres, quatre, cinq, sis, set, vuit, nou, deu, onze, dotze, tretze!

molt bé nina, ja en sabes de comptar!

 

I ara, d'ençà d'aquells temps (feliços i enyorats), ara, vet-aqui' que, vella i melancolica doctora que soc, no puc deixar de notar que aquelles "senzilleses" nostres encaixen amb unes nocions innates de comput matemàtic i fonètica entrecreuades.

En efecte: 

- cada ratlla s'escau amb l'acent tonic

- aquell accent tonic carga sempre sobre una "a" o una "e"

- i avui dia, no podem sino notar que:

"compta-les ha, compta les he,

correspond el tot a:

 compta les "a" compta les "e"

ja  que, efectivament, tot al llarg d'aquella tonada, l'accent tonic sols carga sobre les "a" i les "e"

- a més; la rossellonesa que soc, professionalment especialista de gramàtica historica, no pot sino s'enorguellir i gaudir d'aquelles formes pretèrites tan boniques que el "català del Nord ha guardat i usava: "compta-les-ha" (= "les has de comptar")  "compta-les-he" (= les he de comptar") tan genuines i tan purament ortodoxes en el seu calc sobre el baix-llati' d'on ha nascut el català, i tot primer, aqui', a aquella Catalunya septentrional, terra primera en ser  catalana.  

No es pot denegar: "Nationes sive linguae". (on nait dans la nationalité de sa langue comme expliquait Renada PORTET.)

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