(Perpignan)                                    LES CATALANS   :  
                       
Jordi Pere Cerdà  (Antoni Cayrol)

DROCOURT NATURE vous parle un peu du Ciel,
de la Planète, des HUMAINS ET DES ANIMAUX

Ci-dessus  -    Perpignan--les P.-O. -   Les Catalans

 LES PAGES DU SITE  :  Date de la dernière info pour chaque page

 

                               Jordi Pere Cerdà

       « Tingué la vida en el niu calent de mes mans »

                                                                

         Mai cap poeta no m'ha commogut tant com ell. (A part potser : Salvador Espriu, o encara Baudelaire, o encara Virgili i la seua Eneida...) Però lluny de mi eren. Mentre ell, el teníem molt a prop. I hom podia anar prop seu, retrobar-lo, com a amic, al si de la seua llibreria en què s'olorava aquella flaire deliciosa de llibreria d'antigor i aquella cultura de molts anys esdevinguda cultura per la gràcia d'un enriquiment personal del dia a dia, com el bon pa quotidià. Tal era l'Antoni Cayrol. I us infonia, paraula rera paraula, lentament, com en una perfusió clínica, aquella prodigiosa cultura seva. Una personalitat fora del comú.

        No que fes mai parada ni ostentació. Res d'això. L'home es guardava sempre en la mateixa reserva, ratllant fins i tot a vegades en una contenció dràstica. I tanmateix, bé hauria pogut ostentar uns seus protagonismes heroics durant la guerra, bé hauria pogut fer parada de les seues actuacions durant l'ocupació alemanya, bé hauria pogut    demanar condecoracions en nom de totes les vides humanes que havia salvat de la persecució nazi quan els feia traspassar la frontera, de nits, per uns senderols coneguts d'ell sol, ell, l'home de « les altes terres de Cerdanya », enmig dels perills d'aquella presència « enemiga », tan prompta a l'execució sumària com a la tortura. Perills tots, el pitjor dels quals era la delació, la vergonyosa delació amb què s'han sollat aquells qui, precisament avui, presumeixen…

          Estimat amic, no sé si mai t'ho he dit ? Quan vaig tornar del meu exili de setze anys lluny del país, ningú, aquí, no em va parlar de tu. Perquè ningú no en parlava. I tanmateix, jo et buscava. Car, malgrat aquella escandalosa « omerta », jo sabia que teníem aqui, enmig de nosaltres, « un dels més grans poetes europeus del nostre temps », tal com me n'havia assabentat, a l'Algèria (!), els primers anys dels 50, un Inspector de l'ensenyament (un altre heroi, tan discret com tu), amic de Pierre Seghers, gran amic del prestigiós editor Maurice Nadeau (a casa de qui era « lector »), i amic també d'un crític literari català amb qui compartia certs articles de crítica literària a escala europea.... Fou gràcies a aquest senyor qui, el primer, em va parlar, amb entusiasme, de tu, que vaig tenir aquell goig (incomparable) d'apropar la teua creació literària... I el 1966, per fi, sortia a llum la teua resplendent Obra poètica, amb el pròleg, l'admirable pròleg d'en Pere Verdaguer, un dels escassos, molts escassos dels nostres compatricis qui, ell, et coneixia, i t'admirava.

          Èrem de la mateixa generació. Aquella generació de la guerra, àvida d'una  cultura perduda, àvida de veritat, d'autenticitat. Estimat Antoni, la teua « mens » m'acompanya, i seguirà acompanyant-me, fins al final, en el plaer poètic d'una obra digna d'un Nobel.

         Gràcies pel que ens has donat i sempre donaràs a aquells qui en saben de llegir, sentir, estimar. I gosen engatjar-se en compromisos. Sense por i sense taca.
                                                                                     

                                                                 Renada Laura Portet

 

 

 

() 25/09/19  -  Cerdagne. La, première centrale solaire de type Fresnel au monde inaugurée le 20/09/19 à Llo.

C'est une première mondiale. La centrale solaire de Llo, la première centrale solaire thermodynamique au monde avec stockage d’énergie, de type Fresnel, a été inaugurée le 20 décembre dernier à Llo en Cerdagne. Après le four solaire de Felix Trombe (1949), le four solaire d'Odeillo en 1969,. La centrale de Targassonne en 1986, la centrale de Llo conforte le dans les P.O. le secteur des énergies solaires à concentration.

Construite sur la commune de Llo entre septembre 2016 et mai 2019, elle fonctionne sur la base de panneaux

solaires orientables, concentrant les rayons du soleil sur des tubes placés à 10 mètres de hauteur.

L'eau circulant dans ces tubes est transformée en vapeur. Celle-ci peut être utilisée dans le cadre d'un réseau de chaleur ou faire tourner un générateur pour produire de l'électricité. La centrale permet également de stocker la vapeur dans un réservoir et la réutiliser dans la nuit pour produire de l'électricité. 100 % recyclable, l'unité et ses

153 000 m2 de miroirs, développe une puissance de 9 MW. Sa production autour de 20 Gw/h peut permettre d'alimenter 6 000 foyers.  (https://www.lasemaineduroussillon.com/hebdo, p7)

-  15/07/19  -  Le four solaire d'Odeillo fête ses 50 ans

​Il est l'un des plus grands fours solaires au monde avec celui de Parkent, en Ouzbékistan. 54 mètres de haut, 48 de large et 63 héliostats, ces petits miroirs chauffants qui suivent la course du soleil.

Le site de recherche du four solaire d'Odeillo  dans les Pyrénées-Orientales fête ce lundi ses 50 ans. Il a été créé par Félix Trombe en 1969. Installé ici pour la qualité d'ensoleillement du lieux et la pureté de l'atmosphère, il concentre la lumière du soleil pour produire de très hautes températures. En quelques secondes, la structure peut atteindre une température de plus de 3500 degrés. Il fournit une énergie gratuite et non polluante. A 50 ans, ce four solaire n'a jamais été autant dans le vent. Le four solaire d'Odeillo a servi de modèle dans le monde entier​. Depuis 2009, il est inscrit au titre des monuments historiques. (https://viaoccitanie.tv/le-four-solaire-dodeillo-fete-ses-50-ans/)

 

 -  Avril 2016  :  « La Catalogne est une vieille nation européenne de sept millions et demi d’habitants, située entre Pyrénées et Méditerranée. Elle possède une histoire plus que millénaire marquée dès l’origine par un substrat ibère, une forte empreinte de la culture grecque, une romanisation intense, son lien étroit avec les terres d’Oc et son appartenance à l’empire carolingien. Le domaine linguistique de la langue catalane rassemble près de quatorze millions de locuteurs. »
Le livre APPORTS CATALANS UNIVERSELS est un échantillon de la capacité créatrice de la Catalogne, dans tous les domaines de l’activité humaine, de son émergence en tant que peuple différencié à nos jours.
VOIR.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jordi Pere Cerdà
Poète  de la nature et de l'homme

 « Tu as glissé dans mon univers
à travers mes remparts de silence
entre un battement de paupières
et un oubli de mains ouvertes.
Ta robe était sourire
et attente ton geste,
prompte comme le premier rayon
qui s'insinue par-dessous l'aube,
comme lui obstinée et rebelle.
Tu apportais tes yeux pour vivre.
Fanal au portail de mes nuits,
enroulant tous mes regards,
éclair qui fait luire les vitres.
Ce recoin secret d'un exil
dans l'ombre blanche des livres,
tu l'as ouvert autour de moi
tel un ciel d'août qui livre
la trame de son voile ;
tu as tendu ton visage
dans le cadre de mon désir,
comme ciel et comme livre,
depuis le point de l'aube naissante
jusqu'au tréfonds de ma nuit.
Je te sais des secrets.
Comme l'arbre, tu guettes
grâce à tes milliers d'yeux
mi-clos entre les feuilles ;
et des secrets de mer
sous la coupe tendre,
fine et lisse du ventre
en courants d'estuaires,
escarbilles dans ton sang
aux couleurs bigarrées
d'un poisson des tropiques.
Tous agressent mon corps
amarré à la nuit
de ton repos paisible,
concrète,
minérale,
île au feu apaisé.
par le geste de ta main
qui te préserve,
je pressens
que te saisit mon rêve :
Il pénètre ton corps
de ma brûlure
au vif de ta chair.
Est-ce vrai ?
Je n'ose même pas
jeter un regard.
J'écoute
la vie du marbre,
si me parvient
le soupçon d'un soupir.
Je voudrais blesser
le pays où tu dors. »

 

In  Paraula fonda  -  Sens profond,
© L'Olivier, 1997, p.20-23
traduction André Vinas