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()  -  05/12/19  -  « En France, ils sont plus de  4 millions à aider au quotidien un proche âgé. La DREES : 3,9 millions assistent une personne de plus de 60 ans vivant chez elle et 720 ooo veillent sur des seniors résidant en Ehpad. il s'agit le plus souvent des enfants des seniors (53 %), dont 8 % cohabitent avec lui. Les trois quarts de ceux qui ne cohabitent pas avec le senior résident à moins de 40 minutes du domicile de l'aidé. Plus d'un quart des aidants assistent par ailleurs leurs conjoints. Les autres aidants sont les autres proches du cercle familial (12 %) et les proches hors famille (7 %). Dans six cas sur dix, l'aidant est une femme. En outre, un aidant sur deux est un retraité. Seuls 37 % occupent un emploi. Les autres sont au chômage ou inactifs pour cause d'invalidité.

Ces personnes déclarent à 87 % effectuer« des actes de la vie quotidienne », précise l'étude, comme le ménage, les courses ou encore les repas. Près de huit sur dix apportent un soutien moral, mais très peu une aide financière ou matérielle. Si les femmes aident plus souvent pour les tâches ménagères, la gestion administrative ou la toilette et l'habillement, les hommes déclarent plus souvent apporter une aide au bricolage.

Les proches aidants d'un senior en Ehpad participent également au quotidien de la personne âgée aidée.Parmi eux, 86 % effectuent aussi des« actes de la vie quotidienne » et plus du quart apportent un soutien financier.

Cet engagement auprès des seniors a des conséquences sur la vie des aidants. Près de la moitié (47 %) déclare au moins une conséquence négative sur leur santé physique ou leur moral. Ces conséquences touchent plus les conjoints ( 64 %) que les enfants cohabitant (45 %), mais aussi plus les conjointes (73 %) que les conjoints (54 %) ».  Elsa Bellanger  -  (drees.solidarites-sante.gouv.fr)  -  (www.lequotidiendumedecin.fr, p6)

 

28/11/19  -  Il faut soutenir les aidants dans la BPCO : La bronchopneumopathie chronique obstructive.
À l'occasion de la Journée mondiale de la BPCO, la Fondation du Souffle a souhaité focaliser l'attention sur les proches des patients. Les aidant-es jouent en effet un rôle crucial dans l'état de santé de ceux qui souffrent de BPCO: il faut aussi penser à les accompagner. •

La BPCO touche près de 3,5 millions de personnes en France et elle est responsable de 17 000 décès chaque année. Elle demeure cependant méconnue du grand public, malgré les campagnes d'information successives. Sous-diagnostiquée et sous-traitée, la BPCO est une cause majeure d'incapacité aux conséquences psychosociales multiples. La maladie a d' énormes impacts sur la vie du patient et de ses proches. Elle peut être à l'origine d'un état de stress et de difficultés pour participer à des activités familiales. Elle· peut aussi être responsable d'un absentéisme au travail, d'une perte de salaire, etc.

Les aidants dits naturels sont les membres de la famille, des femmes le plus souvent; ce sont elles qui poussent le patient à consulter, comme l'a montré une enquête de la Fédération française des associations et amicales des malades, insuffisants ou handicapés respiratoires (FFAAIR). Quel que soit leur âge, les aidant-es finissent par s'épuiser, avec un risque de dépression à proportion du temps consacré à soutenir ou remplacer leur proche dans les tâches qu'il ne peut plus accomplir (repas, toilette, habillement, etc.). Cette aide quotidienne influe sur leur vie sociale et souvent, lorsqu' elles ou ils sont encore en activité, sur leur vie professionnelle.

S'il existe aujourd'hui une reconnaissance de la charge liée à l'aide des patients atteints de cancers, ce n'est pas le cas en ce qui concerne la BPCO. Cependant, les données sont unanimes à constater leur épuisement»,  (www.lequotidiendumedecin.fr p 10)

 

17/10/19  -  À Flers, dans l'Orne, une maison des aidants largement équipée en géron-technologies propose des haltes-répit et des week-ends répit au binôme aidant-aidé.  Permettre aux proches aidants de trouver de l'aide et du répit, c'est ce que propose la nouvelle maison des aidants à Flers, dans l'Orne..

   « Cette nouvelle structure s'appuie sur l'accueil de jour pour personnes Alzheimer que nous avons ouvert en 2012, auquel a été associé une plateforme de répit pour les aidants », La maison dispose d'un accueil de jour pour 12 patients Alzheimer, d'une salle pour les activités physiques adaptées (balades virtuelles, espace Snoezelen), d'un jardin thérapéutique et d'un pôle prévention (ateliers mémoire, nutrition, bienêtre, numérique, jeux de société, etc.). Les aidants, eux, peuvent profiter d'un espace formation (aux bons gestes, care management pour les aidants salariés et leurs managers, etc.), participer à des Cafés des aidants, bénéficier d'un accompagnement psychosocial et d'entretiens individuels avec un neuropsychologue, une infirmière, une auxiliaire de vie, voire avec un médecin de la consultation mémoire de l'hôpital de Flers« pour les aidants pour lesquels il peut être traumatisant de se rendre en milieu hospitalier».     « Nous avons également voulu que cette maison soit un lieu où l'on utilise des aides techniques et des géron-technologies facilitatrices pour les personnes et le personnel»,

   Enfin, l'établissement propose un système de halte-répit, pour permettre aux aidants de faire une pause de quelques heures dans la journée pendant que la personne aidée est accompagnée par la structure, ainsi que des week-ends répit au cours desquels le binôme aidant-aidé est accueilli dans l'une des 3 chambres mises à disposition dans le bâtiment, pour permettre à l'aidant de souffler un peu et participer à des activités proposées par l'établissement.

   Un congé proche aidant bientôt indemnisé. Ce type de maison a vocation à essaimer pour, notamment, soulager les 8 à 11 millions d'aidants que compte notre territoire auquel s'ajoute, une loi promulguée le 22 mai dernier, qui vise à favoriser la reconnaissance des proches aidants.

Elle devrait faciliter la prise de congé du proche aidant par les salariés. Ce congé, qui permet à un aidant de cesser temporairement son activité professionnelle pour s'occuper d'une personne en perte d'autonomie (âge, maladie ou handicap) pendant 3 mois renouvelables pour une période maximale d'un an est, en effet, non rémunéré. Il n'est donc généralement pas utilisé par les salariés. En attendant la future loi Grand âge et autonomie, prévue en 2020, le gouvernement a donc d'ores et déjà inclus la rémunération de ce congé dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2020, présenté le 30 septembre dernier. D'un montant de 43 € ou 52 € selon la composition du foyer, ce congé devrait être mis en place d'ici octobre 2020. Il sera pris en compte dans le calcul des droits à la retraite des aidants. ( www.lequotidiendumedecin.fr, p8)

 

02/10/19  -  Ce sont 11 millions de Français qui aident au quotidien un parent, un enfant, un ami malade. Vous en faites peut-être partie, vous aussi. C’est un dévouement de tous les jours, épuisant et chronophage, qui n’est souvent pas entendu, pas compris. Alors que faire pour soulager les aidants ?
Ils jouent le rôle de couteau suisse. Soutien moral, aide à la toilette, gestion des tâches administratives et du quotidien, surveillance dans la prise des médicaments. Ces attributions, elles ressemblent en grande partie au travail d’un aide-soignant, un professionnel. Pourtant, tous ces gestes sont pratiqués par des personnes sans formation particulière. Hélène Rossinot est médecin et spécialiste de santé publique :
Et les aidants, contraints de gérer deux existences au lieu d’une, sont souvent au bord de l’épuisement. Au point d’en payer le prix physiquement et mentalement... 1 aidant sur 3 meurt avant celui qu’il soutient. De façon générale, ils sont particulièrement sujets à la dépression, aux douleurs dorsales, au manque de sommeil. Leur activité professionnelle aussi en souffre : 97% d’entre eux règlent au bureau des problèmes liés à leur proche malade. Mais il est important de "savoir dire que l'on a besoin de répit". (franceinter.fr)

 

13/09/19  -  L’indemnisation des congés spécifiques de trois mois pour les aidants qui soutiennent un proche dépendant sera mise en place en 2020 à hauteur de 40 euros net par jour et pourra compter dans le calcul des retraites.
Le congé spécifique dure trois mois et existe depuis 2017 pour les proches aidants qui ont un emploi et qui nécessitent du temps pour aider un parent dépendant, un ami malade ou un enfant handicapé. Actuellement, ce droit est ouvert à 
tous les aidants, qu'il s'agisse du conjoint ou d'un ami, peu importe qu'ils aient ou non un lien de parenté avec la personne aidée.
Toutefois, le congé de proche aidant est destiné uniquement aux salariés du privé et il est non rémunéré. C'est donc l'équivalent d'un congé sans solde, de trois mois maximum, fractionné ou non, avec possibilité d'aménager un temps partiel et renouvelable sur un an. L’employeur ne peut le refuser et le congé garantit le retour de l’aidant à son poste de travail.

Mais comme ce congé n’est pas rémunéré, très peu d’aidants en font aujourd’hui la demande. L’indemnité de 40 euros net par jour prévue par le gouvernement devrait donc changer la donne. Par ailleurs, ce congé pourrait compter dans le calcul de la retraite des aidants. Le nombre d’aidants en France qui s’occupent au quotidien ou au moins régulièrement d’un proche dépendant est estimé à huit millions. L’indemnisation du congé spécifique fait partie du projet de loi de financement de la Sécurité sociale. En juillet dernier, la ministre de la Santé Agnès Buzyn avait promis que cette mesure serait mise en place en 2020.  (allodocteurs.fr)

10/09/19  -  Alzheimer : des solutions d'accompagnement pour les aidants. Des vidéos pour tout savoir sur les dispositifs d'aide. L’association France Alzheimer met en avant les possibilités de soutien et de formation pour les aidants. Une vaste campagne qui vise à sensibiliser les aidants et leur signifier qu’il existe des solutions pour les aider au quotidien. Souvent déboussolés et épuisés, ces aidants familiaux vont avoir, à un moment ou à un autre, le besoin d’être soutenus et accompagnés dans leur parcours.  (agevillage.com/)

 

21/05/19  -  « Une première étape en faveur de la reconnaissance sociale des proches aidants » Après près d’un an de débats, la proposition de loi de la sénatrice de l’Essonne Jocelyne Guidez, elle-même aidante, a été adoptée le jeudi 9 mai 2019, après de nombreuses péripéties.

   Principale mesure, la question de la conciliation vie professionnelle/vie d’aidant devient obligatoire dans les négociations collectives de branche (article I).  -  L’article 5 étend quant à lui l’expérimentation du relayage aux agents publics travaillant dans les établissements médico-sociaux publics, l’article 5 bis permet le financement d’actions dédiées aux aidants via les conférences des financeurs des conseils départementaux, et l’article 6 prévoit l’identification du proche aidant, ou d’une personne de confiance, dans un volet dédié du dossier médical partagé (DMP).  (http://www.agevillage.com/actualite-17733-1-Reconnaissance-des-aidants-la-proposition-de-loi-Guidez-adoptee.html)

 

10/05/19  -  Aide à domicile. Lié au vieillissement de la population, aux besoins de personnes handicapées, et à la volonté d'un maintien prolongé chez soi, le métier d'aide à domicile est devenu indispensable, comme en témoigne Laetitia Mauré. aide-soignante à domicile pour une association d'aide et de soins à domicile. Candidate à l'élection européenne sur la liste du PCF conduite par lan Brossat, L. Mauré lutte au sein de la CGT, au niveau national, pour obtenir une meilleure reconnaissance de son métier.
   Le secteur des aides à domicile occupe 226 000 personnes (dont 7% sont aides-soignantes) au niveau national, 30 000 pour la région Occitanie, 3500 dans les Pyrénées-Orientales.

Le financement de ces emplois dans les P.O. se fait en partie dans le cadre de 1'APA, en partie par l'ARS pour le service de soins et aussi par la CARSAT et les mutuelles. Le secteur comprend 97% de femmes dont 89% à temps partiel subi avec un salaire moyen brut de 972 euros pour 15 ans d'ancienneté en catégorie A, aide à domicile non diplômée.

Nous demandons que la dépendance soit entièrement prise en compte par la protection sociale, devienne une branche de la Sécurité Sociale, et que les personnes qui ont contribué à la richesse du pays n'aient pas de reste à charge. Et nous demandons un tarif unitaire national car à ce jour le financement dépend des départements et varie selon leurs moyens. (Extraits des Propos recueillis par Yvette Lucas, du Travailleur Catalan ; http://www.letc.fr/, p3)

14/04/19  -  Les résultats d'un sondage mené chaque année depuis 2000 révèlent les souhaits des Français·es quant à la gestion de leur propre perte d'autonomie ou de celle de leurs proches. Les demandes de soutien sont également élevées en ce qui concerne les aidant·es. Là aussi, pour les personnes concernées, un soutien accru des pouvoirs publics est demandé. (http://www.slate.fr/story/175671/dependance-prise-en-charge-vieillesse-ehpad-domicile-sondage)

 

 

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