(27/05/20  -  « Elections municipales: et si Perpignan se dirigeait vers une triangulaire pour le second tour

« La grosse différence avec 2014, explique le socialiste Mathias Blanc, second sur la liste de l'écologiste Agnès Langevine (troisième du premier tour avec 14,5% au premier tour ), c'est que cette fois-ci Jean-Marc Pujol n'est pas en mesure de gagner ».
   « Le maire sortant a fait un score catastrophique, la moitié de celui de 2014 » confirme Clotilde Ripoull. La tête de liste de Perpignan Equilibre (arrivée en sixième position avec 6%) estime qu'en cas de duel, la victoire du Rassemblement national est acquise. 

    La question est donc de savoir comment on peut déjouer ce scénario 

 Si on y va, ce sera pour gagner, reconnaît Mathias Blanc, alors il faut se mettre dans la meilleure position possible ». Le socialiste défend l'idée d'un rassemblement le plus large possible mais refuse d'en dire plus lorsqu'on lui demande si ce rassemblement pourrait aller jusqu'à intégrer Romain Grau, le candidat de la République en marche, ou même quelques membres de sa liste.        
   Sur son flanc gauche, Agnès Langevine aurait eu des discussions également avec les responsables de la liste citoyenne de L'Alternative (6,5%). Conformément à ses statuts, l'association devrait tenir une assemblée en ligne jeudi soir puis voter, toujours en ligne, jusqu'à samedi midi afin de déterminer sa position au second tour. Une fusion avec la liste Langevine devrait faire partie des motions proposées aux militants. Cette fusion toutefois aura du mal à être adoptée si elle intègre aussi des candidats LREM.        

 Le deuxième tour de l'élection municipale, rappelons-le, est prévu pour le dimanche 28 juin ». (france3-regions.francetvinfo.fr) (francetvinfo.fr)

 

22/04/20  -  Le coronavirus réveille la capacité d'agir du pays catalan

La crise sanitaire du Covid-19 suscite des initiatives positives dans notre département : fabrication de masques de protection, alertes de confinement, solidarité envers les soignants et les aînés, incitations à consommer local. Oui au Pays Catalan salue cette adaptation intelligente à des circonstances graves. Poussés par l'urgence, les groupements de citoyens, les municipalités et les Communautés de communes, le Conseil départemental, les Chambres consulaires et les organisations professionnelles se mobilisent. Une réalité saute aux yeux : l'Etat ne peut pas tout. L'État n'est pas tout. La France centralisée identifie mal les points faibles des territoires. Parfois, elle fournit des réponses inadaptées, et trop tard. A l'inverse, nous constatons qu'à Perpignan, Prades, Banyuls et de nombreuses autres communes, les forces vives et les corps intermédiaires rendent un service direct à la société. Notre force politique, engagée pour le territoire, son économie et son identité, tire la leçon suivante de cette période (Suite de la page d’Accueil) de Coronavirus : la responsabilisation et l'action locales sont la grande réponse à l'intérêt général. Les communes ont déjà le choix sur certaines questions du quotidien : la police municipale ? Doit-elle être armée? Faut-il développer la v1deo-surve1llance, la production énergétique locale? Faut-il favoriser le petit commerce face a la grande distribution ? souvent, ce choix n'est pas toujours exerce, mais la marge d'initiative est réelle. l.’expérience du Covid-19 souligne que nous pouvons collectivement organiser la vie d'ici, en quittant la passivité. Pensons ici, décidons ici, au bénéfice de tous. Philippe Simon, Oui au Pays Catalan (https://www.lasemaineduroussillon.com/hebdo, n° 1238, p2)

 

16/04/20  -  Monsieur le président (Lettre ouverte)

France Inter. La semaine dernière une lettre ouverte au président de la République signée d'Annie Ernaux, écrivaine, était lue au micro de la radio de service public.

« Je vous fais une lettre Que vous lirez peut-être Si vous avez le temps ». A vous qui êtes féru de littérature, cette entrée en matière évoque sans doute quelque chose. C'est le début de la chanson de Boris Vian Le déserteur, écrite en 1954, entre la guerre d'Indochine et celle d'Algérie. Aujourd'hui, quoique vous le proclamiez, nous ne sommes pas en guerre, l'ennemi ici n'.est pas humain, pas notre semblable, il n'a ni pensée ni volonté de nuire, ignore les frontières et les différences sociales, se reproduit à l'aveugle en sautant d'un individu à un autre. Les armes, puisque vous tenez à ce lexique guerrier, ce sont les lits d'hôpital, les respirateurs, les masques et les tests, c'est le nombre de médecins, de scientifiques, de soignants. Or, depuis que vous dirigez la France, vous êtes resté sourd aux cris d'alarme du monde de la santé et ce qu'on .pouvait lire sur la banderole d'une manif en novembre dernier - L'État compte ses sous, on comptera les morts~ résonne tragiquement aujourd'hui. Mais vous avez préféré écouter ceux qui prônent le désengagement de l'État, préconisant I' optimisation des ressources, la régulation des flux, tout ce jargon technocratique dépourvu de chair qui noie le poisson de la réalité. Mais regardez, ce sont les services publics qui, en ce moment, assurent majoritairement le fonctionnement du pays : les hôpitaux, !'Éducation nationale et ses milliers de professeurs, d'instituteurs si mal payés, EDF, la Poste, le métro et la SNCF. Et ceux dont, naguère, vous avez dit qu'ils n'étaient rien, sont maintenant tout, eux qui continuent de vider les poubelles, de taper les produits aux caisses, de livrer des pizzas, de garantir cette vie aussi indispensable que l'intellectuelle, la vie matérielle.

   Choix étrange que le mot « résilience », signifiant reconstruction après un traumatisme. Nous n'en sommes pas là. Prenez garde, Monsieur le président, aux effets de ce temps de confinement, de bouleversement du cours des choses. C'est un temps propice aux remises en cause. Un temps pour désirer un nouveau monde. Pas le vôtre ! Pas celui où les décideurs et financiers reprennent déjà sans pudeur l'antienne du « travailler plus », jusqu'à 60 heures par semaine. Nous sommes nombreux à ne plus vouloir d'un monde dont l'épidémie révèle les inégalités criantes.

Nombreux à vouloir au contraire un monde où les besoins essentiels, se nourrir sainement, se soigner, se loger, s'éduquer, se cultiver, soient garantis à tous, un monde dont les solidarités actuelles montrent, justement, la possibilité. Sachez, Monsieur le président, que nous ne vous laisserons plus nous voler notre vie, nous n'avons qu'elle, et « rien ne vaut la vie » - chanson, encore, d'Alain Souchon. Ni bâillonner durablement nos libertés démocratiques, aujourd'hui restreintes, liberté qui permet à ma lettre - contrairement à celle de Boris Vian, interdite de radio - d'être lue ce matin sur les ondes d'une radio nationale. Annie Emaux  -  (http://letc.fr/ , Le travailleur Catalan, le journal, n° 3829, p2)

 

12/03/20  -  Agnès Langevine, 51 ans, Psychologue, vice-Présidente de la Région.    « L'alternative au duel Aliot-Pujol, c'est l'écologie » affirme Agnès Langevine. La candidate EELV soutenue par le PS surfe sur la vague de l'écologie. Les derniers évènements climatiques locaux et les alertes sur le réchauffement renforcent l'intérêt de cette orientation pour de plus en plus de citoyens. Est-ce suffisant  pour s'imposer au soir du premier tour ?

         8 ENGAGEMENTS FORTS DE LANGEVINE :

   SANTE-ALIMENTATION : La cantine 100 % bio et locale. 100% de produits bio et locaux à la cantine, c'est faire le choix du meilleur pour nos enfants et d'assurer un revenu décent pour nos producteurs catalans.

   JUSTICE SOCIALE : Un Revenu de solidarité écologique. Destiné aux familles en grande précarité, travailleurs pauvres, étudiants, retraités pour faire face aux coups durs et retrouver du pouvoir de vivre.

   MOBILITE : Des transports en commun gratuits. Pour faciliter la mobilité de tous, redonner vie au centre ville et à ses commerces et inciter les automobilistes à prendre les transports en commun.

   CULTURE : Un grand festival des arts de la rue. Pour reconquérir les multiples espaces publics perpignanais avec une programmation élargie à tous les quartiers de la ville.

   SECURITE : Une brigade anti-drogue. Pour prévenir les problèmes d'addiction et s'attaquer efficacement aux points de vente qui gangrènent la vie d'un quartier.

   EMPLOI : Une économie verte et locale. Grâce à une filière « Adaptation au changement climatique» développée avec l'Université et un « Pacte de transition» avec les secteurs du BTP, logistique, alimentation, agriculture, tourisme,

   AMENAGEMENT URBAIN : Une ville-jardin. Un grand plan de plantation d'arbres, de reconquête des canaux et d'aménagement des berges de la Basse et de la Têt pour climatiser la ville et préserver la ressource en eau.

   PROPRETE : Zéro déchet, zéro tolérance. Containers adaptés, parcs canins, cendriers, ressourceries, toilettes publiques, police verte pour une ville propre. Toutes les incivilités seront verbalisées. (Trac de campagne)

 

06/03/20  -  « L' Alternative » a affiché la couleur

La diversité des personnalités présentes, les arguments développés et la volonté unitaire de gauche

auront sans aucun doute convaincu les 350 participants à la réunion publique de la liste « L'Alternative » à Perpignan.

La gauche combative, anticapitaliste et écologiste est donc venue confirmer son soutien à cette liste citoyenne et politique. À trois semaines du premier tour, la campagne est montée d'un cran. Poutou, Filoche, Bompard, Vieu, Amokrane ... ont, tour à tour, pris la parole.

   «  Il n'y a pas de fatalité. Il y a une opportunité »

Jean-Bernard Mathon, second sur la liste, au début du meeting est revenu'sur la genèse de la liste. Du jour où un groupe de citoyens a décidé que « rien ne serait plus comme avant» . De l'écriture du manifeste à son approbation, des six assemblées citoyennes, « où chacun compte pour un, où on

s'écoute et on se respecte», des dizaines de réunions publiques dans les quartiers jusqu'au meeting. Il a poursuivi:« Il n'y a pas de fatalité. Il y a une opportunité. La droite est divisée, /'extrême droite est en embuscade, le député LERM est à la peine, et pour cause. Mais pour gagner, il nous faut encore . .rassembler, autour d'un programme vraiment social et écolo, convaincre ceux qui se sont éloignés de la politique et faire vivre l’exercice démocratique ».Remerciant les six formations politiques qui ont validé cette démarche, il déplorait le refus du PS et d'EELV

   Ils ont dit :

-Salah Amokrane (Génération.s, Zebda) : « Je suis ravi d'être là. Vous êtes porteurs de la lutte contre le racisme et les discriminations. Et le racisme est une arme de division des populations les plus précaires. Vous avez raison de faire des quartiers populaires le centre de votre construction démocratique».

-Manuel Bompard (LFI), député européen, n'a pas mâché ses mots:« Vous êtes là, malgré les difficultés. Bravo à vous». Il a poursuivi, évoquant la commune comme « l'échelon pertinent pour lutter contre le réchauffement » et a dénoncé « l'escroquerie d'Aliot à propos de l'écologie. Leurs votes, à Bruxelles, est contraire à la peinture verte de leurs tracts».

-Gérard Filoche (GOS) a insisté sur la réforme des retraites, sur le« désastre social à venir», et a déclaré : « La gauche, ce sont les salariés, le peuple progressiste qui lutte. Cette gauche n'a pas trahi! Elle a été trahie», et a appelé à l'unité.

-Philippe Poutou (NPA), candidat lui-même à Bordeaux, a évoqué les luttes: « La colère dure depuis longtemps. li faut donner une issue à tout cela. Oser revendiquer notre droit à vivre normalement, c'est l'occasion donnée par cette campagne».

-Pour Marie Pierre Vieu (PCF) revenant sur la question des prisonniers catalans, qu'elle a rencontrés : « Le libéralisme réprime, il ne négocie pas, en Espagne comme en France». Et elle a poursuivi:« Perpignan est une ville frontière, de grande pauvreté, où l'on banalise l'extrême droite et le libéralisme. Vous construisez quelque chose de durable et les communistes de Perpignan sont entièrement engagés dans cette

construction ( ... )Le communisme municipal n'a pas à rougir, ayant toujours agi pour la solidarité, la  défense des services publics et la promotion de la culture».

-Quant à la mairesse de Figueras, Agnès Llado i Saus a adressé un message de soutien à l'assemblée parlant de démocratie, libéralisme, inégalités, écologie et conquêtes sociales. Une intervention fort appréciée » (http://letc.fr/ , Le travailleur Catalan, le journal, 6-12/03, n° 3824, p3)

 

 

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