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ECOLOGIE
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CONVENTION VIE ET NATURE  - 

  LES  LETTRES  HEBDOMADAIRES DE 
 MONSIEUR  GERARD 
CHAROLLOIS  
       

FRANCBAUDIE  -  24380  VEYRINES DE VERGT  -  TEL 06 76 99 84 65- 

DROCOURT NATURE vous parle un peu du Ciel,
de la Planète, des Hommes ET DES ANIMAUX

-  11/02  -  Quand la démocratie s'achète.

Pour obtenir le ralliement du médiatique Nicolas HULOT, le monarque électif du jour, lui offrit l’abandon de l’aéroport de NOTRE-DAME-DES-LANDES.
Les promoteurs et les élus locaux peuvent maintenant détruire partout ailleurs la nature en toute quiétude. Le ministère de l’écologie ne pourra pas entraver les appétits des « premiers de cordées ».
Nous apprenons que 17 députés déposent une proposition de loi d’abolition de la chasse à courre. Nous découvrirons demain que d’autres députés ou les mêmes déposent une proposition de loi d’abolition de la torture tauromachique et les amis des animaux s’imagineront que la civilisation est en marche et que demain la violence brutale, la cruauté ordinaire, le mépris des êtres reculent en ce pays.
Or, depuis cinquante ans et sous toutes les législatures, des parlementaires déposent des propositions de lois contre les lobbies de la mort, propositions qui resteront sagement dans les archives de l’assemblée nationale sans jamais avoir été examinées.
Les successifs monarques électifs, seuls véritables maîtres de la politique, préfèrent ne pas mécontenter les lobbies et manifestent un hermétisme inquiétant à la compassion, une ignorance des aspirations des citoyens dont 80% souhaiteraient ces abolitions.
L’opinion personnelle de Nicolas HULOT n’y changera rien. Il n’est pas le monarque et a reçu le lot qui lui a été promis.
On ne va tout de même pas, pour complaire à un ministre, se fâcher avec les rois 
(SUITE de la page d’accueil) du béton et avec les agrocynégétiques !
Et voilà pourquoi le lobby chasse vient d’obtenir l’autorisation d’équiper les gros fusils de silencieux pour faciliter l’approche des animaux et des randonneurs occasionnellement.
Voilà pourquoi les associations de protection des milieux naturels se sentent abandonnées par le ministère face aux promoteurs de routes et infrastructures diverses.
Tout dans ce monde « économiquement libéral » repose sur le rapport de forces.
Les présidents et chefs d’Etats sont eux-mêmes les obligés de ceux auxquels ils doivent leur élection via le financement de leurs campagnes électorales et de leurs promotions dans les médias.
Observons qu’en 2017, deux chefs d’Etat que la forme oppose, dont les styles sont fondamentalement différents, celui des USA d’une part, de France d’autre part, firent sur le fond exactement la même politique, à savoir, un allègement de la fiscalité pesant sur les oligarques et un accroissement de la charge publique sur les peuples. Ici, cela s’est traduit par la suppression de l’ISF mobilière et l’augmentation de la CSG accompagnée d’un blocage des salaires et des pensions et une légère mais constante inflation.
Or, il ne s’agit pas d’un accident ponctuel et localisé mais d’une politique permanente mise en place par les véritables maîtres du système.
La démocratie s’anéantit sans que les peuples ne s’en aperçoivent, illusionnés par le mirage de choix qui sont pipés.
Certes, en apparence, des hommes, des idées, des programmes s’affrontent mais l’issue de cet affrontement est aussi déterminé à l’avance que l’issue d’une corrida.
Les oligarques gagnent. Les peuples perdent.
Mais, me dira-t-on, les Français pouvaient sortir du système en élisant un leader extérieur au cercle du dogme.
La probabilité se révèle infime eu égard au contrôle des cerveaux disponibles et en toute hypothèse, les maîtres du système ne redoutent personne. S’il advenait qu’un peuple s’émancipe de la secte, celle-ci saurait soumettre les dissidents à la manière dont elle le fit à l’égard de la Grèce récemment et de la France dès 1983.
Ce que craint le plus la secte « libérale » ne tient pas à l’accession au pouvoir d’un affreux gauchiste partageux ou d’un nationaliste farouche, mais dans le fait que les citoyens du monde comprennent que la démocratie n’est plus qu’un leurre.
Exemple : les britanniques ont adopté par référendum la sortie du pays de l’Union Européenne. Personnellement, je n’aurais pas voté cette sortie. Pas grave, elle n’aura pas lieu.
Les maîtres du système feindront de se conformer à ce résultat référendaire, donneront le change, permettront aux nationalistes anglais de jouer avec leurs petits drapeaux et leurs nostalgies de l’empire, mais sur le fond, le tangible, le sérieux, les négociations aboutiront à la sauvegarde de tout ce qui importe pour les forces d’argent.
Il n’y a plus d’alternative et l’économie mène le monde à sa perte matérielle et morale.
Les adeptes du « libéralisme économique » jouent de la peur de MUSSOLINI ou de STALINE pour abuser les peuples, mais leur vrai inquiétude tient au fait que les peuples pourraient comprendre un jour qu’aux vieux fascismes bottés, casqués et flamboyants du siècle passé, fascisme noir ou rouge, se substitue un totalitarisme mou, consumériste et qu’à ceux qui violaient les consciences se substituent maintenant ceux qui les prostituent.
Alors, nous sommes en marche pour l’abîme.
Gérard CHAROLLOIS
P.S. J'exprime ma solidarité à Nicolas HULOT, dont je peux critiquer par ailleurs les faiblesses face aux tueurs de loups et autres destructeurs de vies, dans l'épreuve, désormais en vogue du lynchage puritain, de l'immixtion dans la vie intime, dans ce vieux crime des foules avides qui se parent de la noire vertu pour écraser leur victime d'un jour.
Toute attaque ad hominem est méprisable et seul le grand combat des idées vaut.
Mais cela notre époque infantilisante l'oublie.

-  03/02  -  Racisme, sexisme, âgisme et spécisme

Le biocentrisme édicte que tout être vivant possède un intérêt légitime à vivre et à vivre dans la dignité et la liberté, c’est-à-dire dans le respect de ce qui le détermine.
Or, l’animal humain érige volontiers des barrières, des frontières, des exclusions pour se sentir bien au chaud enfermé dans sa tribu, sa cité, sa nation, son ethnie, sa religion, sa corporation, son clan, citadelles inaccessibles aux autres et inexpugnables pour les esprits faibles qui la peuplent.
D’aucuns, croyant bien faire, nient les différences, les nuances, les capacités spécifiques pour asseoir une fragile égalité de considération, comme s’il fallait une identité pour obtenir un accès au respect des êtres.
Qu’un individu soit plus performant dans tel ou tel domaine, qu’un groupe humain soit plus doué pour telle ou telle activité physique ou intellectuelle ne change rien à la dignité qu’il convient de reconnaître à chacun par-delà les aptitudes et les compétences.
Pour Martin HEIDEGGER, grand philosophe un temps inscrit au parti nazi, l’animal était « pauvre en monde ».
Or, le loup perçoit des effluves et connaît le monde autrement mais pas moins que notre penseur de la technique contre la race.
Pour un canidé parcourant une piste, l’humain est « pauvre en monde ».
Dans notre société bouleversée par l’expansion prodigieuse des connaissances et des moyens, le racisme de grand-papa est mal vu. Celui qui, tel Edouard DRUMONT, écrirait  de nos jours « la France juive » se retrouverait en correctionnelle et cloué au pilori par les médias.
Celui qui, tel Joseph-Arthur de GOBINEAU, invoquerait une supériorité intrinsèque de la race blanche sur la race noire, serait banni de la sphère intellectuelle. Réjouissons-nous, non pas de ces anathèmes frappant ces pensées, mais du fait que plus guère d’esprits contemporains songeraient à écrire ces pamphlets qui obtinrent, en leur temps, de grands succès de librairie.
L’humain deviendrait-il éthique, intelligent, généreux au point de comprendre que les différences qui heureusement existent ne justifient aucune exclusion du cercle de la dignité ? Gens de mieux, rassurez-vous, il vous reste bien des combats à mener.
Bien sûr, il y a la condition animale puisque les « bien-pensants », les formatés perdurent à ricaner devant les plaidoyer en faveur de la cause du vivant et les lobbies veillent à maintenir tous les êtres vivants non-humains au rang de marchandise et de souffre-douleur.
Les ostracismes et les discriminations entre les hommes persistent sous des formes qui échappent aux radars du vacarme médiatique.
J’évoquerai ici un mal ridicule : le jeunisme. Il y a des niais pour choisir les candidats, lors des scrutins politiques, en fonction de leur âge, comme si, pour parler comme le regretté Georges BRASSENS, un jeune con valait mieux qu’un vieux des neiges d’antan.
L’âge ne fait rien à l’affaire. Une jeune femme noire peut être plus estimable qu’un vieil homme blanc, mais le contraire peut aussi exister.
Le sexe, la couleur de la peau ou l’âge sont totalement indifférents à l’estime que l’on peut porter à une personne, sous peine de faire du « racisme » en un sens ou en l’autre.
Ce que j’appellerai l’âgisme fait fureur dans notre société.
Si pour un Africain d’antan, « un vieillard qui meurt était une bibliothèque qui brûle », pour un contemporain formaté à la compétition, au rendement, à la concurrence féroce, un vieillard qui meurt est un alzheimérien de moins, un pensionné évacué, un inutile qui a bien voulu lâcher la barre.
Pour quelques jours seulement, les médias grégaires bruissent du malaise des salariés des maisons de retraites.
Petit souvenir professionnel personnel : il m’a été donné, durant des années, de présider la chambre d’un tribunal traitant des recours des tutelles et curatelles. La greffière appelait les affaires les unes après les autres, comme il se doit. Or, lapsus révélateur, elle criait fréquemment dans le couloir : "Madame la directrice de la maison d’arrêt" au lieu et place de "la maison de retraite".
Société, que fais-tu de tes aînés ?
Ainsi, sur la terre des hommes, animaux, femmes, enfants, vieillards sont encore bien maltraités.
Alors camarade, cours plus vite, le vieux monde est encore là.
Gérard CHAROLLOIS