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() - 05/03/19  -  Face aux annonces de catastrophes climatiques, financières et sociales, des Lyonnais se réunissent pour échanger leurs sentiments sur la théorie de l’effondrement développée par les inventeurs de la “collapsologie”, c’est-à-dire l’étude de la fin de la civilisation industrielle. (https://www.lyoncapitale.fr/edito/collapsologie-requiem-pour-lespece-humaine/)


02/03/19  -  Grand spécialiste de la littérature et de la culture japonaises, Donald Keene est mort, le 24 février, à Tokyo, âgé de 96 ans. Son œuvre est ·monumentale: plus d'une trentaine d'ouvrages traduits pour la plupart en japonais, dont une biographie de l'empereur Meiji et ses essais sur la culture, ses traductions (Kobo Abe, Yasunari Kawabata ou Yukio Mishima, qui furent ses amis), Son dernier ouvrage porte sur un poète du début du XX s, 'Takuboku Ishikàwa (1886-1912) Donald Keene traduisit aussi un autre poète de la même époque Shiki Masaoka (1867-1902), qui avait redonné vie au style du haïku (un poème court)., Au lendemain du tsunami du 11 mars2011 qui ravagea le nord-est du Honshu, il avait pris la nationalité japonaise par solidarité avec ce peuple. Pacifiste, il le resta toute sa vie, se faisant un défenseur de la Constitution japonaise bannissant le recours à la guerre, qui est aujourd'hui menacée de révision. Après sa retraite, il s'était installé au Japon, Amoureux de la littérature, Donald Keene avait aussi une réelle affection pour le pays qui avait fait sa vie.    (Le Monde, Carnet, p30)  ) (Pardon d’ajouter que peut-être la Constitution devrait améliorer le système pénal à la vue des conditions d’emprisonnement dont a « bénéficié » Carlos Goshn, inutilement cruelles quel que soit les erreurs ou les forfaits qu’on lui reproche ?.)

 

-  28/01/19  -  ETHIQUE. Les avancées scientifiques sont-elles toutes bonnes à prendre ? (Extraits) L’annonce, de l'utilisation par le généticien chinois He Jiankui de l'outil d'édition CRISPR pour manipuler l'ADN de jumelles et leur conférer la capacité de résister à une infection par le virus du sida, a rappelé brutalement à quel point les progrès scientifiques et techniques sont en capacité de bouleverser notre humanité et celle des futures générations. Cette expérience, réalisée sans concertation ni validation d'un comité d'éthique, remettait du même coup sur le devant de la scène la nécessité d'un questionnement éthique. Chercheurs, médecins, mais aussi citoyens, sont ainsi confrontés à l'urgence de définir ce qui est souhaitable ou acceptable. Cette ligne de crête impose de réfléchir aux conséquences et aux impacts sociétaux des avancées scientifiques. Dans le cas du clonage de la brebis Dolly par une équipe britannique en 1996, par exemple, l'intérêt scientifique de l'expérience ne doit pas permettre d'occulter l'aspect extrêmement répréhensible du clonage humain».

 « S'il ne doit pas y avoir de limites à la recherche», estime Axel Kahn, des textes internationaux offrent des pistes pour définir un cadre éthique au progrès scientifique : le Code de Nuremberg, élaboré après la découverte des atrocités réalisées par les médecins nazis, de même que la convention d'Oviedo (1999) qui vise la protection des individus et de la dignité de l'être humain dans les applications de la biologie et de la médecine.

Quatre grands principes en ressortent et constituent un socle pour la pensée éthique : Ce sont l'autonomie et l'obligation d'un consentement libre et éclairé, le principe de bienveillance (au bénéfice des personnes), et celui de non malveillance et, enfin, le principe de justice». Ces grands principes s'inscrivent par ailleurs dans deux postures théoriques:« celle qui pose que tout ce qui est possible n'est pas éthiquement souhaitable et une théorie utilitariste selon laquelle tout ce qui possible s’appliquera de toute façon». Ainsi, « le débat éthique est toujours un conflit de valeurs~ Ce n'est pas le bien contre le mal, mais un affrontement entre deux biens. En France, la tradition relève plutôt de la prudence, via notamment le recours à des moratoires. La France tend à attendre une maturité de la technique et de la société,

Ces questions nous rappellent que la science évolue dans un contexte social tout en façonnant nos sociétés. (Recherches éthiques sur l'embryon) René Friedman, le père des bébés éprouvettes, s'était entouré de sociologues, de psychologues, d'anthropologues, etc. C’est bien en amont que la réflexion doit débuter. Il s'agit de mettre en œuvre une éthique d'anticipation. On le voit avec la mise au ban du généticien He Jiankui, qui a créé les premiers « bébés OGM » en dehors de toute concertation éthique, l'éthique a posteriori n'est plus satisfaisante». C'est tout le sens des comités éthiques. Les scientifiques sont beaucoup dans le comment, or, ils ne peuvent échapper à la question du pourquoi »  « Le questionnement et le débat doivent être permanents. Il faut pouvoir revenir sur ce qui a été légiféré précédemment. En matière d'éthique, rien n'est gravé dans le marbre», (Le Quotidien du médecin, p10)

 

-  20/12/18  - Le médecin de demain, envisagé par  le Dr Laurent Alexandre. Trans humaniste, au franc-parler, dans ses livres

La mort de la mort»« La guerre des intelligences ») il pense que les technologies aboutiront à la sélection des embryons, à l'eugénisme positif et à l'augmentation des capacités cérébrales et physiques humaines. La médecine va rester un très beau métier, pas du tout menacé par l'IA. Mais certains territoires vont être profondément transformés.  L’intelligence artificielle en 2019 a besoin de montagnes de données pour être entraînée. Deux territoires se dessinent donc. D'abord, celui dans lequel les datas sont nombreuses et l'intelligence artificielle va nous écraser: c'est le cas de la radiologie et de la biologie. Les médecins feront des tâches de coordination, de management, d'organisation, davantage de recherche. En revanche, les domaines où l'on décide avec peu d'informations sont le royaume du cerveau humain et il est impossible, dans les prochaines décennies, que l'intelligence artificielle nous dépasse là-dessus. Car l'IA  (SUITE de la page d’accueilne fonctionne pas comme un cerveau darwinien. Elle a besoin de montagnes de données.

--  Quelques phrases significatives d’après moi :
-La télémédecine sera un couple à trois : le patient avec un médecin en face, aidé par son IA.

-La bioéthique va nous occuper pendant quelques millions d'années. Que fait-on de nos cerveaux, de nos chromosomes, de nos cellules? (les deux premiers bébés OGM nés en Chine où il y a une plus grande tolérance que partout) Les premiers souriceaux conçus par deux mères, sans spermatozoïde, y ont été annoncés. On a annoncé la sortie du premier test permettant d'estimer le quotient intellectuel du futur bébé en séquençant, après une fécondation in vitro, le génome de l'embryon. La manipulation du génome, on y va de façon certaine.  La question va être celle de la régulation. Au plan international, celle-ci est totalement illusoire. On ne peut pas avoir un consensus entre tous les pays, du fait des divergences culturelles et sociologiques.

La sélection embryonnaire se fait déjà : Le dépistage de la trisomie 21 est pratiqué depuis plusieurs décennies. C'est de l'eugénisme négatif. La société l'accepte. Et elle acceptera encore plus facilement l'eugénisme positif qui consistera à retenir le « meilleur» des embryons. Ce sont des sujets très compliqués sur lesquels les deux visions du monde sont légitimes.

-Le jour où les camions se conduiront tous seuls et où il y aura des femmes de ménage robots dans les hôtels, cela ne va pas s'arranger. La pression pour faire de la neuro-amélioration va augmenter considérablement .

-Ces techniques ne seront pas aux mains des médecins. On veut que les médecins soient plus nombreux en étant de moins en moins bien payés? Donc, on a décidé d'en faire une profession paramédicale ! Il faudrait des X-Harvard. Il faudrait qu'il soit le patron d'une PME high-tech alors qu'aujourd'hui on en a fait une femme de ménage. Le médecin de demain ne va pas du tout disparaître. Ce sera un soignant, un tiers infirmière, un tiers assistante sociale, un tiers technicien: ce n'est pas un métier de bac+ 10, mais de bac +3,5 ... Comment voulez-vous qu'on ait des médecins capables de gérer la médecine high-tech de demain? Mais tout le monde l'accepte. Et dans l'appareil d'État, c'est assumé: on souhaite avoir des gens pas chers à l'heure, qui gèrent l'énorme demande de soin, de réassurance d'une population vieillissante.

(Quelques-uns des propos recueillis par Sophie Coisne et Jean Paillard. (www.lequotidiendumedecin.fr) p48.)


24/11/18-  Les différents profils de l’intelligence artificielle.  (Le Monde, Idées,   p5)
Que l’intelligence artificielle (IA) s’apprête à bouleverser le monde du travail, nul n’en doute. Mais personne ne connaît encore le visage de cette révolution technologique. Donnera-t-elle naissance à un homme « remplacé », comme le craignaient, au XIXe siècle, les luddites anglais qui détruisaient les métiers à tisser ? Un homme « dominé » qui perdra le contrôle de son destin, comme le suggérait, en 1818, le Frankenstein de Mary Shelley ? Un homme « augmenté », comme en rêvent aujourd’hui les transhumanistes ? Ou un homme « réhumanisé » valorisant son intuition et son imaginaire, comme l’espère le cofondateur de Microsoft, Bill Gates ?

Parce qu’il estime que ce « momentum technologique » est avant tout un « momentum anthropologique », le sociologue Yann Ferguson, enseignant-chercheur à l’Institut catholique d’arts et métiers de Toulouse, explore ces quatre figures du travailleur à l’âge de l’IA en convoquant les sciences sociales, la littérature et la philosophie. Il les confronte ensuite à une enquête de terrain réalisée dans une entreprise étatisée de plus de 100 000 salariés qui a mis en place des « modules techniques » d’intelligence artificielle. « Il va de soi que ces quatre scénarios peuvent se conjuguer », souligne le sociologue François Dubet.

L’homme remplacé  -  L’homme dominé  -  L’homme augmenté  -  L’homme ré humanisé

A l’homme dominé certains opposent la figure de l’homme réhumanisé. Le travailleur de demain ne se contentera pas, selon eux, de déléguer les tâches répétitives à la machine : il explorera jour après jour les frontières sans cesse réinventées du « proprement humain » – la créativité, l’adaptation, l’intuition, l’imagination, l’initiative, la prise de risques. « Cette réhumanisation par réhabilitation de notre ultrasociabilité est solidaire d’une revalorisation de la place de nos émotions », insiste Yann Ferguson.

L’entreprise étatisée étudiée par le chercheur n’en est pas encore là mais elle a mis en place, à la comptabilité, un outil de gestion qui assure le routage des mails, rédige des messages simples et propose des scénarios de réponse. « Answer » est bien accueilli car il permet aux salariés de se consacrer à des travaux « à forte valeur ajoutée ». « Julie Desk », l’assistante virtuelle de gestion d’agenda, suscite en revanche plus de perplexité : si elle libère un temps qui peut être consacré à des tâches créatives, elle assèche les relations sociales liées aux prises de rendez-vous, qui avaient parfois leur utilité – voire leur charme.  (Le Monde, Idées, p5)

 

01/10/18  -   Boris Cyrulnik : « L’attention à la maltraitance animale témoigne d’une société plus morale » Pour le psychiatre et éthologue, la découverte d’un monde mental chez l’animal implique un devoir moral des êtres humains à leur égard. Il participe à la conférence « S’aimer comme des bêtes », le 7 octobre au Monde Festival. (Palais Garnier, 14-15h30) Psychiatre et éthologue, célèbre pour son invention du concept de résilience et ses interventions dans les débats éthiques, Boris Cyrulnik applique les méthodes de la recherche sur le comportement animal à l’étude de la psyché humaine.
(
https://abonnes.lemonde.fr/festival/article/2018/09/24/boris-cyrulnik-l-attention-a-la-maltraitance-animale-temoigne-d-une-societe-de-plus-en-plus-morale_5359360_4415198.html)


5 philosophies de vie scandinaves qui pourraient vous faire un bien fou

(https://www.crashdebug.fr/international/15685-5-philosophies-de-vie-scandinaves-qui-pourraient-vous-faire-un-bien-fou?lang=fr)

 

 

 

 

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