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() 20/07/19  -  « Les ‘non-binaires’ commencent à prendre leur place dans la société, dérangeant un ordre hétéronormé prétendu «naturel». Une vague, une déferlante, un phénomène de société ? Les non-binaires, tous ceux qui, dans leur identité de genre, ne se sentent ni tout à fait homme ni tout à fait femme, ou à la fois homme et femme, ou encore homme né dans un corps de femme ou inversement, bref, tout ce qui ne correspond pas strictement à notre catégorisation binaire entre masculin et féminin. Si l'assignation à l'un de ces 2 genres fait de plus en plus débat, si un nombre croissant de personnes réclament que le « M » ou le « F » puisse être remplacé par un «X» (pour «neutre») sur leur certificat de naissance comme l'autorise la ville de New York depuis début 2019, cette évolution sort en droite ligne des études de genre fondées sur un postulat simple: le sexe biologique ne suffit pas à faire un homme ou une femme, les normes sociales participent grandement. D'où la différence entre« sexe» et« genre».

En révélant les codes sociaux qui façonnent le masculin et le féminin, les études de genre troublent l'ordre «naturel» entre les sexes. Elles démontrent que l'identité de genre (la perception d'être masculin ou féminin) ne se construit pas  seulement sur notre sexe biologique, mais aussi en intégrant, souvent de façon implicite, les valeurs  et les rôles assignés par la société à cette appartenance. En dissociant intellectuellement le culturel et le biologique, le concept de genre interroge les clichés liés au sexe...

   Les études féministes commencent à fusionner aux Etats-Unis : celle de Judith Butler, traduit en 2006 (Trouble dans le genre) La Découverte), En déconstruisant les différences de sexe, puis la catégorisation homme/femme à l'aune de la construction sociale, les études de genre ont ouvert en grand les portes d'un univers inexploré. L'éternel féminin en a pris un coup, tout comme la maxime hippocratique «toute la femme est dans son utérus», qui l'enfermait dans son corps. A mesure que les modèles de la féminité se démultiplient, les canons de la virilité, à leur tour, se complexifient. Les filles ne sont plus tenues de jouer les midinettes, ni les garçons les fiers-à-bras. Les rôles peuvent même s'inverser, l'entre-deux s'expérimenter. Tout peut s'inventer tout devient possible. Le genre devient fluide.

« Il ne s'agit pas simplement d'une mode, d'un épiphénomène urbain », estime Thierry Hoquet, Sexus nullus ou l’égalité Le monde binaire est aujourd'hui travaillé par des «forces épicènes», qui rendent  possibles des devenirs différents. Le mot épicène se distingue du neutre. Ce n’est pas une négation: c'est une richesse de potentialités. La question travaille les jeunes générations. 14 % des 18-44ans se considèreraient comme «non binaires » (Enquête de l’Obs.)

   La réalité n'est pas si simple. Car cette évolution suscite en retour une opposition très forte, estimant que l'on touche à« quelque chose d’absolument fondamental en termes d'identité personnelle». « Pour certains, ces décisions individuelles remettent en question quelque chose de fondamental dans la définition de notre vivre-ensemble. Elles semblent engager la définition de la société dans laquelle on vit, et plus globalement remettre en question l'héritage biologique de l'humain.» (!)

Le genre au risque de la négation du corps: c'est ce que dénonce par exemple le philosophe Jean-François Braunstein, dans La Philosophie devenue folle (Grasset, 2018). « II faut désormais affirmer que le genre doit être totalement découplé de l'anatomie», écrit-il, en fustigeant le « nouvel idéal» que serait la fluidité des genres. « Les corps ne comptent plus, seuls comptent les consciences, le sentiment que nous avons d'être ceci ou cela. »

   C'est « parce que toute une frange de la société craint l'éclatement des formes familiales et parentales qui pourrait découler d'une fluidité des genres qu'elle s'accroche aux stéréotypes de sexe», renchérit la sociologue Marie Duru-Bellat, La Tyrannie du genre (Presses de Sciences Po, 2017), Que dire à ceux qui craignent que la marche vers l'égalité aboutisse à une forme d'indifférenciation des sexes? A la confusion des genres? II existe et existera toujours des personnes extrêmement masculines. Simplement, certaines sont des femmes. Et, dans mon entourage, certaines personnes des plus féminines sont bel et bien des hommes. » 
David Paternotte, Campagnes anti-genre en Europe. Des mobilisations contré l'égalité (Presses universitaires de Lyon, 2018). Cette opposition aux libertés de choix et de disposition de son corps rencontre du succès en jouant beaucoup sur les peurs. Dans un monde qui change, et de façon souvent inquiétante, il est tentant de se raccrocher à ce qui ne change pas : la nature. L'idée que l'humanité est naturellement divisée en deux groupes clairement définis donne une impression de stabilité dans un monde de moins en moins stable. La prise de conscience quant à ces questions de genre a été lente, mais elle est désormais généralisée.(https://www.lemonde.fr/ , p 24-25)

-  ( Des commentaires : 27/07/19  -  Sauf notre respect pour les LGBTQIA+)

 05/03/19  -  Face aux annonces de catastrophes climatiques, financières et sociales, des Lyonnais se réunissent pour échanger leurs sentiments sur la théorie de l’effondrement développée par les inventeurs de la “collapsologie”, c’est-à-dire l’étude de la fin de la civilisation industrielle. (https://www.lyoncapitale.fr/edito/collapsologie-requiem-pour-lespece-humaine/)


02/03/19  -  Grand spécialiste de la littérature et de la culture japonaises, Donald Keene est mort, le 24 février, à Tokyo, âgé de 96 ans. Son œuvre est ·monumentale: plus d'une trentaine d'ouvrages traduits pour la plupart en japonais, dont une biographie de l'empereur Meiji et ses essais sur la culture, ses traductions (Kobo Abe, Yasunari Kawabata ou Yukio Mishima, qui furent ses amis), Son dernier ouvrage porte sur un poète du début du XX s, 'Takuboku Ishikàwa (1886-1912) Donald Keene traduisit aussi un autre poète de la même époque Shiki Masaoka (1867-1902), qui avait redonné vie au style du haïku (un poème court)., Au lendemain du tsunami du 11 mars2011 qui ravagea le nord-est du Honshu, il avait pris la nationalité japonaise par solidarité avec ce peuple. Pacifiste, il le resta toute sa vie, se faisant un défenseur de la Constitution japonaise bannissant le recours à la guerre, qui est aujourd'hui menacée de révision. Après sa retraite, il s'était installé au Japon, Amoureux de la littérature, Donald Keene avait aussi une réelle affection pour le pays qui avait fait sa vie.    (Le Monde, Carnet, p30)  ) (Pardon d’ajouter que peut-être la Constitution devrait améliorer le système pénal à la vue des conditions d’emprisonnement dont a « bénéficié » Carlos Goshn, inutilement cruelles quel que soit les erreurs ou les forfaits qu’on lui reproche ?.)

 

-  28/01/19  -  ETHIQUE. Les avancées scientifiques sont-elles toutes bonnes à prendre ? (Extraits) L’annonce, de l'utilisation par le généticien chinois He Jiankui de l'outil d'édition CRISPR pour manipuler l'ADN de jumelles et leur conférer la capacité de résister à une infection par le virus du sida, a rappelé brutalement à quel point les progrès scientifiques et techniques sont en capacité de bouleverser notre humanité et celle des futures générations. Cette expérience, réalisée sans concertation ni validation d'un comité d'éthique, remettait du même coup sur le devant de la scène la nécessité d'un questionnement éthique. Chercheurs, médecins, mais aussi citoyens, sont ainsi confrontés à l'urgence de définir ce qui est souhaitable ou acceptable. Cette ligne de crête impose de réfléchir aux conséquences et aux impacts sociétaux des avancées scientifiques. Dans le cas du clonage de la brebis Dolly par une équipe britannique en 1996, par exemple, l'intérêt scientifique de l'expérience ne doit pas permettre d'occulter l'aspect extrêmement répréhensible du clonage humain».(…)   (Le Quotidien du médecin, p10)

 

-  20/12/18  - Le médecin de demain, envisagé par  le Dr Laurent Alexandre. Trans humaniste, au franc-parler, dans ses livres («La mort de la mort»« La guerre des intelligences ») il pense que les technologies aboutiront à la sélection des embryons, à l'eugénisme positif et à l'augmentation des capacités cérébrales et physiques humaines. La médecine va rester un très beau métier, pas du tout menacé par l'IA. Mais certains territoires vont être profondément transformés.  (www.lequotidiendumedecin.fr) p48.)


12/02/18  -  La morale de la convivance. De l'appartenance à l'engagement Corine Pelluchon a commencé à bâtir un corpus de réflexions articulé au monde et aux autres Avec un objectif ambitieux,« réparer le monde». • « Éthique de la considération » commence par une attaque frontale contre notre système économique et notre mode de vie. Un système qui, dit-elle, « suppose la négation de la nature et l'absence totale de respect pour les animaux, qui sont traités comme de simples ressources et dont les besoins de base et la subjectivité sont niés». Elle montre comment le fait de consommer la chair animale implique de refouler la pitiê que le spectacle de la souffrance devrait susciter en nous. La philosophe analyse l'existence humaine comme responsabilité, à l'égard de nos proches, des générations .à venir, des autres en général, et de notre propre vie. I ’horreur, dit Corine Pelluchon, c'est moins le néant que ce qu'elle nomme « la nuit en plein jour», dont l'expérience des camps serait la terrible illustration.

La considération intervient alors comme volonté de construire un monde commun, « incluant le souci des autres et de la nature dans le souci le soi, alors le sujet s'élargit et se perçoit comme une partie de l'univers». Cette volonté de vivre ensemble est nommée ici « convivance », une notion antérieure même au contrat social, et elle inclut tous les êtres vivants et l'ensemble des générations. (www.lequotidiendumedecin.fr, p14) Corine Pelluchon, « Éthique de la considération », Seuil, « L’Ordre philosophique», 288p.,23€

 

 

 

 

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