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-  OPINIONS                                                                        Références

()  -  20/04/19  -  « La mobilité gratuite sur les rails. Les communistes du département 66 proposent un projet ambitieux de développement du transport des voyageurs et invitent les collectivités et tous les citoyens à l'enrichir et à le proposer à la SNCF et l'Etat.
   Les communistes des Pyrénées Orientales viennent de proposer un projet très ambitieux assurant, grâce au rail et à la multimodalité, la mobilité gratuite pour tous. Nous avons rencontré
Nicolas Garcia, secrétaire de la fédération départementale du PCF, pour l'interroger sur la philosophie de ce projet.

   Un projet ambitieux pour les Pyrénées Orientales. Les enjeux environnementaux, sociaux, de santé publique, les attentes citoyennes exprimées notamment dans les marches pour le climat, devraient conduire l'État à révolutionner la politique de transport collectif et public. Dans les P.-O., dans le souci de répondre aux besoins des habitants de ce département en respectant un  développement durable, les communistes ont élaboré  une proposition que nous appelons pour l'instant « RER Catalan » et demandent à l'État et à la SNCF d'expérimenter dans les Pyrénées-Orientales une généralisation du transport des voyageurs sur le rail, y compris les transports scolaires du collège à la fac.

   Le projet inclut la réouverture des lignes voyageurs Céret-Salses et Maury-Perpignan, le renforcement des lignes existantes Salses-Elne-Port Bou et Latour de Carol-Perpignan avec un cadencement et des arrêts plus nombreux, par exemple à l'Université. Le tout avec un tarif de 1 €, voire la gratuité. Nous proposons donc la création d'une entité multimodale permettant d'ouvrir des gares avec des parkings et le repositionnement « transversal » des bus existants favorisant le transport collectif routier entre les villages et les gares. Autant que possible, aucune ligne de bus parallèle aux lignes SNCF ne devrait demeurer. Le projet induit le développement impératif d'une ligne internationale Perpignan-Figueres via Port-Bou ainsi que l'ouverture d'une « navette ferroviaire » directe Perpignan-Figueres empruntant  la ligne LGV. Il exige également l'organisation du transport en commun gratuit à Perpignan et dans son agglomération institutionnelle.
   Le coût global de ce projet atteindrait les 100 millions d'euros, d'après le groupe de cheminots qui ont  contribué à l'élaboration de cette proposition. Et il entrainerait de nombreuses retombées positives en termes d'économie, de santé publique, d'environnement, d'aménagement du territoire. Seule la généralisation du transport multimodal ferroviaire-route couplée à celle de la fibre optique, déjà mise en route par le Département et I' agglo de Perpignan, permettrait un développement positif de notre département.

   Voilà pourquoi nous interpellons et proposons aux usagers, aux associations, à tous les citoyens, aux formations politiques, aux syndicats, aux élus locaux, départementaux et régionaux, aux acteurs économiques de s'emparer de ce projet, de l'enrichir, pour peser et convaincre l'Etat et la SNCF (qui doit rester entreprise nationale) de faire des Pyrénées-Orientales un département pilote, démontrant que le transport multimodal généralisé rail-route est la réponse viable indispensable pour assurer l'avenir. »

Propos recueillis par René Granmont (Le Travailleur Catalan, 20/04/19, p3) (Voir, même page : « RER Catalan. Le plan transport du PCF pour redonner une cohésion territoriale aux Pyrénées-Orientales » de Philippe Galano.

 

09/03/19  -  DROITS HUMAINS - Nous pouvons facilement citer le début de la Déclaration universelle des droits de l'Homme: "Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience"... Et la suite? Elle est étran­gement moins connue: "ils doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité".

Qui sont ces êtres humains? C'est nous... mais de quel "nous" s'agit-il? Un nous lisse, où nous sommes interchangeables? Par "liberté", faut-il comprendre la liberté du Mâle dominant, bâtie sur l'ignorance, la liberté d'insulter, de menacer, d'arrêter tout ce qui barre mon passage?

Nous vivons un assaut sans précédent contre tout ce qui nous semblait acquis: nos libertés fondamentales, la liberté d'expression, la protection des artistes et des journalistes, la solidarité, le droit du travail, tout est remis en question. Pour la première fois depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, l'Europe occidentale entre dans l'ère de l'intranquillité.

De cette intranquillité, nous faisons notre force. Il y a une beauté du geste dans le fait d'accep­ter l'incertitude et la fragilité du monde. Le "nous" que nous défendons est celui d'une société vivante, faite de personnalités uniques, pas forcément d'accord sur tout mais d'accord de vivre ensemble et de s'entraider. Nous présentons des films qui célèbrent l'enga­gement, le courage, la créativité, la joie, qui défendent la sensibilité et l'intelligence avec panache. À la certitude d'avoir raison, nous préférons le raisonnement, entendu comme un débat ouvert, où l'on cisèle soigneusement ses arguments, où l'on écoute ceux des autres, où l'on accepte aussi de changer d'avis.

Dons un monde qui semble de plus en plus gelé, cette 17ème édition du FIFDH, qui commence ce week-end, brûle. Elle brûle par son immense ouverture, son questionne­ment constant, sa réaffirmation des valeurs fondamentales, son sens de l'urgence et sa liberté de ton. Elle brûle du désir des cinéastes, elle brûle de la passion de ces activistes qui partout, font entendre leur voix pour dire haut et fort leur refus d'une situation inacceptable. Elles et ils se lèvent et résistent, proposent, écoutent, encouragent, et recherchent chaque jour à faire percer la lumière. Ces 10 jours sont là pour les faire entendre, les rendre vivant·es. et interroger avec force les résistances artistiques, culturelles et politiques.

Avec dignité, avec fraternité, et pourquoi pas, avec poésie. (https://www.huffingtonpost.fr/isabelle-gattiker/droits-humains-un-monde-a-la-renverse_a_23688422/)

 

 

-   09/02/19  -  D'OÙ VIENT LA NOTION DE DÉSOBÉISSANCE CIVILE  ?  L'urgence écologique mobilise un nombre croissant de militants adeptes de la désobéissance civile non violent tel le mouvement britannique Extinction Rébellion.

D'où vient cette notion? C'est une histoire aussi vieille que l'humanité elle-même! Adam désobéit aux prescriptions du Créateur, saint Thomas d'.Aquin affirme nécessaire de désobéir aux lois terrestres afin de se conformer aux lois célestes ... Dans la modernité, c'est avec l'.Américain Henry David Thoreau (1817-1862) que l'on voit apparaître l'expression « désobéissance civile» Thoreau, vivant dans un Etat esclavagiste, le Massachusetts, il considère que, en payant ses impôts à cet Etat, il contribue à une politique dont il se rend complice. Pendant six ans, il va donc cesser de payer ses impôts, jusqu'à être envoyé en prison. Quelques années plus tard, en 1849, il écrit un petit livre dans lequel il avance quelques idées centrales : en cas de conflit entre ce que me dit ma conscience et ce que me dit la loi, je dois obéir à ma conscience; sous un gouvernement injuste, la place d'un homme juste est en prison; etc. Il influencera Gandhi et Martin Luther King.  Lorsque Gandhi à la fin des années 1890, prend en Inde la tête du mouvement de défense des fermiers et des travailleurs pauvres, il les incite à la résistance passive contre les taxes et la discrimination. A la suite de la lecture de Thoreau, il remplacera cette notion par celle de « désobéissance civile». L'activisme qu'il prône doit être collectif, voire massif, et il doit.se fonder sur l'ahimsa (non-violence). La démarche de Gandhi aboutira en 1930 à la· célèbre « marche du sel», qui mènera, en 1947, à l'indépendance de l'Inde. Dans les années 1950.Martin Luther King aura, lui aussi, largement recours à la désobéissance civile pour lutter contre la ségrégation raciale. Mais à la différence de Gandhi, c'est une démocratie qu'il appelle à désobéir, dans un pays où ont lieu des élections régulières - ce qui soulève des questions de

légitimité auxquelles le pasteur baptiste tentera de répondre, notamment dans sa célèbre Lettre de la prison de Birmingham(1963). Les lieux et les modalités des manifestations non violentes auxquelles il encourage la communauté afro-américaine de participer sont soigneusement choisis afin d'aboutir à des confrontations spectaculaires avec les autorités. Les sit-in organisés

dans les restaurants, les écoles ou les églises réservées aux Blancs mobilisent plusieurs milliers de personnes - l'idée sous-jacente étant de saturer les prisons.
 
Quelles sont les spécificités des mouvements auxquels on assiste aujourd'hui? Leur première caractéristique, c'est d'être mis au profit d'une cause nouvelle: la défense de l'environnement Depuis déjà plusieurs décennies, c'est dans les milieux écologistes qu’on trouve le plus d'actions de désobéissance civile, hier avec les actions antinucléaires de Greenpeace ou les faucheurs d'OGM . aujourd’hui avec les blocages des ponts de Londres. La spécificité de ces mouvements c’est qu’ils ont désormais une répercussion internationale, du fait des réseaux sociaux . une circulation instantanée des informations, mais aussi parce les conséquences  du réchauffement climatique s'exercent à l’échelle planétaire. Tout le monde est embarqué sur le même navire. PROPOS RECUEILLIS PAR CATHERINE VINCENT (Le Monde)

MANUEL CERVERA-MARZAL Sociologue à l'université Aix-Marseille. Après Les Nouveaux Désobéissants : citoyens ou hors-la-loi? (Le Bord de l'eau, 2016), il vient de publier Post-vérité. Pourquoi il faut s'en réjouir (Le Bord de l'eau, 122 p., 12 €).

-  28/01/19  -  La désobéissance civile gagne du terrain en France. Les stages de désobéissance font le plein tous les WE pour dénoncer la passivité des gvts face à la crise écologique et climatique (Le Monde, planète, p)

 

 

 -  01/01/2019  -  Démocratie et Bien Vivre : Appel aux consciences

Unissons-nous pour résister aux menaces mondiales et pour défendre la vie !
-  L’Appel aux consciences est une initiative du Réseau Dialogues en humanité.  Il fait la synthèse des deux grandes menaces qui pèsent sur l’humanité actuelle :  le fondamentalisme de marché et le fondamentalisme identitaire. Le premier conduit à l’oppression et à l’exploitation des êtres humains par le système de marché, ainsi qu’à la destruction de la biomasse et des écosystèmes, puis au réchauffement  de l’atmosphère par les émissions de gaz à effet de serre, qui atteignent déjà des niveaux trop dangereux. Le second conduit à un « gel émotionnel et relationnel », qui étouffe le sens de la solidarité et génère le mépris pour les plus opprimés et les plus vulnérables. Il conduit aussi à une pensée unique, dogmatique, totalitaire et exclusive. L’APPEL nous invite à nous unir pour résister à ces menaces et les combattre par des actions qui vont à la racine et pas seulement aux symptômes.. (09/12/18)

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