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-  OPINIONS                                                                        Références

(11/06/19  -  Le Monde  -  Thomas PIKETTY. L’illusion de l’écologie centriste.
(L’auteur doute que la réussite écologiste soit possible sans politique sociale)
   « Bonne nouvelle: Au Vu des résultats des élections européennes, il semblerait que les citoyens français et européens se soucient davantage du réchauffement climatique.

Le problème est que le scrutin qui s'achève n'a guère permis de faire progresser le débat de fond. Concrètement, avec quelles forces politiques les écologistes comptent-ils gouverner et sur quel programme d'action? En France, les Verts ont certes réalisé un score honorable: mais rien n'indique qu'une majorité «Verte» autonome soit à portée de main. Au Parlement européen, les Verts auront presque 10 % des sièges (74 sur 751). Cela oblige à clarifier la question des alliances. Or les responsables Verts, enivres par leur succès, notamment en France, refusent de dire s'ils souhaitent gouverner avec la gauche ou la droite.

Pourtant tout indique de plus en plus clairement que la résolution du défi climatique ne pourra se faire   ( Suite de la page d’accueil)  sans un puissant mouvement de compression des inégalités sociales, à tous les niveaux. Avec l'ampleur actuelle des inégalités, la marche en avant vers la sobriété énergétique restera un vœu pieux.

D'abord parce que les émissions carbone sont fortement concentrées parmi les plus riches. Au niveau mondial, les 10 % les plus riches sont responsables de près de la moitié des émissions, et les 1 % les plus riches émettent à eux seuls plus de carbone que la moitié la plus pauvre de la planète. La réduction drastique du pouvoir d'achat des plus riches aurait donc en tant que telle un impact substantiel sur la réduction des émissions au niveau mondial.

Besoin de justice.

Par ailleurs, on voit mal comment les classes moyennes et populaires des pays riches comme des pays émergents accepteraient de changer leur mode de vie (ce qui est pourtant indispensable) si on ne leur apporte pas la preuve que les plus aisés sont mis à contribution. La séquence politique observée en France en 2017-2019, étrangement absente de la campagne, apporte une illustration dramatique et emblématique de ce besoin de justice. Le principe de la taxe carbone était relativement bien accepté en France en 2017, et il était prévu qu'elle augmente régulièrement jusqu'en 2030 afin que le pays réduise ses émissions, conformément aux engagements pris lors des accords de Paris. ,

Mais, pour qu'une telle progression soit acceptable, il est indispensable qu'elle frappe les plus gros émetteurs au moins autant que les plus modestes, et que la totalité du produit de la taxe soit affectée à la transition énergétique et à l'aide aux menages les plus touchés. Le gouvernement Macron a fait tout le contraire; les taxes sur les carburants payées par les plus modestes ont été utilisées pour financer d'autres priorités, à commencer par la suppression de l'ISF et de l'impôt progressif sur les revenus du capital.

Comme l'a montré l'Institut des politiques publiques (IPP), il en a résulté entre 2017 et 2019 une augmentation de 6 % du pouvoir d'achat des 1 % les plus riches et de 20 % des 0,1 % les plus riches
le gouvernement aurait pu décider d'annuler les cadeaux aux plus riches et de les consacrer enfin au climat et à la compensation des plus modestes. Que nenni: aussi buté Macron a préféré s'accrocher aux cadeaux aux plus aisés et annuler les hausses de la taxe carbone, dont personne ne sait aujourd'hui quand elles reprendront, au mépris complet des accords de Paris. En choisissant de faire de la suppression de l'ISF le marqueur absolu de sa politique, le parti présidentiel a confirmé qu'il était bien l'héritier de la droite libérale et, pro-business. La structure sociologique de son électorat, centre sur les hauts revenus et patrimoines, en 2017 et plus encore en 2019, ne fait de ce point de vue aucun doute. . .

Dans ces conditions, on peut se demander pourquoi les Verts français ou allemands envisagent de gouverner avec les libéraux et les conservateurs. L'envie d'accéder aux responsabilités est chose humaine. Mais est-on bien sûr que cela soit dans l'intérêt de la planète? Si les gauches et les écologistes s'étaient regroupés en France, ils auraient été devant les libéraux et les nationalistes. S'ils s'unissaient au Parlement européen, ils formeraient de loin le pÎus grand groupe et pourraient peser davantage. Pour qu'une telle ligne sociale-fédérale et écologique puisse voir le jour, les

divers partis de gauche vont aussi devoir parcourir une partie du chemin. Les « insoumis » en France ou Die Linke en Allemagne ne peuvent se contenter de dire qu'ils veulent changer l'Europe actuelle ou sortir des traités : ils doivent expliquer dans quels nouveaux traités ils veulent entrer. (…)

Il est possible de bâtir un modèle de développement équitable et durable en Europe, mais cela demande de la délibération et des choix: difficiles. Raison de plus pour sortir du combat de coqs et s'y atteler dès maintenant. •

(https://www.lemonde.fr, Idées, p25)

 

20/04/19  -  « La mobilité gratuite sur les rails. Les communistes du département 66 proposent un projet ambitieux de développement du transport des voyageurs et invitent les collectivités et tous les citoyens à l'enrichir et à le proposer à la SNCF et l'Etat.
   Les communistes des Pyrénées Orientales viennent de proposer un projet très ambitieux assurant, grâce au rail et à la multimodalité, la mobilité gratuite pour tous. Nous avons rencontré
Nicolas Garcia, secrétaire de la fédération départementale du PCF, pour l'interroger sur la philosophie de ce projet.

   Un projet ambitieux pour les Pyrénées Orientales. Les enjeux environnementaux, sociaux, de santé publique, les attentes citoyennes exprimées notamment dans les marches pour le climat, devraient conduire l'État à révolutionner la politique de transport collectif et public. Dans les P.-O., dans le souci de répondre aux besoins des habitants de ce département en respectant un  développement durable, les communistes ont élaboré  une proposition que nous appelons pour l'instant « RER Catalan » et demandent à l'État et à la SNCF d'expérimenter dans les Pyrénées-Orientales une généralisation du transport des voyageurs sur le rail, y compris les transports scolaires du collège à la fac.

   Le projet inclut la réouverture des lignes voyageurs Céret-Salses et Maury-Perpignan, le renforcement des lignes existantes Salses-Elne-Port Bou et Latour de Carol-Perpignan avec un cadencement et des arrêts plus nombreux, par exemple à l'Université. Le tout avec un tarif de 1 €, voire la gratuité. Nous proposons donc la création d'une entité multimodale permettant d'ouvrir des gares avec des parkings et le repositionnement « transversal » des bus existants favorisant le transport collectif routier entre les villages et les gares. Autant que possible, aucune ligne de bus parallèle aux lignes SNCF ne devrait demeurer. Le projet induit le développement impératif d'une ligne internationale Perpignan-Figueres via Port-Bou ainsi que l'ouverture d'une « navette ferroviaire » directe Perpignan-Figueres empruntant  la ligne LGV. Il exige également l'organisation du transport en commun gratuit à Perpignan et dans son agglomération institutionnelle.
   Le coût global de ce projet atteindrait les 100 millions d'euros, d'après le groupe de cheminots qui ont  contribué à l'élaboration de cette proposition. Et il entrainerait de nombreuses retombées positives en termes d'économie, de santé publique, d'environnement, d'aménagement du territoire. Seule la généralisation du transport multimodal ferroviaire-route couplée à celle de la fibre optique, déjà mise en route par le Département et I' agglo de Perpignan, permettrait un développement positif de notre département.

   Voilà pourquoi nous interpellons et proposons aux usagers, aux associations, à tous les citoyens, aux formations politiques, aux syndicats, aux élus locaux, départementaux et régionaux, aux acteurs économiques de s'emparer de ce projet, de l'enrichir, pour peser et convaincre l'Etat et la SNCF (qui doit rester entreprise nationale) de faire des Pyrénées-Orientales un département pilote, démontrant que le transport multimodal généralisé rail-route est la réponse viable indispensable pour assurer l'avenir. »

Propos recueillis par René Granmont (Le Travailleur Catalan, 20/04/19, p3) (Voir, même page : « RER Catalan. Le plan transport du PCF pour redonner une cohésion territoriale aux Pyrénées-Orientales » de Philippe Galano.

 

09/03/19  -  DROITS HUMAINS - Nous pouvons facilement citer le début de la Déclaration universelle des droits de l'Homme: "Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience"... Et la suite? Elle est étran­gement moins connue: "ils doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité".  Qui sont ces êtres humains? C'est nous... mais de quel "nous" s'agit-il? Un nous lisse, où nous sommes interchangeables? Par "liberté", faut-il comprendre la liberté du Mâle dominant, bâtie sur l'ignorance, la liberté d'insulter, de menacer, d'arrêter tout ce qui barre mon passage?  Nous vivons un assaut sans précédent contre tout ce qui nous semblait acquis: nos libertés fondamentales, la liberté d'expression, la protection des artistes et des journalistes, la solidarité, le droit du travail, tout est remis en question. Pour la première fois depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, l'Europe occidentale entre dans l'ère de l'intranquillité.

De cette intranquillité, nous faisons notre force. Il y a une beauté du geste dans le fait d'accep­ter l'incertitude et la fragilité du monde. Le "nous" que nous défendons est celui d'une société vivante, faite de personnalités uniques, pas forcément d'accord sur tout mais d'accord de vivre ensemble et de s'entraider. Nous présentons des films qui célèbrent l'enga­gement, le courage, la créativité, la joie, qui défendent la sensibilité et l'intelligence avec panache. À la certitude d'avoir raison, nous préférons le raisonnement, entendu comme un débat ouvert, où l'on cisèle soigneusement ses arguments, où l'on écoute ceux des autres, où l'on accepte aussi de changer d'avis.

. (https://www.huffingtonpost.fr/isabelle-gattiker/droits-humains-un-monde-a-la-renverse_a_23688422/)

 

 

 

Ci-dessus,   OPINIONS  /   Références

OPINIONS  :  Homosexualité  -  Jiddu Krishnamurti  -  Pierre Rabhi  -  La religion   -  Baruch Spinoza  -  Michel Tarrier  - 

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