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-  01/06/2018  -  La France doit-elle restituer des œuvres d’art aux pays africains ? Et notamment au Bénin, qui le réclame depuis 2016 ? Ou doit-elle, a minima, favoriser leur circulation ? C’est l’objet d’une conférence internationale qui a lieu ce vendredi à l’Unesco, à Paris. « aujourd’hui, nous sentons qu’il y a un besoin des pays africains, surtout, de construire leur développement en s’appuyant sur la culture". « La colonisation a quand même créé une sorte de mépris intellectuel pour notre histoire. Et cela a été très intégré par les jeunes gens sur leur propre histoire. Ils ne la connaissent pas et le peu qu’ils en savent ne les rend pas fiers. Si l'on décide d’exposer ces objets au Bénin, c’est le retour de la fierté et c’est cela qui est très important. En novembre 2017, Emmanuel Macron a fait une déclaration qui a eu l’effet d’un vent d’espoir chez les dirigeants africains. En déplacement à Ouagadougou, il a annoncé : "d’ici cinq ans, je veux que les conditions soient réunies pour un retour du patrimoine africain à l’Afrique".  (https://www.franceculture.fr/societe/lepineuse-question-de-la-restitution-des-oeuvres-dart-au-benin-par-la-france)
11/06  -  La France bat des records d'attractivité, un peu grâce à Macron et beaucoup au Brexit – Plus d’investisseurs étrangers pour peu de création d’emplois. Le coût de travail fait obstacle. (https://www.ey.com/fr/fr/newsroom/news-releases/communique-de-presse-ey-barometre-de-l-attractivite-france-2018)  (Il reste que l’apparente insensibilité du pouvoir face aux questions sociales laissent à penser que l’économie s’enferme dans sa bulle financière et se révèle à la longue loin de la vie des français!)
-  26/06  -  La France a un sérieux problème avec la rétention des enfants étrangers. (https://abonnes.lemonde.fr/idees/article/2018/06/26/la-france-doit-mettre-fin-a-la-retention-des-enfants-etrangers_5321248_3232.html)  
-  02/07  -  « Une répression made in France ». C'est le titre du rapport publié par plusieurs ONG et organisations de défense des droits de l'homme selon lesquelles la France exporte des armes et des systèmes de surveillance utilisés par le pouvoir égyptien pour réprimer l'opposition et toute voix dissidente dans le pays. La Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH) et les autres organisations signataires relèvent la forte hausse des ventes françaises à l'Egypte dans ce domaine et estiment que la France ne respecte pas ses engagements internationaux, selon lesquels un pays exportateur d'armes doit veiller à l'usage qui en est fait par le pays acheteur. (http://www.rfi.fr/france/20180702-france-vend-egypte-materiel-repression-armes)
-  04/07  -    Le plan Biodiversité, bien construit, a bien identifié les différentes pressions : l'aménagement du territoire, l'impact d'une agriculture trop intensive et productiviste, la modification de nos modes de consommation, le besoin d'une action beaucoup plus forte et urgente, directe sur les espèces menacées et sur les milieux naturels avec la création d'espaces protégés, la lutte contre les espèces exotiques envahissantes, un engagement de la France au niveau européen et international, le développement des connaissances et la sensibilisation des citoyens... L'objectif est de hisser, comme le souhaite le ministre Nicolas Hulot, les enjeux de biodiversité au même niveau que ceux du climat. (https://www.francetvinfo.fr/politique/nicolas-hulot/plan-biodiversite-la-france-a-une-situation-inquietante-et-une-responsabilite-mondiale_2833987.html)

-  06/07  -  Le Conseil constitutionnel a décidé qu’il serait impossible d’entamer des poursuites contre quelqu’un qui apporterait une aide désintéressée au "séjour irrégulier". Il reconnaît ainsi pour la première fois le "principe de fraternité" dans sa valeur constitutionnelle. Cette décision répond à une demande de Cédric Herrou, un agriculteur devenu le symbole de l’aide aux migrants à la frontière franco-italienne et qui réclamait l’abolition du "délit de solidarité".(https://www.la-croix.com/France/Aide-migrants-Conseil-constitutionnel-consacre-principe-fraternite-2018-07-06-1300953025?from_univers=lacroix)
-  09/07  -  Congrès de Versailles : Les députés de la France insoumise ne participeront pas à cette dégringolade de l’idéal Républicain. Ils boycotteront. Ils appellent à participer à une manifestation en ligne #MacronMonarc le 9 juillet à 14h pour protester contre la dérive autoritaire du président et proposer une autre voie : celle d’une nouvelle Assemblée constituante et d’une 6e République sociale, écologique et démocratique. (https://lafranceinsoumise.fr/2018/07/06/manif-en-ligne-contre-macronmonarc-lundi-9-juillet-a-14h/)
-  30/07  -  La France est un phare pour la démocratie. Malgré cela, ses lois limitent l’autorité qu’ont les citoyens sur la vie politique. Comme s’ils étaient devenus une nuisance. Une attitude contraire à l’esprit démocratique.
Selon l'article 16 de la DDHC : "
Toute Société dans laquelle la garantie des Droits n'est pas assurée, ni la séparation des Pouvoirs déterminée, n’à point de Constitution." Si on admet que la Constitution de la République française est sinon hostile aux droits fondamentaux, au moins incapable de les assurer, elle pourrait bien être en mesure de garantir une stricte séparation des pouvoirs qu'elle serait tout de même caduque.

En effet, pour qu'une Société ait une Constitution selon cette définition, la séparation des pouvoirs doit être déterminée et la garantie des Droits assurée. En dehors de quoi, un texte peut parfaitement porter fièrement le titre de "Constitution" sans en avoir la légitimité pour autant. C'est souvent le cas pour la France. En effet, bien qu'elle soit capable d'assurer une division des fonctions législatives, exécutives et judiciaires, elle nie aussi à de multiples reprises la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, directement ou par l'intermédiaire des Lois dont elle tolère l'existence. Il n'est pas précisé de caractère obligatoire quant à la nomination d'un représentant. Si le citoyen veut s'adjoindre l'assistance d'un délégué, il le peut, tout comme il pourrait avoir un avocat. Cela étant, cette possibilité n'est pas une contrainte sous le seul prétexte qu'elle est possible. La déformation de langage qu'est le concept de " démocratie participative" est plutôt révélateur de la mentalité de notre personnel politique. Selon eux, une démocratie est un système dans lequel un citoyen ne participe pas.
Il n'est pas précisé de caractère obligatoire quant à la nomination d'un représentant. Si le citoyen veut s'adjoindre l'assistance d'un délégué, il le peut, tout comme il pourrait avoir un avocat. Cela étant, cette possibilité n'est pas une contrainte sous le seul prétexte qu'elle est possible. La déformation de langage qu'est le concept de "
démocratie participative" est plutôt révélatrice de la mentalité de notre personnel politique. Selon eux, une démocratie est un système dans lequel un citoyen ne participe pas.

Pour le bien de cette démonstration, admettons par défaut l'idée qu'un représentant soit effectivement seul à pouvoir décider de la Loi, en lieu et place du citoyen français. Dans ce cas de figure, il ne pourrait de toute façon porter la voix que de ses électeurs et d'eux seuls. Un délégué représente, par définition, la voix de certaines personnes qui délèguent leur autorité. Les autres citoyens n'ayant pas leur porte-voix au Parlement, ils devraient en conséquence disposer eux aussi d'une représentation distincte. Dans le cas contraire, ils sont dans l'impossibilité de concourir à la formation de la Loi.

Notre législation est encore plus vicieuse que ça. Selon l'article 11 de la Constitution, alinéa 1, la présidence de la République peut être à l'initiative d'une consultation populaire par la voie du référendum. En d'autres termes, c'est le chef de l'État qui décide quand les citoyens ont l'autorisation de donner leur avis. Un référendum d'initiative partagée nécessite quant à lui la signature d'un cinquième des parlementaires et d'un dixième du corps électoral, soit 4,5 millions de citoyens. Un prérequis si restrictif qu'il est en fait impossible à remplir. On en déduira donc que l'opinion citoyenne n'est pas bienvenue.

La République française admet ouvertement qu'un collège d'élus dispose de toute autorité sur la vie des Français pourvu qu'il ait obtenu le soutien d'une part suffisante de la population. Dans un pays qui se revendique défenseur des minorités, nier aussi manifestement leur Droit à une représentation ne manque pas d'ironie.

Pour empirer une situation déjà préoccupante par son cynisme, il convient aussi de signaler une faille qui nie la séparation des pouvoirs en matière judiciaire. Les articles 64 et 65 de la Constitution française donnent au président de la République la responsabilité de garantir de l'indépendance de la Justice. Il a le pouvoir de nommer les magistrats. Or, le gouvernement qu'il forme contrôle déjà l'infrastructure et le budget de la Justice. En conséquence, l'institution judiciaire est dépendante de l'exécutif pour son fonctionnement.

La révision constitutionnelle du 23 juillet 2008 n'a fait que camoufler ce problème, sans le résoudre. Un respect strict de la DDHC aurait normalement impliqué que notre magistrature soit élue par le Peuple et non pas désignée par un organe gouvernemental. Puisque la magistrature n'a pour fonction que de déterminer la culpabilité face à la Loi, une majorité d'électeurs peut suffire.

Notre administration tient sur l'idée aberrante que si quelqu'un est élu à la majorité, il représente la totalité d'un ensemble de citoyens, y compris ceux qui l'ont rejeté et ne l'estiment donc pas digne de porter leur voix. Seulement, retirer le Droit de décider de la Loi à un citoyen est une trahison de l'idée qui forme la législation française. La faute à cette réalité simple que notre république est en fait construite sur un modèle romain. Elle est autoritaire, centralisée et s'articule autour du culte de son chef. Le président n'est plus un Homme ordinaire. Il devient un messie qui doit guider la France. Ceux qui se souviennent de leurs cours d'Histoire sauront que ce genre de gouvernance s'effondre aisément en autocratie. Une république "à la romaine" n'est qu'un marchepied vers l'autoritarisme.

@BrunetBommert  (https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-185489-la-france-nest-pas-une-democratie-2195268.php)

 


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