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  -   2  -   LE GRAND AGE         ( -1- )

-  (Video : http://inf0mag.blogspot.com/2013/07/cyprien-les-vieux-et-la-technologie.html  )
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Les Vieux » de Jacques BREL : (Ecoutez)  -  Le TEXTE :  Les Vieux
Les vieux ne parlent plus ou alors seulement parfois du bout des yeux
Même riches ils sont pauvres, ils n'ont plus d'illusions et n'ont qu'un cœur pour deux
Chez eux ça sent le thym, le propre, la lavande et le verbe d'antan

Que l'on vive à Paris on vit tous en province quand on vit trop longtemps
Est-ce d'avoir trop ri que leur voix se lézarde quand ils parlent d'hier
Et d'avoir trop pleuré que des larmes encore leur perlent aux paupières
Et s'ils tremblent un peu est-ce de voir vieillir la pendule d'argent
Qui ronronne au salon, qui dit oui qui dit non, qui dit : je vous attends

Les vieux ne rêvent plus, leurs livres s'ensommeillent, leurs pianos sont fermés
Le petit chat est mort, le muscat du dimanche ne les fait plus chanter
Les vieux ne bougent plus leurs gestes ont trop de rides leur monde est trop petit
Du lit à la fenêtre, puis du lit au fauteuil et puis du lit au lit
Et s'ils sortent encore bras dessus bras dessous tout habillés de raide
C'est pour suivre au soleil l'enterrement d'un plus vieux, l'enterrement d'une plus laide
Et le temps d'un sanglot, oublier toute une heure la pendule d'argent
Qui ronronne au salon, qui dit oui qui dit non, et puis qui les attend

Les vieux ne meurent pas, ils s'endorment un jour et dorment trop longtemps
Ils se tiennent par la main, ils ont peur de se perdre et se perdent pourtant
Et l'autre reste là, le meilleur ou le pire, le doux ou le sévère
Cela n'importe pas, celui des deux qui reste se retrouve en enfer
Vous le verrez peut-être, vous la verrez parfois en pluie et en chagrin
Traverser le présent en s'excusant déjà de n'être pas plus loin
Et fuir devant vous une dernière fois la pendule d'argent
Qui ronronne au salon, qui dit oui qui dit non, qui leur dit : je t'attends
Qui ronronne au salon, qui dit oui qui dit non et puis qui nous attend

57 % des plus de 70 ans ne sont pas à l’aise avec le numérique.
Les 14 recommandations des Petits frères des Pauvres

• Améliorer l’accès au numérique
① Réduire les inégalités de territoire en priorisant les zones blanches qui excluent et pénalisent les internautes comme les personnes les plus éloignées du numérique.
• Rendre accessible les équipements numériques
② Inciter les entreprises à reconditionner le matériel informatique qu’elles n’utilisent plus pour en faire don aux publics en exclusion numérique.
③ Inciter les opérateurs à proposer un tarif social concernant l’abonnement à la connexion.
④ Aider à l’installation des équipements pour ne pas décourager les publics les moins experts et proposer des services d’assistance de proximité adaptée et gratuite avec un contact humain.
• Favoriser les usages numériques
⑤ Changer le regard sur nos aînés. L’avancée en âge ne doit pas être synonyme d’inaptitude, de perte des facultés et de désintérêt pour les nouvelles technologies.
⑥ Ne pas résumer l’usage numérique à l’accès aux droits et associer Internet au plaisir d’utiliser.
⑦ Installer un univers « web-friendly » dans le quotidien des personnes âgées.
⑧ « Donner l’envie d’avoir envie » à nos aînés.
⑨ Former les personnes âgées qui le souhaitent et favoriser leur autonomie en fonction de leurs centres d’intérêt.
• Humaniser les services, démarches en ligne et l’accès aux droits
⑩ Lancer un plan national d’envergure de lutte contre l’exclusion numérique des personnes âgées piloté par les pouvoirs publics.
⑪ Respecter le choix des irréductibles réfractaires et leur garantir, ainsi qu’aux personnes dont les difficultés ne permettront pas l’accès aux numérique, un accompagnement humain pour ne pas créer d’inégalité dans l’accès aux droits.
⑫ Mettre fin à la complexité de l’e-administration et des sites de services.
⑬ Préserver la participation citoyenne des exclus du numérique et leur permettre de prendre la parole sur des sujets de société.
⑭ Renforcer le cadre juridique pour sécuriser les personnes qui demandent de l’aide et leurs « aidants numériques » concernant la protection des données, la confidentialité et les risques d’erreur.
01/10  -  La concertation sur la réforme de la dépendance s'ouvre ce lundi, en vue d'une loi sur l'autonomie en 2019. La Mutualité française a calculé le reste à charge financier actuel pour les personnes âgées dépendantes.
Neuf à dix milliards d'euros par an. C'est l'investissement qui sera probablement nécessaire pour assumer le coût de la dépendance, a estimé 
Emmanuel Macron en juin, lors du congrès de la Mutualité française . Il s'était alors engagé à faire voter « avant la fin de l'année 2019 » une loi en vue de « construire un nouveau risque », à côté des risques maladie, vieillesse, accidents du travail et famille, couverts par la Sécurité sociale.
La concertation s'ouvre ce lundi et doit se clore avant le 31 décembre. Le président du Haut Conseil du financement de la protection sociale, Dominique Libault, qui va piloter l'ensemble, présentera les dix groupes de travail et le calendrier en présence de la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn.
Hébergement et aide à la vie quotidienne : A l'issue du discours présidentiel, la Fédération nationale de la mutualité française a immédiatement embrayé, car elle voit dans ce futur nouveau risque une prolongation naturelle de son activité assurantielle. Elle publie ce lundi une étude sur les restes à charge des Français âgés qui perdent leur autonomie, soit 1,3 million de personnes aujourd'hui.

Si les frais de santé sont plutôt bien pris en charge, l'hébergement en établissement et l'aide à la vie quotidienne pèchent. En moyenne, on entre en établissement médicalisé (Ehpad) autour de 85 ans. Un homme y survit deux ans, une femme deux ans et neuf mois. Or cela coûte en moyenne 2.500 euros par mois. Les personnes âgées peuvent toucher une allocation personnalisée d'autonomie (APA), voire une aide sociale à l'hébergement (ASH) - que beaucoup ne demandent pas car elle est récupérable sur la succession. En dépit de ces protections, 2.000 euros restent à leur charge, chaque mois.

Résultat, pour trois ans en établissement, il faut débourser 89.100 euros, dont 72.000 à ses frais. Si l'on y reste cinq ans, ce qui risque de devenir de plus en plus fréquent avec les progrès médicaux, l'addition totale est de 185.800 euros, dont 153.100 euros pour le locataire... Un montant qui dépasse de près de 47.000 euros le niveau de vie médian des retraités, souligne l'étude.
Quand ils parviennent à rester à leur domicile, les aînés dépendants ont eux aussi des restes à charge qui mangent l'intégralité de leurs revenus. En perte d'autonomie sévère, on a besoin d'une « présence responsable » à plein temps, ce qui coûte en moyenne 4.750 euros par mois (16 heures par jour au SMIC). Les personnes dépendantes ayant 1.000 euros de revenus mensuels doivent débourser entre 2.500 et 2.600 euros, après les aides sociales. Une bonne pension est une sécurité, puisqu'à 4.000 euros de revenus... le reste à charge tombe... à 4.000 euros. Il ne reste plus rien.
De moins en moins d'aidants

La réalité est heureusement souvent plus douce pour les personnes qui se maintiennent à domicile. Car la famille, les amis, leur tiennent compagnie, les véhiculent, leur font les courses, les aident financièrement. Grâce à l'intervention à domicile de ces aidants, le reste à charge tombe à moins de 120 euros par mois pour les dépendances les plus sévères, et disparaît quasiment pour les autres. Hélas, le nombre d'aidants est appelé à diminuer, car le nombre d'enfants par couple chute alors que la population vieillit.

En parallèle, souligne la Mutualité, le niveau de vie des retraités, supérieur à celui des actifs, va devenir nettement inférieur dans les trente-quarante prochaines années. Il faudra donc trouver des relais de financement, et structurer l'accompagnement du grand âge. Solveig Godeluck   ( https://www.lesechos.fr/economie-france/social/0302322957119-ce-que-coute-la-dependance-aux-personnes-agees-2209739.php

02/10  -  Le défi du grand âge est un sujet pour l'État mais qui le dépasse très largement. C'est un sujet qui se pose à toutes et tous, que l'on soit déjà concerné aujourd'hui, ou qu'on le soit dans un proche avenir.

En 2050, la France comptera 5 millions de personnes âgées de 85 ans et plus. Cela suppose un changement de modèle, une politique d'hébergement repensée, et de revoir notre réponse en tant que société face à la perte d'autonomie.

Dans chaque famille, chaque village, chaque ville, se pose la question du vieillissement, de la perte d'autonomie, de la solidarité intergénérationnelle.

Il est temps sur ce sujet comme sur tous les sujets médico-sociaux, de sortir des consultations alibi, ou de consultations réservées aux seules personnes autorisées, aux experts, pour enfin donner la parole très largement aux Français, et permettre une appropriation massive du sujet.

Mais parce que le numérique ne peut permettre à lui seul de donner la parole à tous les Français, et notamment les plus âgés, c'est une méthode nouvelle de consultation qu'il nous faut déployer.

Nous irons sur les réseaux sociaux, seront présents sur tous les sites de services publics en ligne, nous nous appuierons sur des médias partenaires. Mais nous lancerons aussi une large campagne hors ligne, à la rencontre des principaux intéressés, en allant partout où les aînés se trouvent.

Pendant deux mois, chaque citoyen français va pouvoir se prononcer sur les propositions faites par d'autres citoyens, et proposer à son tour sa propre idée.

Cette consultation va nous permettre de dégager une matière citoyenne totalement inédite.

Nous allons être capables de dégager les priorités citoyennes et d'avoir une vraie incarnation de cet agenda citoyen avec des visages, des prénoms. Nous allons être capables de comprendre où et comment se manifeste la volonté d'engagement des citoyens.

Oui, le sujet des aînés, c'est la grande cause de tous, gouvernement comme société civile.

C'est à une démarche totalement inédite que nous invitons les Français. Cette consultation sans précédent va permettre pour la première fois aux deux jambes de l'action publique de fonctionner en même temps. Au Gouvernement, le travail de préparation du futur projet de loi, à la société civile coordonnée par Make.org, la plus grande coalition d'entreprises, associations et citoyens jamais réunie sur le sujet des aînés. (https://www.huffingtonpost.fr/axel-dauchez/voici-comment-tous-ensemble-nous-pouvons-ameliorer-le-quotidien-des-personnes-agees_a_23548086/)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

-  21/09  -  Chers amis des petits frères des Pauvres,, En 2017, grâce à votre mobilisation et à celle de nos 12 212 bénévoles nous avons pu venir en aide aux personnes âgées isolées, malades ou en situation de précarité. Un immense merci pour votre belle générosité !  37 245 personnes aidées.  18 809 personnes ont participé à une activité ou une sortie la journée. 
4 243 personnes ont pu partir en vacances. 18 323 personnes ont participé à l’une des fêtes organisées autour de Noël.
7 100 aînés ont bénéficié d’une écoute réconfortante grâce à notre accueil téléphonique « Solitud’écoute». 316 équipes d’action présentes sur tout le territoire. 125 000 roses ont été distribuées dans plus de 230 villes lors de l’évènement « les fleurs de la fraternité». (http://6hxx.mjt.lu/nl2/6njw/lnltn.html?m=ANEAABeh2uAAAcRnXkIAAGyk0NEAARpeaFAAH0tsAAe9wgBbpLKlDnaKyo1dSr-cxzVRnnfzgAAHT7k&b=b833da1b&e=c20fb297&x=UFS-ANsYotEHB4WNFMo4bKc4cNMVY1p2qy8ZyaO67nI)

 

 

Ensemble, aux côtés de nos aînés

Les différents régimes de protection
-  Le mandat de protection future
est un contrat qui permet d’organiser à l’avance sa propre protection, en choisissant la personnes qui en sera chargée.
L’habilitation familiale permet à un proche de solliciter l’autorisation du juge
pour représenter une personne qui ne peut pas manifester sa volonté.
La sauvegarde de justice est une mesure de protection juridique de courte durée qui permet à un majeur d’être représenté pour certains actes.
La curatelle est une mesure judiciaire destinée à protéger un majeur qui, sans être hors d’état d’agir lui-même, a besoin d’être conseillé ou contrôlé dans certains actes de la vie civile.
La tutelle est une mesure judiciaire destinée à protéger un majeur et/ou tout ou partie de son patrimoine s’il n’est plus en état de veiller sur ses propres intérêts. Un tuteur le représente dans les actes de la vie civile.
(La Croix, 08/10/2018, p3)