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(Selon l’éditorial de Franz-Olivier Giesbert, du Point, du 14/04/2016, p5)
-  « 
L’association de défense animale  L214 (1) a provoqué un choc considérable en mettant en ligne des vidéos révélant des abattoirs, zone de non-droit,  où les animaux étaient maltraités. Stéphane Le Foll, ministre de l’agriculture, a décidé après de créer « un délit de maltraitance » animale, avec »des sanctions pénales ».
Un manifeste  « Antispéciste » d’Aymeric Caron (Don Quichotte) paraît et rappelle 2 vérités dans la foulée de Charles Darwin : Nous autres humains appartenons à la même communauté que les animaux; et nous n’avons avec eux   « qu’une différence de degré et non de nature ».
L’antispécisme du philosophe australien Peter Singer « 
La libération animale » (Payot) incrimine l’idéologie spéciste qui, comme le racisme ou le sexisme, prétend catégoriser et hiérarchiser des êtres qui seront ensuite exploités sous prétexte qu’ils seraient inférieurs. D’où la nécessité, selon lui, d’un antispécisme.
Aymeric appelle à un nouvel humanisme, à un nouveau modèle de société, à repenser notre place sur cette terre : Comme le disait le chef sioux Sitting Bull, elle n’a pas été faite pour l’homme, c’est l’homme qui a été fait pour elle.

Les 3 monothéismes prétendant que Dieu a d’abord créé l’homme, puis les animaux pour leur nourriture, l’homme s’est donc installé sans vergogne au sommet de la pyramide. Descartes assurait même que les bêtes étaient des machines !  Ce sentiment de supériorité n’est plus de mise depuis que Darwin a fait exploser toutes ces carabistouilles avec sa théorie de l’évolution. Nous provenons tous de la même matrice.

-  La science n’a cessé de révéler nos ressemblances avec les animaux non humains ou bien de mettre le doigt  sur nos contradictions quand, après avoir cajolé notre chien par exemple, nous mangeons du cochon, qui a infiniment plus de capacités cognitives que le premier.

Longue est la liste des sages ou des prophètes qui, au cours des siècles, nous ont remis à notre place, dans le monde du vivant : Pythagore, l’un des 1ers; Rishabhanatha, le 1er maître éveillé du jaïnisme, qui plaidait pour le « respect impérieux de toute vie »; le Bouddha, qui prêchait la compassion et la bienveillance envers tous les êtres. Sans oublier Mani, le fondateur du manichéisme, qui, avant de le manger, n’oubliait jamais de s’excuser auprès du blé moulu !

-  Aymeric Caron s’inscrit dans cette tradition plus ou moins panthéiste qui, malgré les philosophes Spinoza ou Schopenhauer, a mis longtemps à se frayer un chemin dans le vieil Occident, alors qu’elle règne souvent dans l’autre hémisphère. Son ouvrage est salutaire. Une réserve, néanmoins. Certes l’auteur a raison d’invoquer l’éthique et de dénoncer la cupidité qui a conduit aux élevages et aux abattoirs industriels, mais il est dommage qu’il cède à la mode antilibérale, tic français de notre époque, comme si la tragédie des animaux avait commencé avec l’avènement de l’économie de marché. La rationalisation et l’industrialisation ne sont pas les apanages du seul capitalisme : le sort des bêtes n’était pas plus enviable au temps du stalinisme ou du maoïsme, et l’humanité dans son ensemble n’a au demeurant pas attendu le XXè siècle pour les maltraiter.

Rien n’oblige à suivre Aymeric Caron jusqu’au bout de sa logique, mais convenons au moins avec lui qu’il est temps d’être humain avec les animaux ! »

(1)  -  Du numéro de l’article du Code rural qui établit que tout animal est un être « sensible ». D’où le nom de l’association.

-  Le vrai poids de la viande sur l'environnement
18/04  -  Martial Albar, ex-inspecteur assermenté des Services Vétérinaires et consultant en sécurité alimentaire, nous livre son expérience en tant que professionnel dans plusieurs abattoirs de France. Il décrit une situation qui l’a poussé à démissionner après 15 ans de service.
« Le combat antispéciste est légitime quand il nous invite à réfléchir sur la souffrance animale, la légitimité de l’expérimentation scientifique avec les bêtes, le bien-fondé du végétarisme (auquel toute conscience qui s’exerce un tant soit peu à la réflexion ne peut que consentir intellectuellement…), les conditions indignes de l’élevage industriel, la tragédie que représente philosophiquement l’abattage programmé d’êtres vivants, la sauvagerie de toute spectacularisation de la mort comme dans le cas de la corrida ou des combats de coqs, la honte associée à toute entreprise carcérale de type zoo, et la nécessité de penser autrement notre rapport aux animaux. Sur ce terrain, notre humanité patine, elle retarde, elle périclite.
Je ne peux voir un chargement de veaux, de porcs ou de moutons dans un camion qui se dirige vers l’abattoir sans une immense empathie, une véritable souffrance physiologiquement expérimentée, une honte d’être un homme dont la tribu s’arroge le droit de ces odieux charrois…
J’ai le cœur retourné devant les images de taureaux sacrifiés dans des arènes, d’animaux torturés dans des laboratoires, de phoques massacrés sur la banquise, de compagnons domestiques suppliciés par des crétins qui ne les valent pas. »
Michel Onfray, philosophe (magazine Siné Hebdo n°56, 2009)

-  Pour sauver le climat, mettez des lentilles et...
http://maplanete.blogs.sudouest.fr/archive/2016/05/30/climat-mettre-lentilles-et-pois-chiches-dans-son-assiette-un-1049306.html

Dans nos sociétés, notre rapport aux animaux est basé sur le spécisme1.
Par analogie avec le racisme et le sexisme, le Spécisme désigne l'idéologie qui considère que la vie et les intérêts des animaux peuvent être méprisés simplement parce qu'ils sont d'une autre espèce. Le Spécisme est indéfendable car les humains ne sont pas les seuls à ressentir des émotions et pour cette raison nous devons respecter la vie et les intérêts des autres êtres sensibles qui partagent cette planète avec nous.
     Indépendamment des différences qui peuvent exister entre espèces, il est clair que tous les êtres sensibles
sont égaux face au ressenti de la souffrance. Peu importe notre « race », notre sexe, notre espèce : l'important c'est ce que nous ressentons, notre intérêt à ne pas souffrir, à ne pas subir de violence et à continuer une vie la plus heureuse possible. La discrimination fondée sur l’espèce est donc tout aussi arbitraire que toute autre discrimination fondée sur un critère illogique. Et, une égalité entachée d'exclusions et de discriminations arbitraires... devient par définition une inégalité, une injustice.
     Par conséquent, tous les êtres sentients, peu importe leur espèce, doivent être inclus dans le cercle de considération morale. Cela n'implique pas de les traiter tous de manière identique, mais de réellement prendre en
considération leurs intérêts comme s’ils étaient les nôtres propres.
    
Notre société ne méprise pas les bébés ou les personnes souffrant d'un handicap mental, bien qu’ils apparaissent dépourvus de capacités intellectuelles complexes, mais leur accorde une plus grande protection. A juste titre. En effet, ils souffrent aussi, sont incapables de se défendre eux-mêmes et doivent donc être protégés. De la même manière, peu importent leurs facultés mentales, les animaux sont des êtres sensibles et ont un intérêt à vivre une vie la plus longue et la plus heureuse possible. De plus, des études de plus en plus nombreuses montrent que nous avions immensément sous-estimés les capacités mentales de la plupart des animaux2.
     Loin de la théorie de l'animal-machine, les éthologues actuels nous invitent à voir les animaux comme
des individus à part entière ressentant des émotions, possédant des préférences, des désirs et une personnalité propre. On sait aujourd’hui que la conscience de soi, la culture, l'altruisme ou la capacité à manipuler des outils existent chez de nombreux animaux.
    
Des injustices du passé ont été abolies ou réduites, comme l’esclavage ou le statut inférieur assigné aux femmes. Elles aussi étaient ancrées dans la conscience collective au point qu‘on les croyait éternelles. Mais l‘histoire a montré le contraire. On peut facilement imaginer qu‘un jour les abattoirs seront considérés comme un symbole de barbarie. Nous sommes de plus en plus nombreuses et nombreux à refuser l‘injustice envers les animaux, qui devient l‘un des débats de société les plus importants de notre siècle.
     La Journée Mondiale pour la Fin du Spécisme 27/08, se donne pour but de dénoncer l'idéologie injuste qui rend possible cette barbarie.
     Nous œuvrons pour un monde qui prenne en considération la vie et les intérêts de tous. Ce monde est déjà en marche. Œuvrons tous ensemble à ce qu’il advienne au plus tôt !

-  31/05  -  "L’antispécisme est tout à la fois une philosophie, un nouvel humanisme, et un combat social qui prône une écologie différente, essentielle. Ceux qui se revendiquent antispécistes ne sont pas des monstres qui haïssent les humains, comme se plaisent à le faire accroire, par trouille, leurs détracteurs. Ils s’opposent au spécisme — discrimination liée à l’espèce —, qui leur apparaît comme une injustice. L’auteur l’explicite avec simplicité, clarté et grande intelligence." Lire l'intégral de cette critique sur le site de Luce par ce lien

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 Végétarisme            « L’antispécisme, un nouvel humanisme »