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              1   -  QU’EST-CE  QUE  LA  CORRIDA  ?       - 2 -

Ce texte est extrait du livret qui accompagne le DVD « ALINEA 3 » Le Film  est de Jérôme LESCURE, qui a tourné ces images dans le sud de la France pendant l’été 2004. Il est présenté par le COMITE RADICALEMENT ANTI-CORRIDA, le CRAC, BP 51244 - 30105 ALES CEDEX - Tel. 06 75 90 11 93  -  www.anticorrida.com  A commander à la Boutique :10 € port inclus  FLAC / BP 16 / 34301 AGDE Cedex

« Avant l'arène…  Les élevages

L'apprentissage de la souffrance commence très tôt ; les jeunes veaux subissent une série de tests cruels dans les arènes afin de sélectionner ceux qui seront sacrifiés, mais aussi les reproducteurs des futurs "champions"... Les plus faibles serviront de cobayes aux apprentis matadors. Il faut bien que les jeunes se fassent la main !

Même chose pour les vaches : si elles ont une attitude défensive lors des tests, elles seront sélectionnées pour la reproduction ; les autres prendront le chemin de l'abattoir...

Nourris au pienso compuesto (nourriture riche et grasse), les animaux peuvent gagner jusqu'à 15 % de leur poids et paraître ainsi plus impressionnants (en réalité ils sont simplement moins mobiles...).

L'afeitado

Cette pratique barbare consiste à scier à vif 5 à 10 cm de corne. L'opération dure une vingtaine de minutes et génère d'horribles souffrances pour l'animal ; il est enfermé dans un caisson et seules les cornes dépassent. Cette mutilation modifie la perception de l'espace pour le taureau. Presque tous les toreros réclament l'afeitado. En termes de douleur, cette "intervention" reviendrait à nous scier une dent à vif... Les cornes sont ensuite poncées et éventuellement reconstituées avec de la résine.

Le transport

Les taureaux sont ensuite transportés vers les villes taurines… Une nouvelle épreuve pour eux...

Arrachés à leur milieu naturel, ils sont enfermés dans des caissons en bois (appelés "caissons de contention"), mesurant moins de 2 m2, sans aucun possibilité de se mouvoir. Ils subissent jusqu'à 20 heures de transport, sans manger et sans boire.  En été, les camions sont surchauffés, et les animaux peuvent perdre jusqu'à 30 kg. Certains ont été retrouvés morts déshydratés.  Ils seront ensuite sortis à coups de bâton, de pique... Et le calvaire ne fait que commencer…

La "préparation" au massacre

Avant le combat, le taureau est "préparé".

(Source : Alain Perret, La Mafia tauromaniaque, écrit à partir des confidences d'un vétérinaire taurin repenti).

Yeux enduits de vaseline, injections en tous genres, pattes parfois aspergées d'essence de térébenthine, ce qui procure à l'animal des brûlures insupportables, pour qu'il s'agite et qu'il ait l'air d'un "fauve", aiguilles cassées dans les testicules, dans le but de l'empêcher de s'asseoir ou de s'affaler, coton enfoncé dans les narines et qui descend jusque dans la gorge, dans le but de rendre plus difficile la respiration, coups de pieds ou de planche sur l'échine et sur les reins (pour ne laisser aucune trace).

Les sabots sont parfois limés, voire incisés et on enfonce des coins de bois entre les onglons ; cette opération est faite pendant la contention dans la boîte à treuil (en même temps que l'afeitado).

Juste avant d'entrer dans l'arène, on laisse tomber plusieurs fois des sacs de sable de 100 kg sur les reins de l'animal, après l'avoir immobilisé.  Observez les nuages de poussière qui s'échappent du dos de l'animal à la sortie du toril...

Maintenant, le "spectacle" peut commencer !  Les spectateurs.

Les différentes étapes de la torture...

Lorsque le taureau sort du toril, les valets de piste (peones) le font courir pour l'essouffler, le désorienter et le fatiguer, en agitant leurs capes pour le provoquer de loin avant de courir se réfugier derrière les barrières. C'est alors que commence la torture codifiée.

     Premier acte : le tercio de pique

Pour rendre l'animal "toréable", il faut commencer par l'affaiblir. C'est le rôle des deux picadors qui entrent alors en piste, armés de leurs puyas (longues piques).

Le coup de pique doit être planté entre la quatrième et la septième vertèbre dorsale, coupant les muscles releveurs et extenseurs du cou, et entre la quatrième et la sixième vertèbre cervicale, pour sectionner les ligaments de la nuque.

A chaque poussée du taureau, la pique s'enfonce un peu plus, jusqu'à 14 cm. De deux à cinq fois successivement, la pique fouille, s'enfonce, meurtrit l'animal.

Ce dernier ne pouvant plus bouger la tête, et la gardant baissée lors des différentes passes qui suivront, ce qui n'est que le résultat physique de sa douleur donne l'impression que le taureau va charger à tout moment.

Gros avantage pour le matador : le taureau ne relevant plus la tête, tout danger, ou presque, est écarté.

     Deuxième acte : le tercio de banderilles

Ces harpons de 5 cm ont pour but d'évacuer le sang vers l'extérieur pour empêcher une hémorragie interne suite au "travail" du picador, et s'assurer ainsi que le taureau ne flanchera pas avant la fin du spectacle.

Une fois enfoncés dans les muscles, les harpons ne s'en détachent plus, provoquant une vive douleur à chaque mouvement de l'animal…  Chaque taureau reçoit ainsi trois paires de banderilles.

     Troisième acte : Le tercio de mort

Après que les peones ont fait faire à nouveau quelques passes au taureau, stimulant l'animal déjà meurtri pour mieux l'épuiser et accélérer l'hémorragie, il est enfin "prêt" pour le troisième acte : le tercio de mort.

Le tueur, ou matador, attire et dirige à l'aide de son étoffe rouge les charges du taureau, ridiculisant et humiliant l'animal à bout de force.

Il lui fait ensuite baisser la tête (en mettant par terre la cape), pour lui planter l'épée dans le garrot, ce garrot déjà martyrisé par les piques et les banderilles.

Très souvent, l'arme mal plantée peut sortir par les flancs ou transpercer un poumon, la victime semble alors vomir son sang et meurt asphyxiée (hémorragie interne).

Quand le premier coup d'épée ne tue pas assez vite, un peon se glisse derrière le taureau, et d'un geste vif, retire l'épée. Il la rendra au matador qui recommencera la mise à mort. Il n'est pas rare que des taureaux reçoivent ainsi six ou sept coups d'épée et souvent plus !  Parfois le taureau ne meurt pas assez vite, il faut alors utiliser le descabello, épée spéciale en forme de croix, pour le faire tomber.

Dans tous les cas, un coup de grâce est donné à la nuque, un peon s'approche du taureau à terre et lui plante un poignard (puntilla) dans la nuque pour sectionner la moelle épinière. Le taureau, secoué de spasmes, sombrera peu à peu... Dans un cas sur trois, après la puntilla, le taureau est tiré vivant hors de l'arène...

Pendant qu'une pluie de fleurs honore le matador au son de la fanfare, un attelage traîne le corps du taureau "tant respecté" comme une épave hors de la vue du public. Les valets de piste effacent avec un râteau prévu à cet effet les traces de sang sur le sable, pour ensuite ouvrir la porte du toril... et faire entrer la victime suivante.

Et ils seront six à être sacrifiés dans l'arène…  (Divers : Lexique.Site. )

 

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« La tauromachie est l‘art scélérat et vénal de torturer et de mettre à mort des animaux… Elle est une fête de la douleur et de la mort. En cela, la tauromachie constitue un défi majeur à la morale, à l’éducation, à la science et à la culture. »
Alfred Kastler, physicien français (Prix Nobel)