(La SUITE de l’ASTRO par SOMMAIRE ou ACCUEIL ou LISTE des pages astro)

DROCOURT NATURE vous parle un peu du Ciel,
de la Planète, des
HUMAINs ET DES ANIMAUX

LA  SCIENCE

(04/05/19  -  Au Brésil, un ministre veut réduire les sciences humainesDepuis l'annonce du ministre de l'éducation brésilien, Abraham Weintraub, le 26 avril, de réduire les investissements accordés par Brasilia aux universités de sociologie et de philosophie, le monde académique est en émoi. il entend focaliser les deniers de l'Etat sur les disciplines offrant un « retour immédiat au contribuable», comme les formations « d'infirmières, de vétérinaires, d'ingénieurs et de médecins».  Dans une note, le rectorat de l'université de Rio de Janeiro s'est dit «surpris» par la décision du ministre, expliquant qu'aucune discipline ne peut être isolée l'une de l'autre, la recherche philosophique et sociologique nourrissant le droit, l'administration, l'économie, la planification urbaine ou les mathématiques... M. Weintraub a annoncé, le 30 avril, une réduction de 30 % des budgets consacrés à toutes les universités fédérales, vantant cette fois-ci des critères « opérationnels, techniques et équitables

« M. Weintraub ne peut imaginer couper 30 % des financements sans conséquences graves. Son agenda est celui de l'obscurantisme», estime Fernando Haddad, ancien candidat à la présidence pour le Parti des travailleurs (gauche) et ministre de l'éducation de 2005 à 2012,  ( Le Monde, International, p5)

 

15/04/19  -  "Peut-être que, dans dix ans, il y aura des imprimeurs d'organes dans les meilleurs hôpitaux du monde, et ces procédures seront pratiquées de façon routinière", a dit Tal Dvir. Dans une première mondiale, des scientifiques israéliens ont créé un cœur vivant grâce à un nouveau procédé d'impression 3D révolutionnaire qui combine des tissus humains prélevés sur un patient. En novembre, des chercheurs de l'Université de Tel-Aviv ont déclaré qu'ils avaient inventé le premier implant tissulaire entièrement personnalisé conçu à partir des biomatériaux et des cellules d'un patient, ouvrant la voie à une nouvelle technologie qui permettrait de développer n'importe quel type d'implant tissulaire à partir d'une petite biopsie de tissu graisseux. Aujourd'hui, ces mêmes chercheurs ont créé un véritable cœur en utilisant leur processus innovant au Laboratoire de génie tissulaire et de médecine régénérative dirigé par le professeur Tal Dvir, professeur associé au Département de microbiologie moléculaire et de biotechnologie de l'Université de Tel Aviv. (https://www.crashdebug.fr/sciencess/15921-les-scientifiques-israeliens-impriment-en-3d-un-petit-coeur-vivant-fait-avec-des-tissus-humains?lang=fr)

 

 -  05/04/19  -  « Terminator ne défilera pas au 14-Juillet. » La France dit non aux « robots tueurs » La ministre des armées Florence Parly a annoncé vendredi 5 avril la création d’un comité d’éthique sur les enjeux de l’intelligence artificielle et des nouvelles technologies dans le domaine de la défense. Alors que l’innovation est l’une de ses priorités, la ministre a appelé à ne pas « manquer ce virage technologique » de l’IA, « indispensable pour garantir notre supériorité opérationnelle », mais à condition de le faire « avec responsabilité », dans le respect « des valeurs » et des « engagements internationaux » de la France.

   La France développera l’IA selon trois principes : « le respect du droit international, le maintien d’un contrôle humain suffisant, et la permanence de la responsabilité du commandement ». La règle sera la suivante : « Quel que soit le degré d’automatisation, voire d’autonomie de nos systèmes d’armes actuels et futurs, ceux-ci resteront subordonnés au commandement humain ». Concrètement, l’IA devrait servir en matière de renseignement, de logistique, de maintenance des matériels, ou pour soulager les soldats de tâches pénibles.     Dans le domaine militaire, la principale question que pose l’intelligence artificielle est celle des systèmes d’armes létaux autonomes, les Sala, aussi appelés « robots tueurs ». « Des systèmes qui seraient capables d’agir sans aucune forme de supervision humaine, qui seraient capables de modifier le cadre de la mission qui leur a été fixée voire de s’assigner eux-mêmes de nouvelles missions », a décrit Florence Parly. « Ces systèmes n’existent pas aujourd’hui sur nos théâtres d’opérations », a-t-elle assuré, jugeant cependant le débat « légitime ». (https://www.la-croix.com/France/Securite/Ethique-defense-France-dit-non-robots-tueurs-2019-04-05-1201013779?utm_source=newsletter&utm_medium=e-)

 

29/03/19  -  « L’intelligence artificielle continue de faire des progrès fulgurants et ces techniques auront des effets positifs massifs, c’est certain, comme en santé par exemple, estime Yann LeCun. Mais pour l’avenir, il nous faut travailler sur de nouveaux paradigmes d’apprentissage, moins supervisés, moins gourmands en données, et plus proches des modes d’apprentissage humains. »  Le prix Turing récompense trois pionniers de l’intelligence artificielle (IA) les chercheurs français, canadien et britannique : Yann LeCun, Yoshua Bengio et Geoffrey Hinton. Les trois lauréats ont chacun contribué à une partie de l’intelligence artificielle, en développant des méthodes d’apprentissage automatique, appelé deep learning ou réseaux de neurones profonds. Les paramètres de ces algorithmes ne sont pas introduits par les programmeurs mais « appris » à partir d’une base de données d’exemples, par essais-erreurs. Des millions, voire des milliards, de paramètres sont ainsi modifiés à partir de milliers, voire de millions, d’exemples. (https://www.lemonde.fr/pixels/article/2019/03/27/le-prix-turing-recompense-trois-pionniers-de-l-intelligence-artificielle_5441937_4408996.html)

 

 

-   22/03/19  -  Au Cern, un résultat majeur en physique des particules. Voilà un indice de plus pour comprendre pourquoi l'antimatière a disparu de l'Univers : dans l'expérience LHCb du Cern, les antiparticules Meson D0 révèlent un comportement différent que leur double de matière.

(https://www.sciencesetavenir.fr/fondamental/l-antimatiere-se-devoile-au-cern_132342#xtor=EPR-1-[SEAActu17h]-20190322)

-  20/03/19  -  Enfin reconnue ! Karen Uhlenbeck, première femme à obtenir le prix Abel de mathématiques. Il y avait déjà eu la médaille Fields à Maryam Mirzakhani en 2014, mais il a fallu attendre 2019 pour qu'une mathématicienne reçoive l'autre prix prestigieux de sa discipline. Spécialiste des équations aux dérivées partielles, et le président du comité a célébré son "travail fondamental dans l'analyse géométrique et la théorie de jauge qui a radicalement modifié le paysage mathématique", ajoutant : Ses théories ont révolutionné notre compréhension des surfaces minimales, telles que celles formées par des bulles de savon, et des problèmes de minimisation plus généraux en dimension supérieure ». (https://www.franceculture.fr/sciences/karen-uhlenbeck-prix-abel-de-mathematiques-meconnue-parce-que-femme#xtor=EPR-2-[LaLettre20032019])

-  16/11/18  -  Une équipe internationale de scientifiques a annoncé vendredi avoir détecté de la silice - le composant principal du verre - dans les restes de supernovas, ces explosions d'étoiles en fin de vie, à des milliards d'années-lumière de la Terre.

Les chercheurs ont utilisé le télescope spatial Spitzer de la NASA pour analyser la lumière émise par deux supernovas et ont détecté l'« empreinte digitale » de la silice.

Les phénomènes qui accompagnent la mort d'une étoile sont très violents, car la matière composant l'astre est éjectée à des vitesses atteignant plusieurs milliers de kilomètres par seconde.  

Dans ces tourbillons célestes, des atomes fusionnent et forment de nombreux éléments, notamment le soufre et le calcium. Et, on le sait désormais, la silice.  

L'écorce terrestre est majoritairement constituée de roches silicatées (c'est-à-dire comportant du silicium et de l'oxygène). Une des formes de la silice, le quartz, est un ingrédient majeur du sable.

En plus du verre et de la fibre de verre, la silice est également un élément important de la recette du béton industriel.  

« Nous avons, pour la première fois, démontré que la silice produite par les supernovas était en quantité suffisamment importante pour être présente dans la poussière de l'Univers, y compris celle qui a formé notre planète », a déclaré Haley Gomez de la Cardiff University.

« Chaque fois que nous regardons à travers une fenêtre, marchons sur le trottoir ou posons le pied sur une plage de sable, nous interagissons avec des matériaux fabriqués à partir d'étoiles en fin de vie qui ont explosé il y a des millions d'années », a-t-il ajouté. (https://www.lapresse.ca/sciences/astronomie-et-espace/201811/16/01-5204521-le-verre-fait-dexplosions-cosmiques-selon-une-etude.php)

-  24/06 -  Un ver planaire dans l'espace. Quelques millimètres de long, et... deux têtes. Tel est le ver planaire revenu de l'ISS après 5 semaines de séjour dans l'espace. Entretien avec le chercheur Eric Ghigo (directeur de recherche au CNRS), qui cohabite depuis des années avec Dugesia japonica  «  Je n'ai jamais vu un ver planaire évoluer spontanément de la sorte. Il faut rappeler que lorsqu'un ver planaire est amputé, la partie manquante de son corps se reconstitue. Les vers planaires de l'expérience de l'ISS ont été amputés sur Terre, et leur régénérescence s'est déroulée dans l'espace, à l'intérieur de tubes scellés, sans qu'ils fassent l'objet d'aucune manipulation. C'est une fois de retour sur Terre que l'équipe de Boston a constaté que l'un des vers avait deux têtes.
"Les vers planaires nous montrent que, décidément, ce sera compliqué de mener à bien des voyages spatiaux au long cours"
 L'expérience de l'ISS montre que l'absence de pesanteur et l'environnement spatial a des incidences sur l'organisation des tissus et peut provoquer une dérégulation moléculaire. Elle pose donc des questions importantes, dans la perspective de voyages spatiaux lointains. Si un astronaute se blesse dans l'espace, comment évoluera sa blessure ? Comment une grossesse peut-elle être menée dans de telles conditions ? Les organes du bébé en devenir peuvent-ils se développer d'une façon irrationnelle ? Les vers planaires sont donc là pour nous montrer que, décidément, cela sera compliqué de mener à bien des voyages spatiaux au long cours.
Sciences et Avenir : Un ver à deux têtes est-il viable ? Comment fait-il pour expulser ses déjections ? Eric Ghigo : Il n'y a pas de problème à cet égard. L'anus de l'animal n'est pas à l'extrémité opposée à sa tête, mais au milieu du corps. Le vrai problème avec un tel animal, c'est qu'il y a un conflit entre les deux têtes. Chacune veut prendre le contrôle ! Nous l'avons constaté en laboratoire, car nous avons déjà créé de façon expérimentale pareils vers - il faut redire à nouveau que la particularité de l'expérience dans l'ISS est que l'animal bicéphale s'est formé spontanément.
Eric Ghigo s'intéresse au système immunitaire de 
Dugesia japonica afin d'identifier des mécanismes ayant des équivalents chez l'humain. Ainsi, en 2014, nous avons observé que le ver planaire était résistant à des bactéries potentiellement mortelles chez l'Homme - je pense à la la tuberculose, au staphylocoque doré ou à l'agent de la légionellose.

Au lieu de tomber malade, le ver détruit les bactéries. Et cela, grâce notamment au gène MORN2 - ce n'est pas le seul - que nous avons retrouvé dans le génome humain. Mais chez nous, ce gène ne répond pas bien à l'infection - c'est comme si quelque chose s'était perdu pendant l'évolution. En le stimulant dans des globules blancs, nous sommes parvenus à leur faire détruire les agents pathogènes. Le ver planaire est donc un organisme primitif où l'on retrouve les grands mécanismes biologiques présents chez l'homme.
LA MÉMOIRE DES CELLULES SOUCHES CHEZ LE VER PLANAIRE

Ce sont les cellules souches qui donnent au ver planaire ses incroyables capacités de régénération. Des cellules par ailleurs dotées d'une forme de mémoire, comme l'a montré l'équipe d'Eric Ghigo* dans une étude publiée en mars 2017 dans la revue Biomédecine. Les scientifiques ont eu l'idée de prélever des cellules souches de 
Dugesia japonica pour les mettre en contact avec la bactérie du staphylocoque dorée. Cela a stimulé l'expression de gènes immunisant la cellule souche contre cette maladie. En greffant ensuite ladite cellule souche dans un ver planaire, les scientifiques ont découvert que l'opération avait permis de transférer cette réponse immunitaire à l'ensemble de l'organisme, "apprenant ainsi à l'animal à se défendre contre le staphylocoque dorée et à le tuer plus efficacement". 

 



Ci-dessus,   LA SCIENCE

 LES PAGES DU SITE  :  Lien vers chaque page + Date de la dernière info