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LA  SCIENCE

-  Marchons le 22 avril « pour signifier l’immense danger que représente la mise au pas des sciences » (LE MONDE.15.02, )
   
Aux Etats-Unis comme en Europe, à l’occasion de la Journée de la Terre, et à la veille du premier tour de la présidentielle en France, descendons dans les rues pour soutenir les sciences contre les obscurantismes, demande ce collectif.
Dès ses premiers jours de fonction, le président Trump a cherché par ex. à contrôler l’Agence pour la protection de l’environnement (à la tête de laquelle a été placé un climatosceptique proche des lobbies de l’énergie), à donner crédit, avec des « faits alternatifs ! » à des positions idéologiques favorisant les grands lobbies industriels ou religieux sur des sujets aussi divers que le changement climatique, la vaccination, l’économie, le port d’arme, l’interruption de grossesse, les mouvements migratoires ou les relations internationales…
    Les communautés scientifiques états-uniennes, n’ont pas tardé à mettre en place des stratégies de
résistance, comme la sauvegarde de données sensibles sur le climat susceptibles d’être effacées sur ordonnance (« data rescue »), des manifestations contre le décret anti-immigration affectant les ressortissants de sept pays à majorité musulmane, qui aurait des effets désastreux sur la collaboration scientifique, et l’organisation d’une March for Science Elle aura lieu le 22 avril, le Jour de la Terre, pour signifier l’immense danger que représente la mise au pas des sciences. Ces mouvements décentralisés et spontanés se sont étendus à l’étranger. « La science n’a pas de patrie », disait Pasteur, son universalisme fait sa force et sa grandeur.
    Si la négation des résultats scientifiques  est pour l’heure moins développée en France qu’aux Etats-Unis, les motifs d’inquiétude n’en restent pas moins nombreux. Voir le haro sur la prétendue
« culture de l’excuse » des sciences humaines et sociales pour un retour au « roman national » dans les programmes d’histoire ; la maigre part consacrée aux sciences dans les programmes des principaux candidats à la prochaine élection présidentielle qui fait craindre l’affaiblissement des recherches fondamentales indispensables.
    La
Marche citoyenne pour les sciences en France, lancée le 27 janvier, participe de ce mouvement international. Synchronisée dans plusieurs villes de France, et la veille du premier tour de la présidentielle, c’est une formidable opportunité de montrer que sciences et démocratie forment un couple inséparable.
    Comité d’organisation de
la Marche pour les sciences. contact@marchepourlessciences.fr
24/06 -  Un ver planaire dans l'espace. Quelques millimètres de long, et... deux têtes. Tel est le ver planaire revenu de l'ISS après 5 semaines de séjour dans l'espace. Entretien avec le chercheur Eric Ghigo (directeur de recherche au CNRS), qui cohabite depuis des années avec Dugesia japonica  «  Je n'ai jamais vu un ver planaire évoluer spontanément de la sorte. Il faut rappeler que lorsqu'un ver planaire est amputé, la partie manquante de son corps se reconstitue. Les vers planaires de l'expérience de l'ISS ont été amputés sur Terre, et leur régénérescence s'est déroulée dans l'espace, à l'intérieur de tubes scellés, sans qu'ils fassent l'objet d'aucune manipulation. C'est une fois de retour sur Terre que l'équipe de Boston a constaté que l'un des vers avait deux têtes.
"Les vers planaires nous montrent que, décidément, ce sera compliqué de mener à bien des voyages spatiaux au long cours"
 L'expérience de l'ISS montre que l'absence de pesanteur et l'environnement spatial a des incidences sur l'organisation des tissus et peut provoquer une dérégulation moléculaire. Elle pose donc des questions importantes, dans la perspective de voyages spatiaux lointains. Si un astronaute se blesse dans l'espace, comment évoluera sa blessure ? Comment une grossesse peut-elle être menée dans de telles conditions ? Les organes du bébé en devenir peuvent-ils se développer d'une façon irrationnelle ? Les vers planaires sont donc là pour nous montrer que, décidément, cela sera compliqué de mener à bien des voyages spatiaux au long cours.
Sciences et Avenir : Un ver à deux têtes est-il viable ? Comment fait-il pour expulser ses déjections ? Eric Ghigo : Il n'y a pas de problème à cet égard. L'anus de l'animal n'est pas à l'extrémité opposée à sa tête, mais au milieu du corps. Le vrai problème avec un tel animal, c'est qu'il y a un conflit entre les deux têtes. Chacune veut prendre le contrôle ! Nous l'avons constaté en laboratoire, car nous avons déjà créé de façon expérimentale pareils vers - il faut redire à nouveau que la particularité de l'expérience dans l'ISS est que l'animal bicéphale s'est formé spontanément.
Eric Ghigo s'intéresse au système immunitaire de 
Dugesia japonica afin d'identifier des mécanismes ayant des équivalents chez l'humain. Ainsi, en 2014, nous avons observé que le ver planaire était résistant à des bactéries potentiellement mortelles chez l'Homme - je pense à la la tuberculose, au staphylocoque doré ou à l'agent de la légionellose.

Au lieu de tomber malade, le ver détruit les bactéries. Et cela, grâce notamment au gène MORN2 - ce n'est pas le seul - que nous avons retrouvé dans le génome humain. Mais chez nous, ce gène ne répond pas bien à l'infection - c'est comme si quelque chose s'était perdu pendant l'évolution. En le stimulant dans des globules blancs, nous sommes parvenus à leur faire détruire les agents pathogènes. Le ver planaire est donc un organisme primitif où l'on retrouve les grands mécanismes biologiques présents chez l'homme.
LA MÉMOIRE DES CELLULES SOUCHES CHEZ LE VER PLANAIRE

Ce sont les cellules souches qui donnent au ver planaire ses incroyables capacités de régénération. Des cellules par ailleurs dotées d'une forme de mémoire, comme l'a montré l'équipe d'Eric Ghigo* dans une étude publiée en mars 2017 dans la revue Biomédecine. Les scientifiques ont eu l'idée de prélever des cellules souches de 
Dugesia japonica pour les mettre en contact avec la bactérie du staphylocoque dorée. Cela a stimulé l'expression de gènes immunisant la cellule souche contre cette maladie. En greffant ensuite ladite cellule souche dans un ver planaire, les scientifiques ont découvert que l'opération avait permis de transférer cette réponse immunitaire à l'ensemble de l'organisme, "apprenant ainsi à l'animal à se défendre contre le staphylocoque dorée et à le tuer plus efficacement". 
-  16/11  -  Une équipe internationale de scientifiques a annoncé vendredi avoir détecté de la silice - le composant principal du verre - dans les restes de supernovas, ces explosions d'étoiles en fin de vie, à des milliards d'années-lumière de la Terre.

Les chercheurs ont utilisé le télescope spatial Spitzer de la NASA pour analyser la lumière émise par deux supernovas et ont détecté l'« empreinte digitale » de la silice.

Les phénomènes qui accompagnent la mort d'une étoile sont très violents, car la matière composant l'astre est éjectée à des vitesses atteignant plusieurs milliers de kilomètres par seconde.  

Dans ces tourbillons célestes, des atomes fusionnent et forment de nombreux éléments, notamment le soufre et le calcium. Et, on le sait désormais, la silice.  

L'écorce terrestre est majoritairement constituée de roches silicatées (c'est-à-dire comportant du silicium et de l'oxygène). Une des formes de la silice, le quartz, est un ingrédient majeur du sable.

En plus du verre et de la fibre de verre, la silice est également un élément important de la recette du béton industriel.  

« Nous avons, pour la première fois, démontré que la silice produite par les supernovas était en quantité suffisamment importante pour être présente dans la poussière de l'Univers, y compris celle qui a formé notre planète », a déclaré Haley Gomez de la Cardiff University.

« Chaque fois que nous regardons à travers une fenêtre, marchons sur le trottoir ou posons le pied sur une plage de sable, nous interagissons avec des matériaux fabriqués à partir d'étoiles en fin de vie qui ont explosé il y a des millions d'années », a-t-il ajouté. (https://www.lapresse.ca/sciences/astronomie-et-espace/201811/16/01-5204521-le-verre-fait-dexplosions-cosmiques-selon-une-etude.php)


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