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LA  SCIENCE

(11/10/19  -  « La science et les citoyens : Face au poids des grands groupes sur la recherche, il est nécessaire de restaurer les marges d'autonomie des chercheurs et d'instaurer un débat démocratique entre communauté scientifique et société. L'incendie de Rouen a mis en lumière la suspicion du public vis-à-vis des scientifiques, posant ainsi le problème du rapport entre science et société. Par science, entendons un ensemble de connaissances obtenues par des méthodes spécifiques relevant du registre de la preuve. Mais le mot science renvoie aussi aux institutions où se font les recherches et à l'ensemble des professionnels de ces institutions. Cela évoque les rapports complexes entre le travail scientifique, la politique et la société, rapports qui se caractérisent par deux tendances, d'une part, l'autonomie du champ scientifique et, d'autre part, la liaison avec la société.

   Soumis aux objectifs des groupes multinationaux

   Ces rapports entre science et société n'ont cessé de se transformer avec l'évolution des sciences et de la société, entraînant de nouvelles définitions des politiques dans ce domaine. A partir des années 1970, en réponse à la crise du capitalisme, un nouveau régime de production des savoirs s'est mis en place pour contraindre le personnel scientifique à tenir compte avant tout des bénéfices escomptés de leurs recherches. La

connaissance devient un bien économique en tant que tel et l'innovation générée par le développement scientifique et technique un moyen de lutter contre la baisse des taux de profits. Les politiques visent alors à encadrer les activités de recherche-développement, contrairement à l'autonomie de la période précédente. Cela se traduit par les financements sur projets, la précarisation des scientifiques, une insécurité financière des équipes de recherche. Les politiques scientifiques actuelles s'inscrivent dans cette logique en faisant des possibles applications techniques le moteur essentiel des recherches publiques. Pour lutter contre les dommages sociaux de ces politiques, plus qu'un retour pur et simple à l'autonomie d'antan, se pose avec force la question d'une démocratie scientifique.

   Le nécessaire débat démocratique

   En disant démocratie scientifique, il ne s'agit pas que les citoyens interfèrent dans le processus de production des connaissances. La manière dont s'établissent les théories scientifiques ne relève ni d'un vote, ni d'un oukase. Mais cela ne doit évacuer ni la mise en débat des orientations de la recherche, ni la question de la place des citoyens dans ce débat. Cette mise en débat impose au moins deux conditions :- que les citoyens qui s'impliquent dans ces discussions aient pu s'approprier les connaissances nécessaires. - que le débat vise à construire du bien commun et n'exprime pas seulement des intérêts particuliers.

   Seul ce débat, en lien avec la restauration des marges d'autonomie professionnelle des chercheurs garantira le pluralisme scientifique nécessaire pour répondre aux besoins de développement de la société en même temps qu'il rétablira la confiance du public face à la science ». René Granmont  -  Article intégral sur le site www.letc.fr, culture, p10)

 

29/08/19  -  Les microgouttelettes d'eau seraient capables de produire spontanément du peroxyde d'hydrogène. De manière d'autant plus importante que les gouttelettes sont petites. Et lorsque les gouttelettes sont recombinées pour former de l'eau, le peroxyde d'hydrogène formé n'est pas perdu. De quoi peut-être révolutionner le secteur de l'industrie chimique. (https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/chimie-surprise-gouttelettes-eau-produisent-spontanement-peroxyde-hydrogene-77398/)

 

24/08/19  -  Des scientifiques pourraient être en train de créer les premiers embryons hybrides humains et animaux. Ils envisagent d'amener l'embryon à terme, ce qui, en théorie, aboutirait à un hybride humain-animal vivant…. Au Japon, en Chine, aux Etats-Unis,…avec des cochons, des souris, des rats, des singes,…pour un premier pas essentiel vers la croissance éventuelle d'organes qui pourront ensuite être transplantés dans des personnes dans le besoin…ou pour obtenir un super homme ? La génétique c’est génial, mais ne faut-il pas la contrôler ? (https://www.crashdebug.fr/international/16408-des-experiences-incroyablement-malsaines-financees-par-le-gouvernement-federal-se-deroulent-a-huis-clos-dans-des-laboratoires-secrets-partout-en-amerique?lang=fr)

 

16/08/19  -  À tout juste 18 ans, Fionn Ferreira vient de remporter le premier prix du Google Science Fair 2019 grâce à son invention qui permettrait de débarrasser les océans des microplastiques polluants. (https://www.linfodurable.fr/technomedias/un-jeune-irlandais-invente-un-aimant-microplastiques-pour-depolluer-les-oceans-13171)

 

31/07/19  -  Les scientifiques japonais pourraient être en train de créer les premiers embryons hybrides humains et animaux. Les scientifiques envisagent d'amener l'embryon à terme, ce qui, en théorie, aboutirait à un hybride humain-animal vivant.Nakauchi a expliqué qu'ils tentent de créer génétiquement des animaux qui ne produisent pas un organe spécifique pendant leur développement, mais qu'ils feront de sorte que l'animal produise un organe humain à sa place. Dans ce cas, l'organe qu'ils expérimentent est le pancréas. (https://www.linfodurable.fr/environnement/geneve-interdiction-dinstaller-un-climatiseur-sans-autorisation-13053

 

08/07/19  -  Pour la première fois sur le continent africain, environ 6 400 moustiques génétiquement modifiés ont été lâchés dans cette localité du sud-ouest du Burkina Faso - d'autres types de moustiques transgéniques ont déjà été utilisés, notamment au Brésil. Le but est d'.introduire jusqu'à 10 000 moustiques génétiquement modifiés, afin de réduire la population d'Anophèles gambiae, l'une des principales espèces responsables de la transmission du paludisme sur le continent africain. Au Burkina Faso, la maladie reste la première cause de mortalité et de consultation. En 2017, plus de 7 millions d'infections et 27 000 décès y ont été recensés par l’OMS. A elle seule, l'.Afrique comptabilise près de go% des cas mondiaux. (…)
   Les moustiques mâles génétiquement modifiés sont stériles. Lorsqu'ils se reproduiront avec des femelles leurs œufs n'arriveront pas à maturité, ils n'auront donc pas de descendance et disparaîtront. Deuxième phase : l'introduction de « mâles biaisés auto imitatifs ». Cette fois, les moustiques seront fertiles, mais ne produiront quasiment que des progénitures mâles. La troisième et dernière  étape, la plus controversée, celle du forçage génétique.  L'idée est de modifier les lois de

l'hérédité pour transmettre le gène modifié masculin de génération en génération et réduire ainsi le nombre de femelles de l'espèce responsables de la transmission du virus, et, à terme, toute la population d'anophèles.

   Au Burkina Faso, le projet Target Malaria inquiète et irrite. « On prend les Burkinabés pour des cobayes humains, ces moustiques mutants pourraient transmettre d'autres maladies et développer des résistances. Il y a trop de risques et les dégâts seront irréversibles!», alerte le Collectif citoyen pour l'agro écologie,

 « Est-ce qu’on pourra vraiment maîtriser le forçage génétique de ces moustiques dans le temps et dans l'espace?

L'ANB burkinabée devra encore donner son feu vert pour le lâcher de ses prochains moustiques transgéniques, et à chaque étape du processus. (https://www.lemonde.fr/  Planète, p16)

08/07/19  -  « Le CSA a rendu, le 1er juillet, son avis sur le dossier glyphosate d' « Envoyé spécial». Il n'a rien à reprocher au magazine. Insatisfaits, certains ont aussitôt dénoncé un manque de jugement du CSA et réactivent cette vieille idée des académies : attacher au gendarme de l'audiovisuel un haut conseil à la science, une sorte de « ministère de la vérité scientifique». Il faudra, dans ce cas, bien choisir les «ministres». (…)

   Ce genre de situation n'a rien d'exceptionnel. Un regard rétrospectif sur la manière dont s'est propagée la vulgate climatosceptique ces dernières années suggère que ce sont des scientifiques, bien plus que des journalistes, qui en ont été les principaux moteurs.    Sur le· réchauffement, les tribunes ou les ouvrages les plus trompeurs ont été publiés sous d'éminentes signatures issues des sciences économiques, de la géologie, de la géographie, de la microbiologie, de la physique des semi-conducteurs, des mathématiques, de la chimie (..) Forts de leurs titres académiques, des scientifiques s'exprimant hors de leur champ de compétences ont largement contribué à tromper le public et les décideurs sur l'une des plus graves questions de notre temps.

   Bien que fondées sur des erreurs et des omissions flagrantes, ces prises de position ont été diffusées pendant des années avec l'assentiment tacite des organismes de recherche et des institutions savantes. De fait, en France, le principal bastion climatosceptique c'était l’académie des sciences. (…) En avril, l’académie de médecine publiait ainsi un communiqué (…)
   L’académie d'agriculture le fait aussi, (…) Ses Points de vue sont toujours favorables aux intérêts de l'industrie agroalimentaire ou de l'agrochimie, et les académiciens qui les rédigent sont parfois consultants pour les industriels dont ils défendent les produits. Les liens d'intérêts? Ils ne sont pas déclarés. L’INRA n'a pas fait beaucoup mieux en publiant sur son site, l'an passé, un dossier sur le glyphosate, dans lequel un consultant, présenté sous son titre de chercheur émérite, accusait (à tort) le Centre international de recherche sur le cancer d'avoir «occulté» certains travaux dans sa monographie sur le célèbre herbicide. (…)

   En bref, il faudra bien réfléchir avant d'adjoindre au CSA un haut conseil agissant « au nom de la science». Et, surtout, avant de décider qui en aura les clés ». (Stéphane Foucart, extrait de sa Chronique « Au nom de la science » Le Monde  -  Planète, p30)

17/06/19  -  Le tableau périodique des éléments : un ordre parfait ?

150 ans après l’élaboration de la Classification périodique des éléments par Mendeleïev, la découverte de nouveaux éléments et leur intégration dans le tableau ne font pas consensus… Pour en débattre, l'historienne Bernadette Bensaude-Vincent rencontre la chimiste Clotilde Policar.  (https://leblob.fr/fondamental/le-tableau-periodique-des-elements-un-ordre-parfait?_cldee=ZHJvY291cnRzaXRlQGZyZWUuZnI%3d&recipientid=contact-a4ef9e021552e911a963000d3a4545e7-0edd0b0ff1b24610aeb04df9de62fc49&esid=993c20e4-ac92-e911-a95e-000d3a454e11)

 

04/05/19  -  Au Brésil, un ministre veut réduire les sciences humainesDepuis l'annonce du ministre de l'éducation brésilien, Abraham Weintraub, le 26 avril, de réduire les investissements accordés par Brasilia aux universités de sociologie et de philosophie, le monde académique est en émoi. il entend focaliser les deniers de l'Etat sur les disciplines offrant un « retour immédiat au contribuable», comme les formations « d'infirmières, de vétérinaires, d'ingénieurs et de médecins».  Dans une note, le rectorat de l'université de Rio de Janeiro s'est dit «surpris» par la décision du ministre, expliquant qu'aucune discipline ne peut être isolée l'une de l'autre, la recherche philosophique et sociologique nourrissant le droit, l'administration, l'économie, la planification urbaine ou les mathématiques... M. Weintraub a annoncé, le 30 avril, une réduction de 30 % des budgets consacrés à toutes les universités fédérales, vantant cette fois-ci des critères « opérationnels, techniques et équitables

« M. Weintraub ne peut imaginer couper 30 % des financements sans conséquences graves. Son agenda est celui de l'obscurantisme», estime Fernando Haddad, ancien candidat à la présidence pour le Parti des travailleurs (gauche) et ministre de l'éducation de 2005 à 2012,  ( Le Monde, International, p5)

 

 12/02/18  -  « L'horloge biologique occupe une place importante en médecine, notamment pour l'administration médicamenteuse Il a fallu 10 ans de travail, dont 2 d'analyse, pour fournir pour la première fois un atlas de l'horloge biologique tissu par tissu chez le primate. (Extraits).

 Chez l'homme, environ 2/3 des gènes sont rythmés au cours des 24 heures. De plus, chaque organe a sa propre signature, n'exprimant pas la même chose ni au même moment qu'un autre.»

(…)  (Dr Irène Drogou LE QUOTIDIEN DU MÉDECIN  Abonné, 12 février 2018, p7)

 

 

 

 

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