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LA  SCIENCE

(-  29/03/20  -  Didier Raoult : « Le médecin peut et doit réfléchir comme un médecin, et non pas comme un météorologiste. »
Le microbiologiste marseillais, promoteur de l'utilisation de l'hydroxychloroquine contre les maladies dues au coronavirus, justifie ses méthodes et s'en prend aux règles éthiques actuellement en vigueur en France :

     « Il est nécessaire que la société s'exprime sur les problèmes de l'éthique; et, en particulier, de l'éthique médicale. Des institutions ont été créées pour y répondre, telles que le Comité consultatif national d'éthique pour les sciences de la vie et de la santé {CCNE) ou les comités de protection des personnes, chargés de l'évaluation des projets de recherche médicale. Malheureusement, ces structures ont évolué sous  l'influence des spécialistes de la méthode et, petit à petit, la forme a fini par prendre le dessus sur le fond. (SUITE)

 

13/03/20  -  << Sauvons l'Université ! >>  Enseignement supérieur. Personnels et étudiants de l'UPVD ont manifesté le 5 mars leur opposition à la future Loi de Programmation Pluriannuelle de la Recherche.

Le constat sur la situation de l'Enseignement supérieur et de la recherche, fait par les rapports  préparatoires à la future loi de programmation de la recherche, est bien la seule chose partagée par les enseignants et les chercheurs du supérieur. Sous financement de la recherche française, insuffisance des crédits de fonctionnement, baisse du nombre de chercheurs et de doctorants, érosion des emplois permanents, tel est le constat. Ce sont les solutions préconisées, censées y remédier, qui sont fortement contestées. En bref, toujours plus d'évaluation, toujours plus de hiérarchisation, toujours plus de financement sur projet, le tout dans la continuité des politiques menées dans la dernière décennie.

   Défendre le service public de la recherche.  Les personnels et les étudiants de l'UPVD refusent les modes de financement sur projet, basés sur des critères de performance, en particulier à court terme, et installant une concurrence malsaine entre les équipes de recherche. Pour compenser la baisse des recrutements, le rapport propose la disparition du référentiel de 192 heures et la fin de la rémunération des heures supplémentaires. Ce qui conduira inévitablement à une augmentation des services.

Le rapport préconise également une concentration des moyens sur les « pôles d'excellence », au détriment des petites universités comme Perpignan. Par ailleurs, les rapports remettent en cause les statuts en suggérant la mise en place de contrats et de recrutements « conditionnels » de 5 à 7 ans, basés sur la capacité à obtenir des financements. Pour les personnels et étudiants, c'est la porte ouverte aux dérives localistes et à la précarisation. A contrario, ils « revendiquent le droit de travailler dans le cadre d'un service public de qualité de l'enseignement supérieur et de la recherche ». A.-M.D. (http://letc.fr/ , Le travailleur Catalan, le journal, n° 3825, 13-19/03, p12)

 

11/03/20  -  BANYULS : Plastic@Sea défriche scientifiquement le champ des nouveaux plastiques. Une recherche essentielle pour notre Société. « On est à un moment critique de la vie des plastiques. Leur caractéristique au départ, c'est être résistant. Cela a permis de réduire les poids, celui des voitures en particulier, de diminuer la consommation de carburant et donc les émissions de CO2. Le problème le plus important a commencé lorsqu'on a utilisé les plastiques pour des usages uniques, pour les cosmétiques, les cotons tiges, les crèmes émollientes avec des microbilles qui sont ensuite diffusées dans les eaux, les océans. (SUITE)

 

09/03/20  -  À la Cité des sciences, Les contraires pour les 2-7 ans

   À l'école, les tables sont molles, les règles tordues et le globe terrestre carré. Dans le square, le ciel et la cime des arbres se déploient au sol. Dans la rue, on se sent très grand à côté d'une minuscule maison et tout petit à côté d'un pissenlit géant ... Ce sont quelques-unes des expériences proposées aux plus petits par la nouvelle exposition de la Cité des sciences et de l'industrie, «Contraires».

   Comme les autres expositions de la programmation « Petits Curieux » (après« Cabanes», et avant « Fragiles », l'année prochaine), « Contraires » sollicite le corps, les sens, les capacités d'observation et d'analyse. Dans un village insolite, les jeunes visiteurs découvrent la maison décolorée (contrastes de lumière et de couleurs, chambre d' invisibilité, pour se fondre dans le décor), l'école (avec 7 bizarreries à déceler autour des notions doux/piquant, net/flou, droit/tordu), le parc dans le ciel (haut/bas, par terre/ en l'air), la rue des mini-géants et le bazar organisé (rangé/dérangé, pareil/différent, avec des jeux de classification).

   Un espace que les 2-7 ans peuvent explorer jusqu'au 3 janvier 2021 (cite-sciences.fr). R. C. (www.lequotidiendumedecin.fr  le journal, n° 9815, p15)

 

17/02/20  -  Des voix s'élèvent contre la 5G. (Extraits)  I.’année 2020 verra en France le déploiement de la cinquième génération des standards pour la téléphonie mobile, ou 5G. Mais que sait-on des éventuels effets sur la santé de ce véritable «fog» d’ondes électromagnétiques?  La technologie 5G rassemble aussi bien les applications de téléphonie 2 à très haut débit, comme le jeu Vidéo en streaming, que l'utilisation des objets connectés par les entrepnses ou les particuliers. Ces flux de données dix fois plus massifs que ce qui transite actuellement par la 4G mobilisent de nouvelles gammes de fréquences. Problème: l'.A.NSES ne recense que cinq études sur les longueurs d'onde supérieures à 3 GHz.
       Avec ses promesses de rapidité de performance, la 5G est présentée que comme une révolution. Mais elle suscite aussi de nombreuses craintes. Les associations regrettent des décisions gouvernementales précipitées, alors même que l’expertise de l'.ANSES n'est

pas attendue avant 2021.

   Débat public : « Nous demandons le respect du principe de précaution. En cas d'incertitude scientifique, la recherche doit être stimulée afin de disposer d'une expertise suffisamment probante pour permettre une décision éclairée »,

   Priartem et Agir pour l'environnement plaident ainsi pour une évaluation globale de cette technologie et pour l'ouverture d'un débat public. En ce sens, elles ont lancé fin janvier une pétition pour dire« Stop à la 5G » en interpellant la secrétaire d'État à l'économie. Les associations craignent notamment la multiplication des nouvelles antennes-relais que la 5G requière.

   Un appel des scientifiques pour « mettre en garde contre les effets potentiels graves de la SG sur la santé » et demander un moratoire sur son déploiement jusqu'à ce que les dangers potentiels pour la santé et l'environnement aient été étudiés par des scientifiques indépendants de

l'industrie. -  (www.lequotidiendumedecin.fr  le journal n°9809, p2)

 

16/02/20  -  Vin. « L’ivresse du converti. La biodynamie pseudoscience par excellence n’a jamais pu prouver son efficacité pourtant les résultats sont là ! Des domaines réputés s'y mettent désormais, grisés par le cosmos.  (Ophélie Neiman)
   L’humain est d'une inventivité sans limite lorsqu'il s'agit d'occuper son temps libre. De la lecture aux séries télévisées, de l'aquabike à la vieille à roue ... Je ne juge pas, je constate. Mes hobbies du moment n'ont rien à envier aux vôtres. Actuellement, ils concernent la broderie et la zététique. Merci, à votre tour, de ne pas juger. Difficile d'évoquer le point de chaînette dans une chronique vin. Le champ de la zététique peut en revanche aisément s'y glisser. Plus je l'étudie, plus je me questionne sur ce que je crois savoir du vin. Car c'est de cela dont il s'agit, lorsqu'on évoque la zététique. Apprendre à distinguer le savoir de la croyance. L'adhésion de l'acte de foi.
   La zététique est généralement définie comme « l'art du doute». Le doute comme un moyen, non une fin. Il ne s'agit pas de douter de tout ni d'empêcher tout un chacun de croire en ce qu'il souhaite. Les religions sortent de son champ. Elle consiste plutôt à réfléchir sur ce qu'on nous affirme être vrai en y appliquant une méthode scientifique rigoureuse. A condition de rester ouvert d'esprit, de ne pas présumer d'un résultat, pour éviter les biais de confirmation. Elle permet alors de mieux traquer les travers de notre cerveau, ou de débusquer une pseudoscience.Critère de Popper, rasoir d'Ockham, théière de Russell, licorne rosè invisible et autres joyeusetés de cette récente discipline sont détaillés dans d'excellents ouvrages. L'intégralité du cours de « zététique et .autodéfense intellectuelle» enseigné à l'université Grenoble.Alpes est même en accès libre sur YouTube, et c'est un régal (vingt-quatre heures de-vidéo, prévoyez un gros carnet et un siège confortable) .

.  C'est au milieu de mon apprentissage que ma conscience s'est fracassée sur un paradoxe très gênant: comment pouvais-je plus longtemps plébisciter la biodynamie, pseudoscience par excellence, issue du courant ésotérique de l'anthroposophie, irréfutable et figée par nature, fondée sur des dogmes qui  échappent à toute expérimentation scientifique, qui enfin n'a jamais pu prouver son efficacité en présence d'un protocole rigoureux? Il est si facile de ricaner. L'influence des forces cosmiques. La bouse enterrée dans une corne de vache, dynamisée dans un vortex d'eau. Les nœuds planétaires des connexions zodiacales. Nombre de pratiques et de préparations relèvent, pour tout observateur cartésien, de l'absurde. Faut-il pour autant jeter le bébé avec l'eau du bain? Certains de mes confrères n'hésitent pas, méprisant au passage le vin qui en est issu.
  
« Et pourtant ça marche», me jurent des vignerons à longueur d'année. Que je refuse de prendre pour des poires. Pour demander la certification en biodynamie (label Demeter ou Biodyvin), ils doivent d'abord être certifiés en bio. Ce qui n'est pas rien, à l'heure où la Cour des comptes vient encore de constater l'échec des politiques publiques de réduction des pesticides. Parmi les quelques vignobles certifiés, certains sont conduits par des œnologues, diplômés après cinq années d'études de chimie ou biologie, a priori pas des tanches en sciences du vivant. Ces cartésiens pur jus côtoient aussi des doux poètes mais s'accordent sur ce point: ils se sont «convertis» (le mot n'est pas anodin), poussés par leurs conclusions empiriques. La vigne se portait bien, les vins semblaient meilleurs. Mon constat est identique: nombreux furent mes coups de cœur de dégustation, a l'aveugle, au milieu de flopées de bouteilles masquées, pour des vins en  biodynamie. Les champagnes de Françoise Bedel, Leclerc Briant ou Benoît Lahaye, les alsaces de  Valentin Zusslin, (Suite de la page d’Accueilles muscadets de Jo Landron, les roussillons du Roc. des Anges, les cahors du Mas del Perié, m'ont séduite avant même, que je ne connaisse leur label.

   Ce n'est pas tout : les iconiques domaines de la Romanée Conti en Bourgogne, de La Coulée de Serrant dans la Loire et Château Palmer à Bordeaux, y adhèrent. Bernard Arnault, patron de LVMH qu'on imagine mal se déguiser en druide le week-end, a annoncé en 2019 que son Château Yquem s'engageait dans la biodynamie. Les vignobles de Chapoutiér (Rhône), ceux de Gérard Bertrand (Languedoc), qui savent aussi bien vendre que compter, sont en biodynamie. Qui a encore envie de rire ? (…)    (https://www.lemonde.fr/, le journal n°23360, L’Epoque, p7) 

 

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« science sans conscience n’est que ruine de l’âme » Rabelais