DES   NOUVELLES   DE   LA   VIE                        

            et de sa recherche dans l’Univers  -  Les Origines                  

(16/05/20  -  Une récente analyse de la météorite du lac Tagish indique que les plus anciens matériaux à l'origine du Système solaire auraient pu permettre l'émergence de la vie.

   Dans une nouvelle étude, une équipe internationale de chercheurs dirigée par le Musée royal de l'Ontario voyage au cœur des atomes et de l'histoire du Système solaire. Grâce à la tomographie par sonde atomique, une technique de microscopie analytique tridimensionnelle de haute résolution, ils ont été en mesure d'analyser atome par atome la composition de la météorite du lac Tagish, tombée le 18 janvier 2000 en Colombie-Britannique, au Canada.

Depuis sa rencontre avec la Terre il y a 20 ans, la météorite du lac Tagish attire continuellement l'attention des scientifiques. Reliquat d'une époque primitive, elle contient ce qui pourrait être les composants du nuage de poussière à l'origine de notre Système solaire. Au cœur de sa structure, l'équipe du Dr. Lee White a fait une découverte fortuite et particulièrement encourageante : des précipités d'eau dans lesquels les framboïdes de la météorite auraient pu se former. « Nous savons que l'eau était abondante dans notre Système solaire, explique Whitemais il existe très peu (Suite de la page d’Accueil) de preuves tangibles de la composition ou de l'acidité de ces liquides, bien qu'ils eussent été primordiaux dans la formation et l'évolution d'acides aminés, et, à terme de la vie microbienne ». Grâce à cette nouvelle étude, les chercheurs détiennent enfin la preuve de l'existence de ces fluides riches en sodium, suggérant que les plus anciennes soupes moléculaires du Système solaire auraient pu voir naître la vie.

   « Les acides aminés sont des blocs essentiels de la vie sur Terre ; pourtant, nous avons encore tant à apprendre sur leur formation dans notre Système solaire », complète Beth Kymer, coautrice. En obtenant plus de variables, telles que le pH ou la composition des éléments formant la météorite du lac Tagish, explique-t-elle, il est alors possible de se rapprocher d'une explication quant à la façon dont ces molécules ont pu évoluer et basculer de la chimie vers la vie organique, jusqu'à donner les créatures complexes qui arpentent la Terre aujourd'hui.

   La tomographie par sonde atomique offre aux scientifiques un regard sans précédent sur la matière, plongeant jusque dans les plus fins détails de son architecture. « [Elle] nous donne l'opportunité de réaliser de fantastiques découvertes sur des morceaux de matériau plusieurs milliers de fois plus fins qu'un cheveu humain », s'enthousiasme White. Grâce à ces outils, les chercheurs espèrent développer de nouveaux protocoles d'analyse des matériaux rapportés par des sondes, comme dans le cas de la mission Osiris-Rex de la Nasa, ou pour un futur voyage sur la Lune ou sur Mars. « Les missions spatiales ne peuvent ramener que de minuscules échantillons, poursuit-elle, ce qui rend ces techniques d'autant plus importantes dans leur capacité à nous en apprendre plus sur le Système solaire, tout en préservant ces matériaux pour les générations futures ».

https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/meteorite-meteorite-tagish-lake-revele-nouveaux-secrets-apparition-vie-19484/

 

03/11/19  -  Frances Westall, à la poursuite des origines de la vie.  Enfant, Frances Westall se rêvait archéologue. Aujourd’hui, elle explore un passé bien plus lointain, distant de 3 à 4 milliards d’années. Comment la vie est-elle apparue ? « C’est l’une des principales questions de l’humanité », assure-t-elle. A 64 ans, elle dirige le groupe de recherche exobiologie au Centre de biophysique moléculaire (CBM) du CNRS d’Orléans. Quelques planches de BD des aventures martiennes de Calvin et Hobbes affichées à l’entrée de son bureau donnent le ton : l’exobiologie est intimement liée à l’exploration spatiale. Il s’agit tout autant de comprendre l’origine de la vie sur Terre que d’en rechercher les possibles signes extraterrestres.

La prochaine mission d’exploration ExoMars 2020 ambitionne d’ailleurs de trouver d’éventuelles traces de vie primitive sur la Planète rouge. Car, sur Terre, l’intense activité tectonique a empêché toute préservation de signatures biologiques antérieures à 3,5 milliards d’années. A bord du rover de l’Agence spatiale européenne (ESA), l’instrument d’imagerie de pointe codéveloppé par la chercheuse devrait fournir des informations cruciales sur la géologie du terrain et des échantillons prélevés par le robot.  « Les scénarios d’apparition de la vie doivent correspondre à un environnement terrestre réaliste, martèle la scientifique. Et la géologie peut apporter des réponses quant à cet environnement. » La contribution de Frances Westall s’étend aussi au choix du site d’atterrissage de la mission. « Je ne peux rien imaginer de plus excitant et de plus passionnant que de participer à l’exploration de Mars », s’exalte celle qui se décrit comme une « vagabonde scientifique ».

La recherche en itinérance

Elle passe les premières années de sa vie à Johannesburg. Sa famille, d’origine anglaise, quitte l’Afrique du Sud à sa sortie du Commonwealth, en 1961, pour retourner au Royaume-Uni. Mais son pays natal comporte l’une des formations géologiques les plus anciennes de la planète, la « ceinture de roches vertes » de Barberton. Une aubaine pour qui étudie les premières traces de la vie. Frances Westall y effectuera de nombreuses expéditions scientifiques.

En mai, elle a publié une incroyable découverte, celle des plus vieux dépôts de matière organique d’origine extraterrestre jamais identifiés sur Terre

Avec un confrère chimiste, elle a publié en mai une incroyable découverte, celle des plus vieux dépôts de matière organique d’origine extraterrestre jamais identifiés sur Terre. L’objet de l’étude ? Une roche de 3,33 milliards d’années rapportée de Barberton, conservée dans une boîte en plastique entre deux piles de documents. La chercheuse confie : « Elle traînait sur mon bureau depuis dix ans avant que mon collègue ne se penche dessus. »

https://www.lemonde.fr/sciences/article/2019/11/02/frances-westall-a-la-poursuite-des-origines-de-la-vie_6017811_1650684.html 

20/07/19  -  Face aux immenses défis écologiques auxquelles nous faisons face, la technologie peut-elle nous sauver ? Ses zélateurs sont nombreux aujourd'hui, et nous proposent des solutions séduisantes : énergies vertes, voitures électriques, villes intelligentes, agriculture high-tech… Hélas, nous disait Philippe Bihouix dans un entretien réalisé cet été, ces technologies consomment d'énormes quantités de ressources non renouvelables (métaux, terres rares), et délocalisent la pollution loin de nos yeux occidentaux. 

Ces solutions technologiques amènent à leur tour d'autres problèmes, résolus par encore plus de technologies… La contre-productivité de nos systèmes est patente, comme le pointait du doigt Ivan Illich il y a 4 décennies déjà : la vitesse nous ralentit (Énergie et équité, 1973), l'école nous abêtit (Une société sans école, 1971), la médecine nous rend malade (Némésis médicale, 1975), la communication nous empêche de nous comprendre (La Convivialité, 1973)."On ne peut pas résoudre un problème avec le même type de pensée que celle qui l'a créé", Albert Einstein. Alors, stop ou encore ? À Colibris, nous sommes convaincus que "l’avenir est dans le génie de la simplicité, le pouvoir de la créativité et l’élégance de la sobriété".  (26/10/18) (https://www.colibris-lemouvement.org/magazine/vers-sobriete-technologique

12/04/18  -  Colloque international sur les origines. Commencement, genèse et création dans l’art des XVe et XVIe siècles. Dans l’histoire de la pensée occidentale, il n’est sans doute aucune autre grande question qui ait autant fasciné et suscité d’infinies spéculations que celle des origines, origines des choses, des individus et plus encore du monde. L’idée qu’il serait possible de révéler et de mettre en lumière par les voies du savoir ce qu’il advint au commencement et de reconstituer la chaîne ininterrompue des événements reliant le présent à un passé immémorial s’illustre par une remarquable constance qui tend à faire de la question des origines ce que l’anthropologie, après Claude Lévi-Strauss, nomme un « invariant structurel ».
   L’ambition déclarée par certains individus de faire se lever le voile qui recouvre le mystère des origines de l’univers n’a rien perdu en effet de sa vigueur dans le monde contemporain. Les astronomes en particulier ne sont pas avares de nos jours en déclarations annonçant l’imminence de la révélation d’un secret qui a jusque-là échappé à la connaissance humaine. Ils sont pourtant loin d’être les premiers à s’essayer à un tel exercice de la pensée. La question des origines – et c’est là sa grande particularité – se situe à la frontière de la science et du mythe, de la raison et de l’imagination. C’est cela qui explique, ainsi que le rappelle Michel Cazenave, que « la connaissance objective du monde phénoménal apparaît souvent aujourd’hui comme l’endroit d’une image que les expériences visionnaires du mythe et de la mystique ont exploré à l’envers et en creux ».
   Dans l’histoire occidentale, la première modernité – plus communément nommée la Renaissance –, entendue en ses limites chronologiques étendues – de la fin du XIVe siècle au début du XVIIe siècle –, est la période où l’intérêt pour les origines s’est le plus singulièrement manifesté et affirmé dans les multiples champs du savoir.
   Dans le domaine des arts visuels et de la littérature, les trois dernières décennies ont vu la parution de travaux décisifs qui ont abordé en partie la question des origines mettant en évidence son importance à la Renaissance. Les XVe et XVIe siècles voit ainsi refleurir les grands décors inspirés du récit biblique de la création du monde et nombre d’images inspirées des cosmogonies païennes d’Hésiode, d’Ovide, du Pimandre attribué à Hermès Trismégiste ou de Boccace, mais également des représentations liées aux origines de l’humanité ou à ces humanités originelles que les individus découvrent notamment dans la figure de l’ « homme sauvage ». On s’emploie à figurer les différentes manifestations des cycles du temps et des interactions des éléments qui reflètent la vie du cosmos, ainsi que le travail de génération de la nature dans les grottes artificielles et les jardins du XVIe siècle.
   Michel Jeanneret (
Perpetuum mobile. Métamorphoses des corps et des œuvres de Vinci à Montaigne, 1997) a élargi cette perspective en s’intéressant à des œuvres qui mettent en scène cette méditation sur le « charme des débuts, », sur « le mystère de la naissance », sur « l’amour des commencements », en somme toute cette « pensée de l’inchoatif » qui est au cœur du projet humaniste de la Renaissance et dont les œuvres d’art incarnent les diverses rêveries. Pour les artistes, la figuration des origines est souvent inséparable des mythes de naissance de l’art et de la mise en scène du travail artistique lui-même s’exposant dans son processus de genèse qui, à la manière du monde, témoigne de son passage du chaos au cosmos, des « Ténèbres » à la « Lumière », de sa virtualité à son actualité, de son indétermination à son accomplissement.     (…)
 Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne : 28, 29 et 30 mai 2018 (Paris); Université de Tel Aviv ; 14, 15 et 16 mai 2018 (Tel Aviv) 

 

 

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BB : Origine de notre Univers qui aurait commencé en tous lieux par une gigantesque explosion. On le date aujourd’hui de 13,7 milliards d’AL. C’est simplement le moment à partir duquel on peut parler de l’Univers et de la matière nucléaire.

-  Les premiers instants de l'univers observés par des physiciens...
-  UNESCO à Paris,  pour fêter la naissance de l'Univers et de la matières autour de deux  résultats scientifiques d'une importance capitale pour la compréhension de l'origine de notre Univers.
https://www.youtube.com/watch?v=JfXYbQ3Uj9o
L'univers de l'ESA : vidéos
-  Arbre à
palabres du CNES : Ramenez votre fraise !