«Je suis absolument contraire, écrivait Zola, aux courses de taureau, qui sont des spectacles dont la cruauté imbécile est, pour les foules,  une éducation de sang et de boue.»  (« Les lettres et les arts » 1899)

Abrogation de l’inscription de la corrida au patrimoine culturel immatériel (PCI) français

Le CRAC Europe et Droits des Animaux poursuivent leur action

Le 22 avril 2011, la France stupéfaite apprenait l’inscription de la corrida au PCI français. Le 24 avril 2011, le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, écrivait dans ses carnets (La récréation, 2013, R. Laffont, page 408) : « Stupéfaction ! Une obscure commission du ministère dont je ne soupçonnais même pas l’existence vient d’inscrire la tauromachie au patrimoine immatériel de la France au même titre que les chants e bergers basques et la tarte Tatin. La tauromachie n’est pas une tradition innocente et j’imagine le forcing auquel ont dû se livrer en catimini toutes sortes d’élus pour entraîner une poignée de fonctionnaires à consigner cette inscription. »

Le CRAC Europe et l’association Droits des animaux ont immédiatement attaqué cette inscription. Ils ont perdu en première instance le 3 avril 2013, contre toute attente, et ont fait appel de cette décision du tribunal administratif de Paris. L’audience de la cour administrative d’appel de Paris se déroulera le lundi 18 mai à 15h00. De nouveaux arguments seront développés. Si nécessaire, les associations requérantes feront valoir leurs droits devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme.

Jean-Pierre Garrigues  Président du CRAC Europe (Comité Radicalement Anti Corrida) pour la protection de l’enfance

David Chauvet  Droits des Animaux

21/06/2015  -  Rieumes, l’argent public qui finance la torture

Dans le cadre de la prochaine manifestation unitaire contre la corrida qui se tiendra à Rieumes le 28 juin 2015, en collaboration avec ses habituels partenaires (Animaux en péril, FLAC, Fondation Brigitte Bardot) et l’ARAC (Association rieumoise anti-corrida), le CRAC Europe pour la protection de l’enfance s’est intéressé, entre autres, à l’aspect financier de l’organisation des spectacles de sang par le club taurin rieumois.
    Selon des sources locales, les arènes temporaires utilisées, d’une capacité de 3 000 places, ont toujours été très loin de faire le plein. Si, ailleurs, des arènes plus importantes avec un taux de remplissage nettement supérieur, se révèlent incapables de présenter un budget équilibré, comment le club taurin rieumois peut-il réitérer son organisation tous les ans sans être en cessation de paiement ?
   Question à laquelle le CRAC Europe pour la protection de l’enfance a bien sûr la réponse : à Rieumes comme dans n’importe quelle ville de sang, l’argent public coule à flots, et ce depuis tous les niveaux du millefeuille politique français.

En effet, les organisateurs des séances de torture locales peuvent compter sur les collectivités territoriales (conseil municipal de la commune de Rieumes, Conseil départemental de Haute-Garonne, Conseil régional de Midi-Pyrénées) pour accéder tous les ans à des aides financières publiques d’un montant global de 5 000 à 6 000 €.

Scandaleuse dès le premier euro, cette distribution ne permet pas à elle seule de financer l’intégralité des spectacles de sang. S’y ajoutent bien sûr les faibles recettes enregistrées au guichet et la participation de quelques enseignes du secteur privé, ce qui se révèle toujours insuffisant.

Qui permet donc au club taurin d’équilibrer ses comptes et ainsi de pouvoir reprogrammer des séances de torture l’année suivante ? Ni plus ni moins que l’État français qui, par l’entremise de la réserve parlementaire et de l’ex-sénateur Bertrand Auban, lui a octroyé en 2013 la somme de 10 000 €, ce qui porte à plus de 70 000 € les subventions nationales versées depuis 2005 et rattachées au ministère de la Culture !

Ministère qui avait vu, en avril 2011, la corrida intégrée à la liste du patrimoine culturel immatériel français par une commission occulte dont le ministre de la Culture de l’époque, Frédéric Mitterrand, n’avait même pas connaissance. Hérésie corrigée récemment par la Cour administrative d’appel de Paris qui a abrogé ce classement allant à l’encontre de la volonté des trois-quarts  des citoyens de ce pays qui se prononcent en faveur de l’abolition de cette pratique anachronique sanglante, indigne d’une nation dite civilisée.

Rieumes est donc une nouvelle preuve, s’il en était besoin, de ce que le CRAC Europe pour la protection de l’enfance répète depuis tant d’années : sans argent public, aucune corrida ou novillada ne pourrait avoir lieu en France. Situation d’autant plus scandaleuse lorsque l’État français lui-même finance une activité reconnue comme délictuelle au sein de son propre Code pénal.

Dossier complet : Rapport financier Rieumes (PDF, 35 pages)  David Joly   Trésorier du CRAC Europe   Tél : 06 16 83 33 56
14/07  -  Corrida et patrimoine culturel, réactions de personnalités
Le 1er juin 2015, la Cour Administrative d’Appel de Paris déclarait l’abrogation de l’inscription de la corrida au patrimoine culturel immatériel de la France (PCI), à la suite d’une procédure de plusieurs années menée par le CRAC Europe et Droits des Animaux. Dans son décret, le président de la Cour précisait que cette abrogation devait être considérée comme effective dès le mois de mai 2011.
   Dans les semaines qui ont suivi, Luce Lapin, directrice de campagne du CRAC Europe, par ailleurs journaliste à Charlie Hebdo, a sollicité un certain nombre de personnalités de premier plan pour obtenir leur réaction à cette victoire tant juridique qu’éthique. Les réponses obtenues à ce jour sont signées par :

Henry-Jean Servat (journaliste, co-président d’honneur du CRAC Europe),  Patrick Pelloux (médecin urgentiste, co-président d’honneur du CRAC Europe),  Allain Bougrain-Dubourg (président de la Ligue pour la Protection des Oiseaux, signataire du manifeste abolitionniste du CRAC Europe),  Laurence Abeille (députée EELV, dépositaire d’une proposition de projet de loi abolissant la corrida), Pascal Durand (député européen EELV, membre d’honneur de la FLAC, signataire du manifeste abolitionniste du CRAC Europe),  Sylvie Goy-Chavent (sénatrice de l’Ain, parti Radical)  Gérard Charollois (président de la Convention Vie et Nature, magistrat de l’ordre judiciaire).

Toutes ces prises de position peuvent être lues dans leur intégralité sur le site du CRAC Europe.

-  14 août : Dans l'Indépendant  au courrier des Lecteurs, suite  au "découpage" du torero de bois de l'entrée à Millas-66 :
"Torero vandalisé: "Heureuse initiative"

De F.Parramon. "En traversant Millas, la semaine dernière, j'ai eu la surprise de constater que la statue du toréador qui ornait le rond-point d'entrée du village avait disparu. Je félicite la municipalité pour cette heureuse initiative. En effet, cette œuvre, d'un esthétisme douteux, aurait pu faire croire que cette charmante bourgade, offrant beaucoup d'autres distractions, ne se focalisait que sur des fêtes sanglantes. Un bon point donc pour les élus de Millas et pour leurs administrés."

01/09/2015  -  Lettre ouverte à Mme Beccuau, procureur de Nîmes, Procureur de la république près le Tribunal de Grande Instance de Nîmes

Madame le Procureur,

Suite aux événements dramatiques qui s’étaient déroulés le 8 octobre 2011 dans les arènes de Rodilhan (lynchage de militants pacifistes par des aficionados), vous aviez annoncé un audiencement pour fin 2013 dans un courrier adressé le 26 juillet 2013 à notre avocat Me Jean-Robert Phung. Puis par voie de presse, nous apprenions début 2014 que ce procès pourrait se tenir courant 2014.

Alors que le gendarme en charge de l’enquête a de nouveau terminé les compléments d’enquête que vous lui aviez demandés en mars 2015, nous attendons toujours une date pour ce procès sans précédent. Que se passe-t-il ? Les quelque 70 victimes de violences n’ont toujours aucune nouvelle et n’ont reçu aucune information ? Est-ce normal ?

Comme vous le savez, pour les abolitionnistes de la torture tauromachique, Rodilhan est devenu un symbole. Tout comme pour les aficionados. Le monde de la tauromachie rodilhanaise pourrait jouer l’apaisement en attendant la tenue de ce procès au cours duquel le maire du village sera mis en cause. Il n’en est rien et cette année, M. Reder a de nouveau organisé la finale de « graine de torero » rebaptisée « Bolsin » pour l’occasion. Suite à notre déclaration de manifestation dont la presse s’est faite honnêtement l’écho, la séance de massacre du 14 juin 2015 a été annulée, puis reportée le 4 octobre prochain, générant d’importantes dissensions dans le mundillo nîmois.

Madame le Procureur, nous allons à nouveau manifester le 4 octobre 2015 à Rodilhan, quatre jours avant la date anniversaire de ce déchainement de violence des aficionados. Comme une ultime provocation, M. Reder a choisi la journée mondiale des animaux pour organiser sa séance de boucherie à ciel ouvert. La tension est extrême et nous sommes très inquiets. Comme vous le savez, nous sommes pacifistes et aucun aficionado n’a jamais été blessé. Et nous continuerons toujours sur cette ligne de conduite, la seule acceptable pour nous. La violence, l’hyper-violence est en face, comme elle l’a toujours été. L’inscription de la corrida au patrimoine culturel immatériel de la France a été abrogée le 1er juin dernier par la Cour d’Appel Administrative de Paris suite à l’action du CRAC Europe et de Droits des Animaux. Les pratiques sanguinaires, dont la corrida, sont fortement remises en cause en Espagne, berceau de la tauromachie. Les aficionados sont de plus en plus violents car l’existence de leurs pratiques barbares est en grand danger.

Nous constatons enfin avec tristesse que les lenteurs de la justice face à ce que le maire de Rodilhan à lui-même qualifié de « lynchage » ont pour conséquence le fait que justice ne sera jamais rendue pour quatre militants décédés depuis cette « corrida humaine »…

Dans ce contexte très particulier, pouvons-nous espérer, Madame le Procureur, l’annonce d’une date de procès avant le 4 octobre prochain ? Cela permettrait de montrer aux aficionados qu’il n’y a pas d’impunité pour leurs actes violents, contrairement à ce qu’ils croient, et aux victimes abolitionnistes que nous sommes que la justice est prête à œuvrer en toute impartialité.

Dans l’attente de votre réponse et avec espoir, veuillez croire, Madame le Procureur à l’expression de nos sentiments les plus respectueux mais aussi les plus déterminés.

Pour les associations organisatrices et les partenaires de l’action de Rodilhan 2011.  A Alès, le 31 août 2015

Jean-Pierre Garrigues   Président du CRAC Europe

17/07  -  « Céret 66 : «Corrida basta !», l’autre point de vue sur la tauromachie. Les anti-corridas manifestaient pacifiquement. Malgré des négociations très courtoises et des intentions pacifiques, les manifestants anti-corrida étaient cantonnés à l’entrée de la ville. (!)Leur demande de déambulation sur un parcours en ville ayant été refusé.
C’est donc sur le rond-point que la soixantaine de militants très motivés a mené son action avec à leur tête la présidente de l’association AnimaLibre, Michèle Robillard.

« L’an dernier nous étions avec les gens de Flac 66, mais cette année ils n’ont envoyé qu’un représentant. Nous sommes une quarantaine de membres plus des sympathisants dont quelques militants de Barcelone et une Australienne. »

L’association qui milite aussi contre les abattoirs, la production de foie gras et l’exploitation de la fourrure se revendique vegan.
«
Nous combattons tout ce qui touche à l’exploitation animale et le spécisme. Nous sommes tous terriens et avons tous les mêmes droits, humains et animaux. C’est notre grand combat. Mais toutes nos actions sont pacifiques, nous sommes contre toute forme de violence. » (L’Indépendant, p16)

(18/07 : Rixe de nuit à la feria de Céret: un jeune homme blessé à l'arme blanche et un en garde à vue )



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