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ECOLOGIE
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CONVENTION VIE ET NATURE  - 

  LES  LETTRES  HEBDOMADAIRES DE
 
 MONSIEUR  GERARD 
CHAROLLOIS
 
       

FRANCBAUDIE  -  24380  VEYRINES DE VERGT  -  TEL 06 76 99 84 65- 

DROCOURT NATURE vous parle un peu du Ciel,
de la Planète, des Hommes ET DES ANIMAUX

28/10  -  Et si on aimait l’Europe ?

Heureux les peuples qui ignorent l’emprise des obscurantismes religieux, les guerres tribales, les dictateurs d’opérettes, les querelles millénaires inexpiables, la peur du ciel et des milices inspirées par les dieux.
Heureux les peuples qui vivent les droits de l’homme, la liberté d’opinion, de mode de vie, la presse pluraliste et quelques garanties de droits sociaux.
L’Europe, berceau des Lumières, des droits de l’homme, de la raison, de la liberté de conscience et de mode de vie exerce sur le monde un attrait tel que des millions d’humains bravent tous les périls pour tenter de l’atteindre, ce radeau du salut dans un océan de violences, de corruptions, d’arriération qui maintiennent tant de gens dans la misère et les appartenances meurtrières.
Oui, j’aime l’Europe, celle de VOLTAIRE mais aussi de ROUSSEAU, celle de FEUERBACH et de SCHOPENAUER , de VICTOR HUGO et de Jean JAURES, celle qui protège la liberté de croire et de ne pas croire, celle qui offre à chacun la possibilité de vivre libre et de bénéficier de droits sociaux essentiels.
J’aime l’Europe qui édicte une directive portant conservation des oiseaux le 2 avril 1979 et une autre directive en faveur de la sauvegarde de la faune, de la flore et des milieux naturels le 21 mai 1992, normes juridiques que les lobbies n’auraient pas permis aux Etats-nations d’élaborer. 
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J’aime l’Europe de la cour européenne des droits de l’homme et celle de la charte des droits fondamentaux.
J’aime l’Europe avec ses racines chrétiennes d’antan et ces rameaux verdoyants couverts de laïcité et même d’athéisme.
Mais la secte tue l’Europe « en même temps » qu’elle détruit la biosphère et avilit l’humain par la cupidité.
Après la seconde guerre mondiale, ceux qui bâtirent l’Europe appartenaient à une école de pensée dite « libérale », adepte du tout économique, adorateur du Marché, dévots des entreprises privées, leurs temples qui ne créent richesses et emplois que lorsqu’ils génèrent des profits..
Ils ont construit une Europe de marchands, de banquiers, d’industriels, de lobbyistes, une Europe tournée vers le service de leur idéologie perverse qui sacrifie les peuples et la nature pour mieux servir la finance et les oligarques.
Ils ont gravé dans le marbre des traités leurs dogmes délétères et les opposent aux citoyens lorsque ceux-ci qui se croient encore en démocratie votent trop à « gauche » comme en Grèce ou trop à « droite » comme en Italie.
Pas question désormais d’améliorer les salaires, les retraites, les aides, car ce que les états donnent d’une main, ils doivent reprendre le double de l’autre.
Les peuples sont ligotés par les traités parce que ceux-ci contiennent des injonctions économiques partisanes, inspirées par l’orthodoxie « libérale ».
Alors, les peuples abusés rejettent l’Europe au lieu de rejeter l’origine du mal : le libéralisme économique intégral.
Les citoyens oublient bien vite que les régions, les nations pâtissent de dirigeants émargeant à cette idéologie et qu’ils élisent des députés Européens représentant la secte, notamment ceux du Parti populaire Européen (PPE).
Le malheur de l’Europe tient à ses bâtisseurs et à leur doctrine économique funeste.
Pour aimer l’Europe, il faudrait qu’elle serve le bien public, l’intérêt général et non les entreprises privées et la main invisible et néanmoins bien sale du Marché.
Pour aimer l’Europe, il lui faudrait une banque centrale qui ne prête qu’aux Etats et non aux banques et que les Etats ne se financent qu’auprès d’elle pour que les hôpitaux, les tribunaux, les commissariats de police, les universités, les laboratoires de recherches, les lycées, les établissements de protection de la nature et les aides sociales ne soient pas gérés comme des boutiques mais comme des services publics dont les bienfaits n’ont pas de prix.
Le Marché n’a rien à faire lorsqu’il y va de la santé, de l’éducation, de la sécurité des gens.
Aucune limitation financière ne borne le service de la vie.
Présentement, les charges pesant sur les retraités et les salariés, le blocage des rémunérations, les hausses de prix dégradent les conditions matérielles de vie des citoyens et, « en même temps », les oligarques accroissent très officiellement, en un an, leurs rémunérations de 14%.
L’opinion encaisse les coups, courbe l’échine et pense qu’il n’y a pas d’alternative.
Certes, la secte contrôle les médias et se fie à ses anesthésiques très bien maîtrisés.
Mais la supercherie ne durera pas toujours.
Ce n’est pas l’Europe qu’il faut défaire mais les dogmes économiques des traités.
Il suffit de changer les règles.
Pour l’heure, la démocratie est piétinée par une commission et un conseil Européen adeptes de l’austérité pour les peuples et des privilèges pour les maîtres du système.
Cela changera malgré les embûches juridiques disposées sur la voie du renouveau par la secte « libérale ».
Construisez une Europe fédérale sociale, écologique, généreuse pour ses citoyens, protectrice de la nature, avec des droits garantis pour l’arbre, l’animal et l’homme.
Cette Europe-là ne sera pas celle de la Macronie, de Mme THATCHER, pas celle de la dictature sournoise des lobbies.
Cette Europe sans critères purement financiers deviendra celle du peuple Européen enfin réconcilié autour de ses valeurs morales spécifiques.
Alors, tout le monde aimera l’Europe.
Gérard CHAROLLOIS

21/10  -  De la politique à la morale.
Les dirigeants politiques, acteurs en représentation, parlent éthique, responsabilité, vertu, efforts, sacrifices et souci du bien public.
Mais lorsque les grands intérêts sont en jeu, ils renient les principes les plus fondamentaux de la morale, s’accommodent des pires crimes, taisent les forfaitures et, cachant le sang sous le tapis, font des « affaires ».
Passer par pertes et profits les dizaines de milliers de victimes d’une guerre au YEMEN, l’assassinat d’un journaliste contestataire dans le consulat d’Arabie Saoudite, les négations des droits humains les plus élémentaires, pourvu que le criminel paie.
Les milieux d’affaires, la presse économique Etasunienne soutiennent BOLSONARO le fascisant candidat à l’élection présidentielle du Brésil du 28 octobre prochain, misogyne, raciste, homophobe, amoureux des armes, au même titre qu’ils soutinrent la dictature de PINOCHET au Chili.
Oubliés les belles résolutions, les grands principes moraux, les droits de l’homme, le respect de la vie, lorsque le règne de l’argent exige des reniements piteux. Réjouissons-nous, nous vivons en Europe et l’Europe fait moins mal que tous les autres.
Ici, les apostats ne sont pas fouettés, les femmes enfermées, les opposants assassinés, la presse bâillonnée.
Moins mal, oui, mais pourrait mieux faire.  A l’évidence, la démocratie et les droits du vivant représentent un horizon vers lequel on doit tendre, en sachant qu’il se dérobera toujours.
Ainsi, la France demeure monarchique et du fait même de ses institutions confère au pouvoir en place trop de privilèges.
Il faut attendre qu’ils perdent ce pouvoir pour que les successifs présidents répondent de leurs « indélicatesses » avec la loi.
La lenteur des procédures les concernant est telle qu’ils échappent bien souvent aux poursuites.
Les "affaires" ne sortent qu’en période de cohabitation lorsque les uns dénoncent les autres et possèdent les moyens de l’Etat pour faire sortir les petites turpitudes qu’autorise le sentiment de toute puissance. Le monarque et sa cour peuvent être aussi tentés d’instrumentaliser la loi et les services de répression pour discréditer leurs adversaires. Bien sûr, la Justice est imparfaitement indépendante et la police française très républicaine.
Mais la Justice ne traite que les infractions portées à sa connaissance, alors que les manquements les plus graves à l’intérêt général se dissimulent derrière les montages financiers et les arbitrages publics, l’opinion publique est distraite par des leurres, simples effets de théâtre.
Illustrons par quelques exemples très concrets ces jeux de rôles.
En 1986, le gouvernement consentit des concessions autoroutières à des entreprises privées pour une longue durée.
Or, pour tout observateur, ce marché fut une arnaque, un marché désastreux pour l’intérêt général et un magnifique cadeau aux dirigeants de ces sociétés. C’est la collectivité qui a perdu. Les actionnaires qui ont gagné.
Erreur d’appréciation des ministres ou collusion avec les oligarques ? A l’assemblée nationale, lors du vote des lois touchant à la santé, à l’environnement ou à l’agriculture, chacun sait que des lobbies sont à l’œuvre pour retarder les mesures sanitaires et de sécurité pour satisfaire des intérêts marchands.
Or, quel ministre, quel lobbyiste connaîtra la prison pour avoir tué des gens par l’amiante, le Chlordécone ou pour avoir détourné des fonds publics pour gratifier des petits amis ?  C’est que les successifs monarques fréquentent davantage les « hommes d’affaires » que les philosophes et les scientifiques.
Il y a des collusions évidentes, des amitiés dangereuses entre ceux qui ordonnent, légifèrent, décident et ceux qui récupèrent les fruits de ces choix étatiques et qui, en retour, par leurs médias ou leurs gratifications assureront la promotion du prince.
Bien sûr : « c’est pour le bien de l’emploi et du développement » !
Demain, l’Etat privatisera la lucrative Française-des-Jeux qui rapporte tant au trésor public et qui sera offerte aux petits copains très privés.
Les privatisations, belle loterie où les citoyens perdent toujours et où les oligarques gagnent gros !
Et pendant ce temps-là, la presse relate que Marine LE PEN serait inquiétée pour « apologie du terrorisme » parce qu’elle aurait placé sur un site internet des photos de décapitations perpétrées par l’Etat Islamique. Que l’on juge de mauvais goût de telles publications est une chose. Que l’on accuse la leader nationaliste de faire l’apologie du djihadisme devient ridicule.
Cent policiers perquisitionnent au domicile de Jean-Luc MELENCHON, chez ses collaborateurs et au siège de son parti pour dépassement d’un compte de campagne et affectation d’attachés parlementaires européens à d’autres missions politiques relèvent de l’écume d’une mer bien plus profonde.
Ce pays manque de contre-pouvoirs, de contrôles effectifs des affectations d’argent public, de corps intermédiaires suffisamment indépendants des monarques électifs. Les oppositions politiques devraient bénéficier, institutionnellement, d’un statut leur permettant de limiter l’absolutisme, certes temporaire, mais quasi-absolu, d’un homme et de sa cour. Pour l’heure, seule la presse exerce imparfaitement cette mission salutaire de dénonciation des fautes du pouvoir. Imparfaitement, parce que les oligarques ont acheté les journaux, les chaînes de télévision et les radios privées et parce que les journalistes sont victimes d’une « culture ambiante », d’un grégarisme les amenant à traiter tel ou tel fait en passant sous silence d’autres faits de société.
Exemple : Si une vingtaine de nazis défilaient en levant le bras et scandant « zig heil », les journaux télévisés en feraient des titres.
Lorsque des milliers d’opposants à la chasse manifestent, le conformisme journalistique fait silence.
Pour la presse dominante, il y a des thèmes, des valeurs à la mode, des idées prêt-à-porter, des sujets subalternes, des clichés convenus auxquels il est préférable de ne pas déroger.
Alors, le spectacle continue !
Gérard CHAROLLOIS

Vous êtes ici : Accueil  »  SOMMAIRE   »     CHAROLLOIS : Les Lettres   »   01 Septembre 2018

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