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ECOLOGIE
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Sommaire 


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CONVENTION VIE ET NATURE  - 

  LES  LETTRES  HEBDOMADAIRES DE
 
 MONSIEUR  GERARD 
CHAROLLOIS
 
       

FRANCBAUDIE  -  24380  VEYRINES DE VERGT  -  TEL 06 76 99 84 65- 

DROCOURT NATURE vous parle un peu du Ciel,
de la Planète, des Hommes ET DES ANIMAUX

15/09  -  Le climat et les incantations des politiques
Gouvernants, médias, animateurs d’O.N.G, jurent leur foi écologique en se lamentant du réchauffement de la planète.
Scientifiquement, le fait est établi. Les causes de l’effet de serre sont bien identifiés et même mesurables. L’ère industrielle a modifié la composition de l’atmosphère par augmentation du taux de gaz carbonique dans l’air et le taux de méthane aux incidences supérieures au premier nommé. Ces gaz réduisent le rayonnement infrarouge nocturne favorisant la conservation de l’énergie solaire parvenue au sol.
Oui, la température globale s’élève et le processus devrait se poursuivre avec l’augmentation de la présence de ces gaz dans l’enveloppe atmosphérique.
L’origine de cette modification de la composition chimique de l’air est également bien connue : la combustion des sources d’énergies fossiles et l’élevage.
Les humains redoutent tout autant le froid hivernal que les canicules et recourent à la climatisation. Les humains aiment les voyages et prennent l’avion, consomment des marchandises produites aux antipodes.
Ne nous faisons aucune illusion. Ils ne sont pas prêts à renoncer à ce mode de vie qui gagne l’ensemble des populations, les pays les plus pauvres aspirant à adopter les bienfaits du « progrès ».
N’étant pas avares en contradictions, les gouvernants organiseront des conférences internationales pour lutter contre l’altération climatique mais, en même temps, se réjouiront qu’un million de Chinois visitent PARIS au grand profit des tenanciers d’hôtelleries et des marchands de gadgets de luxe.
La consommation de voitures et de viande explose en Inde et en Chine, ce pays pillant les matières premières de l’Afrique, condamnant les pays de ce continent au sous-développement
( SUITE de la page d’accueil ) et à la corruption qui leur fera regretter la « France – Afrique ».
Les sociétés humaines se nourrissent « d’énergies » et, pour l’heure, la science n’offre guère d’alternative satisfaisante, n’en déplaise à ceux qui pensent qu’il « n’y a qu’à » !
Amis lecteurs, les énergies dites renouvelables ne permettent pas de remplacer les énergies fossiles ou autres et génèrent bien des dégâts collatéraux,
des agressions nouvelles contre la biodiversité et, bien évidemment, quelques nouveaux profits pour des « filières » industrielles.
Sans entrer ici dans des détails techniques, sachez que la construction d’une éolienne exige mille deux cents tonnes de béton et qu’oiseaux et chauves-souris qui n’ont rien demandé sont tués par les pales.
Pour examiner objectivement une question, il faut toujours se débarrasser d’a priori et aller à la racine des problèmes. Bref, il faut être « radical »
ce qui ne signifie nullement extrémiste comme l’imaginent les ignorants.
Partons des faits :
En quelques décennies, l’humanité a été multiplié par trois. Chaque jour, dans le monde, l’espèce humaine s’accroît de deux cent vingt-cinq mille hommes, soit quatre-vingt-neuf millions par an.
Pour anesthésier l’opinion et nier le défi démographique, certains démographes se rassurent en affirmant qu’en 2050, la population pourrait se stabiliser autour de dix milliards d’humains.
Il est exact que le taux de natalité s’abaisse opportunément avec le développement économique et culturel.
Mais ce que ne veulent pas prendre en compte les anesthésistes des consciences est que tout habitant de la terre aspire à vivre comme un Américain et un Européen, aspiration au demeurant légitime.
Or, couplé à un accroissement démographique, le développement économique compromet la viabilité de la terre.
Lorsque cinquante millions de Chinois et autant d’Indiens voudront, chaque année, voir de près la tour Eiffel, les oligarques derrière leurs tiroirs–caisses comprendront, mais un peu tard, que le système est létal.
Comment répondre à ce défi ?
Non pas en refusant aux hommes, à tous les hommes, la jouissance de vivre, de connaître la prospérité, de satisfaire leurs besoins.
Ne prônons pas une austérité, un ascétisme déprimant et sadomasochiste.
Que la vie soit belle !
Que chacun accède au bonheur et que reculent la misère, la souffrance et la mort !
Ni la guerre, ni la maladie ne doivent constituer des remèdes admissibles, d’un point de vue éthique, contre la surpopulation.
Il est urgent, tout simplement, de faire moins d’enfants pour que ces enfants soient plus heureux.
Tout être vivant possède un intérêt légitime à vivre, à ne pas mourir, mais nul n’a un intérêt à naître.
Il ne s’agit pas non plus d’imposer, d’interdire, d’user de coercitions pour limiter les naissances, car deux valeurs priment sur toute chose : la vie et la liberté.
Mais par des incitations financières et par une éducation débarrassée des préjugés obscurantistes, nous pouvons inviter à aimer davantage un enfant ou deux enfants, à l’assumer, le porter, le protéger plus et mieux.
L’humain doit, par ailleurs, accepter de partager les espaces avec les autres espèces, à laisser une place à la nature et à cultiver cet amour de la diversité des formes de vies, marque d’une nouvelle conquête de civilisation.
Ainsi, la bataille pour le climat est civilisationnelle, culturelle et dépasse l’écume des « transitions énergétiques », paravents des impuissances et occasions de nobles et vaines incantations.
La France ne représente que 1% des émissions de gaz à effet de serre.
Difficile de changer, dans ces conditions, la trajectoire du TITANIC.
En revanche, abolir la chasse, interdire les pesticides, limiter les infrastructures dévoreuses d’espaces naturels n’exigeraient rien d’autre qu’un peu de volonté politique pour sauver la biodiversité.
Ici, plus d’incantations. Il suffirait d’agir ce dont sont radicalement incapables les gouvernants, jouets pitoyables de la finance et des lobbies funestes qui leur assurent leurs minables petites carrières d’arrivistes.
Les gouvernants feignent d’ignorer les leviers dont ils disposent pour éviter d’avoir à s’en servir.
Le verbe leur est décidément plus accessible que l’action !
Gérard CHAROLLOIS

 

 09/09  -  Du ministère de l'impossible à celui de l’imposture.
En France, dans le régime institutionnel issu de l’actuelle constitution, tout pouvoir émane de la présidence de la république, faisant de ce pays une monarchie élective avec son chef, ses courtisans, ses obligés, ceux que le chef récompense pour leur docilité et ceux qui espèrent que leur soumission servile leur vaudra une promotion.
En France, la chasse, l’élevage, l’agrochimie s’organisent, plus qu’ailleurs en lobbies corporatistes artificiellement entretenus bien au-delà de ce qu’ils représentent démographiquement dans la société.
En France comme partout ailleurs en revanche, la secte « libérale » célèbre le culte de l’entreprise privée, de la promotion, de la croissance spéculative et non qualitative, sacrifiant les intérêts écologiques et sociaux à la loi du Marché.
En France, le ministère de l’environnement, dit de l’écologie, est celui qui subit le maximum de pression des lobbies et des petits intérêts sordides d’oligarques en mal d’opérations lucratives menées au détriment des milieux naturels.
Homme de convictions, Nicolas HULOT, fort de l’immense sympathie de ses concitoyens, crut pouvoir imposer tant aux lobbies qu’à la secte « libérale », les changements indispensables pour préserver la viabilité de la terre et le maintien de la biodiversité, des avancées de la condition animale.
Il a échoué et le monarque électif invita son ami Thierry COSTE, lobbyiste de la chasse et des armuriers, à une réunion le lundi 27 août, provoquant un sursaut de dignité de son ministre et son départ.  
Amis lecteurs, vous le saviez puisque je vous ai exposé le scénario, un an à l’avance. Pour attirer dans ses filets le populaire Nicolas HULOT, le monarque lui promit l’abandon de l’aéroport Nantais et rien d’autre.
Il faut se réjouir de cet abandon mais constater que des milliers d’hectares disparaissent chaque mois sous l’asphalte et le béton et que la faune demeure soumise aux exactions des chasseurs, premiers destructeurs choyés par le monarque.
Non, hélas, le départ de Nicolas HULOT n’éveillera pas les consciences des politiques, puisqu’ils en sont dépourvus et son seul mérite sera d’ébranler le pesant sommeil des spectateurs de la vie publique qui s’imaginaient que le « Macronisme » (traduisez le thatchérisme) était soluble dans l’écologie et le social.
En contribuant à la chute de popularité du régime, la démission de Nicolas HULOT n’aura pas été vaine.
On ne fait pas de l’écologie avec les amis du lobby chasse, avec la finance qui veut des montagnes d’or, des autoroutes, des lotissements partout.
Un nouveau ministre s’imagine honoré d’accepter une charge lui conférant moins de pouvoir qu’un COLBERT ou un TURGOT, ministres d’Ancien Régime.
Que fera-t-il ?
Il recevra les amis du président avec le respect qui s’impose et rien ne changera.
Une infime minorité exercera son emprise mauvaise sur ce pays en violation des aspirations majoritaires. La nature sera massacrée, l’animal torturé, la démocratie bafouée par la loi des lobbies.
J’exècre les lynchages et les dénigrements dirigés contre les personnes car seuls importent les faits et le grand combat des idées.
Aussi, je m’abstiendrai de toute critique à l’encontre de François de RUGY. Je m’en tiendrai aux faits, sans le moindre commentaire.
Ce militant écologiste adhéra au parti LES VERTS et fut élu député de cette formation en LOIRE-ATLANTIQUE. En 2015, il se sépare de son parti et soutient le gouvernement de Manuel VALLS dont il souhaiterait être ministre. En janvier 2017, il signe la charte de la primaire de la « belle alliance populaire » et concourt à cette primaire en s’engageant à soutenir celui qui en sortirait vainqueur. Toutefois, il refuse ce soutien à Benoît HAMON et se rallie à Emmanuel MACRON. Le parti du président détenant la majorité absolue à l’assemblée nationale le porte à la présidence de cette assemblée.
La fédération nationale des chasseurs se réjouit de sa nomination au ministère de l’écologie.
Qu’en pensent les 84% des Français qui souhaitent l’abolition de la chasse à courre ?
Quelles conséquences de ces gesticulations politiciennes pour les millions d’alouettes, de grives, d’oiseaux d’eau exterminés par les « gestionnaires de la faune » ?
Puisqu’en cinquième république, seul compte la volonté du monarque, les ministres étant sur des sièges éjectables, pour sauver l’arbre, l’animal et l’homme, le temps n’est pas venu.
Dans les médias, les fumigènes s’agiteront pour vous parler de " transition énergétique ", de " volonté de changements ", de " climat ". Dans les faits, rien ne sortira aussi longtemps que les lobbies gangrèneront l’Etat.
J’entends bien : il y a des contraintes économiques, techniques, sociales pour orienter autrement la politique énergétique. Mais, pour protéger nos oiseaux, pour interdire la torture des blaireaux par la vénerie, il suffirait d’un peu de courage et de dignité.
Mais cela ne fleurit guère dans les allées du pouvoir !
Gérard CHAROLLOIS

 

EN MARCHE VERS LA REGRESSION  ou  lettre ouverte de Mr Charollois à Mr. Macron 
(http://www.ecologie-radicale.org/media/opinions/1572-en-marche-vers-la-regression-ou-lettre-ouverte-a-mr-macron)

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CHAROLLOIS

-  Lettre ouverte à Macron

-  Un tabou : la question animale ?