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ECOLOGIE
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CONVENTION VIE ET NATURE  - 

  LES  LETTRES  HEBDOMADAIRES DE
 
 MONSIEUR  GERARD 
CHAROLLOIS
 
       

FRANCBAUDIE  -  24380  VEYRINES DE VERGT  -  TEL 06 76 99 84 65- 

DROCOURT NATURE vous parle un peu du Ciel,
de la Planète, des Hommes ET DES ANIMAUX

-  08/07  -  L'or : un métal qui les fascine
La France possède l’un des plus grands domaines maritimes du monde et une riche biodiversité grâce à ses possessions, départements et territoires d’outre-mer.
Mais les Français, héritiers du catholicisme, du rationalisme post-cartésien, amateurs d’abstractions et trop souvent étrangers au réel, n’aiment pas la nature.
Il suffit de comparer le nombre de militants dans les associations de protection de la nature en France (cinquante mille), en Angleterre, en Allemagne, en Scandinavie (cinq cent mille dans chaque pays).
Ici, plus que partout ailleurs, les lobbies contre nature règnent par la corruption et les connivences et ce d’autant que ces corruptions ne sont pas suffisamment sanctionnées judiciairement et par une opinion publique blasée et résignée à la médiocrité morale des décideurs.
Nos voisins sont beaucoup plus sévères pour les compromissions entre élus et lobbyistes et affairistes.
Parmi les joyaux écologiques, les paradis de la nature, nous possédons la Guyane avec sa flore et sa faune équatoriales luxuriantes. Pour son malheur, ce territoire recèle en son sous-sol du minerai d’or suscitant la convoitise des cupides qui n’hésitent pas à polluer gravement les eaux et les sols pour extraire ce métal en recourant à du mercure ou du cyanure.
Petits mafieux et grands gangsters du monde des affaires ne reculent devant rien pour faire du profit.
Ils empoisonnent sans regret la nature au même titre que pour faire de l’argent, ils vendent du tabac (poudre à cancer), de l’alcool, de l’amiante, des perturbateurs endocriniens, (
SUITE de la page d’accueil ) des insecticides, des fongicides, des herbicides et des armes merveilleusement efficaces.
Jamais aucun assassin affairiste ne répondra de ses crimes devant une cour d’assises pour avoir compromis la santé des hommes et la survie de la nature par sa quête du profit.
La contemplation de ces comportements criminels devrait nous édifier sur la véritable nature de l’homme, animal si souvent nuisible, lorsque la fièvre du profit l’anime.
Une firme un peu canadienne, un peu russe et sans doute autre chose, se propose d’ouvrir une mine d’or en forêt guyanaise, entre deux réserves naturelles et à plus de cent kilomètres d’une ville. Son projet comporte l’extraction de quatre vingt tonnes d’or susceptible de lui prodiguer un revenu de trois milliards d’Euros.
Pour une telle somme, un adepte du « libéralisme économique » assassinerait bien la planète entière en évoquant en guise d’excuse que cela créerait sept cents emplois en CDD.
Le projet consiste à ouvrir une tranchée de deux kilomètres de longueur sur 600 mètres de largeur et 200 mètres de profondeur.
Bien sûr, il y aura utilisation massive d’extracteurs chimiques à haute toxicité et la création de pistes et infrastructures lourdes pour véhiculer le minerai et amener l’énergie.
Que fera le gouvernement français ?
Il devrait, bien évidemment, refuser cette opération spéculative contraire au respect de la biodiversité et je ne doute pas que l’actuel ministre de l’écologie désapprouve fondamentalement cette agression contre la forêt amazonienne.
Mais Nicolas HULOT a reçu le lot de son ralliement au pouvoir, à savoir l’abandon de l’aéroport de NOTRE-DAME-DES-LANDES et il n’a pas le rapport de forces favorable nécessaire pour combattre l’appétit insatiable des oligarques.
Aussi, il serait étonnant que dans le contexte politique du jour, sous le règne de l’argent, la Guyane préserve sa nature.
Nous vivons une époque sinistre où des peuples-enfants, manipulés par les forces d’argent, oublient que la vie vaut mieux que le profit d’une poignée de parasites sociaux à la tête des firmes et de la finance.
Le dieu des chrétiens aurait déclaré : « Les premiers seront les derniers ».
Voilà un juste programme que devraient intégrer ceux qui n’utilisent les religions que pour endormir le troupeau et qui servent les intérêts des « premiers de cordées ».
Les personnages conceptuels de l’Histoire ont des paroles fortes que les maîtres du temps invoquent ou occultent selon leurs besoins.
Gérard CHAROLLOIS

-  01/07  -  Le massacre des innocents

Alors que le pouvoir politique détruit tous les droits sociaux et refuse d’instaurer une véritable protection du vivant, l’opinion publique, décidément bien mal inspirée, l’accable pour la seconde mesure positive qu’il a adoptée depuis un an, à savoir la limitation de vitesse à 80 km/h sur les routes départementales, la première mesure favorable au bien public ayant été l’abandon du projet d’aéroport à NOTRE-DAME-DES LANDES.
Pour tout le reste, vous pouvez blâmer une action au service de la finance et au détriment de l’arbre, l’animal et l’homme.
Mais les « beaufs » se réjouissent toujours de voir les coups de bâton s’abattre sur leurs voisins sans s’apercevoir que les bâtons vont les frapper lorsque viendra leur tour.
En revanche, le « beauf » râle volontiers lorsqu’on atteint sa liberté de nuisance. Or, reconnaissons que le trafic routier est une nuisance.
Certes, une nuisance nécessaire puisque tout le monde en bénéficie quasi-quotidiennement, mais une nuisance évidente.
Bruit, pollution, emprise sur l’espace naturel et surtout massacres des innocents.
Bien sûr, nous aurons une pensée pour les quatre mille morts humaines chaque année sur les routes et pour d’autres milliers d’atteints irrémédiablement dans leur intégrité physique par des accidents. 
Nul ne peut contester que la réduction de la vitesse réduit corrélativement les incidences d’un choc et donc le nombre des victimes de la route.
Quant aux oiseaux qui s’éclatent sur les parebrises, les mammifères écrasés, ils se comptent par centaines de milliers.
Qui s’en soucie ?
Le trafic routier ne tue pas que des chauffards et de paisibles usagers de la voie publique. Il participe au grand massacre de notre faune et tout y passe, de la chouette effraie au chevreuil, du crapaud au hérisson, du chat domestique au loup.
Plus la vitesse est grande et plus la potentielle victime se trouve en danger par réduction de son temps de fuite.
Ainsi, limiter la vitesse économisera des vies et accessoirement du carburant dont la consommation par les moteurs croît avec la vitesse.
Évidemment, les temps de trajet seront accrus et peut-être momentanément le nombre des amendes pour excès de vitesse.
Globalement, la mesure est bonne pour la nature.
Le respect de la vie n’étant pas la préoccupation première des gouvernants, il est peu probable que ces considérations éthiques aient animé les décideurs.
Ne soyons pas naïfs. Mais qu’importe le mobile. Il convient d’approuver pour une fois une mesure, éloge d’autant plus nécessaire qu’il se fait trop rare.
Et puis, le trafic routier offre une occasion de plus de dénoncer le caractère mafieux du système libéral.
La concession des autoroutes à des groupes privés a été faite dans des conditions scandaleusement défavorables à l’intérêt général.
Il en est presque toujours ainsi des pseudo-partenariats public/privé dans lesquels le public supporte les pertes et le privé tire les profits.
Comment pourrait-il en être autrement puisqu’une entreprise privée a pour objectif unique et vital de faire du profit ?
Ces montages innombrables dans de nombreux secteurs justifieraient des poursuites pénales appropriées, car nous quittons la route des choix politiques pour tomber dans le fossé de la criminalité d’Etat.
Allons, un coup d’accélérateur sur les poursuites judiciaires à l’encontre des collusions entre la finance qui achète et les politiques qui se vendent !
Ici, pas besoin de limitation de vitesse, le flou des textes et le manque de magistrats y pourvoient. 

Gérard CHAROLLOIS

 

EN MARCHE VERS LA REGRESSION  ou  lettre ouverte de Mr Charollois à Mr. Macron 
(http://www.ecologie-radicale.org/media/opinions/1572-en-marche-vers-la-regression-ou-lettre-ouverte-a-mr-macron)

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CHAROLLOIS

-  Lettre ouverte à Macron

-  Un tabou : la question animale ?