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CONVENTION VIE ET NATURE  - 

  LES  LETTRES  HEBDOMADAIRES DE
 
 MONSIEUR  GERARD  CHAROLLOIS
 
       

FRANCBAUDIE  -  24380  VEYRINES DE VERGT  -  TEL 06 76 99 84 65- 

DROCOURT NATURE vous parle un peu du Ciel,
de la Planète, des HUMAINs ET DES ANIMAUX

-  23/03/20  -  Le printemps silencieux et la vengeance du fourmilier

La nature s’étonne.
Un étrange silence et une paix nouvelle s’installent sur la Terre.
Le grand nuisible, cancer de la terre, tortionnaire de la vie, semble avoir disparu avec ses gros fusils, ses moteurs vrombissants, son piétinement irrespectueux, son arrogance puérile.
Enfin plus de chasse, plus de grands travaux qui écrasent les espaces naturels et déménagent la vie partout.
Des hommes cruels et sots (tares indissociables) tuèrent, consommèrent la chauve-souris et le pangolin au nom de traditions ou de vertus médicinales imaginaires.
La faune sauvage ne demande qu’une chose : qu’on lui déclare la paix.
Certaines pratiques contre-nature favorisent l’apparition de virus nouveaux par mutations et franchissement de la barrière des espèces.
Le mal actuel résulte de ce processus bien connu.
Tout biologiste le sait mais l’animal humain demeure hermétique à la science et à la conscience.
Les déséquilibres écologiques, la surpopulation, les mouvements de masse sur la planète de l’espèce humaine agitée en tous sens ne pouvaient que déboucher sur la catastrophe sanitaire en cours.
Naguère, les pandémies avançaient à la vitesse du pas des hommes ou au mieux des chevaux.   (
Suite de la page d’Accueil)
Aujourd’hui, sans passeport, les virus prennent l’avion et la carte de l’épidémie recouvre celle des dessertes aériennes.
Peu probable que l’animal humain apprenne définitivement de l’épreuve qui le frappe.
Demain, un autre virus, tout aussi contagieux mais infiniment plus létal pourrait naître des pratiques d’exploitation immorale de la nature, des élevages concentrationnaires.
Présentement, le chant de la nature remplace momentanément le vacarme malfaisant des hommes cupides et déprédateurs.
Faut-il s’en réjouir ?
J’ai toujours préconisé une autre issue de secours, une autre sortie de la société de dévastation, une sortie non misanthropique, une issue de réconciliation de l’homme avec la vie dans sa merveilleuse et fragile diversité.
Science et conscience s’imposent.
Science, pour faire reculer la souffrance et la mort.
Conscience, pour abolir tout acte de violence et de cruauté à l’encontre des êtres vivants.
Je dis science, ce qui implique que l’humanité consacre des crédits illimités à la recherche bio-médicale pour vaincre les viroses, mais aussi les cancers et les leucoarioses, maladies neuro-dégénératives.
Ces maladies ne sont pas plus des fatalités que ne le furent la peste, le choléra, la phtisie galopante, la diphtérie et la variole vaincues ou éradiquées.
D’aucuns pourraient observer avec une indifférence froide les malheurs accablant ce calamiteux élu des Hautes-Alpes offrant au préfet une queue de loup ou ces électeurs de DORDOGNE préférant une route à la sauvegarde d’une vallée.
N’ont-ils pas mérité la vengeance de la chauve-souris et du pangolin ?
Personnellement, je préfère la conversion du grand nuisible à son châtiment.
Science et conscience sont accessibles à tous les hommes pour peu qu’ils s’en donnent la peine.
L’amour de la vie ne se divise pas.
Changeons de société et apprenons le respect d’autrui, c’est-à-dire celui de la chauve-souris et du pangolin qui ne nous veulent et ne nous feront aucun mal pour peu que nous renoncions à les manger.
Les ennemis de la vie s’appellent ici le chasseur et le virus car tous deux tuent.

Gérard CHAROLLOIS  (https://www.ecologie-radicale.org/media/editos/1829-le-printemps-silencieux-et-la-vengeance-du-fourmilier)

 

 

-  23/02/20  -  Sous la botte : suite
Le pouvoir politique en place sert les féodalités de la finance, de l’agro-productivisme, des oligarques et de la chasse, révélateur du degré de corruption et d’indigence éthique des décideurs.
80% des Français condamnent le loisir de mort dont le nombre des adeptes n’est plus de un million trois cent mille comme le clament les petits GEOBBELS de la chasse, mais de l’ordre de huit cent mille.
Le 27 août 2018, le monarque recevait à l’ELYSEE ses amis les chasseurs dont leur lobbyiste professionnel. Le lendemain matin sur FRANCE-INTER, Nicolas HULOT, alors ministre de l’écologie, annonçait son départ du gouvernement, cette réception cynégétique étant la goutte d’eau qui fit déborder le vase des impostures.
Diminution du coût du permis de chasser et promesses d’autres cadeaux à venir signaient la soumission du chef de l’état français à un lobby hargneux, cramponné à ses privilèges, obsédés par une viscérale hostilité à l’approche écologique de l’animal et de la nature.
Le premier janvier 2017, une agence française de la biodiversité voyait le jour, instance créée par l’ancienne majorité politique et les chasseurs, propriétaires de l’office nationale de la chasse et de la faune sauvage, refusaient leur intégration dans cette structure par trop naturaliste à leur goût.
Changement de stratégie du lobby chasse qui intègre volontiers l’agence modifiée par le nouveau pouvoir encore plus docile que le précédent aux injonctions des cynégécrates.
Le 24 janvier 2020, l’assemblée nationale adopte la loi créant une agence française de la biodiversité, de la chasse et de la faune sauvage regroupant les deux précédentes instances : AFB et ONCFS.
Pourquoi cette volonté des chasseurs de se regrouper ?
Vous le devinez : ils resteront les maîtres de l’espace rural, de la faune, de la nature et des financements affectés à ces secteurs d’activités.
Ainsi, lors de la validation du permis de chasser, 5 euros seront prélevés en faveur de la préservation de la nature et l’état abondera par le versement de 10 euros.
Cela pourrait être salué favorablement, mais le ravi serait bien naïf de se réjouir.
La France vit sous la botte et le pouvoir est gangréné par le lobbying et les réseaux en tous genres.
Cet argent public sera géré localement par les fédérations départementales des chasseurs.
Dont on connaît le zèle écologiste !
Par un décret du 23 décembre dernier, publié au JO du 26 décembre, le pouvoir macronien remettait aux dites fédérations départementales des chasseurs la gestion des espaces ruraux et les propriétaires
 fonciers opposants à la chasse devaient solliciter des fédérations et non plus des préfets la mise en zone hors-chasse de leurs fonds.
Le plan de chasse aux grands animaux, naguère de la compétence des préfets, est dévolu aux fédérations, associations militantes et non administrations neutres, impartiales et sereines.
Un décret est en préparation pour permettre aux addictifs des saignées de tuer le cochonglier dès le premier juin ce qui évitera un sevrage estival du tueur agréé.
La France va subir une chasse permanente, ouverte toute l’année.
Les vacanciers estivaux, les randonneurs et la faune apprécieront !
82% des Français veulent des dimanches sans chasse.
Qu’à cela ne tienne, le monarque leur offre la chasse perpétuelle.
Pour nombre de petits commentateurs, journalistes, essayistes de métier, la chasse est un sujet bien subalterne, amusement innocent de bouseux arriérés mais folkloriques.
La chasse n’est pas, pour eux, un sujet sérieux d’observation, de commentaire, d’étude car le phénomène affecte des territoires périphériques loin des salles de rédaction, des cercles universitaires,
 des bibliothèques où l’agent de la voix publique vit et travaille.
Le journaliste, l’essayiste, formatés par un monde urbain, considèrent avec une indulgence mêlée de condescendance le monde de la chasse désuet et tellement lointain. Erreur, car la chasse révèle le mal profond du pays.
La chasse tue, pollue, dégrade la biodiversité mais elle prouve avec éclat la servilité des dirigeants politiques aux jeux d’influences des réseaux et des petits copains.
L’affaire Élisa illustre cet embarras des décideurs confrontés au lobby chasse.
Cette jeune femme est morte dans Le département de l’OISE, suite à une attaque par des chiens alors qu’elle se promenait  dans une forêt où se déroulait une chasse à courre. A-t-elle été victime d’une meute de vénerie ou d’une agression par des chiens d’une autre race ?
Il suffisait d’analyser les traces ADN et la nature des morsures, non pas pour identifier individuellement les chiens mordeurs mais d’en connaître la race.
Inutile d’analyser les ADN des 67 chiens de meute présentés à la gendarmerie par les veneurs.
Il paraît que cela serait trop onéreux (cent mille euros) et le service public de la justice n’a plus les moyens de financer une telle expertise.
Il suffirait de dire quel type de chien est impliqué.
Chiens de chasse ou chiens de compagnie ? La vérité, c’est pour quand ?
Le peuple français peut bien souhaiter vivre sans la chasse, sa voix ne sera pas entendue dans ce domaine à l’instar de tous les autres.
Démocratie et abolition de la chasse attendront que tombe un régime politique indigne de ce pays.
Pour que tombe ce régime oligarchique, il faut l’unité du peuple contre les féodaux du temps.

Gérard CHAROLLOIS  (https://www.ecologie-radicale.org/media/editos/1821-sous-la-botte-suite)

 

 

 

CHAROLLOIS

-  Lettre ouverte à Macron

-  Un tabou : la question animale ?

Ci-dessus,   Monsieur CHAROLLOIS  :  Ses lettres hebdomadaires

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