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CONVENTION VIE ET NATURE  - 

  LES  LETTRES  HEBDOMADAIRES DE
 
 MONSIEUR  GERARD  CHAROLLOIS
 
       

FRANCBAUDIE  -  24380  VEYRINES DE VERGT  -  TEL 06 76 99 84 65- 

DROCOURT NATURE vous parle un peu du Ciel,
de la Planète, des HUMAINs ET DES ANIMAUX

-  23/02/20  -  Sous la botte : suite
Le pouvoir politique en place sert les féodalités de la finance, de l’agro-productivisme, des oligarques et de la chasse, révélateur du degré de corruption et d’indigence éthique des décideurs.
80% des Français condamnent le loisir de mort dont le nombre des adeptes n’est plus de un million trois cent mille comme le clament les petits GEOBBELS de la chasse, mais de l’ordre de huit cent mille.
Le 27 août 2018, le monarque recevait à l’ELYSEE ses amis les chasseurs dont leur lobbyiste professionnel. Le lendemain matin sur FRANCE-INTER, Nicolas HULOT, alors ministre de l’écologie, annonçait son départ du gouvernement, cette réception cynégétique étant la goutte d’eau qui fit déborder le vase des impostures.
Diminution du coût du permis de chasser et promesses d’autres cadeaux à venir signaient la soumission du chef de l’état français à un lobby hargneux, cramponné à ses privilèges, obsédés par une viscérale hostilité à l’approche écologique de l’animal et de la nature.
Le premier janvier 2017, une agence française de la biodiversité voyait le jour, instance créée par l’ancienne majorité politique et les chasseurs, propriétaires de l’office nationale de la chasse et de la faune sauvage, refusaient leur intégration dans cette structure par trop naturaliste à leur goût.
Changement de stratégie du lobby chasse qui intègre volontiers l’agence modifiée par le nouveau pouvoir encore plus docile que le précédent aux injonctions des cynégécrates.
Le 24 janvier 2020, l’assemblée nationale adopte la loi créant une agence française de la biodiversité, de la chasse et de la faune sauvage regroupant les deux précédentes instances : AFB et ONCFS.
Pourquoi cette volonté des chasseurs de se regrouper ?
Vous le devinez : ils resteront les maîtres de l’espace rural, de la faune, de la nature et des financements affectés à ces secteurs d’activités.
Ainsi, lors de la validation du permis de chasser, 5 euros seront prélevés en faveur de la préservation de la nature et l’état abondera par le versement de 10 euros.
Cela pourrait être salué favorablement, mais le ravi serait bien naïf de se réjouir.
La France vit sous la botte et le pouvoir est gangréné par le lobbying et les réseaux en tous genres.
Cet argent public sera géré localement par les fédérations départementales des chasseurs.
Dont on connaît le zèle écologiste !
Par un décret du 23 décembre dernier, publié au JO du 26 décembre, le pouvoir macronien remettait aux dites fédérations départementales des chasseurs la gestion des espaces ruraux et les propriétaires
 fonciers opposants à la chasse devaient solliciter des fédérations et non plus des préfets la mise en zone hors-chasse de leurs fonds.
Le plan de chasse aux grands animaux, naguère de la compétence des préfets, est dévolu aux fédérations, associations militantes et non administrations neutres, impartiales et sereines.
Un décret est en préparation pour permettre aux addictifs des saignées de tuer le cochonglier dès le premier juin ce qui évitera un sevrage estival du tueur agréé.
La France va subir une chasse permanente, ouverte toute l’année.
Les vacanciers estivaux, les randonneurs et la faune apprécieront !
82% des Français veulent des dimanches sans chasse.
Qu’à cela ne tienne, le monarque leur offre la chasse perpétuelle.
Pour nombre de petits commentateurs, journalistes, essayistes de métier, la chasse est un sujet bien subalterne, amusement innocent de bouseux arriérés mais folkloriques.
La chasse n’est pas, pour eux, un sujet sérieux d’observation, de commentaire, d’étude car le phénomène affecte des territoires périphériques loin des salles de rédaction, des cercles universitaires,
 des bibliothèques où l’agent de la voix publique vit et travaille.
Le journaliste, l’essayiste, formatés par un monde urbain, considèrent avec une indulgence mêlée de condescendance le monde de la chasse désuet et tellement lointain.
Erreur, car la chasse révèle le mal profond du pays.
La chasse tue, pollue, dégrade la biodiversité mais elle prouve avec éclat la servilité des dirigeants politiques aux jeux d’influences des réseaux et des petits copains.
L’affaire Élisa illustre cet embarras des décideurs confrontés au lobby chasse.
Cette jeune femme est morte dans Le département de l’OISE, suite à une attaque par des chiens alors qu’elle se promenait  dans une forêt où se déroulait une chasse à courre.
A-t-elle été victime d’une meute de vénerie ou d’une agression par des chiens d’une autre race ?
Il suffisait d’analyser les traces ADN et la nature des morsures, non pas pour identifier individuellement les chiens mordeurs mais d’en connaître la race.
Inutile d’analyser les ADN des 67 chiens de meute présentés à la gendarmerie par les veneurs.
Il paraît que cela serait trop onéreux (cent mille euros) et le service public de la justice n’a plus les moyens de financer une telle expertise.
Il suffirait de dire quel type de chien est impliqué.
Chiens de chasse ou chiens de compagnie ?
La vérité, c’est pour quand ?
Le peuple français peut bien souhaiter vivre sans la chasse, sa voix ne sera pas entendue dans ce domaine à l’instar de tous les autres.
Démocratie et abolition de la chasse attendront que tombe un régime politique indigne de ce pays.
Pour que tombe ce régime oligarchique, il faut l’unité du peuple contre les féodaux du temps.


Gérard CHAROLLOIS  (https://www.ecologie-radicale.org/media/editos/1821-sous-la-botte-suite)

 

 

08/02/20  -  Affaire Elisa : silence, ils tuent.

Il y a trois mois, dans une forêt de l’OISE, Elisa PILARSKI était tuée par morsures de chiens.
Elle avait eu le temps d’appeler au secours son compagnon en l’informant de ce qu’elle était attaquée par des chiens.
Elisa se promenait avec son chien que la vulgate qualifie de « chien d’attaque et de défense », ce qui ne veut rien dire, mais caractérise un chien de forte corpulence.
La jeune femme fut partiellement dévorée par les chiens et son propre animal présentait des traces de morsures.
Une chasse à courre se déroulait dans cette forêt.
Pour les enquêteurs, pour la police dite scientifique, l’affaire pouvait être élucidée très aisément par l’analyse de l’ADN et les traces des morsures.
Certes, il n’y a pas de « fichier ADN » des chiens et les auteurs de cet homicide peuvent tout aussi aisément soustraire les animaux impliqués aux investigations.
Dès lors, l’enquête devait échouer à identifier individuellement les chiens mordeurs mais, à ce jour, une vérité essentielle mériterait d’être connue de tous, à savoir, Elisa a-t-elle été victime de malinois, de staff, de bergers allemands ou de chiens de meute de chasse à courre ?
Un expert distinguerait sans ambiguïté possible les empreintes des crocs et les éléments biologiques (salive et poils) dissipant tout doute sur la nature de l’agression dont fut victime la promeneuse.
(Suite de la page d’Accueil)
Trois mois après les faits, la vérité se dérobe.
Le parquet local pourrait informer la presse par un communiqué comme cela se déroule désormais dans la plupart des graves affaires.
Poser une simple question dérange sans doute suffisamment pour que le silence soit gardé sur les résultats des investigations que j’expose ici.
Mes questions :
Par quelle race de chiens a été tuée Elisa ?
Combien d’animaux différents l’ont mordue ?
Impossible que les expertises ne répondent pas à ces questions.
Alors, combien de temps faudra-t-il aux autorités pour faire la lumière ?
Il est probable que le silence cache un embarras de certaines féodalités.
Mais ce silence pourrait devenir un aveu honteux s’il devait perdurer plus longtemps.
Je ne suis pas assez naïf pour demander quel chien déterminé a attaqué Elisa, mais quel type de chien se trouve incriminé.
Nous ne laisserons pas le temps faire œuvre d’oubli.
La vérité, les faits, la justice doivent passer !
Gérard CHAROLLOIS  (https://www.ecologie-radicale.org/media/editos/1819-affaire-elisa-silence-ils-tuent)

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-  Lettre ouverte à Macron

-  Un tabou : la question animale ?

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