Report a problem on the page N°.  Thanks.  -  Signalez un problème Merci.

Haut de Page     Accueil    


 - 
CONVENTION VIE ET NATURE  - 

  LES  LETTRES  HEBDOMADAIRES DE
 
 MONSIEUR  GERARD  CHAROLLOIS
 
       

FRANCBAUDIE  -  24380  VEYRINES DE VERGT  -  TEL 06 76 99 84 65- 

DROCOURT NATURE vous parle un peu du Ciel,
de la Planète, des HUMAINs ET DES ANIMAUX

()   05/09/19  -  La chasse : l'art de tuer 

Si « la chasse endeuille toujours nos automnes » comme l’énonçait Marguerite Yourcenar, réjouissons-nous de son inéluctable extinction par perte d’effectifs de ses adeptes.
Bien moins d’un million trois cent mille comme le proclame la mensongère propagande du lobby, le loisir de mort recueille sans doute environ huit cent mille pratiquants, nombre soigneusement dissimulé par les dirigeants cynégétiques en mal de fièvre obsidionale et soucieux de maintenir sous influence une classe politique indigente qui devance les plus nocives exigences des chasseurs.
Malgré une forte propagande, malgré la réduction de moitié du coût du permis de chasser, l’art de tuer ne séduit plus guère.
Ce déclin s’explique par des raisons matérielles : les espaces naturels propices à la chasse se réduisent avec l’urbanisation, les infrastructures, l’assèchement des zones humides, tandis que la faune disparaît et s’artificialise.
Les rituels guerriers, le goût des armes à feu et d’une relative violence inhérente à l’activité chasse sont passés de saison.
Mais l’essentiel est moral. Nos contemporains souhaitent établir avec l’animal et la nature un autre lien que celui de la guerre d’extermination.
Chacun sait qu’un animal est un être sensible et que la nature se meurt. Plus question de cribler de plombs un être sensible
(SUITE de la page d’accueil ) et de participer au massacre de la biodiversité.
Reste quelques irréductibles qui aiment tuer.
L’abolition de la chasse loisir serait souhaitée par une majorité de citoyens.
Le monarque, entouré par sa cour d’oligarques et de mondains conservateurs, vit en rupture avec les aspirations démocratiques et se trouve prisonnier d’une frange ringarde de la société avec son petit monde de banquiers, d’écoles « sélectes » où se perpétuent les copinages et les mœurs de grands-veneurs.
Les gouvernants osent parler d’écologie à tous les peuples de la terre mais, en violation du droit, prorogent la chasse des oies en février, permettent le tir des courlis, des tourterelles des bois, le piégeage des petits oiseaux à la glu, les tirs de loups et tous les modes les plus cruels de chasse à l’instar des déterrages.
Un esprit léger pourrait s’interroger sur mon opposition à ce loisir déclinant de ruraux et de financiers snobinards.
Pourquoi débattre sur ce sujet marginal et ce d’autant que l’homme exerce, par ailleurs, d’autres violations du respect qu’impose le caractère sensible de l’animal ?
C’est qu’en notre temps et ici, en Europe, la chasse allie la souffrance et la mort d’un être et la récréation d’un tueur.
La faim ne fait pas sortir le chasseur de son logis pour procurer une quelconque nourriture à sa famille.
Chasser, ici et maintenant, c’est tuer par pur plaisir.
En cela, l’activité chasse rejoint dans l’abjection éthique la corrida où un animal est torturé pour la réjouissance de sadiques.
Chasse et tauromachie insultent la dignité humaine puisqu’il n’y a pas de dignité sans respect de l’autre et sans révolte face à la mort.
La mort est un scandale.
Tout ce qui vit la rejette d’où l’invention de la « vie éternelle » par les religions.
Cette promesse de négation de la mort assura, durant des millénaires, le triomphe de la doctrine du salut mystique.
De nos jours, cette promesse perd de sa crédibilité pour la plupart, d’où de nouveaux défis pour pallier au scandale de l’anéantissement de l’être.
J’effleure ici de grandes questions en relation directe avec l’acceptation ou le refus de la chasse loisir.
Supprimer une vie ne doit pas se faire sans une immense émotion et une profonde douleur morale.
Il faut une indécrottable infirmité du cœur pour ne pas le comprendre.
Nos dirigeants politiques sont-ils médiocres ?
Ils répondent à cette question avec éclat par la chasse.

Gérard CHAROLLOIS  (http://www.ecologie-radicale.org/media/editos/1775-la-chasse-l-art-de-tuer )

 

 

25/08/19  -  Amazonie, mon amour

Pour moi, toute forêt est une église verte, un temple, un sanctuaire que je n’aborde qu’avec respect et discrétion car, homme, je me sais importun en ce lieu.
La forêt équatoriale représente par sa luxuriance de vies ce que la nature crée de mieux.
Or, l’homme souille tout, dégrade, domine, exploite, viole tous les sites de la terre depuis les sommets des montagnes aux profondeurs de l’océan, des pôles aux forêts primaires du cercle tropical, des estuaires aux falaises escarpées.
Son esprit débile d’enfant aventureux le pousse à fouler la planète sans avoir la sagesse de « foutre la paix » à des secteurs épargnés de sa nocive présence.
Victimes des éleveurs et des planteurs de soja du Brésil, l’Amazonie brûle. Des milliers de foyers sont allumés et les feux débordent sur les pays voisins dévorant faune et flore.
Bien sûr, partout sur la terre des brasiers dévorent la forêt en Sibérie, sur la grande Canarie, en Californie, au Canada, au Portugal, en Afrique du Nord, en Grèce et ici, dans le Sud-Est
où un criminel a été arrêté la semaine passée.
Mais au Brésil, encouragés par les éructations du président BOLSONARO contre les écologistes gauchistes, les exploitants agricoles se sont lancés cette année dans une campagne d’incendies massifs sans précédent au monde.
Il n’est pas fréquent que j’approuve la parole du président MACRON. L’honnêteté intellectuelle dont je ne me départirai jamais m’oblige à savourer ses propos à l’encontre du dirigeant affairiste et réactionnaire du douloureux Brésil qui a perdu beaucoup en perdant l’ancien président LULA favorable aux gens modestes et à une meilleure préservation de la forêt amazonienne.
J’avais d’ailleurs alerté mes amis lecteurs sur les conséquences déplorables pour la nature et pour le peuple brésilien de l’élection d’un nostalgique de la dictature militaire qui sévit dans
ce pays de 1964 à 1984, d’un émule de Donald TRUMP.
Il conviendrait pour dissuader les incendiaires, d’une part de réprimer leurs crimes avec la sévérité qu’appelle l’horreur de leurs actes et, d’autre part, de prohiber toute exploitation des zones incendiées.
Il va de soi que l’Europe ne saurait soutenir l’agriculture des fossoyeurs de la biodiversité en ratifiant le traité de libres échanges avec les pays d’Amérique du Sud qui ne protégeraient pas leurs forêts.
Le président MACRON le dit.
Souhaitons que ce ne soit pas qu’un coup de menton, mais une attitude résolue.
Et puis, il est beau, grand et noble de parler ainsi sur la scène internationale, mais alors, pourquoi autoriser le massacre des courlis en France ? Pourquoi ne pas abolir la chasse, ce fléau qui anéantit nos oiseaux et mammifères ? Pourquoi ne pas faire la guerre aux pesticides agricoles qui empoisonnent l’entomofaune ? Pourquoi autoriser des grands travaux publics dévastateurs de sites, alors que les routes et les ponts existants ont besoin de rénovations ?
Parler, c’est bien. Agir, c’est mieux.
Or, en France, le pouvoir politique sert les ennemis de la terre et sacrifie la nature aux lobbies funestes de la chasse et de l’agriculture polluante.
Je l’ai déjà écrit : l’organisation mondiale du commerce devrait ajouter à sa charte un volet de protection de la nature et du climat avec un tribunal susceptible d’infliger des pénalités financières
aux états qui nuisent à la survie de la biodiversité.
Et quand dressera-t-on un nouveau "tribunal de NUREMBERG" pour juger les écocideurs ?
Pour cela, hélas, il faudra attendre encore.
Gérard CHAROLLOIS  (http://www.ecologie-radicale.org/media/editos/1771-amazonie-mon-amour) 

 

 

CHAROLLOIS

-  Lettre ouverte à Macron

-  Un tabou : la question animale ?

Ci-dessus,   Monsieur CHAROLLOIS  :  Ses lettres hebdomadaires

Page suivante

 LES PAGES DU SITE  :  Date de la dernière info pour chaque page