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« Victor Hugo:  Torturer un taureau pour le plaisir, pour l’amusement,

c’est beaucoup plus que torturer un animal, c’est torturer une conscience »

02/06/08   « Le tourisme corrida : Une attraction en moins, s'il vous plait !

A l’occasion de la « Journée du tourisme responsable » je voudrais réfléchir à ce que nous offrons à nos visiteurs censés venir se détendre et nous découvrir un peu, voire s’installer chez nous.

Notre pays, craignant les « envahisseurs » a jadis limité son accueil (voir certaines chansons anti-touristes…) Puis, par nécessité, on a pensé à la manne financière qu’ils représentaient, et  on leur à  proposé de la qualité ou… du moins bon ! La qualité, c’est nos plages, notre vin, nos fêtes, notre gentillesse et toutes nos traditions catalanes (La sardane, les castellers, l’architecture, les cobles, le Canigou, etc.) Le moins bon, c’est leur exploitation par des prix exagérés ou par des spectacles barbares.

Je ne comprends pas pourquoi les catalans supportent qu’on laisse croire à nos touristes que la corrida dite « espagnole » fait partie de leurs vraies traditions ! C'est faux, et pourtant, elle est proposée dans trois de nos communes ! Je lisais dans l’Indépendant du 22/04, p27, que dans l’une  de leurs nouvelles équipes municipales, c’est la même personne qui s’occupe du « tourisme » et « des affaires taurines » !

Pauvres de nous ! Voudraient-elles les faire fuir notre pays! On sait que la grande majorité de ceux qui assistent pour la première fois à une corrida  n’y reviennent pas et n'y reviendront jamais! Savez-vous, vous, que pendant qu’on torture ce malheureux taureau, certains jouent la « Santa-Espina » notre hymne Catalan !

N'y a-t-il pas là ce qui ressemble fort à un abus de confiance ?

Certes, il est nécessaire de proposer des animations attrayantes au tourisme de masse, et même de penser qu’il y a là un réel enjeu de croissance (emplois créés, développements divers) mais on ne saurait imaginer que beaucoup deviendront des « néo-Catalans » s’ils croient que la corrida fait partie de notre identité culturelle !

Le désir de la population pour une meilleure protection animale, constaté à l'envi dans les sondages, aura de plus en plus d’importance dans le choix des vacances ou d’installation.

Allons-nous enfin promouvoir un accueil et des activités plus évolués qui feront de la Catalogne du Nord un lieu de magnifiques fêtes colorées, mais sans débordements de violence ou de boisson ? Où se mêleront les authentiques richesses catalanes, et aussi, parce que nous sommes généreux, régionales et internationales pour le plaisir du plus grand nombre ?
A ce compte-là, vive le tourisme responsable et durable ! » (Publié par L’Indépendant)

15/01/08  « C’est tout de même aberrant d’imaginer faire du profit avec la maltraitance animale, avec la torture de taureaux

qu’on va élever pour cela alors qu’ils n’ont rien demandé eux !!! Certains iront même jusqu’à dire que c’est pour leur offrir une fin glorieuse, comme si l’animal s’en souciait ! Tous les prétextes sont bons, y compris ceux de la culture ou de la tradition, pour empoisonner notre société avec cette pratique barbare !

La tauromachie dite « espagnole » ne fait pas partie de notre culture catalane. Nous aimons et respectons nos voisins espagnols, mais nous sommes nombreux à regretter que certains nous aient apporté ce spectacle cruel. Nous voulons vivre autrement avec nos compagnons animaux, sur cette terre qui a besoin de toutes les formes de vie. Il est d’ailleurs paradoxal que certains ici veuillent faire perdurer cette cruauté alors qu’en Catalogne du Sud déjà 46 villes se sont déclarées « Villes anti-corridas » et qu’ailleurs en Espagne de nombreux signes montrent que l’opinion évolue et prend de la distance par rapport à cette pratique. Les aficionados devraient y réfléchir, plutôt que de se durcir dans des combats d’arrière-garde !

Je comprends qu’ils prennent peur de cette évolution de l’opinion. Mais ils ne pourront pas cacher derrière l’enrobage festif que c’est le meurtre public d’un animal, après tortures, pour le plaisir de certains, que je ne comprends pas, et pour la curiosité de touristes à qui on a fait croire qu’ils allaient découvrir une tradition authentique !

La tradition ? Jusqu’au 18è siècle, il y avait des jeux mi-sportifs mi-guerriers pour les Nobles à cheval. La tauromachie est devenue professionnelle en 1800, mais n’a cessé d’évoluer. On aimait le picador, on ne l’aime plus, etc.

Je comprends que certains, élevés dans un milieu taurin, aient fait de cette pratique un élément important de leur identité. Je les respecte et j’admets que c’est leur vérité. Chacun a le droit de penser ce qu’il veut, et je ne prétends pas détenir toute la vérité ! Bon, mais il arrive dans la vie qu’on regarde si on a vraiment raison d’agir comme on le fait. Si la société majoritairement nous dit et nous répète que nous n’avons peut-être pas raison, cela doit donner à réfléchir.

 Et la société a le droit aussi de se défendre face à une pratique qui l’empêche d’évoluer. Dans le passé nous avons abandonné bien des traditions caduques ou nocives.
Nous avons découvert la compassion, c’est-à-dire que le faible, l’innocent avait aussi le droit de vivre, le droit d’être respecté, le droit d’être heureux ; que la cruauté était haïssable parce qu’elle méprise la vie humaine et la vie animale.

Pour nous, les défenseurs de la vie animale, nous ne voulons pas « interdire » (si, pour les enfants, parce que ce serait suicidaire de les traumatiser à vie), nous voulons « construire » une vie plus humaine, où chacun se sait respecté, où on ne fait pas souffrir par plaisir, ce qui est une perversion, où chaque vie a son utilité. Et si beaucoup encore mangent la chair des animaux, pas facile de faire autrement souvent, la moindre des choses serait qu’on leur évite toute souffrance inutile, non ?
Dans cette « construction », l’homme n’est plus un prédateur qui dispose de toutes vies pour son bénéfice égoïste, mais un vivant, parmi d’autres sur cette terre, qui met son intelligence au service de la Vie, et de la survie de tous !  
Nos valeurs ne sont, certes pas, celle de la corrida ! »

03/01/07  -   la corrida et le vivant

L’homme adore ce qui est fort, la démesure, ce qui l’enthousiasme, le danger, le désir…mais parfois à en perdre la raison. 

L’affrontement entre l’intelligence et la force de l’homme et la force et l’intelligence de l’animal peut être un spectacle magnifique. On se mesure entre humains, pourquoi pas entre homme et animal…mais à la loyale !  Dans la corrida espagnole ou de rejon, l’issue est réglée d’avance ! 

On me dit : La corrida est une tradition ! C’est vrai que les anciens, peut-être à cause de la dureté de leur vie, toléraient la cruauté envers les animaux. Aujourd’hui, nous savons que l’animal est sensible et peut vraiment souffrir. Nous découvrons que même, il peut avoir « une vie sociale, une subjectivité, une forme de conscience » ! (Le Nouvel Obs du 4/01/07) Non, nous ne pouvons plus tolérer de le torturer. Le faire, serait mépriser la vie même, qui est aussi la nôtre ! Vivons avec notre temps et ne gardons que les bonnes traditions ! 

On me dit : C’est une passion ! Un plaisir fort qui mêlé de peur enivre l’aficionado ! A  la vue du sang et de la mort. Que le torero affronte…à sa place ! On charge l’animal innocent de tous les malheurs du monde…pour qu’il les expie à sa place ! On plante sur le dos de l’animal des banderilles dit de « châtiment » comme si c’était une faute de refuser de souffrir devant tous ces voyeurs ! Ce n’est plus de la raison. C’est un jeu sadique qui rend le passionné sourd et aveugle à la souffrance du taureau ! Drôle de passion ! 

On me dit : Mais ça intéresse beaucoup de gens, ou (tel politique) « Faut bien que le peuple s’amuse ! » Ça intéresse certains touristes ignorants qui veulent connaître même nos mauvaises pratiques, ou les snobs qui veulent se montrer ! Certains médias complices de cette barbarie font du battage, et certains politiques subventionnent avec les deniers de tous ! Un peu de respect pour le peuple, et pour ce pays qui n’a pas besoin de corrida, aiderait les responsables à trouver d’autres façons « d’amuser le populo » dont ils n’ont cure sinon pour leur extorquer leur élection ! 

La corrida crée souffrance et violence ! Le contraire de la vie que nous souhaitons. La souffrance peut faire progresser l’homme, mais là il s’agit de la souffrance de l’autre, l’animal !  La violence, vaut mieux ne pas en rajouter ! L’homme, qui a besoin de se dépasser, de voir grand, de vivre fort, a besoin aussi de maîtriser sa force, et de comprendre que la vie animale, entre autres formes de vie, lui est infiniment utile, respectable et à aimer. 

Comme  l’animal, « dont le cerveau est constitué des mêmes éléments de base que celui de l'homme, neurones et synapses », l’homme a reçu la vie. Pas de quoi « rouler les mécaniques » ! D’autant que cette vie nous a rendus interdépendants. La nôtre, de vie, dépend toujours de la sienne ! 

Notre intelligence (merci la Vie) nous permet de comprendre que nous pouvons participer à l’aventure de la vie qui s’est développée sur notre terre. Le sens de notre vie n’est-il pas de participer à l’amélioration et à la continuation de cette vie ? Dont nous sommes en partie responsables…
On semble inconscient de ce grand destin et on se tourne vers des ersatz qui nous endorment, loin de notre mission et du bonheur qui nous serait donné de la réaliser. 

S’il est une chose qui vaille la peine de se bouger et de s’enthousiasmer, c’est bien la défense de la vie mise en péril aujourd’hui.

 

 

Zone de Texte: Les Pyrénées Orientales   ( 66 )

15/07/08  « Une épine dans le pied ! (Publié par La Clau )

Oui, la corrida dans notre pays ! Autant je comprends le « culte » du taureau, un bovin mâle magnifique de force, d’allure, de vie quoi ! Et je sais l’amour des éleveurs pour leurs reproducteurs auxquels ils consacrent énergie, attention malgré soucis et sacrifices. Cet attachement pour leur cheptel fait partie de leur vie, de leur « identité », comme on dit aujourd’hui. Oui, c’est même une sorte de culture, avec toutes ses manifestations artistiques, intellectuelles, festives autour de ce symbole si puissant de la vie animale. Mais l’homme étant donné ses limites fait parfois tout pour gâcher la fête ! Et là certains n’ont pas pu s’empêcher d’exploiter le potentiel barbare de cette culture et de l’homme !

Au lieu de célébrer dans le respect cette bête magnifique, ils la torturent, en public, pour leur plaisir égoïste ! Quand quelqu’un a douloureusement une épine calcanéenne, on essaie de la faire disparaître du talon par ex. avec l’onde de choc d’un appareil médical. Je souhaite qu’on trouve l’appareil adéquat pour débarrasser notre pays de cette épine douloureuse. »

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