2. Des savants avertis par la pluie et le vent

Annonçaient un jour la fin du monde

Les journaux commentaient en termes émouvants

Les avis les aveux des savants

Bien des gens affolés demandaient aux agents

Si le monde était pris dans la ronde

C'est alors que docteurs savants et professeurs

Entonnèrent subito tous en chœur


{Refrain}

3. Philosophes écoutez cette phrase est pour vous

Le bonheur est un astre volage

Qui s'enfuit à l'appel de bien des rendez-vous

Il s'efface il se meurt devant nous

Quand on croit qu'il est loin il est là tout près de vous

Il voyage il voyage il voyage

Puis il part il revient il s'en va n'importe où

Cherchez-le il est un peu partout

(Rapportée par Alphonse Pouplier)

Chanson De Charles Trenet:

1. Sur le toit de l'hôtel où je vis avec toi

Quand j'attends ta venue mon amie

Que la nuit fait chanter plus fort et mieux que moi

Tous les chats tous les chat tous les chats

Que dit-on sur les toits que répètent les voix

De ces chats de ces chats qui s'ennuient

Des chansons que je sais que je traduis pour toi

Les voici les voici les voilà...

{Refrain:}

Le soleil a rendez-vous avec la lune

Mais la lune n'est pas là et le soleil l'attend

Ici-bas souvent chacun pour sa chacune

Chacun doit en faire autant

La lune est là, la lune est là

La lune est là, mais le soleil ne la voit pas

Pour la trouver il faut la nuit

Il faut la nuit mais le soleil ne le sait pas et toujours luit

Le soleil a rendez-vous avec la lune

Mais la lune n'est pas là et le soleil l'attend

Papa dit qu'il a vu ça lui...

LA  POESIE ,  LE  CIEL ,  L’AMOUR

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DROCOURT NATURE vous parle un peu du Ciel,
de la Planète, des
HUMAINs ET DES ANIMAUX

Ci-dessus,     LE CIEL ET LA POESIE

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 DEDIE AUX PRISONNIERS POLITIQUES CATALANS :

« SI J’AI UN BAILLON, CATALOGNE »
Serge Pey, juin 2019

 * Si j’ai un bâillon

sur la bouche

comment veux-tu

que je parle

pour dire que j’ai justement

un bâillon sur la bouche ?

 * Et si maintenant

on m’enlève le bâillon

et que je dis

qu’hier j’avais un bâillon

on me dit que je mens

puisque je n’ai plus de bâillon

 
* Si je n’ai pas de ficelle

pour retenir mon pantalon

et que je tiens une de mes chaussures à la main

comment veux-tu

que je retienne mon pantalon

en attachant ma chaussure ?
 *
Dans cette situation

quand je mets ma chaussure

mon pantalon tombe

sur mes chevilles

et je suis humilié 

 * De même si je veux attacher
la ficelle  qui me sert de ceinture

le soulier tombe de ma main

et je mets à boiter alors on se moque de moi car je marche

comme un homme ivre

 * Comment maintenant

veux-tu que je parle

alors qu’entre mes dents

je serre une corde attachée

à la branche d’un arbre

qui m’empêche

de tomber dans l’abîme ? 
*
Si je parle

je suis obligé de tomber

puisque pour parler

il faut que j’ouvre la bouche

qui tient cette corde

qui m’empêche justement de tomber ?

 * Ainsi pour parler

il faut toujours que je tombe

au fond de l’abîme

et comme j’ai lâché la corde

je ne puis remonter

Astéroïde

Scène III   TRISSOTIN :
Je viens vous annoncer une grande nouvelle.
Nous l'avons en dormant, Madame, échappé belle:
Un monde près de nous a passé tout du long,
Est chu tout au travers de notre tourbillon;
Et s'il eût en chemin rencontré notre terre,
Elle eût été brisée en morceaux comme verre.

 

Les femmes savantes, Molière.

 

Vénus


Je crois en toi! je crois en toi !  Divine mère,
Aphrodite marine! - Oh! la route est amère
Depuis que l'autre Dieu nous attelle à sa croix;
Chair, Marbre, Fleur Vénus, c'est en toi que je crois!
- Oui, l'Homme est triste et laid, triste sous le ciel vaste,
Il a des vêtements, parce qu'il n'est plus chaste,
Parce qu'il a sali son fier buste de dieu,
Et qu'il a rabougri, comme une idole au feu,
Son corps Olympien aux servitudes sales!
Oui, même après la mort, dans les squelettes pâles
Il veut vivre, insultant la première beauté!
- Et l'Idole où tu mis tant de virginité,
Où tu divinisas notre argile, la Femme,
Afin que l'Homme pût éclairer sa pauvre âme.
Et monter lentement, dans un immense amour
De la prison terrestre à la beauté du jour,
La Femme ne sait plus même être Courtisane!
- C'est une bonne farce! et le monde ricane
Au nom doux et sacré de la grande Vénus!
 
III
Si les temps revenaient, les temps qui sont venus!
- Car l'Homme a fini! l'Homme a joué tous les rôles!
Au grand jour fatigué de briser des idoles
Il ressuscitera, libre de tous ses Dieux,
Et, comme il est du ciel, il scrutera les cieux!
L'Idéal, la pensée invincible, éternelle,
Tout le dieu qui vit, sous son argile charnelle,
Montera, montera, brûlera sous son front!
Et quand tu le verras sonder tout l'horizon,
Contempteur des vieux jougs, libre de toute crainte,
Tu viendras lui donner la Rédemption sainte!
- Splendide, radieuse, au sein des grandes mers
Tu surgiras, jetant sur le vaste Univers
L'Amour infini dans un infini sourire!
Le Monde vibrera comme une immense lyre
Dans le frémissement d'un immense baiser!

 


LES ÉTRENNES DES ORPHELINS
Arthur Rimbaud

LA VENUS  AU COLLIER

de MAILLOL

à Perpignan

Soleil et Lune              AGUASI

Après une longue attente, le Soleil veut une femme,
une jeune Lune aimante, qui rallume sa flamme.
Gêné par ce désir, il n'ose se déclarer et s'apprête à mourir sans lui avoir parlé.
Uranus qui l'apprend, souhaite aider Sire Soleil.
Il va voir l'astre blanc et vante ses merveilles :
"Astre de toutes les nuits, aimez vous notre étoile ?
Notre Soleil qui luit a-t-il ému votre âme ?"
"Si le soleil pour moi montre des sentiments,
je l'aime aussi je crois, va le chercher. J'attends !
"Il ne se déplace pas, il surveille les ellipses !"
"Eh bien, il attendra la faveur d'une éclipse !"

Etoiles

Moi qui passe et qui meurs, je vous contemple étoiles !
La terre n'étreint plus l'enfant qu'elle a porté.
Debout, tout près des dieux, dans la nuit aux cent voiles,

Je m'associe, infime, à cette immensité ;
Je goûte en vous voyant, ma part d'éternité
 

Ptolémée, Almageste 

 

Baigneuse assise (1885)
de Pierre-Auguste Renoir

Vénus

Ce matin, en guise de chant du coq, tonitrua l'orage. Peu avant qu'il ne donnât de la voix, de mon lit, au travers les fenêtres de ma chambre et celles, brèches éphémères, dans la nébulosité, Vénus faisait des  grâces, risquait comme des clins d'œil fiévreux entre les profondes paupières de ce ciel borgne. Sur cet écrin fait de pluie et d'obscurité ruisselaient les éclats que libérait la planète sœur.

L'œil vibrant de Vénus semblait n'avoir de regards que pour cette matière en colère qui foudroyait les cimes, alors que les éléments enhardis, comme autant de plumes à la roue du paon, paraient le ciel de ses plus beaux atours. Spectacle grandiose.  
Stéphane Pillet