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DOC : -  Commission Protection de la jeunesse de la Fédération des Luttes pour l’Abolition de la Corrida
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RESEAU DE VIGILANCE PEDAGOGIQUE CONTRE LA VIOLENCE TAUROMACHIQUE
 -  Unesco : le rapport 2007 sur l’Éducation et la protection de la petite enfance est disponible.

-   Pages sur la Protection de la Jeunesse : Passeport-arèneCommissionPétition « moins de 16 ans »
Protection de l’enfance,    prosélytisme du milieu taurinLes écoles du crimePétition  « A bas la tauromachie à l’Ecole »

-   Liens Internet : http://www.solidaritok.com/index.php?page=enfants-protection  - Moins de 16 a. –  Retard -

-  L'ONU recommande d'éloigner les enfants de " la violence de la tauromachie "

LA LOI ET LA PROTECTION DE L’ENFANCE FACE A LA CORRIDA  (Extraits significatifs)

CODE DU TRAVAIL  -  Article L211-11
« Il est interdit à toute personne de faire exécuter par des
enfants de moins de seize ans des tours de force périlleux ou des exercices de dislocation, ou de leur confier des emplois dangereux pour leur vie, leur santé ou leur moralité. »

En France, la loi interdit donc aux adolescents de moins de 16 ans de se produire dans des corridas ! -

 

Le public de la barbarie des arènes est vieillissant. Les acteurs de la mafia tauromachique en sont pleinement conscients. Ils tentent par tous les moyens d’attirer les enfants et la jeunesse en général…

16/05/1985  Le Bulletin Officiel de l’Education Nationale préconise : « l’éducation au respect de la vie sous toutes ses formes ».
« Faire l’apologie de la tauromachie espagnole dans une école, même au travers d’un projet pédagogique, c’est aller à l’encontre de cette préconisation.  Deux rapports récents démontrent les effets néfastes des spectacles de cruauté et de violence sur les enfants :          
L’un est établi par Mme
Blandine Kriegel, psychologue, qui accuse les spectacles de violence d’avoir des effets dangereux sur les jeunes. (Rapport commandé à l’époque par Monsieur Jean-Jacques Aillagon, alors Ministre de la Culture).         
L’autre établi par Mme Claire Brisset, Défenseure des enfants, qui a été remis le 10/12/2002 à Monsieur Dominique Perben, Garde des Sceaux. Ce rapport propose d’améliorer le dispositif de protection des mineurs à l’égard des spectacles de violence. »  Joël LUNEL, Responsable de la Commission Protection Jeunesse à la FLAC.
20/02/2002  L’opinion d’un recteur : « ...Il convient de rappeler qu'en matière d'éducation au respect de la vie, les pratiques d'enseignement dans les collèges et les lycées se font au sein de l'académie ..., dans le strict respect de la réglementation. S'agissant des sorties scolaires et de l'ouverture des élèves à la connaissance de leur environnement local, les Etablissement Publics Locaux d'Enseignement (E.P.L.E) dans le cadre de leur Conseil d'Administration, sont seuls compétents pour en définir le programme sous réserve bien sûr que ces sorties s'effectuent dans un cadre légal (or, les corridas ne font pas l'objet d'interdiction)…. »
04/01/05  Mme la députée UMP des Yvelines, Valérie PECRESSE, également rapporteur de la mission d’information sur la famille et les droits des enfants, a questionné le ministre de l’Intérieur sur l’extension des corridas en France et sur la fréquentation des arènes par les mineurs.
Sa question a finalement été attribuée au Garde des Sceaux, Ministre de la Justice qui lui a répondu le 23 août 2005 en
ignorant complètement la deuxième partie de sa demande qui concerne l’entrée des mineurs aux spectacles de corrida.  Une fois de plus nous posons la question: « Pourquoi la corrida bénéficie-t-elle toujours d’un régime de faveur »?. En effet, si la législation en vigueur (article 521/1 du code pénal) ne nous permet pas d’obtenir de réelles avancées en direction de l’abolition pure et simple de cette ignoble pratique, il nous semble prépondérant de pouvoir au moins agir pour la protection de l’enfance et de l’adolescence. Hé bien non ! Le Ministre de la Justice ne retient que la jurisprudence favorisant la tauromachie ibérique. Devons-nous lui faire remarquer que des restrictions, concernant les mineurs, existent pour les spectacles de violence et de pornographie?
01/06/05  La Défenseure des Enfants  Claire BRISSET, écrivait : «  Agir pour tenter d'éviter aux enfants d'être les témoins ou les acteurs de pratiques cruelles sur des animaux me paraît non seulement utile mais louable. Il en va de leur équilibre et de la préservation des valeurs morales qu'il nous appartient de leur transmettre. Il est intéressant de noter que l'Espagne a déjà légiféré dans ce domaine en interdisant l'accès des arènes aux enfants âgés de moins de 14 ans. En France, une proposition de loi, en ce sens, semble avoir été récemment déposée à l' Assemblée Nationale. Je ne doute pas que notre représentation nationale lui réservera un accueil favorable. »
L’Europe et la protection de l’enfance

Mairie de Barcelone : «  les Républicains indépendantistes catalans (ERC) et les écologistes de gauche, alliés des socialistes, ont réussi ces dernières années à ­inclure dans la législation catalane l’interdiction des corridas aux mineurs, même accompagnés d’un adulte. »

30/03/07 :  L'Alliance Anticorrida a contacté début janvier les candidats à l'élection présidentielle. Nicolas Sarkozy a répondu : "Je tiens à vous préciser qu'à mes yeux, ce n'est pas le rôle de l'Education nationale d'assurer la promotion des corridas auprès des enfants. Comme vous pouvez vous en douter, la pratique et la promotion des corridas seront amenées à évoluer pour tenir compte de l'évolution de la société, qui est de plus en plus sensible à la question du bien-être animal. Les ferias sans corridas sont une possible voie d'évolution." 

N° 191  -  ASSEMBLÉE NATIONALE  -  CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958  -  TREIZIÈME LÉGISLATURE

Enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 27 septembre 2007.

PROPOSITION DE LOI tendant à interdire l’accès aux courses de taureaux aux mineurs de quinze ans,

(Renvoyée à la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale de la République, à défaut de constitution d’une commission spéciale dans les délais prévus par les articles 30 et 31 du Règlement.)

PRÉSENTÉE  PAR MM. Jean-Pierre BRARD, Jean-Jacques CANDELIER  et Daniel PAUL, députés. EXPOSÉ DES MOTIFS

Mesdames, Messieurs, Les courses de taureaux comportant la mise à mort des animaux ne sont pas un sport comme un autre. Le spectacle d’une mise à mort programmée et parfois longue est de nature à heurter des sensibilités particulièrement celles des enfants.

C’est pourquoi, si le législateur a accepté une dérogation à la loi pénale au bénéfice des courses de taureaux, il convient d’en préciser et d’en limiter la portée en interdisant leur accès aux mineurs de quinze ans.

28/09/07  Faut-il interdire les arènes aux moins de 16 ans ? La Provence.com  : Oui, le spectacle peut-être traumatisant :  69%

Non, cela relève de la responsabilité des parents. 16%

Pourquoi pas mais cela implique d'interdire l'accès à bien d'autres spectacles sanglants (jeu-vidéo, films....). 15%

09/02/08  « Le chanteur Renaud veut sensibiliser les parents d'élèves du département contre le prosélytisme taurin à l'école. L'artiste a écrit « au président de la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE) de Haute Garonne pour lui demander de prendre position sur l'interdiction pour les mineurs de moins de 16 ans d'accéder aux arènes ».

04/03/08  « Le ministère de l'Éducation demande à 3 recteurs d'éviter "tout prosélytisme". Le ministère de l'Éducation estime qu'il "n'est pas dans le rôle de l'Éducation nationale d'assurer la promotion de la corrida auprès des enfants" et a demandé aux recteurs de Montpellier, Aix-Marseille et Bordeaux d'éviter "tout prosélytisme" dans les établissements, a-t-on appris lundi au ministère... »

-  2  -  «  CONTRE  LES  ECOLES  DE  CORRIDA »
Enfance et corrida   
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24/09/09  Sénat :« Question écrite à propos de l’« Interdiction d'accès aux spectacles de corridas aux mineurs de moins de seize ans »   -  13 ème législature

Question écrite n° 05454 de M. André Vantomme (Oise - SOC) publiée dans le JO Sénat du 04/09/2008 - page 1755

M. André Vantomme attire l'attention de Mme la ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales sur la réglementation applicable à l'accès des mineurs aux corridas à l'issue desquelles les taureaux sont mis à mort.
Dans les régions où la corrida constitue une tradition ancestrale, beaucoup de parents autorisent leurs enfants à se rendre dans les arènes, le plus souvent en leur présence.
Nombreux sont ceux qui souhaitent restreindre les corridas concernant les mineurs afin de les préserver de spectacles dits violents. En effet, il y a dans la corrida une violence centrale et une souffrance imposée qui ne sont pas sans conséquences sur les enfants et les adolescents spectateurs : effets traumatiques, accoutumance à la violence, fragilisation du sens moral...
La réglementation éventuelle de l'accès à ces spectacles aux mineurs est étudiée par le Gouvernement dans le cadre des Rencontres « animal et société » conduites par le ministère de l'agriculture et de la pêche.
En l'absence de législation, une mesure de protection de l'enfant est attendue. Il apparaît donc opportun d'appliquer d'ores et déjà aux corridas des mesures d'accès restrictives aux personnes mineures.
Compte tenu de ces éléments, il lui demande quelle est sa position sur le sujet et si elle envisage de mettre en place une interdiction d'accès aux spectacles de corridas incluant la mise à mort d'animaux, aux mineurs de moins de seize ans dans le cadre de la protection de l'enfance.

Réponse du Ministère de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales publiée dans le JO Sénat du 24/09/2009 - page 2257

Les spectacles de tauromachie qui s'inscrivent dans une tradition locale ininterrompue ne tombent pas sous le coup des dispositions pénales qui répriment les mauvais traitements, sévices graves et actes de cruauté à l'encontre des animaux (cf. art. 521-1 du code pénal), compte tenu de la circonstance que ces spectacles correspondent à une tradition ancestrale, dont l'aire géographique est strictement contrôlée par les tribunaux. S'agissant de l'accès des mineurs à ces manifestations, la législation ne prévoit aucune limitation, ni interdiction. La question d'un tel accès relève, en l'état, de la seule responsabilité des titulaires de l'autorité parentale qui doivent veiller, conformément aux dispositions du code civil à protéger l'enfant dans sa sécurité, sa santé, sa moralité pour assurer son éducation et permettre son développement dans le respect dû à sa personne. »

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Affligeante réponse de l’État qui tolère la violence et refuse de s’engager pour un mieux.
On sait très bien que des juges ne contrôlent pas strictement ces « aires géographiques » (On a remplacé « La Commune » par «  La Région » etc...) !
Quand à la législation, on sait très bien l’accommoder à toutes les forces d’argent et de pouvoir qui appauvrissent et contrôlent les citoyens.

C’est donc vraiment prendre le peuple pour très con que d’y répondre ainsi. Quand aux parents, on connaît les difficultés du plus grand nombre aujourd’hui à contrebalancer auprès de leurs enfants l’influence des tendances actuelles vers la violence et la superficialité.

Il ne faudrait pas changer nos gouvernants, le Sénat et certains juges si on veut que la société s’humanise ? Je n’oublie pas que chacun de nous doit contribuer concrètement en famille et dans la société à cette humanisation ! Souvenons-nous de tout cela au moment des élections  Ne déléguons pas nos responsabilités à n’importe qui !

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