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-  14/04  -  L’Occitanie solidaire de la Catalogne.
Hier, le Collectif Montpelliérain de Solidarité avec le Peuple Catalan (CMSPC) a présenté en conférence de presse, à Montpellier, la pétition ci-dessous :
 « 
Nous soussigné-es apportons notre appui à l’appel du Collectif Montpelliérain de Solidarité avec le Peuple Catalan (CMSPC) pour exiger : -       la libération de tous les prisonniers politiques catalans, le retour des exilé-es, la cessation des poursuites pour raisons politiques et le plein respect des institutions politiques de la Catalogne ; -       l’arrêt immédiat de l’application inconstitutionnelle de l’article 155 de la Constitution espagnole en Catalogne et la mise en place de négociations permettant au peuple catalan de faire le choix libre et démocratique du destin qu’il veut se donner. -       un clair positionnement des élu-es localement, nationalement et au niveau de l’Europe en faveur des points précédents. »
Député-es : Ressiguier Muriel (France Insoumise) ; Revol René (député suppléant France Insoumise) ;
Elu-es régionaux/-ales Occitanie ; Adda Fatma, élue EELV ; Arcangéli François, élu EELV ; Barthet Marie-France, élue EELV ; Bourguet Zina, élue EELV ; Carmona Judith, élue EELV ; Cossange Nicolas, élu PCF, Co-président du groupe Nouveau Monde ; Cros Guillaume, élu EELV - Vice-Président du Conseil régional ; Dupraz Christian, élu EELV ; Génolher Aurélie, élue EELV ; Hoang Ngoc Liem, élu Socialiste Insoumis ; Langevine Agnès, élue EELV - Vice-Présidente du Conseil régional ; Martin Myriam, Ensemble, élue France Insoumise ; Onesta Gérard, élu EELV ; Pagnoux Romain, élu EELV ; Roux Patric, élu Parti Occitan ; Sellin Jean-Christophe, Parti de Gauche, élu France Insoumise ; Seriyes Guilhem, Parti de Gauche, élu France Insoumise ; Vinet Véronique, élue EELV ; Wersinger Kathy, élue EELV ; syndicats et associations : Comité de Défense de la République (CDR) de Montpellier ; FERC CGT 34 ; Solidaires 34 ; Sud Poste 34 ; Ligue des Droits de l’Homme, LDH, 34 ; Ligue des Droits de l’Homme, LDH, Montpellier
Partis : EELV 34 ; Ensemble 34 ; Générations Montpellier ; NPA 34 ; Parti Occitan 34 ; PG 34 ; POI 34 ; Et aussi : Bernabas Maryvonne, infirmière hospitalière retraitée ; Boyer François, retraité ; Calvo Michel, président de la section LDH de Montpellier ; Chenaud Boris, Ensemble 34 ; Couture Jean-Louis ; Dacheux Pierre-Yves, enseignant ; Delerue Jean-Etienne, retraité Sanofi ; Doudies Alain, délégué régional LDH, journaliste ; Dubois Claude, NPA 34 ; Duncan-Jones, Andrew, retraité ; Freiss Gilles, chercheur SNC FSU ; Gandini Jean-Jacques, ancien président du Syndicat des Avocats de France (SAF) ; Grimal Jacques ; Grimal Michèle ; Guilhem Gilbert, retraité CGT ; Jerc, militant associatif ; Kissous Jaqueline, retraitée ; Kissous Robert, retraité ; Le Van Anne-Rose, Ensemble 34 ; Martin Laurent, CGT Cheminots ; Mazas Sophie, avocate, présidente de la fédération départementale 34 de la LDH ; Mondamert Elisabeth, professeur retraitée ; Moreau Rémi, NPA 34 ; Pérez Sánchis Caterina ; Pruvost Anne, CGT 34 ; Rabadan Gilbert, retraité Unir Solidaires ; Vezinhet Joël, PG 34 ; …
-  OPINION : Paul St-Pierre Plamondon (07/11/2017) « La Catalogne, rempart de la démocratie contre l’extrême droite.Dans son discours prononcé récemment à Bruxelles, Carles Puigdemont demandait à l’Europe d’intervenir devant la répression de la Catalogne, affirmant que « tolérer la violence de l’extrême droite, c’est rompre avec l’idée de l’Europe, une erreur que tous les Européens paieront cher ». Son discours, fondé sur le pacifisme et le service de la démocratie, soulève l’hypothèse très sérieuse que les démocraties occidentales se sont affaiblies à un point tel qu’elles s’approchent graduellement de l’extrême droite.
-  Au cours des vingt dernières années, tant l’Europe que l’Amérique ont été le théâtre d’un processus de mondialisation dans le cadre duquel la taille et l’influence des grandes entreprises transnationales ont crû de manière exponentielle. Ces multinationales ont notamment augmenté leur influence en s’infiltrant dans une classe politique perméable, finançant leurs activités tout en exploitant leur vulnérabilité devant les menaces de déménagement d’entreprises et de représailles économiques. Elles ont également assuré leur influence en acquérant les médias de masse et en les consolidant, substituant au passage au journalisme du commentaire politique aligné avec leurs propres intérêts. Ainsi, lentement mais sûrement, le pouvoir des entreprises se confond avec les pouvoirs politiques et médiatiques qui ne forment plus qu’un.

-  Le fascisme est un régime politique qui a eu cours de 1936 à 1977 en Espagne et qui se caractérise justement, entre autres choses, par la concentration des pouvoirs politiques, médiatiques, judiciaires et policiers entre les mains d’une poignée d’individus. Reposant largement sur la propagande, ce type de régime politique s’est caractérisé historiquement par la répression de sa propre population et par des niveaux de corruption très élevés.

-  Bien que l’Espagne ne soit vraisemblablement pas un régime fasciste à l’heure actuelle, elle présente plusieurs symptômes d’un régime antidémocratique : de multiples conflits d’intérêts au sein d’une classe politique corrompue, un des pires classements au monde quant à l’indépendance de ses tribunaux, des médias à ce point partisans qu’ils en sont risibles, un service policier entièrement contrôlé par le politique, et des gestes de répression de sa propre population.

-  L’Espagne en a ajouté une couche en limogeant le chef de la police catalane pour prendre le contrôle, en remplaçant les hauts fonctionnaires de la Catalogne par ses propres délégués et en portant des accusations criminelles contre plusieurs élus catalans sur la base de leurs idées politiques. Simultanément, les médias espagnols mènent une opération propagandiste d’intimidation de la Catalogne et de démonisation du mouvement souverainiste, avec la collaboration de plusieurs médias de masse qui reprennent cette information sans se questionner et de certaines grandes entreprises qui participent volontiers à la mise en scène du déménagement de leur entreprise. L’État est à ce point proche de ces entreprises et des médias de masse qu’il peut coordonner cette opération de peur avec en prime l’appui des États voisins, dont la réaction ressemble étrangement à celle d’un cartel.

Impasse démocratique espagnole

-  Cet épisode honteux survient dans un contexte historique pas si lointain d’un régime franquiste qui a causé un tort inouï à la Catalogne, tant en matière d’assimilation des Catalans qu’en matière d’emprisonnements et d’assassinats. À ce titre, il est important de constater que, contrairement à la mouvance souverainiste catalane qui se veut démocrate et pacifiste, la mouvance unioniste espagnole exhibe sans gêne des symboles, des chants ou des gestes issus du régime de Franco.

-  À cette impasse démocratique espagnole s’ajoute l’imposition, par l’Union européenne, d’un régime d’austérité qui s’attaque notamment à l’éducation de la population, lequel régime n’a jamais été approuvé démocratiquement par la population catalane. Ces dysfonctions démocratiques entraînent une montée de l’extrême gauche et du populisme, déstabilisant davantage la démocratie catalane. N’ayant aucun espoir de convaincre le pouvoir espagnol corrompu ou l’Union européenne de respecter la démocratie et de servir les intérêts de la population, de nombreux Catalans se sont donc tournés vers un projet de pays qui leur donnerait un petit État démocratique et pacifiste qui serait le leur, reprenant en quelque sorte l’hypothèse de Jane Jacobs dans The Question of Separatism que les unités nationales plus petites génèrent moins de corruption et sont plus proches de la réalité de leurs citoyens.

-  Le mouvement indépendantiste catalan se veut donc avant tout une réponse démocratique et pacifiste à cet affaiblissement des démocraties occidentales, et non un projet fondé sur un nationalisme intolérant, que l’on retrouve plutôt du côté unioniste espagnol.

L’hypothèse que la mondialisation telle qu’elle a été conduite au cours des dernières années nous amène tranquillement vers des régimes antidémocratiques doit être prise au sérieux. Dans la mesure où l’usurpation des pouvoirs politiques, médiatiques et policiers par des sphères d’intérêts privés fait aussi la manchette au Québec depuis plusieurs années, la démarche catalane devrait être suivie de près et encouragée par les Québécois. En effet, la Catalogne est en train de donner naissance à une version très démocrate du nationalisme, fondé davantage sur le droit des citoyens de décider pour eux-mêmes, convainquant plusieurs Européens nés à l’extérieur de la Catalogne d’appuyer leur mouvement. La Catalogne mérite notre soutien, non seulement parce qu’il s’agit de mettre fin à des décennies d’injustice vécue par les Catalans et de reconnaître un peuple qui agit de manière exemplaire pour obtenir son indépendance, mais parce que leur démarche est intimement liée à la sauvegarde de la démocratie en Occident. » (https://www.ledevoir.com/opinion/libre-opinion/512283/la-catalogne-rempart-de-la-democratie-contre-l-extreme-droite )

-  « Quels motifs incitent des pays souverains à ne par dénoncer les pratiques en Espagne ? …leur refus d'intervenir consiste à dire qu'ils sont prêts à empêcher dans leur pays l'expression de citoyens et de citoyennes favorables à l'indépendance du territoire qu'ils habitent. »
-  « Le problème de la Catalogne est l'occasion pour l'UE de démontrer qu'elle n'est pas qu'une association politico-économique qui dicte les conditions financières de ses membres, mais une communauté d’États souverains, démocratiques et soucieux des droits des peuples incluant leurs minorités constituées. Sur ce plan, elle ne constitue encore qu'un organe exécutif inachevé qui, si rien n'est fait, risque fort de la mener tout droit dans une impasse. C'est bien au respect de la démocratie que l'UE est confrontée. Elle ne peut pas se réfugier dans le silence et ne rien dire sur la prétention du légalisme outrancier que l'Espagne soutient comme seul argument pour étouffer toute autonomie du peuple catalan »
-  16/04  -  Des centaines de milliers d’indépendantistes catalans demandent la libération des « Jordis ». ils étaient entre 315 000 et  750 000. L’avocat anglais spécialiste des droits humains qui porte le dossier Puigdemont, d’Oriol Junqueras de Jordi Cuixart et Jordi Sànchez auprès de l’ONU. Croisé hier au milieu de la foule, l’avocat s’est voulu confiant sur le fait « que le pacifisme catalan finira par vaincre, puis poussera Madrid à la négociation ».
-  Nouveau : « L'Alliance pour les Libertés en Catalogne ». L'Alliance a vocation a réunir des citoyens, élus et personnalités sur l'ensemble de la France. Elle n'est donc en concurrence avec aucun des collectifs et comités existants, ni ne doit se substituer à aucun d'entre eux. (P/ le Bureau provisoire, Pere Manzanares, 06 60 80 93 96).
-  « Nous nous définissons comme démocrates, républicains ou tout simplement humanistes. En tout cas nous ne pouvons rester indifférents à l’utilisation coercitive que fait de la justice le pouvoir espagnol », « Afficher notre attachement au respect des libertés et des droits fondamentaux. Unis, nous serons plus forts pour lutter contre l’arbitraire. Et peser sur les pouvoirs politiques en France et en Europe pour que soit mis fin à des pratiques qui ne sont pas sans rappeler les sinistres méthodes du franquisme »( http://www.lindependant.fr/2018/04/16/catalogne-elus-et-personnalites-des-pyrenees-orientales-sallient-au-nom-des-libertes,3916271.php)
 
-  19/04  -  CORSE :
Le comité de soutien à la Catalogne qui a récemment vu le jour à Corte, débutera ses actions par un meeting à Bastia le 16 ou le 17 mai prochain. L’idée est bien que la Corse prenne sa part dans un soutien au sentiment démocratique Catalan. (http://www.alta-frequenza.corsica/l_info/l_actu/le_comite_de_soutien_a_la_catalogne_1er_meeting_en_mai_a_bastia_94008)
-  20/04  -   Manuel Valls, (avec les réserves de sa sœur…) d'origine catalane, se serait vu proposer par Ciudadanos (centre droit anti-indépendantiste) d'être candidat à la mairie de Barcelone ! (http://www.lindependant.fr/2018/04/20/catalogne-vers-une-candidature-de-manuel-valls-a-la-mairie-de-barcelone,3917209.php)
-  21/04  -  Plusieurs centaines de personnes rassemblées ce samedi matin à #Perpignan pour dénoncer la répression judiciaire dont sont victimes les responsables politiques indépendantistes de #Catalogne  (Voir photo)
-  22/04  -  Perpignan : Les élus du conseil départemental, particulièrement mobilisé sur la défense des libertés et des droits fondamentaux en Catalogne (nos précédentes éditions), se réuniront lundi et devraient demander officiellement audience au consul d’Espagne.( http://www.lindependant.fr/2018/04/21/catalogne-un-rendez-vous-prochainement-avec-le-consul-despagne-a-perpignan,3917528.php)
-  23/04  -  La députée nord-catalana de la majorité presidentielle "En Marche" écrit à Jean-Yves LE DRIAN:
Je tiens à vous informer que je suis très attentive aux évènements et à l’emprisonnement d’élus politiques en Espagne, depuis le début de la crise. Je ne me suis pas manifestée jusqu’à aujourd’hui au niveau local car c’est à Paris, au sein de la Commission des Affaires Etrangères dont je suis membre, que mon intervention me semble la plus efficace. Je souhaite à présent vous communiquer, dans le cadre des actions que je mène depuis plusieurs semaines à ce sujet, la question que je viens de poser officiellement et par écrit à Monsieur le Ministre de l’Europe et des Affaires Etrangères, M. Jean-Yves LE DRIAN :
« Mme la députée Laurence Gayteatalogne appelle l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères au sujet des emprisonnements politiques espagnols. Sans vouloir porter un jugement sur la question de l’indépendance de la Catalogne, qui est une affaire interne à l’Espagne, cette crise a provoqué une réaction judiciaire forte de la part du gouvernement espagnol qui choque beaucoup de concitoyens et fait réagir plusieurs gouvernements européens, dont l’Allemagne, la Belgique et la Suisse. La population du département transfrontalier, les Pyrénées-Orientales, de culture catalane, est particulièrement sensible à ces événements. Elle interpelle tous les jours les élus, moi y compris. Il faut comprendre l’héritage de l’histoire récente de l’Espagne, méconnue par la majorité des Français, qui explique en partie cette situation : certains élus membres du gouvernement et agents de la communauté autonome catalane ont été arrêtés et incarcérés, parfois depuis six mois, pour avoir organisé un référendum non autorisé, sans violence et s’appuyant sur le droit à l’autodétermination des peuples à disposer d’eux-mêmes. D’autres élus ont dû fuir l’Espagne pour échapper à une arrestation imminente et des mandats d’arrêt internationaux ont été lancés contre eux. Il s’agit d’élus qui n’ont fait qu’exprimer pacifiquement et démocratiquement leurs opinions. Dans ce contexte, le silence du Gouvernement français est assourdissant. Mme la députée demande si la France, pays défenseur des droits humains et de la liberté d’expression, qui souhaite prendre le leadership d’une Europe refondée autour du respect des libertés fondamentales, ne devrait pas se proposer en médiateur, seul ou au nom de l’Union européenne, pour inciter à une reprise du dialogue entre les deux parties de l’Espagne qui s’opposent. »
J’attends fermement une réponse à cette interrogation et je ne manquerai pas de vous tenir informés des suites qui y seront apportées par le Gouvernement.  Perpignan, le 23 avril 2018

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Pour la libération de tous les prisonniers politiques catalans