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Interview  par Josyane Querelle, (à g.) Présidente d’honneur de la FLAC, d' Elisabeth Hardouin-Fugier, historienne, auteur de  « Histoire de la Corrida en Europe du 18e au 21e siècle » 
382 pages, Éditions connaissances et Savoirs, 25 euros.
Une bible pour les abolitionnistes. Un livre érudit qui démonte les rouages de la mise en place et du développement de la gangrène tauromachique en Europe et présente l’évolution de la lutte. A lire absolument. Présentation.

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15/09/07  La souffrance n’est pas un spectacle !  Par Morad El Hattab, écrivain, philosophe (*), coprésident d’honneur du CRAC. ( Lauréat du prix littéraire pour la paix et la tolérance.) 

« En nous rendant aux arènes pour y voir torturer des animaux, nous perdons le sens de notre humanité et, selon le magnifique aphorisme de Victor Hugo, « torturer un taureau, pour le plaisir, pour l’amusement, c’est beaucoup plus que torturer un animal, c’est torturer une conscience ». Car il faut savoir que, soutenir la corrida ou simplement ne pas la condamner, c’est accepter que des enfants de dix à douze ans apprennent à torturer des veaux à l’arme blanche, c’est accepter que des fonds publics soient utilisés pour financer la barbarie organisée, c’est accepter que des chevaux soient éventrés lors de corridas équestres, c’est accepter que des taureaux subissent les pires sévices avant leur entrée dans l’arène (administration de laxatifs, enfermements prolongés dans des boxes étroits, coups de sacs dans le ventre, vaseline dans les yeux, essence de térébenthine sous les pattes) et qu’ils soient torturés à mort pendant vingt minutes, c’est accepter d’exalter les pires instincts d’un public sadique et voyeur…

Mais comment se fait-il que cette barbarie inouïe soit tolérée dans notre pays où plus de 80 % des citoyens sont contre ? Alors que les Français qui militent contre ce scandale sont victimes de censure, les médias officiels font une propagande inversement proportionnelle à l´opinion des citoyens. Jusqu´à quand ?

Pire, cette pratique inqualifiable est actuellement soutenue à l’Assemblée nationale par le groupe parlementaire Tauromachie alias Élevage et Tradition. Fort heureusement, Mme Muriel Marland-Militello, députée des Alpes-Maritimes, a déposé le 8 juin 2004 une proposition de loi visant à une modification de l’article 521-1 du Code pénal avec l’abrogation du fameux alinéa qui tolère les actes de cruauté et les sévices graves à animaux là où une « tradition locale ininterrompue » peut être invoquée…

Étrange tradition qui n’hésita pas à offrir à Bayonne, en 1942, une corrida aux troupes d’occupation où seuls des drapeaux nazis flottaient dans l’arène ! Comme l’énonce Gérard Charollois, magistrat de l’ordre judiciaire : « On ne réglemente pas la torture, on l’abolit ! » Alors si cette proposition, aujourd’hui soutenue par plus de 600 personnalités, est débattue à l’Assemblée, le jeu démocratique pourra alors peut-être rendre enfin la décision qui s’impose… soit l’abolition de la corrida.

La journaliste Françoise Giroud écrivit dans l’une de ses premières « Lettres » de l’Express : « Torturer est une intense satisfaction que s’accordent certains individus dans des situations données. Nous sommes dans une situation où quelques hommes peuvent en jouir au lieu d’être internés dans des hôpitaux psychiatriques. À vous de décider si vous acceptez d’identifier ce pays à ces hommes. »

Alors, entre tradition pacifique et tradition meurtrière, je préfère celle du marcheur amoureux de la nature et du silence. J’aime à contempler cette image du maître-autel de la cathédrale Saint-Vincent, où le taureau, debout et fier, symbole hautement évangélique de même que l’homme, le lion et l’aigle, soutient la table d’une doctrine d’amour et de respect mutuel. L’humanité s’éveillera lorsque l’on préférera la parole plutôt que la violence, l’émerveillement et la gratitude devant la vie, et, mieux encore, l’amour de son prochain…même animal. »

29/08/08  Le Dalaï-Lama écrit au CRAC : « Aujourd'hui, alors qu'on assiste à une montée en puissance de la reconnaissance des Droits de l'Homme, il y a, au niveau mondial, une prise de conscience de plus en plus grande d'un besoin pour une protection, non seulement de l'environnement, mais aussi des animaux et une prise en compte de leurs droits. Malheureusement, il y a encore des gens qui, non seulement n'acceptent pas cette idée, mais qui considèrent que c'est un plaisir de chasser et de combattre des animaux avec à la clef, la mort douloureuse de ces animaux. Cela semble en contradiction avec l'esprit d'équanimité qui est en train de se développer de nos jours dans les sociétés. Quand j'étais adolescent, étudiant le Bouddhisme au Tibet, on m'a inculqué qu'il était important d'adopter un comportement consistant à se soucier d'autrui. Une telle pratique de la non-violence s'applique à tous les êtres sensibles, à tout être vivant qui possède un esprit comme nous le reconnaissons dans le Bouddhisme. Et là où il y a un esprit, il y a des sensations telles que la peine, le plaisir et la joie.»

+  Madame Françoise GERARDIN nous a quitté ce Samedi 17 Avril 2010  +
« Maman exceptionnelle disent ses 3 enfants
 Elle a aussi milité toute sa vie pour le respect de la nature et les animaux. »

Je vous invite, avec tous ses amis, à signer cette pétition, écrite par Monsieur Gérard CHAROLLOIS :

 

« A notre Françoise.
Parce que pour protéger il faut aimer et que pour aimer il faut connaître, Françoise GERARDIN, professeur de sciences de la vie et de la terre, enseigna à ses élèves la Nature qu’elle servit avec une ardeur constante et un amour communicatif.
Son décès brutal, à l’issue d’une journée militante dans le VERCORS, interrompt prématurément une vie dont elle fit toujours un excellent usage.
Elle va manquer à sa famille, à ses innombrables amis, à la cause du vivant, aux associations auxquelles elle apportait son énergie sereine, bienveillante, sa disponibilité et son attention aux êtres.
Elle fut de tous les combats pour la biodiversité, contre la mort loisir, contre la mort spectacle, toujours du côté de la vie, cette vie qui lui a échappé sans prévenir, sans lui laisser le temps de préparer sa fin.
D’aucuns diront que mourir sans se savoir malade, mourir en rentrant de promenade et après l’assemblée générale d’une association amie, est une « belle mort ».
Je ne le dirai pas car pour moi, il n’y a que de belles vies, des vies que l’on construit comme des œuvres d’art et celle de Françoise en fut une.
Pour notre CONVENTION VIE ET NATURE, elle assura, durant plusieurs années, la diffusion de nos éditoriaux et articles auprès des non-internautes et il n’est pas un défenseur des animaux, un protecteur de la Nature qui n’éprouve pas la cruauté de la perte de Françoise.
Un constat s’impose :
Avec davantage d’humains de sa qualité, ce monde serait infiniment meilleur qu’il n’est.
Que Françoise GERARDIN vive encore longtemps dans le cœur de ceux qui ayant eu la chance de la connaître n’ont pu que l’aimer.
Ses convictions, son combat, son exemple doivent nous habiter et renforcer notre volonté de servir la vie.
Gérard CHAROLLOIS »                                                              ==>  
Signature de la pétition. Merci.

 

Panneaux réalisés en 2004  par des élèves de Madame F. GERARDIN

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