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-  01/04  -  Gérard Onesta, dans son bureau à l’Hôtel de Région, ancien vice-président du parlement européen, considère la Catalogne comme une « affaire européenne ». L’actuel conseiller régional  ’Occitanie - Pyrénées/Méditerranée du groupe « Nouveau Monde en Commun » s’inscrit en rupture de la plupart des femmes et hommes politiques français, partagés entre mutisme, désintérêt et soutien par défaut à l’État espagnol. (L’Indépendant, Grand angle)

Gérard Onesta : « L’image de policiers le 1er octobre frappant des grands-mères qui défendent des urnes est douloureuse pour n’importe quel démocrate. La nature de ce corps de police devrait d’ailleurs interpeller. Aurait-on imaginé ne pas dissoudre, à la fin de la seconde guerre mondiale, les milices para fascistes, en Italie ou en Allemagne ?

Je crois qu’il faudrait voir dans la matrice catalane une façon de régler les problèmes différemment. C’est une démarche non ethnique liée à une terre inclusive. Quelle autre ville que Barcelone peut réunir un demi-million de personnes pour une manifestation (celle du 18 février 2017) en faveur de l’accueil des migrants ?

En Catalogne, la notion d’indépendance est intimement liée à celle d’interdépendance avec l’extérieur. C’est ça, la nouveauté apportée par la Catalogne : je réaffirme ce que je suis tout en me plaçant au cœur d’un monde globalisé. En Europe, en revanche, nous sommes actuellement confrontés à une psyché fossilisée sur la conception de l’État-nation tel qu’il s’est fait au XIXe siècle. »

Comment expliquez-vous que l’Europe se refuse à réagir ? À jouer les intermédiaires ? « L’Europe a réagi au lendemain du référendum. Le 2 octobre, Juncker a parlé, pour réitérer sa confiance envers Rajoy, l’« homme de l’apaisement », selon ses termes. Il faut le faire ! Le problème ce n’est pas l’Europe mais cette Europe-là. Le triangle décisionnel communautaire est aux mains du Parti populaire européen, qui inclut le PP de Mariano Rajoy. Donald Tusk au Conseil, Jean-Claude Juncker à la Commission et Antonio Tajani au Parlement. Tous protègent leur petit copain (Rajoy), qui peut faire ce qu’il veut en toute impunité. La position de l’Europe sur la Catalogne ne changerait que s’il y avait des morts. » Gérard Onesta. Photos F. P.

-  04/04  -  Pyrénées-Orientales :
Une trentaine de maires signent un manifeste pour le respect des droits en Catalogne.
« Nous créons un collectif de maires des P.O. pour prendre position par rapport à ce qui se passe en Catalogne, pour défendre les droits fondamentaux, a expliqué Jean-Paul Billès, le maire de Pézilla.
On est parti d’un constat. Nous constatons que depuis quelques semaines des élus ont été mis en prison, puis l’emprisonnement d’une autre personne en Allemagne. La répression a pris une vigueur inégalée depuis des années en Catalogne. Il y a des menaces sur les élus, sur les citoyens, sur les musiciens. Les droits fondamentaux, la liberté d’expression, la liberté d’opinion sont mis en cause. Nous ne nous immisçons pas du tout dans le problème de l’indépendance. Nous pensons qu’il s’agit d’un problème politique auquel il faut donner une réponse politique, pas judiciaire. La pression, les menaces, les emprisonnements, la violence policière par rapport à une population digne et pacifiste, ne sont pas acceptables. Ces méthodes, ne sont pas acceptables, on ne peut pas les accepter en tant que citoyen français, en tant qu’élus de la République et en tant que citoyens européens.
On sous-estime le problème catalan et ses conséquences européennes. On sous-estime le mouvement et la force du mouvement catalan. On sous-estime les conséquences du silence de la France et de l’Europe. On ouvre la porte à des choses que l’on ne veut plus voir. Ce qui nous choque aussi, c’est la mise sous tutelle d’une Région par une minorité politique. Quand un parti qui n’a que quatre députés dirige une région, il y a un problème. Nous demandons que la France et l’Europe interviennent formellement dans ce conflit qui peut mettre en cause la paix en Europe. Il faut un dialogue politique. Et il y a un préalable à ce dialogue : la libération des personnes emprisonnées, la fin des pressions et des menaces, la fin des poursuites judiciaires. (…) La France intervient pour défendre les Droits de l’Homme au Tibet, on est fier de cela. Et là, à coté de chez nous, à 20 km, de l’autre côté de la frontière, on laisse faire, on ne dit rien. Nous sommes un groupe de 28 communes, nous partageons ces idées, ces convictions. Nous parlons en tant qu’élus de la République. On compte bien voir grandir ce manifeste dans ce département et en France »
« On a été interpellé par le traitement de l’information concernant la Catalogne dans les médias français, a indiqué Jean-Luc Pujol, maire de Fourques. On a vu que des drapeaux catalans étaient interdit au stade de France. Qu’est ce qui se passera si l’USAP rejoue un finale de Top 14, on va encore interdire les drapeaux catalans ? On souhaite exporter ce mouvement dans toute la France».
« La situation se dégrade de semaine en semaine, commente le maire d’Estavar, Laurent Leygue. La presse ne prend pas assez en compte l’importance de ce qui se passe. Le débat sur l’indépendance appartient aux Catalans. Ce qui nous regarde, c’est la démocratie ».
-   J’ai travaillé à mon petit niveau pour la construction de l’Europe, a témoigné
François Calvet, sénateur des P.O ., ancien député et ancien maire du Soler. Ce qui était important, c’est que l’Europe garantissait la liberté d’expression, d’opinion. L’Europe nous a d’ailleurs poussé à cela, à la liberté des langues, des cultures. J’ai regardé la photo de Carme Forcadell. Elle est venue ici, il y a un an. C’est quelqu’un de calme, de pondéré. Penser qu’elle est en prison pour l’expression de ses idées, c’est inadmissible. Et cela ne bouge pas chez mes collègues parlementaires à Paris. Mais aussi, la seule information qui passe, c’est celle de l’ambassadeur d’Espagne à Paris. On ne peut pas accepter ce silence assourdissant ».
« Il est triste de voir que la démocratie européenne qui applique ce qui été mis en place en Catalogne il y a mille an, ne respectent plus cela, ne respecte pas les parlements élus, s’attristait Pierre Roger, maire de Latour-bas-Elne. On a tous des liens avec des batlles, des maire de l’autre coté. On ne comprends pas ce qui se passe. Et cela réveille des choses qui se sont passées il y a 70 ans. On retrouve une dictature où on ne peut plus rien dire. On replonge dans quelque chose que l’on pensait disparu ».
« En 2019, on fêtera les 80 ans de la Retirada. Ce qui s’est passé il y 80 ans doit nous faire réfléchir » confiait Claude Ferrer, maire de Prats-de-Mollo.
« Ce manifeste, on va le promouvoir, affirmait Jean-Paul Billès. C’est une démarche politique et on va s’adresser aux politiques. On va demander à tous les maires de le signer, dans le département et partout en France. On va le remettre à nos parlementaires, nos députés. Et on va l’envoyer au président de l’Assemblée nationale, au président du Sénat, au président de la République, au Président de la Commission européenne. Nous rencontrerons ensuite nos collègues élus du Sud. On a peur que les choses ne dégénèrent au Sud. On veut transmettre notre souci, notre tristesse. C’était le moment de me faire. Après, cela risque d’être trop tard ».
Les 28 maires premiers signataires :  (Photo des premiers signataires en bas de page)
ALENYA Jean-André MAGDALOU  -  ARGELES SUR MER Antoine PARRA  -  ARLES SUR TECH René BANTOURE  -  ESPIRA DE CONFLENT Roger PAILLES  -  ESTAVAR Laurent LEYGUE  -  FOURQUES Jean-Luc PUJOL  -  LA LLAGONNE Jean-Pierre ASTRUCH  -  LAMANÈRE Agnès PARAYRE  -  LATOUR-BAS-ELNE Pierre ROGE  -  LE SOLER Armelle REVEL FOURCADE  -  MAUREILLAS André BORDANEIL  -  PEZILLA-LA-RIVIERE Jean-Paul BILLES  -  PRATS DE MOLLO Claude FERRER  -  REYNÈS Jean-François DUNYACH  -  SAINT ANDRÉ Francis MANENT  -  TOULOUGES Jean ROQUE  -  VINCA René DRAGUE  -  AMELIE-LES-BAINS Alexandre REYNAL  -  BAILLESTAVY Jacques TAURINYA  -  CORSAVY Antoine CHRYSOSTOME  -  COUSTOUGES Michel ANRIGO  -  LA BASTIDE Daniel BAUX  -  LE TECH Guillaume CERVANTES  -  MONTBOLO Lucien JULIA  -  OMS Christian VILA  -  SAILLAGOUSE Georges ARMENGOL  -  THUÈS Jean-Jacques ROUCH  -  et François CALVET sénateur.
-  05/04  -  La justice allemande remet Carles Puigdemont en liberté, sous contrôle judiciaire. La Cour a estimé que le motif d'accusation, détournement de fonds publics, ne justifiait pas, en soi, un maintien en détention. Les faits de "rébellion" qui lui sont reprochés par la justice espagnole dans le mandat d'arrêt européen ne pouvaient être retenus au regard du droit allemand. La justice précise que l'ancien président catalan pourra recouvrer la liberté moyennant le versement d'une caution de 75 000 euros. (https://www.francetvinfo.fr/monde/espagne/referendum-en-catalogne/catalogne-la-justice-allemande-remet-carles-puigdemont-en-liberte_2691590.html)
-  07/04  -  Puigdemont, l'indépendantiste souhaite une "médiation internationale" pour tenter de trouver une sortie de crise et se dit "prêt à écouter et à travailler si les autorités espagnoles ont un projet espagnol pour la Catalogne". Mais, a-t-il aussi prévenu, "il faut commencer à admettre que l'indépendantisme catalan démocratique est une réalité déterminante". s'exprimant tour à tour en catalan, anglais et espagnol. De son côté, la ministre allemande de la Justice, Katarina Barley, a salué la libération de Puigdemont, estimant que la décision des juges allemands était "absolument correcte", ce qui a suscité un certain émoi en Espagne.  La ministre sociale-démocrate a également assuré au quotidien Süddeutsche Zeitung qu'il ne serait "pas facile" pour Madrid d'étayer les accusations de détournement de fonds contre Puigdemont. Elle a aussi prévenu qu'en l'absence de nouvel élément probant "(il) sera(it) un homme libre dans un pays libre, à savoir l'Allemagne".
-  08/04  -  L'indépendantiste catalane Clara Ponsati a confiance en la justice écossaise. J'ai l'espoir que la justice l'emportera, mais les atteintes aux droits de l'Homme commis par les autorités espagnoles sont sans précédent - ils s'aggravent de jour en jour", déclare-t-elle dans les colonnes du Sunday Herald. "Je suis fatiguée du mal dont ils sont capables dans leur impitoyable croisade . (https://www.ouest-france.fr/europe/espagne/catalogne/l-independantiste-catalane-clara-ponsati-est-confiante-face-la-justice-ecossaise-5681973)
-  09/04  -  Carles Puigdemont, a été autorisé ce lundi 9 avril à s'installer à Berlin pendant l'examen de la demande de remise à l'Espagne. (http://www.midilibre.fr/2018/04/09/catalogne-la-justice-allemande-autorise-puigdemont-a-s-installer-a-berlin,1653469.php)
-  09/04  -  Les tribunaux européens démontent les accusations délirantes de rébellion des Espagnols qui s’entêtent à inventer des manifestations violentes pour maintenir la répression. Le chef de la police catalane ainsi que le commandement maintenant accusés d'appartenance à "organisation criminelle". Le Parlement se propose à nouveau l'élection de Puigdemont ou de Sànchez. Les juges espagnols sont-ils devenus fous? (http://www.catnord.cat/paisos-catalans/proces-catala/454-puigdemont-lliure)
-  11/04  -  La présidente socialiste du conseil départemental, Hermeline Malherbe, se refuse à fermer les yeux sur la tournure que prend le conflit entre l'Etat Espagnol et la Généralitat (élus emprisonnés sans avoir été jugés, "violences policières", etc.). Ce mercredi, en fin de matinée, elle a donc officiellement appelé l'ensemble des élus des Pyrénées-Orientales à "s'unir et à peser de tout leur poids pour faire avancer la démocratie en Catalogne Sud"
-  La Guardia Civil a mené, ce mardi matin, une opération contre des leaders des Comités de Défense de la République catalane (CDR) qui avaient occupé les autoroutes lors de la Semaine Sainte. A propos de l’accusation insensée de « terrorisme » contre une militante pacifique, Elsa Artadi a dit  «"En dehors de la dérive dictatoriale alarmante de l'Espagne, la banalisation de la souffrance des vraies victimes du terrorisme est indignant. Ils n'ont pas de décence ni de mémoire", sur Twitter. »
-  Les écrivains des ILES Baléares manifesteront contre la répression le 15/04       

-  13/04  -  Le candidat à la présidence de la Catalogne Jordi Sanchez, à qui la justice espagnole a refusé une remise en liberté pour participer à un débat sur son investiture, a dénoncé dans un entretien publié vendredi "l'ingérence" de la Cour suprême dans la politique catalane. Il qualifie cette "ingérence" d'"inédite et indigne d'un État de droit". (https://www.boursorama.com/actualite-economique/actualites/catalogne-le-candidat-a-la-presidence-sanchez-denonce-l-ingerence-judiciaire-ae1f9e7e6148863003a4b4100749593c)

                                                                  

 

 

 

 

 

 Les premiers des 50 maires  signataires du manifeste
pour le respect des droits en Catalogne.

CATALOGNE  - Les événements  : = 1 =  = 2 =  = 3 =  = 4 =  = 5 =  = 6 =  = 7 = 
= 8 =  = 9 =  = 10 =  = 11 = 
= 12 =  = 13 =   INDIGNATIONS - REACTIONS   = 16 = 

Le conseil départemental  des P.-O.  appelle les élus
à se mobiliser contre  la répression  en Catalogne

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