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DROCOURT NATURE vous parle
un peu du Ciel, de la Planète,
des Hommes ET DES ANIMAUX

CATALOGNE  -  Les événements  :  = 1 =   = 2 =   = 3 =   = 4 =   = 5 =   = 6 =   = 7 =   = 8 =

= 7 =   INDIGNATIONS  -  REACTIONS    (Lire)  (Lire)

CATALOGNE :   = 1 =   = 2 =    = 3 =    = 4 =    = 5 =   = 6 =  = 7 =  = 8 =

-  Voir un magnifique montage vidéo pour présenter la question catalane. Une histoire de la Catalogne en 10 minutes avec Pau Casals le catalan.

-  06/11  -  Conformément aux réquisitions du parquet de Bruxelles, les cinq Catalans réfugiés en Belgique depuis une semaine ont été laissés en liberté sous conditions, dimanche soir, dans l'attente de l'examen des mandats d'arrêt émis par l'Espagne à leur encontre. M. Puigdemont et ses conseillers (ministres) ont interdiction de quitter le territoire belge, doivent avoir une adresse fixe, et devront se présenter "personnellement" à toute convocation de la justice et de la police, a précisé le parquet de Bruxelles.
Perpignan : 2000 personnes dans les rues appellent à la libération des ex-ministres catalans emprisonnés
Juncker sur la Catalogne: «Je ne vois pas en quoi les autorités espagnoles violent l’Etat de droit»
Bart De Wever répond à Mariano Rajoy : «Le Parti populaire devrait se taire»
-  Pour le constitutionnaliste Marc Uyttendaele, les juges belges auront une question très simple à se poser : renvoie-t-on dans son pays un opposant qui sera mis en prison au seul motif qu’il mène un combat politique contre le pouvoir en place ? Plutôt que de s’en remettre simplement au jeu démocratique, aux élections d’une assemblée législative, à un référendum sur l’indépendance organisé cette fois avec la garantie de l’État de droit, il cautionne la criminalisation des opposants, soit une très vieille méthode totalitaire. Une méthode utilisée de tout temps par toutes les dictatures, par tous les régimes autoritaires, une méthode qui ne permet pas de distinguer aujourd’hui les gouvernements turc et espagnol.

Il nous faut savoir que si, aujourd’hui, l’on accepte que l’opposant soit qualifié de criminel, que le droit et la justice deviennent des instruments de pouvoir et non de contre-pouvoir, c’est l’Europe entière qui s’en trouvera déshonorée.

-  Le programme des 200 maires catalans qui viennent à Bruxelles ce mardi

-  07/11  - The New York Times : GUERNICA, (Extraits)  « M. Iriondo, 95 ans, est l'un des derniers survivants d' un assaut notoire sur Guernica pendant la guerre civile espagnole en 1937. Il avait 14 ans quand les bombardiers allemands combattant pour le général Francisco Franco ont réduit cette ville, symbole sacré de l'identité basque en décombres. . Franco a remporté la guerre et a mis fin à l'autonomie gouvernementale basque, qui n'est pas revenue jusqu'en 1979, après la mort de Franco. "Toute ma vie, tout ce que j'avais en tête, c'est la guerre", a déclaré M. Iriondo. "Alors, ce que j'attends avec impatience, c'est la paix et l'unité." "J'aimerais plus de pouvoir", "Mais pas si cela signifie perdre ce que nous avons déjà."
-  La crise catalane ne semble pas avoir sensiblement augmenté le zèle pour l'indépendance basque. Beaucoup ici sympathisent avec les nationalistes catalans. Après plus de 40 ans de violence séparatiste, de nombreux Basques veulent un temps mort de la question de l'indépendance, a suggéré
Kirmen Uribe  Nous avons besoin de plus de temps parce que nous ne voulons pas encore casser le Pays Basque. " "Nous pensons plutôt à nettoyer les blessures entre nous, entre les basques."
-  À Bilbao, la plus grande ville basque, et où le tourisme a explosé à cause des tensions séparatistes, le président du Parti nationaliste basque, Andoni Ortuzar, a déclaré qu'il n'y avait pas de précipitation vers l'indépendance. Au lieu d'accélérer un référendum diviseur, la «voie» de M. Ortuzar est d'établir d'abord un consensus entre les partis et les institutions basques sur le type d'autonomie qu'ils veulent. Ensuite, il veut présenter cette proposition conjointe au gouvernement central de Madrid, avant de soumettre le règlement négocié à la population basque par référendum.  En outre, la région basque dispose déjà d'une plus grande autonomie que la Catalogne, notamment en matière financière "La situation en Catalogne est très grave Et je pense que beaucoup de gens à Madrid ont vu - même s'ils ne le disent pas, ils le pensent - qu'il est nécessaire de changer le modèle de l'État.
-  "
Arnaldo Otegi (Pays basque uni) : La réponse violente de Madrid au référendum catalan est un signe. L'expérience de la Catalogne montre «qu'il n'y a pas d'État avec lequel négocier», a déclaré M. Otegi, qui est retourné en politique l'année dernière après avoir passé six ans en prison pour avoir tenté de ranimer un parti politique interdit lié à l'ETA. "La Catalogne a montré qu'il n'est pas possible de démocratiser l'État espagnol". Il s'attend également à "une réactivation" d'un intérêt pacifique pour le nationalisme basque, en particulier chez les jeunes. "Oui, c'est vrai qu'il y a de la fatigue après un conflit à long terme - mais quelque chose change ces dernières semaines. Des dizaines de milliers de Basques se sont rassemblés à Bilbao la veille du référendum catalan, en solidarité avec la Catalogne. Les militants de la base sentent que quelque chose remue. Des groupes de jeunes nationalistes basques se sont rendus à Barcelone le jour du référendum pour apprendre des organisateurs séparatistes ».

C. Puigdemont « Accepterez-vous le résultat du vote des Catalans (le 21 décembre) ou allez-vous continuer à aider Rajoy dans ce coup d’Etat ? », a-t-il lancé aux présidents de la Commission et du Parlement européens, lors d’une réunion avec des maires catalans à Bruxelles, sa première prise de parole en public depuis la décision dimanche de la justice belge de le mettre en liberté sous conditions.
-  Mairie de Baillestavy : MOTION votée à l'unanimité par les 47 membres de la communauté de communes du Conflent : « Le Président, les Vice-présidents, lès maires et les délégués de la Communauté de Communes Conflent-Canigó, au vu des événements en Catalogne lors du référendum du 1er octobre 2017 : -s'indignent des violences policières contre les électeurs catalans, rassemblés pacifiquement pour exercer leur droit de vote ; -demandent que ces violences cessent car elles sont indignes d'une démocratie ;   -déplorent les très nombreux blessés et partagent leur peine et celle de leur famille ; -demandent au gouvernement espagnol et au gouvernement catalan d'entamer des négociations pour résoudre la crise ; -demandent au parlement européen et à l'ONU d'intervenir en tant qur médiateurs auprès des deux parties ; -expriment leur solidarité envers les élus et le peuple catalans avec lesquels ils partagent une histoire, une culture et une langue. »
Elections : Le Parti démocrate (PDeCAT) du président destitué de Catalogne, Carles Puigdemont, et la Gauche républicaine de Catalogne (ERC) ont échoué mardi soir 7 novembre à constituer un front uni pour les élections régionales anticipées du 21 décembre.-
-  08/11  -  « 
Les indépendantistes catalans ne baissent pas les bras face aux autorités de Madrid. Un mouvement de grève a provoqué mercredi 8 novembre d'importants bouchons dans Barcelone, où des rues ont été bloquées et où les transports en commun fonctionnent au ralenti, mais également à Gérone, en bloquant l'autoroute vers la France. Des groupes de manifestants ont bloqué les principales autoroutes de la région, brandissant des pancartes réclamant "la liberté pour les prisonniers politiques". Un groupe de militants a également bloqué la circulation des trains dans la gare de Gérone, où ils ont pris position sur les voies, provoquant des retards dans le trafic ferroviaire ».
La Cour constitutionnelle espagnole a annulé, mercredi 8 novembre, la déclaration d’indépendance de la Catalogne. Celle-ci avait été suspendue le 31 octobre par la même Cour, après un recours du gouvernement espagnol
Mercredi, des dizaines de milliers de passagers et des centaines de camions, en particulier en partance vers la France, ont été bloqués en Catalogne par des indépendantistes répondant à l'appel à la grève d'une confédération syndicale et d'associations séparatistes qui ont bloqué des routes, des gares et des sites touristiques aux cris de "Liberté ! Liberté !".
Javier Cercas, écrivain, voit dans le récent «coup d’Etat» de Barcelone, le dernier des coups de fouet, peut-être le plus grave, du populisme nationaliste qui a engendré Trump et le Brexit. Un article à charge contre « la dangereuse fiction catalane » qu’il conclut « il ne faut pas s’y tromper : ce qui est en jeu en Catalogne n’est pas seulement l’avenir de la Catalogne, ni même celui de l’Espagne, mais celui de l’Europe entière. La désintégration de l’Espagne mettrait en danger l’unité et la stabilité de l’Europe » (Libération, 08/11, p24)  (Un brin conservateur, non ?)
-  09/11  -  L'actuelle présidente du Parlement Carme Forcadell, 58 ans, et cinq autres élus indépendantistes se rendent devant un juge de la Cour suprême de Madrid pour répondre notamment de soupçons de rébellion, sédition et malversations de fonds.
-  Carme Forcadell condamnée à prison sauf si elle paie !  -  Les 7 autres arrêtés ont sept jours pour payer. S’ils paient,  ils sortiront. -   Joan Josep Nuet arrêté hier, est le seul à sortir libre et sans payer

-  « Vive la Catalogne libre !  Patrick Besson serait-il le seul à trouver dommage de voir des républicains français soutenir une monarchie face à des républicains catalans ?  (…) La sécession (a jadis été) considérée comme un droit inaliénable, voire un devoir sacré, pour les peuples disposant d'une langue, d'une culture et d'une économie. Le développement de l'idée européenne ne signifiait-il pas la disparition des vieilles frontières et la création d'une large fédération faisant la part belle aux régions, étouffées par le jacobinisme des anciennes capitales ?
Pourquoi refuser aux Catalans ce qu'on a fini par accorder aux Slovènes, aux Croates, aux Bosniaques et aux Kosovars ? En quoi l'indépendance de la Catalogne est-elle un risque plus grand pour la stabilité de l'Europe que ne le fut celle des peuples de l'ancienne Yougoslavie ? (…) Je m'étonne en outre que les Français, attachés avec passion à ce qu'ils appellent les valeurs de la République, restent insensibles au fait que les Catalans veuillent quitter la monarchie espagnole pour vivre dans la République de Catalogne. Des républicains français soutenant une monarchie contre des républicains catalans, c'est un peu triste. Cela faisait longtemps qu'un roi n'avait pas été contesté et je m'étonne que ça ne nous fasse pas davantage plaisir, à nous (
SUITE) qui en avons décapité un, acte politique inouï célébré par la Marseillaise au début de chaque match de foot de l'équipe de France. » (Le Point, 09/11, p11)

- 10/11  -  ". "Elle est sortie", a déclaré vendredi un porte-parole du ministère espagnol de l'Intérieur,(!)  (on dirait un cri de soulagement !) tandis que des chaînes de télévision montraient une voiture officielle du parlement catalan quitter l'enceinte de la prison pour femmes d'Alcala Meco, située près de Madrid. D'un montant de 150.000 euros, la caution réclamée à Carme Forcadell est six fois plus élevée que celle, de 25.000 euros, fixée pour cinq autres parlementaires. L'élue de 58 ans est placée sous contrôle judiciaire, celui-ci prévoyant la confiscation de son passeport, l'interdiction de sortie du territoire et l'obligation de se présenter une fois par semaine devant un juge.
La CEDH saisie. La Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) a confirmé vendredi que "quatre requêtes catalanes" avaient été déposées devant elle contre l'Espagne. La Cour de Strasbourg doit maintenant les examiner avant de décider si elles les sont ou non recevables.
-  11/11  -  A partir de 17h. Les indépendantistes, qui tentent de maintenir la mobilisation, ont appelé à protester à Barcelone à partir de 17h. Exigeant la libération de leurs dirigeants, ils espèrent la même affluence qu'à l'occasion de la fête de Catalogne, le 11 septembre, qui rassemble depuis 2012 des centaines de milliers de personnes.
750.000 partisans de l'indépendance de la Catalogne sont descendus samedi dans les rues de Barcelone pour réclamer la libération des huit dirigeants séparatistes emprisonnés
La maire de Barcelone n'est pas indépendantiste mais se dit favorable à l'organisation d'un référendum légal d'autodétermination. Tout en appelant à la libération des dirigeants séparatistes, la maire de Barcelone a fustigé "l'irresponsabilité" de l'ex-gouvernement catalan qui a mené à la crise catalane selon elle.
-  LE SYNDROME CATALAN de Thomas Piketty, le Monde d’aujourd’hui.  -  La crise catalane est-elle due à un excès de centralisation et  à la brutalité du pouvoir madrilène ?  Ou bien plutôt à une logique de mise en concurrence généralisée des territoires et des pays qui a déjà été beaucoup trop loin, en Espagne comme en Europe, et qui conduit à toujours plus de surenchère vers le chacun-pour-soi ?
-  Pour expliquer la crise il rappelle l’invalidation en 2010 du nouveau statut d’autonomie demandée par le Parti populaire. (…) Mais surtout il démontre que l’Espagne, très décentralisée, a été trop loin en instituant que l’assiette de l’impôt sur le revenu soit partagée, depuis 2011, à 50-50 entre le gvt fédéral et les régions.(…) Ce système met à mal l’idée même de solidarité à l’intérieur du pays et revient à opposer les régions entre elles, ce qui est problématique à propos de cet impôt supposé permettre de réduire les inégalités entre les plus pauvres et les plus riches, au-delà des identités régionales ou professionnelles. Dans d’autres pays l’impôt sur le revenu est exclusivement fédéral comme en Allemagne. Aujourd’hui, une partie des catalans veulent conserver 100% des recettes en devenant indépendant.  -  Il dit que l’Europe est responsable en prônant  un modèle de civilisation fondée sur l’idée qu’il est possible de tout avoir en même temps : l’intégration à un grand marché européen et mondial, tout cela sans réelle obligation de solidarité et de financement du bien public. Dans ces conditions, pourquoi ne pas tenter sa chance en faisant de la Catalogne un paradis fiscal à la mode luxembourgeoise ?  (…)  -  Et il conclut « C’est en mettant enfin la solidarité et le développement équilibré au cœur de ses pratiques que l’Europe pourra s’opposer aux séparatismes ».
(11/11, Débats et analyses, p25)
-  12/11  - «Libération» publie une tribune dans laquelle Carles Puigdemont accuse le gouvernement espagnol d’hypocrisie et la justice de lui être asservie. Il s’étonne des motifs de condamnation « sédition, conspiration, rébellion » alors qu’il a été élu en 2015 pour un programme autorisé par l’administration publique, jamais interdit ou suspendu, et dans lequel il y avait l’engagement explicite de déclarer l’indépendance et de convoquer des élections constituantes. (…) Devant les graves violations de la démocratie par l’Etat espagnol et les nombreuses anomalies et irrégularités, il devient très difficile de penser que nous, les accusés, disposons de garanties effectives, au-delà des garanties formelles. Le climat d’hostilité encouragé par l’Etat, (…) La justice s’est montrée, plus que jamais auparavant, au service de l’agenda politique de son gvt. Tout est permis, aucun délit commis au nom de cette unité de la patrie ne sera poursuivi (…) même ceux d’une brigade policière dont l’existence a été dénoncée par le Congrès des députés espagnols. Dans les manifestations du parti au pouvoir participent des partis radicaux d’extrême droite, les héritiers directs du franquisme, comme Falange Espanola. (…) Des manifestants font le salut fasciste et demandent mon emprisonnement et mon exécution !  (Devant ces faits) j’ai le devoir de demander justice pour nous tous, et pour ce faire, nous devons attirer l’attention de l’étranger pour exiger une solution politique et non pas judiciaire. Ce qui est en jeu est bien plus que notre futur personnel : c’est la démocratie même qui est en jeu. (Idées, p22)
-  13/11  -  Mariano Rajoy s'est rendu à Barcelone, en Catalogne, dimanche 12 novembre. Lors d'un meeting de sa formation, le Parti populaire, Mariano Rajoy a appelé à "récupérer la Catalogne de tous, démocratique et libre" lors des élections anticipées du 21 décembre. "Nous pourrons y parvenir si la majorité silencieuse transforme sa voix en vote", a-t-il estimé. Il a également demandé aux entreprises de "ne pas quitter" la Catalogne, alors que plus de 2 000 d'entre elles l'ont déjà fait depuis le début de la crise. Il a aussi invité les Espagnols à ne pas boycotter les produits catalans. 
(N’est-ce pas
Madrid qui avait fort facilité le départ des entreprises de Barcelone ?)     ( SUITE )  
Voir
: Nous sommes tous catalans  -  Démocrates contre la démocratie