Report a problem on the page N°.  Thanks.  -  Signalez un problème sur cette page N°.  Merci.

-  08/04/2015  =>   Déclaration commune : Il ne faut pas toucher à la loi de 1905 !  Il faut défendre les libertés publiques !

08/04/2015  :  La ligue des droits de l’Homme porte plainte contre la DGSE. En cause : des écoutes "illégales" des citoyens français

-  08/04/2016  -  Pour le retrait du projet de loi assassin du code du travail et pour un véritable progrès social ;

-  09/04  :  Nuit debout à Perpignan: 9h de débats, de revendications et de chants sans incident . Près de 250 personnes 
03/12/2016  :  « Une crise humanitaire délibérément fabriquée »
« A Calais, à Grande-Synthe et sur le littoral du nord de la France, le gouvernement français a délibérément créé une crise humanitaire. Dans la 6è puissance économique mondiale, un pays qui a la capacité logistique, l’ingénierie et les moyens de répondre en quelques heures aux besoins vitaux des milliers de migrants précaires, il n’aurait dû y avoir qu’une tension sanitaire et sociale facilement résorbable. Au lieu de cela, les autorités ont fait le choix de ne pas répondre de manière adaptée. De laisser ces personnes dans des conditions d’insalubrité maximale, avec des difficultés pour se laver, boire, manger, se soigner et se loger.
Entre 2014 et 2015, à Calais, les migrants sont passés de quelques centaines à plusieurs milliers. Leur profil a changé : augmentation du nombre des mineurs, souvent isolés, mais aussi des femmes et des familles. Avant 2014, tout migrant tentant de se reposer voyait son lieu de répit instantanément détruit. Puis sont  apparus des camps improvisés de grande taille, sans accès à l’eau potable et aux soins. Les morts violentes par accidents, les maladies en lien avec la grande précarité s’y sont multipliées, touchant des populations, souvent jeunes et atteintes de souffrances psychologiques graves.
A cette réalité dramatique, la réponse des autorités a d’abord été de nuire, en se focalisant sur la destruction des lieux de vie  -  et donc, par ricochet, des liens sociaux. Des réponses étatiques aux besoins vitaux ont ensuite vu le jour. Mais elles ont toujours été sous-calibrées au regard des besoins, par peur, notamment, du mythe de « l’appel d’air ». Ainsi le politique justifie-t-il sa stratégie d’insuffisance, alors même que des milliers de personnes vivent dans des conditions inhumaines. Les autorités ont parfois poussé le vice jusqu’à appliquer des mesures administratives restrictives en matière de construction, compliquant ainsi le travail de mise à l’abri des associations.
En proposant des murs et une réduction des voies légales de protection à des migrants fuyant la plus p^^art du temps leur pays pour des raisons de vie ou de mort, l’Europe fait incontestablement preuve d’une faillite morale et d’un déclin d’humanité. La France, par sa gestion de Calais, ne fait pas exception. » (Par le Dr Jean-François Corty, directeur des opérations internationales de Médecins du monde) (Le Monde, p 4)

23/12/16  -  Qu’est-ce qu’un cerveau amoureux ?
  
L’Amour  y déclenche un milliard de petits séismes chimiques qui font suite à l'activation de certaines zones dans notre cerveau.... Lucy Vincent et Serge Stoléru nous expliquent les raisons biologiques de cet attachement irraisonné, « de cette folie qui dure 3 ans ! »

   L’amour, émotion suprême, est une "constellation de comportements, de cognitions et d’émotions associés au désir de nouer ou maintenir une relation proche avec une personne spécifique.". Avec, parmi ces constellations, une impression d'énergie décuplée, la "focalisation de l'attention sur une personne unique, à laquelle on pense sans arrêt, à qui tout nous ramène", une dépendance émotionnelle, et un désir d'union émotionnelle et physique,
   Mais cet état d’euphorie, cette attraction ressentie pour l’autre, est le fruit d'un savant cocktail chimique,
et ces processus complexes du ressenti amoureux sont les mêmes pour tous, et font appel à notre part animale: "Nous sommes des êtres humains mais nous sommes des animaux aussi. Notre cerveau humain a une sorte de cerveau de singe en dessous qui garde beaucoup de comportements et beaucoup de réflexes qui sont liés à notre vie sauvage."
   De quelle manière l'amour
romantique naît, s'installe et perdure dans nos cerveaux d'anciens hominidés ? "Pendant qu’on est dans cette phase d’amour le cerveau est différent.
   Le désir sexuel est-il indispensable à l'état amoureux ? Pour certains, « A
mour et désir sexuel appartiennent à des systèmes socio comportementaux fonctionnellement indépendants, avec des bases cérébrales différentes et des fonctions distinctes sur le plan de l’évolution » ?
   Une première émotion, au premier coup d'œil. C'est
l'activité du cortex visuel qui sera déterminante. (Très basiquement, "plus un visage est symétrique, plus ce visage est évalué comme beau.") "L'attirance que la beauté exerce sur nous semble en partie innée. Cela reste vrai dans différentes cultures.
   Une opération d'évaluation qui passe aussi par
les souvenirs : "Le cortex orbi frontal dispose de l'information selon laquelle telle ou telle personne nouvellement apparue dans l'environnement sera probablement associée à du plaisir, à du déplaisir, ou ni à l'un ni à l'autre. Ce même cortex envoie un signal aux régions cérébrales nous permettant de ressentir des émotions, et notamment à l’insula : "L’insula, région en relation étroite avec le système limbique (émotionnel), nous permet d’avoir la perception consciente de certaines de nos réactions viscérales, telles que notre cœur qui se met soudainement à battre la chamade.
  
Suite à cette émotion, il nous faut généralement mobiliser une certaine énergie pour aller de l'avant, se rapprocher de l'autre, aller vérifier que le ramage est égal au plumage... tenter sa chance !
   Et c'est cette fois la substance noire du cerveau qui agit, en libérant de
la dopamine. Un neurotransmetteur qui envoie à l'organisme non seulement de l'énergie, mais aussi des signaux de plaisir et de bien-être. La dopamine joue un rôle clé durant toute la durée d'une relation amoureuse, et pas seulement à ses prémices.
   "Il y a un
emballement des systèmes de récompense qui font qu’on devient dépendant de notre partenaire. On se sent bien quand on est près de lui, quand il n’est pas là, il nous manque énormément… Tout ça ce sont les mêmes systèmes que ceux impliqués dans la prise de drogue par exemple. Ou même dans la quête de la nourriture, de la boisson, tout ce qui est la passion.
   Le premier pas vers l'autre a été fait. Le choc émotionnel se transforme en un sentiment plus pérenne. Et c'est fichu : l'amour s'est installé. La première responsable
l'ocytocine, qui est également appelée "hormone de l'attachement", et qui intervient aussi dans la maternité, assurant la force du lien mère/enfant .
   L'attachement est bien sûr également nourri de fantasmes, de rêverie. L
’activité fantasmatique est à la croisée de la composante cognitive et de la composante motivationnelle. Et ces rêveries peuvent elles-mêmes prendre source dans les souvenirs vécus avec la personne aimée. C'est alors l'hippocampe qui s'enflamme, dans la cartographie cérébrale.
  
Pour que l'amour perdure, le cerveau continue de tricher en désactivant certaines zones, dotant celui qui aime des "yeux de l'amour", "On constaterait une baisse d’activité des parties du cerveau associée aux émotions négatives, au jugement de l’autre". Précisant que le mécanisme est le même pour une mère qui regarde son bébé.
   Quant à
l'ocytocine, elle continue à cultiver l'attachement électif. La vasopressine également : ces deux "neuropeptides sociaux" sont secrétés par des neurones de l'hypothalamus. Tous deux sont responsables du sentiment d'amour exclusif, du "seulement toi",  « Il y a des mécanismes qui se mettent en place pour que cette personne nous paraisse vraiment formidable, pour nous obliger à rester avec lui ou avec elle le temps de produire l’enfant et l’élever jusqu’à ce qu’il soit un tout petit peu autonome ».
   Concernant l'état amoureux. Le psychisme individuel, nourri d'une culture singulière, est la pierre d'angle de ce sentiment, et détermine la façon dont il est vécu par chacun.
   "L’amour c’est certainement biologiquement quelque chose de primordial, très intéressant, mais pourquoi est-ce qu’on y attache autant d’émotion et d’importance ? C’est parce que nous avons pu – et je pense évidemment à Shakespeare – exprimer cet amour dans des termes très émouvants."
(Notes de lecture de l’article d’
Hélène Combis-Schlumberger) (France Culture)
« Un cerveau nommé désir : sexe, amour et neurosciences » de Serge Stoleru, Odile Jacob, 2016
« Comment devient-on amoureux ? » de Lucy Vincent, Odile Jacob 
(Les commentaires saluent le « comment ça marche », pour le « pourquoi » il faudrait compléter cette ‘hypothèse biologique’ par les sciences sociales et historiques) (Par ex, le coup de foudre a parfois été considéré comme un danger pour la société…)
04/03/2017  -  La parole entravée des femmes(Extraits d’un article  d’Anne Chemin)  En politique, au travail et dans la sphère privée, les hommes n’hésitent pas à interrompre leurs interlocutrices. Une forme de censure insidieuse.
Sylvia Pinel, la seule femme de la primaire à gauche évoque les leçons politiques de François Mitterrand quand David Pujadas lui pose une question… Une voix s’élève à sa droite : sans lui jeter un regard, Jean-Luc Bennahmias ­répond à sa place ! Elle vient de faire l’expérience d’un phénomène que toutes les femmes connaissent.  Nathalie Kosciusko-Morizet en a fait l’amère expérience pendant la primaire de la droite et du centre. Lors du troisième débat télévisé, elle a été interrompue vingt-sept fois… contre neuf pour Alain Juppé !
Nombre d’études démontrent en effet que c’est une règle qui gouverne tous les échanges entre hommes et femmes (
SUITE ) , qu’ils aient lieu dans les bureaux, les cafés, les écoles ou les familles. Et ce n’est pas tout à fait un  hasard. « La conversation, loin d’être une activité anodine et spontanée, est traversée par des questions de pouvoir »
  
« Selon l’opinion communément admise, ce sont les femmes qui parleraient plus que les hommes, mais de nombreuses recherches ont montré qu’en réalité, ce sont les hommes qui parlent le plus­ et contestent aux femmes le statut de partenaires égaux dans la conversation. »
2 chercheurs constatent qu’en moyenne, au cours d’une conversation de trois minutes, les femmes interrompent les hommes une seule fois alors que l’inverse se produit… 2,6 fois.
2
chercheuses ont, pendant plus d’un an, observé la répartition des rôles féminins et masculins au sein du ­conseil régional d’Ile-de-France. Leur travail permet de prendre la mesure de l’ampleur de la dissymétrie entre hommes et femmes dans la prise de parole. Malgré l’instauration de la parité, le verbe continue à se décliner au masculin. Les hommes ne se contentent pas d’y parler plus que les femmes : ils écoutent aussi beaucoup moins. Le verbe impérieux des hommes tranche souvent avec la parole hésitante des élues. Nulle surprise, dans ce contexte, que la prise de parole soit, pour les femmes, une source d’angoisse.
   Ce manque d’aisance renvoie à une longue histoire.
« En France, les femmes sont encore des nouvelles venues en politique : le droit de vote leur a été accordé très tardivement, en 1944 » Les hommes politiques se comportent comme s’ils jouissaient d’un « droit “naturel” à s’exprimer » alors que « tout, dans le comportement des femmes, manifeste leur sentiment d’illégitimité ».
Ces règles tacites ne concernent pas que la scène politique ou le milieu universitaire : nombre de travaux anglo-saxons montrent que, dans les entreprises, la prise de parole des femmes est mal accueillie. « Nous laissons parler les hommes (dans les réunions, dans les colloques et même, peut-être, dans les livres) parce que beaucoup de nos collègues ne nous pardonneront d’être intelligentes que si nous renonçons à être brillantes. » « Lorsqu’une femme s’exprime dans un cadre professionnel, elle marche sur une corde raide, résument-ils en 2015 dans le New York Times. Soit elle est à peine entendue, soit elle est jugée trop agressive. Quand un homme dit la même chose qu’elle, tout le monde approuve d’un signe de tête cette bonne idée. Résultat : les femmes considèrent souvent qu’il vaut mieux parler peu. »
  
Comment expliquer cette étrange alchimie sociale qui endigue la parole des femmes ? Pour la politiste Frédérique Matonti, la réponse tient en un mot : la socialisation. « Les études sur l’éducation montrent que les parents, sans en avoir conscience, encouragent les filles au retrait plutôt qu’à la mise en avant. Ces différences se manifestent dans les familles, mais aussi à l’école. Les professeurs, sans le savoir, appliquent la « règle des deux tiers/un tiers » : ils ont, en moyenne, deux fois plus d’échanges avec les garçons qu’avec les filles. (Marie Duru-Bellat dans L’Ecole des filles. Quelle formation pour quels rôles sociaux ? (L’Harmattan, 2004)
   L’égalité de traitement n’est pas au rendez-vous. Nul procès envers les hommes ici : les enseignantes se comportent de la même manière que leurs collègues masculins.
« Les hommes comme les femmes sont profondément imprégnés par des stéréotypes sur le féminin et le masculin qui sont véhiculés par notre société, constate-t-elle. Ce sont des processus inconscients qui définissent les normes de comportement des garçons et des filles – et donc les attentes et les comportements que l’on a envers eux. Pour les bousculer, il faut commencer par en prendre conscience. »
  
En démontrant qu’hommes et femmes ne sont pas – encore – des partenaires égaux dans la conversation, les études sur le manterrupting  [contraction de man et interrupting] ouvriront peut-être la voie à un dialogue plus équilibré entre hommes et femmes.
   =>  En savoir plus sur « 
Le Monde des Idées, p1 & 4-5 » Je vous recommande le supplément culture-idées qui parait le vendredi daté samedi.

INDIGNATIONS  -  REACTIONS

=>  « Matin brun » de Frank Pavloff, CHEYNE

ACCUEIL    SOMMAIRE    Infos : ASTRO   NATURE   HOMMES   ANIMAUX   A-CORRIDAS   PERPIGNAN   E-MAIL

DROCOURT NATURE vous parle un peu du Ciel,
de la Planète, des Hommes ET DES ANIMAUX