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02/10  -  « Des dizaines de blessés, des charges policières sur la foule, des écoles prises d’assaut… La répression espagnole à l’encontre du référendum catalan a été extrêmement violente. Récit d’une journée qui aura durablement et profondément fracturé l’Espagne » Libération
03/10  -  « Dans l’hypothèse où la Catalogne déclarerait son indépendance unilatérale, deviendrait-elle un État ? « La reconnaissance d’un État est déclarative, pas constitutive, explique Alfred de Zayas, expert indépendant, professeur à la Geneva School of Diplomacy, à Genève. Pour qu’un État soit créé, il faut qu’il respecte les quatre critères définis par la convention de Montevideo (décembre 1933) sur les droits et les devoirs des États. Ces critères sont les suivants : disposer d’une population définie, d’un territoire, d’un gouvernement et de la capacité d’entrer en relation avec d’autres États. » Tout ce dont dispose la Catalogne. « On ne peut pas dire oui à l’autodétermination du Kosovo et non à celle de la Catalogne, poursuit celui qui a présenté un rapport sur l’autodétermination à l’Assemblée générale des Nations unies (A/69/272). Il y a aussi de vrais parallèles entre le cas de l’Écosse et celui de la Catalogne. Elles ont toutes deux des cultures, histoires et dialectes différents. Le droit international est universel et ne doit pas être appliqué à la carte. Si l’indépendance est bonne pour l’Estonie, la Slovaquie ou le Monténégro, cela devrait aussi aller pour la Catalogne. » La Croix. (Il est évident que cela ne sera pas un chemin semé de roses...espagnoles !)
03/10  -  VIDEO - Enrico Letta, ancien premier ministre italien, secrétaire national du Parti communiste français regrette cette décision mais y voit « la peur des Catalans de perdre leur identité face à une mondialisation accélérée. » Il ajoute que « L’Europe doit se faire sinon nos pays ne seront que des petits pays. » Elle reste très attractive et « tous les parents du monde voudraient que leurs enfants soient élevés en Europe ». Il souhaite que l’Europe en tire les leçons et qu’elle se concentre sur ce qui fait sa force : ses valeurs. « Les jeunes sont très attachés aux valeurs européennes. Je crois à une Europe qui sera une puissance des valeurs : l’interdiction de la peine de mort, la parité homme-femme, la laïcité de l’Etat, les droits sur le climat, les droits des travailleurs. Dans la moitié des pays du monde, ces valeurs ne sont pas appliquées. »
04/10  -  Alors que des centaines de milliers de Catalans manifestaient pacifiquement mardi 3 octobre contre les violences policières faites lors du référendum d’autodétermination, le roi d’Espagne a dénoncé le gouvernement régional de Catalogne dans un discours d’une fermeté sans précédent. Il n’a lancé aucun appel au dialogue. Selon la police locale, les défilés à Barcelone auraient rassemblé mardi près de 700 000 personnes. Fort de cette mobilisation, le président de la Catalogne a assuré dans une interview à la BBC diffusée mercredi 4 octobre, qu’il s’apprêtait à déclarer l’indépendance probablement « à la fin de la semaine ». « Nous allons déclarer l’indépendance 48 heures après le décompte des résultats officiels » du référendum, a-t-il réaffirmé.  La Croix.  (Il est à remarquer la présence continue et peu apaisante à Barcelone des policiers de Madrid ! Le dialogue démocratique ne se pratique pas sous la peur ou la menace)
-  L'Assemblée nationale du Québec condamne à l'unanimité l'autoritarisme espagnol.
05/10  -  les évêques de Madrid et Barcelone, médiateurs de la crise ? Mariano Rajoy a réuni au palais de la Moncloa, les cardinaux Carlos Osoro et Juan José Omella, respectivement archevêques de Madrid et de Barcelone. Le lendemain, mercredi 4 octobre, le cardinal Omella recevait Oriol Junqueras, vice-président de la Generalitat de Catalunya, leader de la Gauche républicaine de Catalogne et catholique pratiquant. La question divise pourtant l’épiscopat espagnol, plusieurs évêques catalans étant montés au créneau pour défendre le droit de cette région autonome à s’exprimer. Carles Puigdemon, aurait d’ailleurs souhaité, que la médiation soit aussi menée par le père Josep Maria Soler, supérieur de l’abbaye de Montserrat, cœur spirituel de la Catalogne, beaucoup plus « catalaniste ». Par ailleurs, le pape aurait redit son opposition à tout séparatisme non justifié par la colonisation.
06/10  -  « La France doit condamner les violences du gouvernement Rajoy» José Alseda, d’Argelès-sur-Mer nous prie d’insérer. « La journée du 1er octobre qui s’est déroulée en Catalogne restera dans les mémoires comme celle où le chef du gouvernement de l’État espagnol a préféré faire usage des armes antiémeutes contre les concitoyens catalans que de les laisser s’exprimer par un vote, quand bien même le soutien était déclaré illégal si l’on s’en tient aux règles qui régissent les rapports entre les institutions catalanes et l’État espagnol, dans le cadre constitutionnel actuel. De plus, toutes les conditions nécessaires à un vote démocratique n’étaient pas réunies. Pour Mariano Rojoy, qui ajoute le mépris à la violence, il ne se serait « rien passé » dimanche dernier où 42 % du corps électoral catalan s’est déplacé et où près de 900 personnes ont été blessées par la Guardia Civil espagnole. Le silence appuyé du président Macron et de son gouvernement, parlant de « troubles à l’ordre public » et d’affaires « intérieures » espagnoles est aussi indigne que le comportement de Mariano Rajoy…. »
-  « Avec les Catalans du sud pour le respect des droits de l’homme et la démocratie Les enseignants et les étudiants de l’IFCT (Institut franco-catalan transfrontalier) de l’Université communiquent. Nous exprimons publiquement notre solidarité avec les Catalans du sud le jour où a lieu une « aturada nacional del país », une paralysie nationale du pays. En tant qu’universitaires et citoyens responsables, nous souhaitons rendre publics les points suivants : la dénonciation la plus ferme des brutalités policières contre des électeurs pacifiques au cours d’un exercice démocratique ;… » L’Indépendant, p21.

06/10  -  La cinquième banque la plus importante d'Espagne, Banco Sabadell, installée à Barcelone depuis sa fondation en 1881, a décidé, jeudi 4 octobre, de transférer son siège social hors de Catalogne et CaixaBank envisage de lui emboîter le pas. Il n'est pas envisageable un seul instant que la Catalogne puisse être en dehors de l'Union européenne. Mais pour les entreprises de la CCI française de Barcelone il n'y a pas de motif de changer de siège social pour l’instant. Pour les autres ce n’est qu’une mesure transitoire.

07/10  -  « Les États-Unis, l'Union européenne et les chroniqueurs des principaux journaux se sont précipités pour défendre le gouvernement espagnol. Le New York Times, le Washington Post et autres déclarent illégitimes non seulement le séparatisme catalan, mais toute opposition à l'ordre capitaliste existant. Toutes les formes d'opposition politique et sociale doivent être traitées aussi impitoyablement que le référendum catalan, y compris par la répression militaire. Ce qui est conforme à la marche vers l'autoritarisme, la violence d’État et la répression des droits démocratiques par les gouvernements du monde entier. »
10/10  -  Carles Puigdemont : « La Catalogne a gagné le droit d’être indépendante »« La Catalogne sera un Etat indépendant sous la forme d’une république »,  Il suspend la déclaration d'indépendance de plusieurs semaines pour donner sa chance au dialogue.

Le discours a été repoussé d’une heure car une « médiation internationale » avec le président de la Commission européenne, Jean-Claude Junker de dernière minute a eu lieu. Le Président accuse la police d'avoir «frappé» des électeurs. Il accuse les autorités espagnoles d'avoir tenté d'intimider les indépendantistes. Il dénonce également les «pressions économiques» et s'adresse «aux personnes qui ont peur». Son message: «En tant que président, je suis responsable» et il promet de défendre «la démocratie, le dialogue et la tolérance».
-  Le gvt espagnol refuse le dialogue. Les catalans n’ont plus qu’à déclarer l’indépendance disent plusieurs responsables.
Cet entêtement irresponsable du gvt espagnol semble venu d’un autre monde où les peuples ne sont pas libres et peuvent être soumis par la force. L’Espagne qui a tant reçu de la Catalogne devrait comprendre qu’elle a tout intérêt à avoir sur son territoire une locomotive pareille. Comment par ailleurs alors que les pays d’Europe ont su s’immiscer souvent dans la vie d’autres pays il n’y a pas si longtemps, ont-ils la sourde oreille quand à leur porte se déroule ce déni de démocratie ? N’est-ce pas un manque d’aide coupable ?  Une non-assistance à peuple en péril !  Et si ce peuple revendique sa liberté, en définitive c’est à nous qu’on ne porte pas assistance, non ?

11/10  -  La Nobel de la paix Rigoberta Menchu n'aura pas de rue à son nom pour avoir dénoncé la «répression» en Catalogne,
ainsi en a décidé le maire socialiste de Valladolid !  ( )
La Catalogne, ce n'est pas que l'Espagne : une partie de la région se trouve en France. A Perpignan, ville proche de la frontière, on observe avec attention le destin des cousins ibériques (et de nos des frères de la même terre)  Notre reportage.   ( )
La gauche indépendantiste anticapitaliste donne un mois à Puigdemont pour déclarer l'indépendance

Le chef du Parti socialiste espagnol (PSOE), principale force d'opposition, a annoncé mercredi un accord avec le chef du gouvernement conservateur Mariano Rajoy pour étudier une réforme de la Constitution et tenter de résoudre la crise catalane. «Nous sommes convenus que l'heure est venue d'aborder la réforme constitutionnelle», a déclaré Pedro Sanchez, précisant que le débat à la chambre des députés permettrait de discuter de comment «la Catalogne reste en Espagne, pas de comment elle s'en va».

- Le gouvernement espagnol a rejeté ce mercredi les offres de médiation pour résoudre la crise avec les séparatistes au pouvoir en Catalogne, estimant qu'elles ne pouvaient s'exercer en l'espèce. «Il n'y a pas de médiation possible entre la loi démocratique et la désobéissance, l'illégalité»

-  Je ne comprends pas très bien comment on peut invoquer l’illégalité, quand par ailleurs tout le monde sait que l’illégalité  (et la corruption) règne dans le monde politique, dans tous les domaines, privés, publiques, pour toutes les responsabilités sociales ou économiques. Les preuves ne manquent pas ! (« La corruption, mal endémique qui ronge la politique espagnole, et qui concerne toutes les régions, et dont le Parti populaire s’est révélé expert ») Un peu de modestie favoriserait plus le dialogue nécessaire que l’ ‘ultimatum’, non ?  La bourse ou la vie, c’est le Moyen-âge !

-  L’ultimatum à l'exécutif catalan : ce dernier dispose de cinq jours pour confirmer sa proclamation d'indépendance, ou non. Si la clarification n'a pas lieu, Mariano Rajoy menace la Catalogne de la priver de son autonomie, en employant l'article 155 de la Constitution. Selon Jean-Jacques Kourliandsky : "Il n'y a pas de jurisprudence. La seule chose que l'on sait, c'est que la procédure est très lourde." Elle pourrait également redistribuer les cartes politiques, au désavantage de Mariano Rajoy et du Parti populaire espagnol, auquel il appartient. 
-  « 
Pour engager la procédure, il faut notamment un débat au Sénat. Même si le Parti populaire a la majorité, c'est un problème politique grave et on voit mal le Parti populaire s'engager seul dans une telle aventure. »
"Le dialogue, ça fait des mois que la majorité des Catalans l'attendent, mais ça n'a jamais pu s'ouvrir, constate Jean-Jacques Kourliandsky, de l'Iris. Il y a notamment des propositions pour créer une commission qui réfléchirait sur une possible fédéralisation de l'Espagne. La Catalogne resterait en Espagne, mais bénéficierait de droits comme les Länder en Allemagne. Et il pourrait y avoir une reconnaissance de la Catalogne en tant que nation". « Il s'agirait d'un processus de réforme constitutionnelle long et compliqué mais l'une des voies de sortie durable, si c'est encore possible. » Barbara Loyer, de l'Institut français de géopolitique, à franceinfo
A lire dans « Terres Catalanes »  Automne 1917, p21, l’opinion de 6 experts commentant « Et si la Catalogne  devenait indépendante ?» VOIR

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=>  « Matin brun » de Frank Pavloff,

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Zone de Texte:  -  TRIBUNAL INTERNATIONAL DE JUSTICE DE LA HAYE : « Nous déclarons qu’il n’existe , en Droit International, aucune Loi qui interdise les déclarations unilatérales d’indépendance. Nous déclarons que quand il y a contradiction entre la légalité constitutionnelle d’un Etat et la volonté démocratique, cette dernière prévaut sur l’autre, et nous déclarons que dans une société démocratique, contrairement à une dictature, ce n’est pas la loi qui détermine la volonté des citoyens, mais c’est cette dernière qui crée et modifie, quand c’est nécessaire, la légalité en vigueur»Sentence du  22/07/2010

Franco de retour ?

A Perpignan, «l’identité catalane ? On la parle, on la sent, on la vit»

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Le message
de Jordi Sànchez
, Président de l'Assemblée Nationale Catalane .