A lire dans « Terres Catalanes »  Automne 1917, p21, l’opinion de 6 experts commentant « Et si la Catalogne  devenait indépendante ?»
Jean Becat « La crise mondiale de 2008 a montré  à quel point le déficit fiscal de la Catalogne était insupportable » Ce déficit porte préjudice à la santé, à l’enseignement et aux infrastructures, et en catalogne les services sociaux ont moins de moyens que dans d’autres autonomies. Le projet d’indépendance prévoit que sa contribution ne s’arrêtera pas du jour au lendemain en cas de succès. Les catalans s’engageraient à continuer à verser pendant 10 ans une contribution dégressive chaque année.
Lluis Foix « Il faut un pacte avec Madrid où il n’y ait ni vainqueurs ni vaincus » Malheureusement, aucun des acteurs politiques actuels n’a l’envergure nécessaire pour négocier une issue. Mais il y a un espoir : d’autres forces naissantes cherchent le point d’équilibre aussi bien à Madrid qu’à Barcelone.
-  Catherine Marti de Anzizu « Il est trop tard pour l’indépendance de la Catalogne » Cela va ressurgir...On est tenu de revenir au principe de réalité. Je vois plutôt une formule entre l’indépendance et le fédéralisme dans l’Union européenne. On va refonder une autre Europe, avec l’aide de la France.-
-  Germà Bel  « Un Etat catalan serait aussi viable que le Danemark ou la Finlande »
deux pays prospères moins peuplés que la Catalogne. Un pays de petite taille est plus flexible dans notre monde.
-  Pierre Becque « En cas d’indépendance, on ne risque pas un chaos administratif » Les catalans ont une grande capacité d’organisation et ont déjà récupéré beaucoup de compétences comme l’enseignement, la santé, les transports… et  l’hôpital transfrontalier de Puigcerdá est une réussite.
-  Rafael Nadal « On ne sait pas où on va réellement » Le gouvernement de la Généralitat ne s’explique plus, rien n’est clair, et tout cela produit un sentiment de désarroi.
12/10  -  Il faut une réforme ambitieuse de l’organisation territoriale. On pourrait reprendre le statut d’autonomie (Estatut) de la Catalogne  tel qu’approuvé par le Parlement espagnol et confirmé par un référendum en 2010, qui avait été retoqué par la Cour constitutionnelle (à cause du PE). L’idée serait d’introduire des changements dans les lois espagnoles pour rendre applicable ce statut d’autonomie, raboté à l’époque, ce qui avait provoqué une grande colère en Catalogne
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Tout peut se réformer en Espagne. Mais les processus de réforme sont complexes. Il faut une majorité des deux tiers des Chambres hautes et basses, la dissolution des chambres, de nouvelles élections, puis la ratification par référendum. Au Sénat, ce n’est pas simple. Le Parti populaire a la majorité absolue. Il peut bloquer une réforme. Il faut donc des accords, des gouvernements de coalition, dans un pays qui n’en a jamais eu. La politique en Espagne est fondée sur le pouvoir total. Ceux qui négocient sont soupçonnés de faire des concessions excessives. L’État central n’a pas changé. Ses structures profondes sont les mêmes aujourd’hui qu’il y a un demi-siècle. C’est là que la réforme pourrait agir et que les choses se compliquent. . Joan Botella, La Croix.
-  Laurence Debray (« Fille de révolutionnaires » Stock)  s’adresse au roi et regrette qu’il n’ait pas désavoué la violence récente. « Il n’y a plus de temps à perdre. La situation empire de jour en jour. Ne laissez pas resurgir les anciens démons espagnols et instrumentaliser la mémoire de la guerre civile et de la dictature » « S’il est impossible aujourd’hui de revenir en arrière, alors construisez l’avenir! Faut-il donner à la Catalogne son indépendance fiscale, comme au Pays basque? Faut-il modifier la Constitution pour qu’un référendum légal puisse être organisé? L’heure est à la négociation et au compromis. C’est ainsi que votre père a sorti pacifiquement l’Espagne de la dictature. » (Le Point du 12/10, p197)

-  13/10  -  Le différend entre Catalogne et Espagne remonte loin.

-En 801 Barcelone fut libérée de l’occupation arabe par Louis le Pieux. Alors que, avec des fluctuations historiques et spatiales, les Arabes demeurèrent dans la Péninsule jusqu’en 1492 où ils furent chassés d'Andalousie, leur dernier "royaume" en Espagne. .

-Ce sont les Juifs de Barcelone qui financèrent la première expédition vers le Nouveau Monde de Christophe Colomb qui, à ce moment-là, se trouvait à Barcelone. Etait-il catalan?, selon ce qu'en avancent certaines thèses. N'oublions pas qu'il y a en Italie, en plus de Gênes, 56 petites villes qui s'enorgueillissent d'avoir été le lieu de naissance de Colomb...

-La Catalogne fut, au Moyen-Age, un Etat constitué qui créa le premier Parlement d'Europe et avec de bonnes lois, faut-il croire, puisque c'est une de ces lois catalanes qui régit encore, actuellement, la vie maritime du monde entier.

-La Catalogne, toujours dynamique et commerçante (avec l'Europe et dans tout le bassin Méditerranéen) aida l’Espagne à se développer et à se refaire après la guerre civile (de36-39). Franco déménagea l’automobile à Madrid, etc.

-Ces particularités expliquent, entre autres, la jalousie ancestrale de Madrid ingrate qui, isolée longtemps, fossilisée, totalitaire, ne sut que se refermer sur elle-même pour opprimer les autres régions pauvres de L’Espagne, à coup de brutalités, de lois et de taxes !

13/10  :  « Un message de Jordi Sànchez, Président de l'Assemblée Nationale Catalane aux Catalans :
 Après de nombreux moments intenses, nous arrivons au moment de la vérité. Le peuple a parlé le 1° octobre. La majorité parlementaire et le gouvernement ont assumé le mandat et ont proposé une stratégie gagnante. On a opté pour ouvrir un dialogue et une entente avec le gouvernement espagnol pour faire plus transitables ces derniers pas vers la République.
Malgré cela, l'horizon qui se prévoit est une réaction anti-démocratique du gouvernement espagnol. La décision de donner, mardi dernier, une opportunité au dialogue a été un pari risqué mais honnête. Personne ne sait si le dialogue arrivera à bon port, mais nous avons la conviction qu'il fallait l'avoir essayé.
C'est pour cela que nous demandons aussi aux acteurs internationaux que, présentement, ils essaient d'ouvrir des canaux de communication entre les gouvernements catalan et espagnol.
La presse internationale a recueilli et apprécié cette volonté de dialogue. Le gouvernement espagnol et ses principaux partis n'ont pas apprécié le geste et se sont réfugiés dans l'intolérance qui les caractérise.
Les prochains jours seront déterminants. Personne n'a rien à craindre; la main tendue et offerte au dialogue est absolue et honnête, mais en aucun cas elle ne cache quelque renoncement à la proclamation de la République, et encore moins peut-elle être interprétée comme une voie (à prendre) vers un réformisme institutionnel. Les énervements et les doutes sont compréhensibles . Mais ils ne peuvent nous porter maintenant à ne plus avoir confiance dans ceux qui, jusqu'à présent, nous ont si bien représentés.
Lundi sera un jour déterminant. Le matin, l'Audience nationale décidera comment procéder sur les accusations de sédition portées contre ma personne, contre le Président d'Omnium, le major et un intendant des MOSSOS d'ESQUADRA. J'ai l'impression que nous sommes utilisés comme otages de la part de la police pour nous mettre sous leur contrôle.  Lundi encore le gouvernement Rajoy décidera, avec les plus grandes probabilités pour cela, de dynamiter les institutions de la Generalitat pour les mettre sous son contrôle.
Quoiqu'il arrive dans les prochaines heures, je vous indique ici la marche à suivre:
-Maintenons la chaîne de confiance qui nous a faits si forts jusqu'à aujourd'hui.
-Maintenons la certitude qu'il n'y a pas de marche arrière dans notre détermination à construire un nouvel Etat indépendant sous forme de République.
-Maintenons-nous disponibles aux canaux de communication devant de possibles mobilisations et n'écartons pas de nouveaux arrêts massifs  dans le fonctionnement du pays.
-Maintenons toujours une réponse non violente et pacifique devant la plus que probable attitude répressive des forces policières. Ils ont besoin d'une relation violente pour justifier leurs décisions et leur répression. Nous ne leur donnerons pas.
-Nous sommes des gens pacifiques. Ne défaillons pas. Si nous nous maintenons unis et fermes, nous tous, dirigeants politiques et peuple, la force que nous avons est immense et gagnante. Merci pour votre engagement. Avec l'effort et la générosité de tous, nous gagnerons.
Je vous embrasse. »

14/10  -  Oriol Junqueras a mis les choses au clair samedi : le dialogue ne peut porter que sur l'indépendance de la "République de Catalogne"
Robert Menasse qui défend l’idée d’une République européenne fondée sur  des régions autonomes,  parle du caractère stérile du repli national, et ajoute « Comme les Basques, les Ecossais et les Corses, les Catalans démontrent aujourd’hui que les Etats-nations ne fonctionnent plus. C’est pour cela qu’ils explosent. Est en train de naître quelque chose de nouveau...Un jour toutes les provinces s’uniront dans une grande fraternité. Ce sera la République européenne. »(Le Monde, Idées; p7)
16/10  -  Carles Puigdemont hausse le débat. Il affirme que l’Indépendance est acquise depuis le vote. Ensuite il demande un délai de 2 mois pour avoir le temps d’organiser des médiations, pendant lesquelles il suspend le processus d’indépendance.  Il souhaite avoir de l’Etat des réponses de haut niveau.  (Il est plus efficace de penser plus avec sa tête qu’avec ses poings ! )
Madrid répond qu’elle attend uniquement une réponse de oui ou non, à propos de la déclaration d’indépendance. C’est de l’absolutisme tout craché. Madrid, en dehors de notre monde actuel fait de dialogue et de compromis, semble incapable avec les responsables qu’elle s’est donnés d’avoir un discours nuancé et constructif. Cela s’explique par le nationalisme imposé de force par le franquisme, et la coercition imposé aux régionalismes.
-   3 responsables politiques sont convoqués à Madrid pour être entendus., dont Jordi Sànchez (ANC),  le Major Trapero (Mossos), et Jordi Cuixart (Òmnium Cultural). (Accusés d’avoir empêchés le 20/09 les gardes civiles d’emporter les bulletins de vote ! Et donc de « sédition » !)
-  17/10  -  le Major Trapero est ressorti libre sous conditions. Les 2 autres responsables emprisonnés ! Dans quel monde vivons-nous ? Il n’y a donc personne pour dénoncer la clique franquiste de Madrid ? Il y a bien ce collectif d’intellectuels québécois qui juge que « ces interventions ultranationalistes portent des relents de la dictature de Franco ». Mais, et les voisins, et l’Europe, et l’ONU ? Je suis franchement dégouté par cette indifférence, que je juge coupable.
Toute la nuit en Catalogne  révoltée ce fut bruits de casseroles et de...Tambours...pour contrer  les déclarations télévisées d’opérette !

-  L'évêque Xavier Novell Goma de Solsona a félicité les Catalans d'être «disposés à résister pacifiquement» face à l'agression policière et de défendre «cet exercice légitime du droit de notre peuple à l'autodétermination »
Des manifestations annoncées contre la détention de nos deux dirigeants indépendantistes. L’Espagne ‘démocratique’ s’offre 2  prisonniers politiques ! :  -  Jordi Sànchez  et -  Jordi Cuixart.  «  Cela n’a pas de sens, nous n’avons pas de mots pour décrire  » cette situation, «  c’est pourquoi nous appelons la société catalane à manifester demain, évidemment de manière pacifique  », a déclaré à des journalistes Jordi Bosch, secrétaire général de l’association indépendantiste Omnium Cultural
-  En seulement deux semaines, pas moins de 691 entreprises ont transféré leur siège social hors de Catalogne en raison de la crise politique, selon le dernier décompte du registre du commerce mardi.  Seulement 38 entreprises ont décidé de s'installer dans la région catalane. -  La maire de Barcelone, Ada Colau, appelle à renoncer à une déclaration d'indépendance évoquant une situation d'incertitude "mauvaise pour tout le monde".
18/10  -  En début de soirée 200.000 personnes se sont rassemblées sur l’une des plus grandes intersections de la ville, armées de bougies et criant « Llibertat, Llibertat, Llibertat ,pour protester contre la mise en détention de Jordi Cuixart et Jordi Sanchez». «  Les corrompus sont toujours libres et des personnes qui organisent des manifestations civilisées, pacifiques, ont les met en prison  »  -  500 personnes à Perpignan se sont jointes à cette protestation. Pere Manzanares, de l’Òmnium, pointe, lui, celle «qui conduit le gouvernement espagnol dans une impasse, enfermé dans une logique de judiciarisation d’un problème politique.» (L’Indépendant) « Une honte pour la démocratie » comme ces coups bas de Madrid avec ses offres fiscales alléchantes aux entreprises catalanes, incitées à délocaliser hors du territoire catalan, dans un pays où « les délinquants et les fripouilles de la corruption restent impunis ». Heureusement  de nombreuses villes en Europe et dans le monde ont réagi condamnant  cet incroyable scénario et ses menaces.

 

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