-  16/10  -  Carles Puigdemont, en revendiquant pour la Catalogne le « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes » invoque l’autorité du droit international. Seulement le principe de ce droit est à géométrie variable, en fonction de fait des intérêts économiques, politiques ou diplomatiques du moment. Et les chefs d’Etat européen considèrent que respecter le principe d’autodétermination consiste à ne pas se mêler de cette crise politique Espagnole.
-  17/10  -  L’Espagne élue membre du Conseil des droits de l'homme, avec… La République démocratique du Congo ! Amnesty International  doute  que l’Espagne y est sa place en citant de nombreux cas où les droits n’ont pas été respectés.
-  18/10  -  A Lleide, la gardia civil de Madrid est entrée dans le commissariat des Mossos pour emporter les preuves enregistrées des interventions des policiers contre le référendum le 01/10 ! (Télé catalane)
-  19/10  -  Abbé Saunière : « L’article 155, créé par des anciens membres de l'administration de Carlos Arias Navarro, le successeur de Franco. Bref, une loi franquiste (amis des nazis, pour rappel) va être appliquée en toute légitimité et soutenu par cette belle Europe démocratique. Pour dire l'imposture de l'UE (les français avaient voté NON, pour rappel). »
-  Il faut espérer que Rajoy ne mettra pas en exécution sa
menace de suspendre l'autonomie de la Catalogne. Ce serait une faute politique majeure, une folie qui réveillerait les traumatismes du passé quand Franco mit fin à l'autonomie acquise en 1931 , fit exécuter en 1940 le président de la Généralitat , Lluys Companys , et mena une féroce et sanglante répression qui perdura jusqu'à sa mort en 1976 . Une telle mesure ouvrirait la porte à l’impasse, au chaos, au durcissement du nationalisme catalan et fermerait tout espoir de réconciliation .
-  Quels scénarios pour l'avenir de la Catalogne ?-
-  19/10  -  
La Croix : « Par sa posture très légitimiste dans la crise, le chef du gouvernement espagnol peut espérer redorer le blason de son parti populaire (PP) terni par des affaires de corruption »
19/10  -  Un agriculteur en colère, catalan de Tortosa, mais originaire de Cretas (Aragon) « Je n’aime pas ce qui se passe en Catalogne, assène-t-il. Ce ne sont pas des démocrates. Dans cette affaire, ce sont les travailleurs qui vont souffrir le plus. S’il le faut, on organisera un boycott de la Catalogne. »
19/10  -  France Info résume : Le conseil des ministres espagnol se réunira en urgence, samedi 21 octobre, afin d'enclencher l'article 155 de la Constitution et ainsi suspendre l'autonomie de la Catalogne.
-Dans une lettre adressée au Premier ministre, dans la matinée, le président indépendantiste catalan Carles Puigdemont avait réitéré sa demande de dialogue avec Mariano Rajoy et sa menace de déclarer l'indépendance.
-Carles Puigdemont a rencontré mercredi soir la direction de son parti, le PdeCat. Celle-ci l'a encouragé à déclarer l'indépendance en cas de refus de dialogue de Madrid. Le gouvernement espagnol de son côté laissait entendre sa disposition à accepter une solution qui permettrait au président séparatiste de sortir la tête haute du conflit, s'il renonçait à l'indépendance de sa région.
-Les dirigeants catalans estiment que le référendum d'autodétermination qu'ils ont organisé le 1er octobre malgré l'interdiction de la justice leur donne un
"mandat populaire" pour déclarer l'indépendance. Selon leurs chiffres, invérifiables, le "oui" l'a emporté à 90% avec 43% de participation. 
-  20/10  - Madrid ouvre la procédure pour suspendre l'autonomie de la  Catalogne !
-  20/10  -  Deux associations indépendantistes,  l'Assemblée nationale catalane (ANC) et Omnium Cultural, ont invité les militants sur les réseaux sociaux à plusieurs "actions directes pacifiques" pour montrer leur mécontentement envers le gouvernement de Mariano Rajoy, notamment en retirant de l'argent dans les cinq banques principales vendredi matin. "C'est la seule manière que les Catalans ont de montrer leur désaccord avec l'attitude de l'État espagnol".  Vendredi, le groupe de pirates informatiques Anonymous avait menacé d'attaquer plusieurs sites officiels espagnols.
 
-  Hubert Perès « Il va être "extrêmement compliqué" pour Madrid "de prendre les commandes d'une administration composée de fonctionnaires de la Généralité" (France Info).

-  21/10  -  “Sommes-nous vraiment en Europe  ?” 
              -  L
’UE soutient Madrid face à Barcelone Voir la photo qui fait mal ! (La violence policière est légale en France !)
              - 
Madrid reprend la main sur la région : Le chef du gouvernement espagnol, ”annonce la destitution de tout le gouvernement catalan et restreint les compétences du parlement” de la région, annonce El País à l’issue du Conseil des ministres extraordinaire qui s’est tenu dans la matinée du 21 octobre à Madrid. Ces décisions devront être validées par le Sénat d’ici quelques jours, comme l’exige l’invocation de l’article 155 de la Constitution, qui prévoit une intervention de l’État “si une Communauté autonome [région] ne remplit pas les obligations” imposées par la Constitution et les lois.
Les principaux points validés en Conseil des Ministres prévoient la destitution du président catalan Carles Puigdemont et de tout son gouvernement. Ils seront remplacés par les instances de l’Etat
“le temps que durera cette situation exceptionnelle”, indique El País. Par ailleurs, le Parlement ne sera pas dissous mais des élections seront convoquées “dans les six mois”
- Je suis un peu consterné par cette volonté d’occupation. Je suis un ignorant de ces choses, et ce n’est que mon avis, mais on parle d’Europe des régions et je vois que « l’Espagne est incapable d’accepter la réalité plurielle du vieil Etat espagnol » (1) La catalogne a demandé le dialogue et le gvt espagnol lui répond par cette rigidité bien peu démocratique. Talleyrand disait que négocier c’est  « écouter, ne jamais être arrogant, être tout simplement poli » Y en a qui ne l’ont pas lu !  Le pouvoir a accumulé les erreurs : Supprimer le statut de la Catalogne de 2006, en 2010; intervenir sauvagement contre de pacifistes votants (1 millier environ de blessés !) pour faciliter la coexistence sans doute, et puis cette intransigeance qui se cache derrière le « politiquement correct ». Ces gens sont un peu « hors sol  », ils font du mal et entrainent des complicités regrettables pour tous.
C’est certainement l’avis des 450000 catalans en train de manifester à Barcelone, ,après cet incroyable discours du président espagnol à propos de son article prétexte du 155 !!!

Le Président Catalan Carles Puigdemont parle de «  la pire attaque" contre sa région "depuis les décrets du dictateur militaire Francisco Franco". ""Le gouvernement espagnol s'est autoproclamé représentant des Catalans, contre la volonté de la majorité, et se place "hors de l’Etat de droit" en agissant comme il le fait. S’adressant en anglais aux Européens, Puigdemont a assuré que les "valeurs européennes" étaient en danger. "  "Nous demandons au Parlement qu'il décide de convoquer une session plénière, où les représentants pourront débattre sur cette tentative de liquider notre gouvernement et notre démocratie."

La section catalane du PSOE se désolidarise de la direction nationale et condamne la mise en application du 155, selon El Pais.
-  Un ami catalan : « Ces gens de Madrid sont devenus fous. C’est le franquisme  pur et dur, avec le support du PSOE, une honte. Mais les catalans ne baissent pas l'échine. Ils s'en sortent avec plus de force que jamais, aujourd'hui encore ».
-  Jean-Marie Philibert : « Je perçois dans l’affaire des valeurs en jeu de démocratie, de liberté, de justice, de solidarité qui ne cessent de me concerner.» Et aussi « A-t-on le droit d’être ce que nous sommes, ailleurs, ici, à côté, tout près...Indiscutablement OUI ! Et l’expérience historique nous rappelle que les peuples, même dans les pires souffrances, ne cessent d’agir pour être entendus. Souvent ils y parviennent. » (2)
-  22/10  -  Réactions : "Le gouvernement espagnol a fait un coup d'État", s'emporte un des manifestants, en colère contre la reprise en main de la région par le gouvernement espagnol. "Ils nous ont humiliés", complète un autre. "Ils ne savent pas répondre avec la négociation mais uniquement avec la force", "On a déjà connu ça sous Franco. Ce sont les mêmes méthodes, avec un autre visage. La force, rien que la force..." "C'est un acte fasciste, comme ceux qui sont au pouvoir. Ce sont les petits-enfants et les enfants du dictateur Franco." "On est arrivé à un tel niveau de répression que la seule solution, c’est de déclarer l’indépendance" C’est la seule porte de sortie et c’est maintenant qu’il faut le faire !"

-  23/10  -  Carme Forcadell, présidente du Parlement catalan, convoque aujourd’hui le bureau des porte-parole de la Chambre régionale pour fixer la date de la séance plénière où devrait être débattue la déclaration d’indépendance.
Le gvt de Madrid demande sans dialogue le retour à la légalité, et Carles Puigdemont assure que l’
indépendance n’est pas négociable.
Les indépendantistes souhaitent pour certains qu’elle soit votée, et pour d’autres  qu’elle soit proclamée. (Le Monde, International, p3)
Manuel Valls : « L'idée que l'on pourrait démanteler un pays aussi important que l'Espagne est une idée particulièrement dangereuse. Quand on joue avec notre histoire et nos frontières, tout est possible. L'histoire est tragique et on peut connaitre de nouveau la guerre. Les autorités européennes et françaises doivent soutenir l'Espagne aujourd'hui. (Sur Twitter, Giovanna Valls Galfetti, a attaqué son frère : selon elle, le recours à l'article 155 n'est pas constitutionnel. . « Ce n'est pas démocratique » attaque la jeune femme. « Depuis quand recourons-nous à des méthodes si brutales qu'elles réduisent les libertés ? » interroge-t-elle ensuite.| AFP)
-  25/10  -  Le PSOE aurait déclaré : « Si C. Puigdemont  convoque des élections, le 155 ne s’appliquera pas »
(Ce n’est pas l’avis de la justice madrilène)
              -  Demain, il y aurait un débat au Sénat à partir de 10h du matin entre C. Puigdemont et  M. Rajoy ?
              - 
Comité de Solidaritat Catalana 23 avinguda del Liceu – Perpinyà  (En catalan et en français)
26/10 -  Le Monde :    Carles Puigdemont a transmis une lettre au Sénat jeudi matin dans laquelle il qualifie la mise sous tutelle de sa région d'atteinte "frontale" à la Constitution espagnole.
-  Des milliers d'étudiants étaient rassemblés jeudi à la mi-journée à Barcelone pour soutenir la proclamation d'une république indépendante et protester contre la mise sous tutelle de la Catalogne prévue par Madrid. Carles Puigdemont y est qualifié de "traître" par les manifestants, qui réclament l'application des résultats du référendum du 1er octobre.
-  la déclaration prévue à 13h30 de Carles Puigdemont est maintenant
annulée. (Le Figaro)
-  Les médias locaux annoncent que Carles Puigdemont convoque des élections anticipées (pour le 20 décembre, croit savoir aujourd'hui
le journal La Vanguardia) . Des membres du PDeCAT, le parti de Carles Puigdemont, démissionnent du parti. -  Des indépendantistes se mobilisent dans les rues de Barcelone pour réclamer la sécession. 
-  Si Carles Puigdemont choisit le
statu quo aujourd'hui, le Sénat votera vraisemblablement le droit, pour Madrid, de placer la Catalogne sous tutelle. Auquel cas M. Puigdemont perdrait tous ses pouvoirs et ne pourrait plus prendre aucune décision pour la Catalogne sans être dans l'illégalité. 
=  Le président qui s’est exprimé en fin d’après-midi, a considéré que les conditions n’étaient pas réunies pour un tel scrutin. :  "Je ne dispose d'aucune garantie qui justifierait aujourd'hui de convoquer des élections au Parlement"
Assurant que
"personne ne [pourrait] dire qu'il [n'était] pas prêt à faire des concessions", Carles Puigdemont a finalement annoncé qu'il laissait le Parlement se prononcer sur la marche à suivre. 
=  18 h : Le Parlement se réunit. Le président catalan a pris la parole sans trancher définitivement entre l'organisation de nouvelles élections voulues par Madrid ou la déclaration d'indépendance de la région.
27/10  -  Madrid veut prendre le contrôle de la Catalogne, prête à répliquer par l'indépendance.
Le ministre chargé des entreprises au sein de l'exécutif catalan a annoncé sa démission.
Les grandes associations indépendantistes ANC et Omnium Cultural, dont les dirigeants avaient été placés en détention pour "sédition" à la mi-octobre, ont lancé des appels à manifester devant le parlement catalan dès vendredi matin, avec le slogan : "La République nous attend, il faudra la défendre". Le président catalan, l'indépendantiste Carles Puigdemont, a déjà lancé que ces mesures cachaient en fait "l'intention vengeresse" de l'État contre la région insoumise. Vendredi, "nous proposerons que la réponse à l'agression incarnée par l'article 155 soit de poursuivre le mandat du peuple de Catalogne, tel qu'il découle du référendum" du 1er octobre, a annoncé le député catalan indépendantiste Lluis Corominas.
===>  Ce 27/10/2017, le Parlement catalan déclare l’Indépendance de la Catalogne à 15h59. Les votants par urne se répartissent en 10 contre, 2 blancs et 70 pour. L’autre partie des membres ayant préféré quitter le vote.
Le Sénat madrilène est sur le point d’approuver le 155 qui devrait s’appliquer à partir de 17h selon Rajoy toujours persuadé de son bon droit, et malheureusement de beaucoup d’autres aveuglés par bien des intérêts. Les catalans vont souffrir de cette petite Espagne qui croit se refaire en brimant jalousement un de ses éléments porteurs. A Perpignan, j’ai mis un drapeau catalan sur le balcon, et participé  au comité de solidarité.
16h35 : Le texte de la résolution du parlement de Catalogne 
16h45 : Le président de la Catalogne appelle les Catalans à rester « pacifiques » et « civiques »
-  Des fascistes ont attaqué la Radio catalane à Madrid : DefensemCatRàdio
-  Jean-Luc Mélenchon :
"Tous ceux qui souhaitent une issue pacifique et démocratique ne peuvent que s'alarmer."
28/10  . Madrid a riposté avec la mise en œuvre de l'article 155, qui met la région sous tutelle. Le parquet espagnol va poursuivre Carles Puigdemont pour "rébellion".
Plusieurs pays ont d'ores et déjà refusé de reconnaître l'indépendance de la Catalogne, parmi lesquels la France, l'Allemagne ou le Royaume-Uni.
-  Le délégué du gouvernement de la Catalogne à Paris, Marti Anglada, se dit surpris par
"la dissolution du Parlement [catalan] décidée par le gouvernement central de Madrid ; il reste toutefois persuadé que le Parlement catalan restera "indépendantiste", même après les élections législatives du 21 décembre décidées par Madrid. (Suite)

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