25/10  -  (Libération) : A Perpignan, la solidarité avec la Catalogne du Sud s’organise :

[«Il se passe des choses graves de l’autre côté de la frontière, il faut être solidaires, nous sommes un même peuple». Comme Laura, près de 150 personnes sont venues assister mercredi soir à Perpignan à la première réunion du «comité de solidaridat catalana».
     Le rendez-vous a été fixé à 20h00, et à cette heure-là, la salle d’El Casal, le centre culturel catalan de Perpignan, est comble.
Des personnes de tous les âges qui ont répondu à l’appel d’associations catalanes des Pyrénées-Orientales pour organiser et coordonner la solidarité à l’égard des Catalans du Sud, à l’heure où le gouvernement espagnol s’apprête à prendre le contrôle de leurs institutions.
     Pour toutes ces personnes, il «est important d’être là», car «il y a des droits fondamentaux qui ont été bafoués» en Catalogne à l’égard des indépendantistes, poursuit Laura, 28 ans, habitant à Perpignan.
     En accueillant les participants à la réunion, Hervé Pi, animateur de l’antenne française de l’ANC, l’Assemblée nationale catalane (association indépendantiste) dénonce, en catalan, la détention de «prisonniers politiques», en référence aux deux chefs d’associations indépendantistes catalanes, Jordi Sánchez et Jordi Cuixart, inculpés pour sédition.
-'La répression va continuer'- Et, prévient-il, «la répression va continuer. C’est pour cela qu’on crée un comité de solidarité», justifie-t-il au micro, sa table dominée par le drapeau indépendantiste aux rayures jaunes et rouges avec une étoile rouge.
     Parmi les initiatives, outre l’information qu’il faut développer auprès de la population, des parlementaires, des médias, coupables d’ignorer «totalement la Catalogne», il y a l’ouverture d’un compte bancaire, «une caisse de résistance» pour pouvoir notamment «aider les prisonniers politiques et leurs familles», explique M. Pi.
     Un compte aussi destiné «à recueillir des fonds et pour accueillir des associations qui ont leurs comptes bloqués au sud», afin qu’elles puissent continuer à fonctionner, avait expliqué à l’AFP, avant la réunion, Pierre Manzanares, membre d’Omnium cultural, association culturelle française distincte du mouvement éponyme espagnol, et un des organisateurs de la réunion de mercredi.
     Et nombre de participants à la réunion ont signé mercredi soir un chèque d’adhésion au collectif, fixée à 30 euros, ont constaté des journalistes de l’AFP.      Parmi eux, Joana Serra, propriétaire de la librairie catalane de Perpignan, la
LLibreria Catalana, selon laquelle dans son magasin, «des personnes viennent pour demander ce qu’ils peuvent faire pour la Catalogne du sud», assure la libraire. (…)
      «On ne peut pas rester neutres par rapport à ce qu’il se passe», en Catalogne, conclut Gautier, 29 ans, sympathisant de l’extrême gauche et qui est déjà allé manifesté à Barcelone et prêt «à apporter une aide logistique, matérielle, tout ce dont pourraient avoir besoin les camarades de l’autre côté» de la frontière.
AFP ]  On peut s’adresser aussi à la Librairie Siloë, 11 Rue Bastion Saint-François, 66000 Perpignan

Comitè de Solidaritat Catalana 23 avinguda del Liceu – Perpinyà
La territorial nord catalana de l’ANC impulsa el Comitè de Solidaritat Catalana.

Un Comitè de Solidaritat que neix amb la intenció de ser inútil.

El Comitè tindrà vida pròpia, compte propi, amb les persones que s’hi apuntaran.

Objectius : El Comitè de Solidaritat Catalana vol reagrupar demòcrates per a ajudar els ciutadans de Catalunya que puguin ser perseguits per les autoritats espanyoles però també per a:

Informar de la situació de Catalunya. Els mitjans francesos en general copien sense contrastar mai les informacions vingudes de Madrid.

En cas de persecució, ajudar represaliats i famílies. (ajuda jurídica, logística i econòmica amb caixa de resistència que no pugui ser intervinguda pel govern espanyol).

Fer accions concretes de visibilitat com: posar domassos i estelades als balcons, reaccionar a la premsa o a les xarxes socials.   : 
Un compte bancari:
RIB 17106 00023 30006229022  -  Un correu electrònic: assemblea@catalunyanord.cat

Formulari d’inscripció:  Nom, cognom: ; Contacte (telèfon, correu electrònic): Poble on vius:

Soci: cotització de 30 euros per any, quota integralment posada a la Caixa de resistència. taló a l’ordre de Catalunya Nord per la Independència, CSC

Amic, simpatitzant, sense cotització.
La territoriale nord-catalane de l'ANC  crée le Comité de Solidarité Catalane.
Un Comité de solidarité qui naît avec l'intention d'être inutile. Le Comité aura sa vie propre, son compte personnel, ET avec les personnes qui s'y inscriront.
Objectifs : Le CSC veut regrouper les démocrates pour aider les citoyens de Catalogne qui pourraient être poursuivis par les autorités espagnoles,
mais aussi il veut informer sur la situation de la Catalogne
Les medias français en général copient intégralement les informations en provenance de Madrid.
En cas de persécution, le Comité veut aider les victimes de représailles et leurs familles (aide juridique, logistique et économique
avec la caisse de résistance où ne puisse intervenir le gouvernement espagnol).
Faire des actions concrètes et visibles comme, par ex., mettre des toiles et des drapeaux étoilés aux balcons,  réagir à la presse ou dans les réseaux sociaux. Un compte bancaire: RIB 17106 00023 300006229022  -  Un courrier électronique:
assemblea@catalunyanord.cat
Formulaire d'inscription : nom prénom  -  contact (téléphone, courrier électronique)  -  la ville où tu vis
sociétaire: cotisation de 30 euros l'an, quota intégralement mise à la Caisse de résistance  -  talon à l'ordre de Catalunya Nord pour l'indépendance, CSC
Les amis, et sympathisants: sans cotisation

nous sommes tous catalans.001jordi support

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A Perpignan, la solidarité avec la Catalogne du Sud s’organise : Voir plus bas (Libération du 25/10)

-  28/10/2017  -  Le président de l'Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni, leader du mouvement indépendantiste Corsica Libera, a salué la "naissance de la République de Catalogne" et a exprimé sa "solidarité".

-  Les Etats-Unis, l'Allemagne, le Canada ou encore l'Otan et l'ONU ont indiqué soutenir l'unité de l'Espagne. La France a affirmé n'avoir "qu'un interlocuteur, le Premier ministre Rajoy". Seize mois après le Brexit, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a estimé que l'Union européenne n'avait "pas besoin d'autres fissures". Le président du Conseil européen Donald Tusk a appelé Madrid à choisir "la force de l'argument plutôt que l'argument de la force".
Carles Puigdemont, destitué par Madrid de la présidence de Catalogne, a appelé samedi 28 octobre à "s'opposer démocratiquement à l'application de l'article 155" de la Constitution espagnole déclenché pour mettre la région sous tutelle. "Nous continuerons à œuvrer pour construire un pays libre", (Franceinfo)
-  Selon le porte-parole du gouvernement espagnol, le dirigeant catalan destitué devrait se présenter aux élections anticipées pour "exercer son opposition démocratique".
-  29/10  -  Les catalans non-indépendantistes  se réunissent à Barcelone, comme l’ont fait les défenseurs de l’unité espagnole hier à Madrid.-  Des centaines de milliers de personnes opposées à la sécession de la Catalogne se sont réunies dès midi à Barcelone, à l’appel de la Société civile catalane, l’association organisatrice. Les manifestants ont défilé aux cris de « Puigdemont en prison », encadrés par un important dispositif policier.
-  La manifestation de dimanche a des airs de précampagne électorale, car les trois partis qui en Catalogne prônent le maintien de la région au sein de l’
Espagne – Ciudadanos (libéral), le Parti socialiste catalan et le Parti populaire de Mariano Rajoy – doivent y être représentés.
-  Un ministre belge voit l’
accueil possible en Belgique  de C. Puigdemont s’il part en exil.
-  Oriol Junqueras a de son côté affirmé que M. Puigdemont
« est et restera président ». « Et ce au moins jusqu’au jour où les citoyens décideront du contraire lors d’élections libres », écrit-il dans le quotidien El Punt-Avui, dénonçant également un « coup d’Etat contre la Catalogne ».
29/10  -  Paolo Taviani : « Actuellement, le fascisme refait surface et tente à nouveau de s'imposer. En Italie, comme ailleurs en Europe, on a tendance à nier le passé et on fait semblant de ne pas savoir, pire encore de ne pas se souvenir. Il faut enseigner le fascisme comme on apprend l'anglais et faire réfléchir les jeunes sur ce qu’il fut (ce qu'il est) et sur les conséquences qu'il peut avoir sur leur vie et leur avenir. Aujourd'hui, ils manquent de valeurs, de références et ne savent pas très bien pourquoi lutter et comment s'engager pour la défense d'un idéal. En cela l'éducation est fondamentale. » (A propos de son film "Une question privée ".) 
Discours du président : (Extraits traduits)  C. Puigdemont veut "la patience, la persévérance et la perspective" ; « Votre réaction est typique d'un pays mature, qui sait où aller et comment s'y prendre. Nous, à notre tour: continuer persévérant dans la seule attitude qui peut nous faire gagnants. Pas de violence, pas d'insultes, de manière inclusive, le respect des personnes et des symboles, des opinions et dans le respect de l'équipe catalane qui n’est pas d'accord avec ce que la majorité parlementaire a décidé.(...) Nous allons continuer à travailler pour construire un (pays) libre, assurant une société qui ait moins d'injustice, plus d'égalité, plus de solidarité et de fraternité avec tous les peuples du monde, en commençant par le peuple espagnol avec qui nous nous associons avec respect et reconnaissance mutuelle”
-  30/10  -  Carles Puigdemont s’est rendu à Bruxelles pour négocier un asile politique ? Ou réfléchir à ses options avant les élections du 21 décembre ?  PDeCAT, a déclaré que le parti indépendantiste du président catalan destitué participera bien aux élections régionales anticipées organisées par Madrid le 21 décembre. Le Premier ministre belge Charles Michel qui a dit qu’une demande d'asile n'était "absolument pas à l'ordre du jour".
Trois jours après avoir été proclamée, la République catalane n'est une réalité que pour les indépendantistes. Dans les faits, rien n'a changé. Le gouvernement catalan, destitué, a d'ailleurs disparu. Le portrait de
Carles Puigdemont a été retiré de tous les commissariats. Les ministres régionaux n'ont plus de garde du corps ni de voiture officielle. Plus important, la police catalane a prêté allégeance à Madrid. (Europe 1)
-  31/10  -  Les deux grands partis de l'indépendantisme ERC centre gauche indépendantiste et PDeCAT centre droit indépendantiste ont annoncé dès la mi-journée qu'ils participeraient aux élections régionales le 21 décembre. ERC a assuré que les élections étaient «un piège tendu» par Madrid, mais qu'il faudrait «être présent» pour «consolider la fragile République». «Le 21, nous irons aux urnes, nous irons avec conviction et nous sommes très attachés à ce que la société catalane puisse s'exprimer», a indiqué le PDeCAT.  Entre les deux, avec 11 % d'intentions de vote, la gauche radicale proche de Podemos défend un référendum d'autodétermination mais refuse de se prononcer sur le fond de la question.
-  C. Puigdemont, à 12h30, depuis la Belgique : Citoyen européen, il a choisi Bruxelles pour interpeller en français, catalan et espagnol  la communauté internationale sur le droit à l’auto-détermination de cette région de 7,5 millions d’habitants. « Nous avons été obligés d’adapter notre plan de travail pour éviter la violence » et « si cette attitude a pour prix de ralentir le déploiement de la République [catalane], alors il faut considérer que c’est un prix à payer raisonnable dans l’Europe du 21e siècle »,   Il se présente encore comme « président légitime » de la région, et a toutefois dit accepter le « défi démocratique » des élections anticipées du 21 décembre, dont il reconnaîtra les résultats, appelant Madrid à faire de même. Après avoir dénoncé l’«agressivité de l’Etat espagnol» depuis le référendum illégal du 1er octobre, il a expliqué qu’il n’était pas à Bruxelles pour «demander l’asile ». Il exige toutefois des «garanties » pour sa sécurité et celles des ex-ministres catalans qui l’accompagnent.  Carles Puigdemont estime que les poursuites pour «rébellion, sédition et malversations » sont des signes de «belligérance maximale » des autorités espagnoles. Ces poursuites «n’ont pas de fondement juridique » et correspondent à « un désir de vengeance plus qu’un désir de justice ». Elles visent d’après lui « des personnes et des idées, non un délit ».
Son exil dans la capitale de l’UE a pour but de montrer «le grave déficit démocratique » de l’Etat espagnol et il demande à l’Europe de « réagir ».

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