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() 14/05/20  -  « Le report de la COP26 pourrait être une chance » Laurence Tubiana, Présidente de la Fondation européenne pour le climat

   Quelles conséquences aura le report de la COP26 qui devait se tenir en Écosse en novembre?

   Ce report à 2021 - inévitable en cette période de crise sanitaire mondiale - n'est peut-être pas entièrement négatif. Cette année, le G20 est présidé par l'Arabie saoudite et le G7 par les États-Unis, deux pays qui ne sont pas engagés dans la lutte contre le changement climatique. L'année prochaine, c'est l'Italie qui sera à la tête du G20 tandis que le Royaume-Uni présidera le G7, deux Etats favorables à la convention. Nous saurons aussi en novembre prochain si le président américain Donald Trump est réélu, ce qui confirmerait malheureusement - si tel était le cas - le départ des États-Unis de l'accord de Paris signé en 2015.

   Y a-t-il eu des progrès sur les contributions nationales de réduction des gaz à effet de serre?

   Très peu. Par exemple, le Japon n'a pas modifié sa contribution, nettement insuffisante pour la troisième économie mondiale. À l'inverse, la Corée du Sud a publié un plan de transition ambitieux pour les énergies renouvelables et l'électrification des transports. 120 pays dont les 27 de l'Union européenne ont par ailleurs adopté l'objectif d'une neutralité carbone d'ici à 2050.

   Justement, où en est l'Europe?

   Le « pacte vert » lancé par la nouvelle Commission européenne veut porter la baisse des émissions de gaz à effet de serre à 55 % d'ici à 2030, contre 40 % décidés par l'ancienne commission. Propos recueillis par L. C.  Sciences et Avenir N° 879 - p27

 

28/04/20  -  « Pandémies et biodiversité : l'avertissement solennel de quatre experts de l'IPBES
  
Quatre experts mondiaux de l'IPBES lancent un appel solennel à réorienter les plans de reprise face au potentiel de dévastation présenté par de futures pandémies. « Une seule espèce est responsable de la pandémie de Covid-19 : la nôtre », affirment Josef Settele, Sandra Díaz, Eduardo Brondizio et Peter Daszak, dans un communiqué publié par l'IPBES le 27 avril. « La déforestation effrénée, l'expansion incontrôlée de l'agriculture, l'agriculture intensive, l'exploitation minière et le développement des infrastructures, ainsi que l'exploitation des espèces sauvages, ont créé les "conditions parfaites" pour la propagation des maladies de la faune aux humains », expliquent ces experts de la biodiversité.
   La crise sanitaire actuelle, qui cause des souffrances humaines incalculables et met à l'arrêt les économies du monde entier, pourrait n'être qu'un début, estiment ces derniers. « On estime que 1,7 million de virus non identifiés du type connu pour infecter les humains sont présents chez les mammifères et les oiseaux aquatiques. N'importe lequel d'entre eux pourrait constituer la prochaine "maladie X" - potentiellement encore plus perturbatrice et mortelle que le Covid-19 », ajoutent les scientifiques.
  
Réorienter les plans de relance
Les quatre experts demandent en conséquence de réorienter les plans de relance économique vers trois axes. En premier lieu, garantir l'application des réglementations environnementales et lancer uniquement des plans qui incitent à des activités plus respectueuses de la nature. À défaut de quoi on « subventionnera de futures pandémies ». Ensuite, les scientifiques demandent d'adopter une approche « One Health ». Cette approche reconnaît les interconnexions complexes entre la santé des personnes, des animaux, des plantes et l'environnement, et tient compte des conséquences à long terme des actions de développement. Enfin, les quatre experts mondiaux demandent de financer, de manière adéquate, les systèmes de santé et d'inciter à un changement de comportement au plus près des zones de risques de pandémie.
   Pour formuler cet appel, les quatre experts se sont appuyés sur les rapports de l'IPBES, en particulier l'évaluation mondiale de mai 2019 montrant
qu'un million d'espèces de plantes et d'animaux étaient menacées. Le Giec de la biodiversité annonce trois nouvelles évaluations ayant un lien direct avec la crise actuelle. Elles porteront sur l'utilisation durable des espèces sauvages, les espèces exotiques envahissantes et l'évaluation des multiples valeurs de la nature ». Laurent Radisson, journaliste (actu-environnement.com)

25/04/20  -  La paléoclimatologue Valérie Masson-Delmotte figure de la communauté scientifique et climatique mondiale n'a en réalité pas beaucoup de temps pour la contemplation. Le Giec, ce groupe d'experts international sur le changement climatique dont elle copréside le groupe 1, doit rendre un nouveau rapport l'année prochaine et c'est toute une logistique scientifique, répartie sur les cinq continents, qu'il faut continuer de faire tourner malgré l'épidémie. Le Haut Conseil pour le climat, où elle siège également, prépare ses préconisations pour la relance. Entre deux réunions en visioconférence, elle a accordé une heure à franceinfo pour livrer sa vision de l'après-coronavirus. Casque vissé sur la tête, Valérie Masson-Delmotte a abordé les conséquences à court terme de cette crise pour le climat – baisse des émissions de gaz à effet de serre, report de la COP26 – et les manières de sortir de cette crise sans mettre en péril la lutte contre le changement climatique. (francetvinfo.fr)

-   23/04/20  -  Confinés, les militants pour le climat poursuivent le combat en ligne

   Privés de marches, de grève de l'école ou d'actions de désobéissance civile avec le confinement, les jeunes militants et nouveaux activistes pour le climat ne baissent pas les bras et poursuivent leurs actions en ligne ou localement.

Galvanisés par l'exemple de la jeune militante suédoise Greta Thunberg, la démission du ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot en France ou partisans de la désobéissance civile comme Extinction Rebellion, des centaines de milliers de citoyens sont descendus dans la rue depuis plus d'un an et demi.

Mi-mars, des marches ou des grèves étaient encore prévues au Portugal, au Brésil, au Danemark, au Nigeria et en France. Mais l'épidémie de coronavirus a tout arrêté. "Nous avons décidé d'annuler ou de repousser nos grandes marches", "c'était ce qu'il fallait faire", a commenté Greta Thunberg mercredi, lors d'un débat en ligne. "Pendant une crise, vous devez mettre les choses de côté et faire ce qui est le mieux pour la société", a poursuivi l'adolescente de 17 ans, en parlant du confinement qui a touché jusqu'à la moitié de l'humanité.  (SUITE)

 

20/04/20  -  Franceinfo. Lobbying anti-écologique. D’après un député ex-LREM le Medef profite du confinement pour faire du lobbying anti-écologique. Des courriers ont été adressés aux ministères notamment par les constructeurs automobiles ou le transport aérien. Matthieu Orphelin réclame qu'ils soient rendus publics.

   Son courrier, intitulé "vos actions de lobbying pendant la crise du coronavirus", est adressé aux présidents du Medef, de l'Association française des entreprises privées (AFEP), du Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA) et de l'Association internationale du transport aérien (IATA).
   Le député du Maine-et-Loire cite quatre demandes adressées au gouvernement, des
"actions coordonnées et pour certaines très discrètes, visant à amoindrir les progrès sur la transition écologique et solidaire". 
    Matthieu Orphelin fait d'abord état d'
"un courrier (…) demandant un report de certains dispositions importantes de la loi climat énergie et de la loi mobilité, pourtant votées il y a seulement quelques mois". Le député, proche de Nicolas Hulot, cite également "une note de synthèse (…) demandant notamment (Suite de la page d’Accueil) un report des dispositions de la loi économie circulaire et de la révision de la directive émissions industrielles".   
    Le député pointe aussi du doigt
"des documents et échanges avec le gouvernement, menés par le CCFA", demandant de revenir sur la réglementation européenne de limitation des émissions de voitures neuves depuis début 2020.
   Enfin, il évoque des demandes de l'IATA pour revoir le système de compensation des émissions du transport aérien,
"qui devait se mettre en place cette année". (francetvinfo.fr)

18/04/20  -  Face à la crise, le Gouvernement a fait voter 20 Md€ pour renforcer la part de l'État dans les entreprises en difficulté. Mais il refuse d'imposer des contreparties environnementales, se contentant d'un pâle engagement sur la RSE.
Ces fonds, amenés à sauver des entreprises telles que
Air France, Renault ou Vallourec, ne doivent pas être accordés sans contrepartie alors que celles-ci contribuent fortement au dérèglement climatique, se sont alarmées plusieurs ONG et des parlementaires. Cet appel n'a toutefois pas été entendu. (actu-environnement.com)

15/04/20  -  Le non-respect des objectifs de l'accord de Paris en matière de réchauffement climatique pourrait coûter jusqu'à 600.000 milliards de dollars d'ici la fin du siècle. (linfodurable.fr)

 

 

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28/04/20  -

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