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() 06/06/20  -  Le «jour du dépassement de la Terre» recule au 22 août, soit trois semaines plus tard.

En 2019, l'humanité avait consommé toutes les ressources que les écosystèmes peuvent produire en une année le 29 juillet

Ce recul, qui constitue un « renversement: historique» par rapport à la tendance à long terme d'augmentation de l'empreinte écologique mondiale, s'explique par les mesures de confinement qui ont été mises en place à travers le monde en réponse à la pandémie de Covid-19. Ces calculs présentent toutefois de fortes incertitudes.

   « Cela montre que des changements importants et rapides sont possibles. Mais cette réduction de notre empreinte écologique est imposée et non voulue, et comme elle ne s'accompagne pas d'un changement systémique dans nos modes de production et de consommation, elle ne va pas durer», juge Mathis Wackernagel, le président du Global Footprint Network.

   Selon les calculs de l'institut, il faudra, en2020, l'équivalent de 1,6 planète pour assouvir nos besoins, qu'il s'agisse de boire, de manger, de nous chauffer ou de nous déplacer. Conséquence: la déforestation, le déclin de la biodiversité ou l'élévation de la concentration de CO2 dans l'atmosphère vont continuer d'affecter l'ensemble du globe.

   Le « jour du dépassement de la Terre » est calculé chaque année grâce à plus de 15 000 données des Nations unies, qui sont complétées par d'autres indicateurs pour être les plus à jour possible. « Les données sont moins robustes cette année en raison des incertitudes liées à l'impact du Covid-19 »,

reconnaît Mathis Wackernagel.

   « C'est un chiffre optimiste» En se fondant notamment sur les chiffres de l'Agence internationale de l'énergie, le G. F.N anticipe une baisse de 14,5 % de l'empreinte carbone sur l'année.

   «C'est un chiffre optimiste», estime le climatologue Philippe Ciais {Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement), coauteur d'une étude soumise à Nature montrant que les émissions ont baissé de 10,3 % entre le 1er janvier et le 15 mai.« Cela va dépendre de la façon dont se fait la relance économique, indique-t-il. Or, les dernières données provenant de Chine montrent que les émissions issues de l'industrie sont reparties à la hausse depuis la fin du confinement en mars, dépassant légèrement les niveaux de 2019'. »

   Le GFN prévoit, en outre, une diminution de 8,4 % de l'empreinte forestière, dans la mesure où l'industrie forestière a réduit les taux d'abattage des arbres, anticipant une baisse de la demande en bois .de construction. L'institut considère en revanche que l'empreinte alimentaire ne va pas évoluer: la consommation de nourriture a sans doute diminué dans les pays riches - les individus pouvant mieux ajuster leurs portions lorsqu'ils mangent chez eux -, mais la production s'est maintenue aux mêmes niveaux, entraînant un important gaspillage alimentaire. » AUDREY GARRIC
(https://www.lemonde.fr/, le journal, p9)

 

14/05/20  -  « Le report de la COP26 pourrait être une chance » Laurence Tubiana, Présidente de la Fondation européenne pour le climat

   Quelles conséquences aura le report de la COP26 qui devait se tenir en Écosse en novembre?

   Ce report à 2021 - inévitable en cette période de crise sanitaire mondiale - n'est peut-être pas entièrement négatif. Cette année, le G20 est présidé par l'Arabie saoudite et le G7 par les États-Unis, deux pays qui ne sont pas engagés dans la lutte contre le changement climatique. L'année prochaine, c'est l'Italie qui sera à la tête du G20 tandis que le Royaume-Uni présidera le G7, deux Etats favorables à la convention. Nous saurons aussi en novembre prochain si le président américain Donald Trump est réélu, ce qui confirmerait malheureusement - si tel était le cas - le départ des États-Unis de l'accord de Paris signé en 2015.

   Y a-t-il eu des progrès sur les contributions nationales de réduction des gaz à effet de serre?

   Très peu. Par exemple, le Japon n'a pas modifié sa contribution, nettement insuffisante pour la troisième économie mondiale. À l'inverse, la Corée du Sud a publié un plan de transition ambitieux pour les énergies renouvelables et l'électrification des transports. 120 pays dont les 27 de l'Union européenne ont par ailleurs adopté l'objectif d'une neutralité carbone d'ici à 2050.

   Justement, où en est l'Europe?

   Le « pacte vert » lancé par la nouvelle Commission européenne veut porter la baisse des émissions de gaz à effet de serre à 55 % d'ici à 2030, contre 40 % décidés par l'ancienne commission. Propos recueillis par L. C.  Sciences et Avenir N° 879 - p27

 

28/04/20  -  « Pandémies et biodiversité : l'avertissement solennel de quatre experts de l'IPBES
  
Quatre experts mondiaux de l'IPBES lancent un appel solennel à réorienter les plans de reprise face au potentiel de dévastation présenté par de futures pandémies. « Une seule espèce est responsable de la pandémie de Covid-19 : la nôtre », affirment Josef Settele, Sandra Díaz, Eduardo Brondizio et Peter Daszak, dans un communiqué publié par l'IPBES le 27 avril. « La déforestation effrénée, l'expansion incontrôlée de l'agriculture, l'agriculture intensive, l'exploitation minière et le développement des infrastructures, ainsi que l'exploitation des espèces sauvages, ont créé les "conditions parfaites" pour la propagation des maladies de la faune aux humains », expliquent ces experts de la biodiversité.
   La crise sanitaire actuelle, qui cause des souffrances humaines incalculables et met à l'arrêt les économies du monde entier, pourrait n'être qu'un début, estiment ces derniers. « On estime que 1,7 million de virus non identifiés du type connu pour infecter les humains sont présents chez les mammifères et les oiseaux aquatiques. N'importe lequel d'entre eux pourrait constituer la prochaine "maladie X" - potentiellement encore plus perturbatrice et mortelle que le Covid-19 », ajoutent les scientifiques.
  
Réorienter les plans de relance
Les quatre experts demandent en conséquence de réorienter les plans de relance économique vers trois axes. En premier lieu, garantir l'application des réglementations environnementales et lancer uniquement des plans qui incitent à des activités plus respectueuses de la nature. À défaut de quoi on « subventionnera de futures pandémies ». Ensuite, les scientifiques demandent d'adopter une approche « One Health ». Cette approche reconnaît les interconnexions complexes entre la santé des personnes, des animaux, des plantes et l'environnement, et tient compte des conséquences à long terme des actions de développement. Enfin, les quatre experts mondiaux demandent de financer, de manière adéquate, les systèmes de santé et d'inciter à un changement de comportement au plus près des zones de risques de pandémie.
   Pour formuler cet appel, les quatre experts se sont appuyés sur les rapports de l'IPBES, en particulier l'évaluation mondiale de mai 2019 montrant
qu'un million d'espèces de plantes et d'animaux étaient menacées. Le Giec de la biodiversité annonce trois nouvelles évaluations ayant un lien direct avec la crise actuelle. Elles porteront sur l'utilisation durable des espèces sauvages, les espèces exotiques envahissantes et l'évaluation des multiples valeurs de la nature ». Laurent Radisson, journaliste (actu-environnement.com)

25/04/20  -  La paléoclimatologue Valérie Masson-Delmotte figure de la communauté scientifique et climatique mondiale n'a en réalité pas beaucoup de temps pour la contemplation. Le Giec, ce groupe d'experts international sur le changement climatique dont elle copréside le groupe 1, doit rendre un nouveau rapport l'année prochaine et c'est toute une logistique scientifique, répartie sur les cinq continents, qu'il faut continuer de faire tourner malgré l'épidémie. Le Haut Conseil pour le climat, où elle siège également, prépare ses préconisations pour la relance. Entre deux réunions en visioconférence, elle a accordé une heure à franceinfo pour livrer sa vision de l'après-coronavirus. Casque vissé sur la tête, Valérie Masson-Delmotte a abordé les conséquences à court terme de cette crise pour le climat – baisse des émissions de gaz à effet de serre, report de la COP26 – et les manières de sortir de cette crise sans mettre en péril la lutte contre le changement climatique. (francetvinfo.fr)

-   23/04/20  -  Confinés, les militants pour le climat poursuivent le combat en ligne.

   Privés de marches, de grève de l'école ou d'actions de désobéissance civile avec le confinement, les jeunes militants et nouveaux activistes pour le climat ne baissent pas les bras et poursuivent leurs actions en ligne ou localement.

Galvanisés par l'exemple de la jeune militante suédoise Greta Thunberg, la démission du ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot en France ou partisans de la désobéissance civile comme Extinction Rebellion, des centaines de milliers de citoyens sont descendus dans la rue depuis plus d'un an et demi.

Mi-mars, des marches ou des grèves étaient encore prévues au Portugal, au Brésil, au Danemark, au Nigeria et en France. Mais l'épidémie de coronavirus a tout arrêté. "Nous avons décidé d'annuler ou de repousser nos grandes marches", "c'était ce qu'il fallait faire", a commenté Greta Thunberg mercredi, lors d'un débat en ligne. "Pendant une crise, vous devez mettre les choses de côté et faire ce qui est le mieux pour la société", a poursuivi l'adolescente de 17 ans, en parlant du confinement qui a touché jusqu'à la moitié de l'humanité.  (SUITE)

 

 

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28/04/20  -

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