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() -  20/03/20  -  L’édito de Ronan Dantec, Président de Climate Chance

. Ce début d’année 2020 souligne, s’il en était besoin, tant l’interdépendance de nos sociétés que nos  fragilités humaines. Mais autant les multiples alertes des scientifiques sur les dangers du Coronavirus auront entraîné des réponses fortes, autant les cris d’alarmes sur le climat de cette même communauté, rassemblée dans le GIEC, restent encore aujourd’hui sans réponse à la hauteur des enjeux.

   Comment pourtant ne pas voir que derrière le réchauffement se dessine nombre de catastrophes sanitaires bien plus redoutables encore qu’un nouveau virus… Il nous reste donc à espérer que la crise actuelle nourrisse enfin, non seulement une salutaire prise de conscience de nos fragilités, mais aussi, la crise vaincue, la conviction que nous sommes collectivement capables de répondre au défi planétaire du dérèglement climatique.(Suite de la page d’Accueil

   Renforcer cette capacité collective, c’est la mission que s’est fixée Climate Chance, seule organisation internationale se proposant de fédérer la totalité des acteurs engagés dans cette lutte : collectivités, ONG, entreprises… Depuis deux ans, nos interventions se sont multipliées avec notamment l’organisation du principal sommet africain des acteurs non-étatiques, et la publication de la deuxième édition de notre observatoire de l’action climat réalisée. (vivafrik.com)

 

15/03/20  -  Réchauffement et Covid-19, même combat    PAR STÉPHANE FOUCART

La crise ouverte par la pandémie de Covid-19 est inédite à plusieurs titres. La rapidité de propagation de la maladie, la pression qu'elle met sur les systèmes de santé et la férocité de son impact sur les grandes  places boursières sont autant de phénomènes jamais observés auparavant, s'agissant d'une maladie virale. Elle est aussi, et surtout, l'occasion pour les grandes puissances de devoir appliquer des contraintes fortes sur leurs économies. Depuis fin janvier, des pans entiers de l'industrie chinoise ont été, littéralement, mis à l'arrêt par décision politique.

   Avec, comme conséquence, des importations de minerais au plus bas, des exportations de produits manufacturés au point mort, un effondrement du tourisme, du fret, etc. En Chine, mais aussi en Italie, au Danemark et ailleurs, les Etats se sont arrogé le droit d'entraver les conduites individuelles et certaines activités commerciales. Le corollaire étant une croissance fortement amputée (la croissance chinoise devrait être plus que divisée par deux sur le premier trimestre de l'année) et un risque de fragilisation du tissu industriel.

   Dans son allocution du 12 mars, Emmanuel Macron l'a martelé: les conséquences sanitaires de la pandémie de Covid-19 doivent être jugulées, « quoi qu'il en coûte». Répété à plusieurs reprises, le mot n'a rien d'anodin. Il marque la volonté présidentielle de faire passer le message que la santé des populations prime sur celle des entreprises. Et que, si les Etats œuvrent traditionnellement à favoriser, quoi qu'il en coûte, l'activité de leurs industries, ils peuvent aussi renverser ce paradigme. Quitte à tourner le dos à l'orthodoxie budgétaire, pour atténuer les effets désastreux qu'un tel renversement pourrait avoir sur les entreprises les plus fragiles et certains secteurs d'activité. Ce qui se produit depuis quelques semaines avec la propagation du coronavirus SARS-CoV-2 est ainsi réellement extraordinaire. Pour la première fois de l'histoire récente, la croissance économique a momentanément cessé d'être la seule et unique métrique du succès des politiques publiques. Il y a, en face, le nombre de morts qui pourra y être opposé.

   Aimable fiction

Pourquoi cela importe?  Parce que ce sont précisément ce type de mesures, adoptées aujourd'hui pour faire pièce au coronavirus SARS-CoV-2, qui pourraient être prises, demain, pour contrecarrer les deux grands phénomènes qui menacent à plus long terme la stabilité et la prospérité du monde: le changement climatique et l'érosion de la biodiversité. De fait, alors que les années et les décennies passent, il devient de plus en plus évident que le grand récit d'une transition «verte» de l'économie mondiale, fondée sur les bonnes volontés individuelles, quelques taxes et l'innovation technique, n'est

autre qu'une aimable fiction. Si les Etats veulent éviter la part la plus catastrophique du réchauffement en cours et ralentir l'effondrement de la vie, ils devront sans doute - une fois consommé l'échec des politiques actuelles - user de la potion amère qu'ils s'administrent face au Covid-19.

Non en entravant momentanément, comme c'est le cas aujourd'hui, les activités qui impliquent des rassemblements de populations et qui favorisent la circulation du coronavirus, mais en contraignant durablement celles qui impliquent la combustion de ressources fossiles, l'industrialisation du secteur primaire, la surexploitation des ressources et la destruction du vivant.

   En ordre dispersé

Dans son allocution, M. Macron a d'ailleurs prudemment entrouvert la porte à un profond changement de vision, laissant entendre que la crise actuelle invitait à interroger le fonctionnement de l'économie. Il est toujours difficile de démêler, dans ce genre de déclarations1 la conviction politique de l'opportunisme préélectoral. Soyons lucides: ce n'est sans doute pas demain que le climat et la biodiversité seront préservés «quoi qu'il en coûte».  Le cerveau occidental est ainsi fait qu'il porte bien peu d'attention aux catastrophes lentes.
   Ainsi, deux chemins se profilent. Le premier verrait la prise de mesures contraignantes pour l'économie mondiale afin de répondre au réchauffement et à l'érosion du vivant. Cela est très peu probable: il faudrait en effet se colleter avec des industries autrement plus puissantes que le monde du spectacle et de la culture, de la restauration et du tourisme. Il faudrait contrevenir à la volonté des industries extractrices,

des énergéticiens, de la pétrochimie, etc. Le second consisterait en un traitement indirect de la crise environnementale, par le biais des mesures d'urgence destinées à gérer la succession de crises aiguës dans lesquelles elle finira par s'incarner - crises aiguës dont la pandémie de Covid-19 offre une sorte de modèle.

   Peu désirable, cette manière de lutter contre la crise environnementale en passerait, non par des mesures réfléchies, prises dans le cadre des procédures démocratiques habituelles, mais par des mesures d'urgence comparables à celles adoptées aujourd'hui en ordre dispersé pour ralentir la marche de la nouvelle maladie. Car, en tentant de soigner les effets de la surchauffe de l'économie mondiale, on finit par influer sur leur cause. On le voit: en Chine, l'un des premiers effets du ralentissement économique induit par la lutte contre la pandémie de Covid-19 est une chute spectaculaire des engorgements routiers et une quasi-disparition du dôme de pollution qui, en temps normal, recouvre continuellement le nord-est du pays. Un autre effet de ces mesures sera aussi la baisse des émissions mondiales de dioxyde de carbone de l'année 2020, par rapport à 2019. . (https://www.lemonde.fr/, le journal,  n°23384, Planète, p31)

 

-  07/03/20  -  La Norvège discute de la frontière des glaces

Suivre les recommandations des scientifiques et renoncer à l'exploration des réserves d'hydrocarbures en mer de Barents. au risque de perdre d'énormes sommes d'argent ou bien passer outre et profiter du réchauffement de la planète pour relancer la production de gaz et de pétrole dans une région particulièrement sensible, et participer à l'échec de l'accord de Paris, malgré des ambitions écologiques revendiquées?
  
Tel est le dilemme que va devoir résoudre la Norvège, dans les semaines qui viennent. Au cœur de ce débat hautement idéologique, une question scientifique : celle de la localisation de la frontière de la zone de glaçe (iskanten, en norvégien). C'est-à-dire l'endroit où l'eau se transforme en glace, dans la mer de Barents, au nord-ouest du pays. Un lieu qui peut varier d'un mois ou d'une année à l'autre, en fonction de la température de l'eau et de la force des vents.

   Jusqu'à présent, les scientifiques avaient utilisé des relevés réalisés entre 1967 et 1989, pour délimiter cette frontière, caractérisée par une probabilité de 30 % ou plus d'y trouver de la glace en avril. De leur côté, les députés s'étaient engagés à ne délivrer aucun permis d'exploration de gisements pétroliers et gaziers au nord de cette ligne. Mais à mesure que le climat se réchauffe, et avec lui la mer de Barents, la pression s'est intensifiée pour redéfinir la frontière. En janvier 2015, le gouvernement de centre droite a annoncé qu'il allait faire une nouvelle proposition, sur la base des recommandations d'un groupe d'experts baptisé « Faglig Forum », constitué de représentants d'une douzaine d'administrations et d'instituts de recherche.

   Une différence de 150000 km2

Or, pour la première fois, les experts ne sont pas parvenus à se mettre d'accord. D'un côté, le Directoire du pétrole recommande de conserver les 30 % de probabilité de glace en avril, basé sur des relevés de 1988 à 2017, ce qui permettrait de faire remonter

la frontière vers le nord et de potentielles gigantesques réserves d'hydrocarbures.

   De l'autre côté, l'Institut polaire, soutenu par l'ensemble des autres organisations, a demandé que la frontière soit dessinée bien plus au sud, au moindre signe de glace observée en avril (avec 0,5 % de probabilité). Le directeur de l'Institut polaire, Ole Arve Misund, justifie cette recommandation par de nouvelles études ayant révélé que la zone frontière constituait un « point chaud» de biodiversité, dont dépendent de nombreuses espèces animales, qui viennent s'y nourrir et se reproduire. « La moindre fuite de pétrole pourrait avoir des conséquences désastreuses, or il n'y a jamais de risque zéro», argue-t-il.

   Entre les deux propositions, une différence de 150 000 km 2. Et pour le gouvernement et les députés, un choix qui dépasse de loin la seule zone des glaces: reconnaître que la Norvège, qui a accumulé plus de 10 000 milliards de couronnes (1000 milliards d'euros), tirés de l'exploitation des hydrocarbures, doit désormais assumer ses responsabilités à l'égard de la planète, et laisser dormir dans ses sous-sols ses dernières réserves inexploitées.

   Ou bien, continuer comme si de rien n'était, en arguant, comme l'Etat l'a fait dans le procès qui l'opposait à des ONG à l'automne, que le royaume n'est pas responsable des émissions générées par le gaz et le pétrole qu'il vend à l'étranger.

  La question divise le royaume, tant l'exploitation des ressources en hydrocarbures est liée à l'identité du pays et à sa richesse. Les grands partis politiques hésitent encore, alors que la mobilisation s'organise pour défendre les scientifiques, soutenus par les jeunes, les associations et des intellectuels. » ANNE-FRANÇOISE HIVERT (https://www.lemonde.fr/, le journal, n°23377, p29)

 

13/02/20  -  Les Verts pourraient arriver en tête aux municipales. Selon un sondage Harris Interactive, le parti Europe Écologie les Verts (EELV) arriverait en tête aux élections de mars prochain avc45 % des voix, devançant le Rassemblement national {RN, 39 %) et la République en marche (REM,32%). L’irruption des Verts mettrait un terme au duel entre REM et RN.

   Il faut prendre cette enquête d'opinion avec des pincettes. (…) En outre, 52 % qui déclarent voter vert ne sont pas certains de leur choix définitif, contre 89 % pour le RN et 69% pour LR.  Mais le sondage  démontre sans nuances une popularité d'EELV qui fonde l'action de Yannick Jadot: depuis le début de la campagne (et le score de près de 14 % aux élections européennes l'a déjà confirmé), il ne cesse de dire qu'il va ravir sa deuxième place à la République en marche. L’enjeu de la course, c'est bien sûr le second tour de la présidentielle de 2022, où figurera sans aucun doute Marine Le Pen mais où Emmanuel Macron n'.est plus totalement sûr de se retrouver.  -(…)  (www.lequotidiendumedecin.fr  le journal, n° 9808, p16)

 

 

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