()   12/10  -  Sept ans après avoir dû interrompre une première expérience de fracturation hydraulique au Royaume-Uni en raison des séismes qu'elle avait provoqués, la société Cuadrilla Resources va relancer dans les prochains jours ses activités d’extraction de gaz de schiste par fracturation hydraulique au nord-ouest de l’Angleterre. Malgré les risques avérés, cette technique d’exploration est soutenue bec et ongle par le gouvernement.

28/09  -  Royaume-Uni : Trois opposants au gaz de schiste condamnés à de la prison ferme : 15 et 16 mois d’emprisonnement ferme : ce sont les peines auxquelles ont été condamnés trois militants britanniques opposés à la fracturation hydraulique…(https://www.bastamag.net/Trois-opposants-au-gaz-de-schiste-condamnes-a-de-la-prison-ferme)

 -  26/09  -  L'injection d'eau dans le sous-sol pour l'exploitation des gaz de schistes ou la géothermie provoque des séismes. Selon la nature de la roche, ils peuvent se propager jusqu’à 10 kilomètres du puits d'injection, bien plus loin qu’on ne le pensait. Ces problématiques touchent particulièrement les régions où les gaz de schiste sont exploités, comme l'Alberta au Canada ou l'Oklahoma aux États-Unis, ou l’énergie géothermique, comme en Alsace ».( https://www.pourlascience.fr/sd/geosciences/la-fracturation-hydraulique-provoque-des-seismes-a-longue-distance-14696.php)

 

-  06/06  -  Le gouvernement Couillard met un terme définitif à l’exploitation des gaz de schiste par fracturation, mais permettra cette technique dans les autres types de roche. « Désormais, au Québec, l’exploitation et l’exploration des hydrocarbures sont interdites, à moins de satisfaire aux règles les plus rigoureuses, afin d’assurer la protection de notre environnement »,
   Pour leur part, Greenpeace, Nature Québec et la Fondation David Suzuki ont unanimement déploré la faiblesse des nouvelles consignes. « Les règlements proposés pavent la voie à l’exploitation pétrolière et gazière, et vont totalement à l’encontre de l’Accord de Paris et des engagements climatiques du gouvernement », a indiqué Patrick Bonin, porte-parole de Greenpeace Canada. (
http://www.journaldequebec.com/2018/06/06/gaz-de-schiste-le-gouvernement-couillard-interdit-la-fracturation-hydraulique)

-  27/05  -  La Cnuced recommande de recourir au développement du gaz de schiste “avec précaution” (Rapport)

-  27/05  -  Aperçu sur la répartition des réserves mondiales de gaz de schiste

-  03/04  -  Des membres de la Première Nation d'Athabasca Chipewyan, en Alberta, s'inquiètent de voir sa population de bisons menacée si le projet de mine de sables bitumineux, Frontier Oilsands, entre Fort McMurray et Fort Chipewyan, est approuvé par Ottawa. (https://www.cyberacteurs.org/cyberactions/stopauprojetfrontierdelasteteckress-2248.html#signsans)

17/03/2018  -  Au Texas, ruée sur le pétrole de schiste (Le Monde, p2,3) pour l’indépendance énergétique par rapport aux ressources du Golfe; et pour prétendre dominer le monde de l’énergie. Pas simple. Techniquement, il faut beaucoup trop d’eau et de sable pour forer en profondeur et extraire cette huile de schiste, enfermée dans une roche très dure. Il faut forer horizontalement pour « fracturer  hydrauliquement» la roche. Les puits donnent au départ et rapidement s’épuisent.. Ils coutent cher : de 5 à 7 millions d’€ par puit !
  Tout cela repose sur le climato-scepticisme de Trump et de son secrétaire à l’énergie qui ne croient pas à « cette fable du changement climatique ». D’où l’offensive pro-pétrole de Trump : Réduire à néant les normes environnementales mises en place pendant les 2 mandats de B. Obama. Il a aussi autorisé la construction des pipelines qui étaient très controversés et qui nécessitent beaucoup d’acier, non fabriqué en Amérique. Et voilà que Trump veut taxer les importations d’acier ! Quant à la « domination », pour l’instant les américains importent 7.5 millions de barils par jour !
(http://www.lemonde.fr/economie/article/2018/03/16/a-midland-texas-la-nouvelle-ruee-vers-l-or-noir_5271776_3234.html)

14/10  -  BNP Paribas a annoncé, le 11 octobre, cesser "ses relations avec les acteurs dont l'activité principale est l'exploration, la production, la distribution, le marketing ou le trading de gaz et de pétrole de schiste et/ou de pétrole issu des sables bitumineux"


25/01/2017 - gaz de schiste :   Les députés bannissent le gaz de schiste du territoire national
 Le texte voté exclut toutefois de l'interdiction les hydrocarbures gazeux contenus dans les couches de charbon. Les associations de protection de l'environnement dénoncent la confusion entre gaz de mine et gaz de couche, et affirment que l'avenir n'est pas dans l'utilisation des hydrocarbures, mais dans l'utilisation des énergies renouvelables. Les industries en place de ces énergies du passé font pression de toutes leurs forces pour empêcher le développement des ENR concurrentes.  La recherche et l'investissement dans les énergies fossiles/fissiles entrave malheureusement la recherche et l'investissement dans les énergies renouvelables. (Le texte pourrait ne pas être définitivement adopté avant la fin de la législature).
http://www.actu-environnement.com/ae/news/gaz-schiste-banni-deputes-28335.php4

-  12/12/2016  : (Notes) Hausse de la concentration de METHANE dans l'atmosphère (Publication de ce jour des travaux de 83 chercheurs de plus de 50 institutions réparties dans 15 pays»). Ce gaz s'accumule vingt fois plus vite qu'au début des années 2000. La hausse de 2014 et 2015, est difficile à expliquer pour  les scientifiques. « Cela peut être d’origine naturelle, mais s’il se prolongeait au-delà de 3 ou 4 ans, cela signifierait forcément un lien avec l’homme. »
Le méthane est un gaz très important à effet de serre (qui bloque la chaleur à la surface de la Terre). Après le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4) contribue pour quelque 20% au réchauffement en cours. A quantité égale il est 28 fois plus "réchauffant" que le CO2. Toutefois, il persiste moins longtemps dans l'air (environ dix ans, contre une centaine d'années pour le CO2). « Contenir le réchauffement sous 2°C  deviendra de plus en plus difficile à tenir si l'on ne réduit pas les émissions de méthane fortement et rapidement », disent les chercheurs.
Ce méthane est produit par la nature : Les zones humides : "marais, mangroves, qui libèrent du méthane synthétisé par des bactéries anaérobies (qui vivent dans des milieux privés d’oxygène) ; Les océans (Hydrates de méthane marins) ; les feux (combustion de la biomasse) ; Les termites ; etc. Et surtout, et de plus en plus probablement, « Le pergélisol ou permafrost : les régions polaires et subpolaires contiennent d'énormes quantités d'hydrates de méthane (du méthane gelé) dans leurs sédiments marins ou terrestres. Lorsque la température monte ces hydrates de méthane fondent et produisent du gaz méthane ce qui augmente l'effet de serre, ce qui pourrait conduire à une nouvelle fonte encore plus importante de ces hydrates de méthane.... Ce phénomène s'est emballé au moins une fois dans le passé et a donné lieu à la grande extinction du Permien, il y a 250 millions d'années.
Le méthane est produit aussi certainement par les activités humaines comme celles de l’agriculture, (fermentation des excréments, fumiers, lisiers, par ex.), de l’élevage de bovins et d'ovins (Les flatulences et les rots des bovins. Selon la FAO, le nombre de têtes de bétail est passé de 1,3 milliard en 1994 à 1,5 milliard vingt ans plus tard.) ; Par  l'exploitation des énergies fossiles, des mines de charbon, et d’extraction du gaz naturel : A partir des années 2000, il y a eu une grosse exploitation du charbon en Chine, et l'exploitation du gaz aux Etats-Unis a aussi augmenté" ; Les fuites très fréquentes dans les industries pétrolières  et gazières ;  les milliers de puits de gaz de schiste américains anciens ou en cours ; La production de riz ; La gestion des déchets et décharges.
Que faire ? Réduire ses émissions aurait un impact rapide sur l'atténuation du réchauffement.- Pour les bovins, on essaie d’utiliser un supplément alimentaire, le 3NOP, qui permettrait de bloquer de 30% la production de ce gaz chez les ruminants. Chez les ruminants, une partie du processus de digestion des aliments se situe dans le rumen, une des quatre chambres de l'estomac des animaux d'élevage tels que les bovins, les ovins et les caprins. C'est dans cette partie de l'estomac qu'à lieu la fermentation des aliments et la production de méthane grâce principalement à des micro-organismes appelés archéobactéries. Ce dégazage est une contrepartie de la capacité des ruminants à digérer la cellulose des fourrages. L'action du 3NOP consiste à bloquer, dans le rumen, l'action d'une protéine enzymatique qui participe à la dernière étape dans la production de méthane par les archéobactéries.( voir sur le long terme l'utilisation de cette molécule et son prix) …mais on peut aussi se préoccuper de la santé animale, et peut-être aussi  réduire la consommation de viande ! ; Développer les opérations de récupération du gaz issu des décharges ou des lisiers (La méthanisation à la ferme), investir dans le biogaz et les biodigesteurs pour la production de méthane et d’électricité) ; renforcer la réglementation pour éviter toutes les fuites des mines et centrales à charbon ; Pétrole, réduire  les gaz torchés ; améliorer les pratiques culturales du riz pour tenter d'éviter l'ennoyage.
-   Et aussi améliorer la connaissance du méthane, des
modèles de son cycle,  réaliser des mesures régulières de la composition de l’atmosphère au-dessus des grandes zones forestières, agricoles, océaniques et arctiques ; réévaluer son pouvoir de réchauffement global (certains effets indirects n’ayant pas été pris en compte). Réfléchir sur la manière dont l’équivalence CO2 du méthane doit évoluer pour optimiser les politiques climatiques.
(« 
Le méthane, d’où vient-il et quel est son impact sur le climat ? » Rapport de l’Académie des technologies. EDP Science)


24/12  -  Gaz de schiste: abrogation confirmée des permis de Schuepbach
Le tribunal administratif de Cergy-Pontoise (Val-d'Oise) a confirmé l'abrogation de deux permis d'exploitation de gaz

de schiste en Aveyron et en Ardèche délivrés à la société américaine Schuepbach en 2010. Délivrés en 2010 par l'État,

ces autorisations avaient été abrogées un an plus tard par la loi de juillet 2011, qui interdit la fracturation hydraulique, jugée néfaste pour l'environnement.

-  01/10  :  Gaz et pétrole de schiste : Royal et Macron accordent des permis de recherche... à deux mois de la COP 21 ! 


28/08/15  -  La fracturation hydraulique à l’origine de séismes au Canada


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