()  -  23/10/19  -   « 10 % de nos déchets vont finir en mer » La goélette Tara, a fait escale à Banyuls-sur-Mer. Le navire est au cœur d'un périple consacré à la pollution. « En Arctique, Tara a montré pour la première fois que le plastique est partout, y compris dans des endroits qu'on pensait préservés. 80 % du plastique trouvé dans les océans viendrait de la terre. « On laisse traîner un filet en surface derrière le bateau, tous les jours. On remonte les fleuves et on prélève en amont et en aval des grosses villes». Des prélèvements sur les berges sont aussi réalisés. Résultat : près de 60 % des plastiques seraient déjà fragmentés dans les fleuves, avec des dimensions inférieures à 5 mn Les fragments transportent des microorganismes dont des espèces invasives et des bactéries nocives pour les animaux. Certains pourraient biodégrader le plastique, mais, selon Jean-François Ghiglione, à vitesse trop lente pour constituer une solution. (https://www.lasemaineduroussillon.com/hebdo, p32)

 

25/09/19  -  Océan plus haut, plus chaud et débâcle des glaces : l’alarme sévère du GIEC sur des milieux fondamentaux pour la planète. Le premier rapport des scientifiques consacré aux mers et aux glaces prévoit un monde marin plus chaud, dilaté, plus acide, en manque d’oxygène et moins peuplé. Elle représente 10 % de la surface terrestre et stocke près de 70 % de l’eau douce disponible. La cryosphère – la neige, l’ensemble des glaciers de montagne, des calottes glaciaires, des banquises, des lacs et des sols gelés de la planète – recule rapidement sous l’effet du réchauffement en cours, dans toutes les régions et à toutes les altitudes. C’est ce que rappelle le rapport spécial sur l’océan et la cryosphère rendu, mercredi 25 septembre, par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), qui dresse un état des lieux inquiétants des effets présents et futurs de cette débâcle sur les écosystèmes et les sociétés humaines. (lemonde.fr/)  (environnement-magazine.fr)

 

30/08/19  -  Les océans, sources de vie sur Terre, pourraient devenir nos pires ennemis à l'échelle mondiale si rien n'est fait pour donner un grand coup de frein aux émissions de gaz à effet de serre, selon les conclusions d'un rapport spécial de l'ONU qui sera dévoilé le 25 septembre à Monaco, obtenu en exclusivité par l'AFP. Le réchauffement climatique provoqué par les activités humaines va avoir des conséquences dramatiques sur les océans et la cryosphère, qui regroupe banquise, glaciers, calottes polaires et sols gelés en permanence.  Les réserves de poissons pourraient décliner, les dégâts causés par les cyclones se multiplier et 280 millions de personnes seraient déplacées à cause de la hausse du niveau des mers, (https://www.linfodurable.fr/environnement/alerte-de-lonu-les-oceans-en-passe-de-devenir-nos-pires-ennemis-13335)

 

19/08/19  -  Au siège des Nations Unies à New York, l'acteur espagnol Javier Bardem a réclamé la signature d'un traité international afin de protéger nos océans, dans le cadre d'une campagne organisée par Greenpeace. (https://www.linfodurable.fr/environnement/lonu-javier-bardem-appelle-un-traite-mondial-pour-proteger-les-oceans-13223)

 

24/07/2019 -  La Méditerranée est la mer la plus polluée d'Europe, malgré une hausse modérée depuis 2009 de la quantité de déchets marins qui s'y trouvent, révèle mercredi 24 juillet l'Ifremer, qui tente de caractériser cette pollution, et notamment les déchets flottants, en les photographiant, relevant la présence de sacs et bouteilles plastiques, canettes métalliques et emballages alimentaires, cordes synthétiques et filets de pêche ou encore vêtements.

(https://www.linfodurable.fr/environnement/la-mediterranee-mer-la-plus-polluee-deurope-selon-lifremer-12950

 

12/04/19  -  La nature Arctique se trouve dans un climat d'urgence. La co-présidente du GIEC, Valérie Masson-Delmotte, a rappelé les conséquences désastreuses de l'élévation de la température mondiale. Par nos rejets de gaz à effet de serre, nous engendrons divers phénomènes : fonte généralisée des glaciers, accumulations de chaleur dans les océans... Le changement climatique est deux fois plus important aux pôles que dans le reste du globe... Cela conduit également à un bouleversement du cycle hydrologique ce qui aura des conséquences dans nos régions" (https://www.sciencesetavenir.fr/animaux/biodiversite/la-nature-arctique-se-trouve-dans-un-climat-d-urgence_132965#xtor=EPR-1-[SEAActu17h]-20190414)

 

05/04/19  -  Les océans, comme les forêts, sont de véritables aspirateurs à carbone. Sans eux, notre atmosphère contiendrait 50% de CO2 en plus, ce qui rendrait la terre inhabitable. Sauf que de nombreuses menaces planent sur les écosystèmes marins… Nous publions aujourd’hui un rapport qui explique qu’il est indispensable de protéger au moins 30% des océans d’ici à 2030 pour garantir des océans en bonne santé au niveau mondial. Il est nécessaire de créer un vaste réseau de réserves marines interconnectées pour augmenter leur résilience et les garder comme allié de choix pour faire face aux dérèglements climatiques. (L’équipe Greenpeace france@act.greenpeace.org)

 

 -  25/02/19  -  Des changements biologiques sans précédent dans l’océan mondial -  En utilisant un nouveau modèle numérique, une équipe internationale, conduite par le CNRS et impliquant en France des chercheurs de Sorbonne Université, montre une accélération des altérations biologiques avec des conséquences pour l’exploitation des ressources marines. Ces résultats sont publiés le 25 février dans Nature Climate Change. (http://www.cnrs.fr/fr/des-changements-biologiques-sans-precedent-dans-locean-mondial)

-  Une étude parue lundi dans Nature Climate Change révèle que les écosystèmes marins sont régulièrement sujets à des modifications d’ampleur, rapides et localisées. Ces événements, qualifiés de «surprises climatiques», sont causés par des phénomènes atmosphériques naturels et peuvent avoir des conséquences sociales importantes (effondrement des zones de pêche). D’autant que l’on constate une augmentation de leur fréquence et de leur force, possiblement lié au dérèglement du climat provoqué par l’homme. (https://www.liberation.fr/planete/2019/02/26/climat-les-ecosystemes-marins-connaissent-des-changements-abrupts_1711662)

16/01/2019  -  Le réchauffement des océans sous-estimé : Quatre études publiées dans la revue Science montrent que le réchauffement des océans a été sous-évalué pendant 40 ans. Les projections contenues dans les rapports du Giec restent donc plus que jamais d'actualité. Explications de Sabrina Speich, océanographe, professeure de géosciences à l'Ecole nationale supérieure de Paris (http://www.universcience.tv/video-le-rechauffement-des-oceans-sous-estime-26724.html)

 

-  09/11/18  -  L'origine de l'eau de l'Océan de la Terre est débattue depuis des décennies. Elle viendrait essentiellement des astéroïdes mais un nouveau scénario fait maintenant intervenir aussi l'hydrogène du gaz du disque protoplanétaire où sont nées les planètes.
L'eau sur
Terre est intimement liée à l'origine de la Vie et à sa perpétuation sous des formes complexes. On retrouve cette importance dans toutes les cosmogonies, ce qui souligne bien à quel point expliquer sa présence sur notre Planète bleue, fascine l'esprit humain. Certains, comme Arthur Clarke, ont même proposé de la rebaptiser « planète Océan ».

Astrophysiciens et cosmochimistes tentent d'élucider cette énigme depuis plus de 50 ans et l'on peut dire que l'on est effectivement passé du mythe à la science, bien que sa solution finale nous échappe encore partiellement. Deux grandes classes d'hypothèses ont été proposées et, périodiquement, l'une prend le dessus sur l'autre sans que le débat ne soit clos.
Il y a d'abord l'hypothèse qui attribue un stock d'eau originel à la Terre lors de sa formation. Stock qui se trouverait dans son manteau qui aurait largement dégazé lorsque l'
activité volcanique de la planète était bien plus importante qu'aujourd'hui, il y a plus de 4 milliards d'années à l'Hadéen. On constate bien, de fait, que les gaz des volcans contiennent beaucoup de vapeur d'eau mais il pourrait s'agir de contamination ultérieure par l'eau de la Terre.

Il y a ensuite l'hypothèse d'une origine extraterrestre, un apport en eau par un bombardement de comètes ou/et d'astéroïdes riches en eau, voire par le flux des micrométéorites. Ce qui peut favoriser cette hypothèse, c'est qu'il semble bien établi maintenant qu'un océan de magma a existé à la surface de la Terre à ses débuts, à cause notamment de son choc avec Théia, la petite planète de la taille de Mars qui expliquerait la formation de la Lune. La Terre aurait donc perdu son stock d'eau initial, qui aurait été renouvelé plus tard. Bien évidemment, on peut faire remarquer que ces deux hypothèses ne sont pas vraiment indépendantes puisque la Terre provient de l'accrétion de corps rocheux et aussi sans doute de comètes. De fait, l'origine de l'eau est dans les deux cas extraterrestre et remonte aux conditions de formation des corps du Système solaire dans le disque protoplanétaire initial. (…)
Une équipe de chercheurs états-uniens de l'
Arizona State University (ASU) vient de publier un article dans Journal of Geophysical Research. Cet article renouvelle de façon intéressante le débat en reprenant un outil déjà utilisé pour tenter de savoir si l'eau des océans de la Terre venait des comètes ou des astéroïdes, à savoir des rapports d'abondance des isotopes de l'hydrogène.
Le deutérium, une clé des archives de l'origine des océans

Il existe ainsi deux types d'eau, l'une, ordinaire, est faite d'atomes d'hydrogène H avec un seul proton pour noyau ; l'autre, dite lourde, est faite d'atomes de deutérium D, donc un noyau avec un proton et un neutron.

L'étude des météorites sur Terre - qui proviennent majoritairement de la ceinture principale d'astéroïdes - a permis d'établir qu'en moyenne, le rapport D/H était de l'ordre de 140 ppm alors que ce rapport, quand on l'a déterminé dans certaines comètes, était compris entre 150 et 300 ppm. Comme sur Terre il est d'environ 150 ppm, l'hypothèse cométaire est défavorisée, ou pour le moins, les comètes ne seraient pas, et de loin, la source principale de l'eau sur Terre.

Mais pour les cosmo chimistes de l'ASU, on a oublié un peu vite que de l'eau se forme facilement en combinant dans certaines conditions de l'hydrogène et de l'oxygène. Or, de l'hydrogène, il y en avait d'énormes quantités dans le disque protoplanétaire riche en gaz et en poussière au cours des quelques millions d'années de son existence. Ils proposent donc un nouveau scénario en tenant compte des processus d'accrétion de la solubilité de l'hydrogène et de ses isotopes dans les corps en formation. Ce scénario permet de surmonter un verrou, à savoir que le rapport D/H dans le gaz du disque protoplanétaire devait être de 21 ppm environ seulement.

Le nouveau scénario de l'origine de l'eau, voir les commentaires ci-dessous ( ME =Mass Earth=masse de la Terre ). Il repose sur l'existence pendant quelques millions d'années d'un disque protoplanétaire riche en gaz où sont nées les planètes. © J. Wu, S Desch/ASU 

Comme le montre l'infographie ci-dessus, il se déroule en six étapes.

Il y a d'abord la formation d'embryons planétaires dont les masses sont comprises entre celle de la Lune et celle de Mars et dont les collisions font former une proto-Terre (a). Ces embryons sont formés de matériaux chondritiques et, dans le cas de la Terre, on sait qu'il s'agit principalement de matériaux semblables à celui trouvé dans les chondrites à enstatite. Le rapport D/H des corps formés est donc d'environ 140 ppm. (…)
Au total, environ l'équivalent de trois océans étaient dans le manteau de la Terre qui par
dégazage volcanique aurait donc conduit à celui que nous avons aujourd'hui à sa surface (e-f). Entre 10 et 30 % de l'eau de cet océan proviendrait indirectement des isotopes d'hydrogène absorbés par les océans de magma. (…)
 (
https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/oceanographie-origine-eau-oceans-expliquee-nouvelle-theorie-40091/)

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