DROCOURT NATURE vous parle un peu du Ciel,
de la Planète, des HUMAINS ET DES ANIMAUX

ECOLOGIE ET ECONOMIE
et économies  

La valeur est le plus important en économie, pas le volume.

(16/01/20  -  Et si combiner taxe carbone et revenu universel était la solution ? C’est la thèse défendue par l’économiste américain James K. Boyce dans son Petit manuel de justice climatique à l’usage des citoyens (Les Liens qui libèrent), qui paraît le 16 janvier.

En 2019, les émissions mondiales de CO2 ont continué de progresser et rien n’indique un prochain inversement de la courbe – censé intervenir dès 2020 si l’on souhaite limiter les dégâts. Toutes les politiques publiques et réglementations ont à ce jour échoué à relever le défi. Un levier extrêmement efficace et simple à mettre en place serait pourtant à portée de main : la taxe carbone. Décriée depuis des années et plus contestée que jamais depuis la crise des gilets jaunes, elle est réhabilitée par l’économiste et chercheur américain J. K. Boyce.
   La mécanique est connue : augmenter par une taxe le prix de carbone permettrait de décourager la consommation d’énergies fossiles, de favoriser l’investissement dans la recherche d’alternatives et de rendre celles-ci plus rapidement compétitives. Si les différentes taxes carbone appliquées dans le monde ne produisent pas l’effet escompté, c’est que leur montant est bien trop bas et assorti de bien trop d’exemptions pour être efficaces, écrit le chercheur qui rappelle, à l’instar
d’une étude de l’OCDE, que 70 % des émissions de carbone dans les principaux pays émetteurs ne sont pas fiscalisées. (…)
   En France, la
Convention citoyenne pour le climat doit remettre en avril ses propositions pour « réduire d’au moins 40 % les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 dans une logique de justice sociale ». Les Conventionnels, à qui Emmanuel Macron a demandé des « options fortes » mais « précises, claires et détaillées », pourront s’inspirer du Petit manuel de justice climatique de James Boyce pour le convaincre que des mécanismes aux effets justes et rapides sont actionnables. (usbeketrica.com

15/01/20  -  Le plan de la Commission européenne pour aider à financer la transition écologique. Pour convaincre les derniers pays récalcitrants d’adhérer à l’objectif européen de neutralité carbone en 2050, Ursula von der Leyen avait promis de débloquer 100 milliards d’euros pour aider les économies les plus dépendantes du charbon, du lignite et d’autres énergies fossiles à faire leur mue. (lemonde.fr)

 

28/12/19  -  L'impact économique du choc climatique inquiète.  Les institutions financières intègrent désormais ce risque dans leurs prévisions et pressent les pays de s'y préparer

. La FMI commence d'ailleurs à intégrer ce risque dans ses prévisions économiques. En toute discrétion, il a conduit, en 2019, les premiers « stress tests» climatiques dans les pays les plus vulnérables, aux Bahamas ou encore en

Jamaïque, pour mesurer leur capacité de résistance aux cyclones. Le passage de l'ouragan Ivan, en 2004, a coûté à l'île de la Grenade l'équivalent de 148 % de son PIB, et sur l'île de la Dominique, dévastée par l'ouragan Maria en 2017, les pertes se sont élevées à 260 % de son PIB. Face au  changement climatique ces pays vulnérables doivent investir dans des infrastructures résilientes : réaménagement des ports à cause de l'élévation du niveau de la mer, renforcement des bâtiments pour résister aux ouragans ...

   «Obligations catastrophe»

L’OCDE évalue ces besoins en investissement à 6 000 milliards de dollars par an d'ici à 2030 dans le monde. Lorsque le rythme des cyclones augmentera, les pays ne pourront plus invoquer les circonstances exceptionnelles pour justifier des dépenses élevées. Le FMI leur conseille donc d'intégrer dans leur budget les dépenses consacrées, chaque année, à la reconstruction et à l'aide d'urgence.

   Avec le surenchérissement des primes d'assurance dans certaines régions vulnérables, comme la Floride, aux Etats-Unis, certains Etats se tournent vers des « obligations catastrophe» pour se couvrir contre les conséquences financières des cataclysmes. Il s'agit de contrats d'assurance transformés en titres boursiers, où l'investisseur peut perdre sa mise si la catastrophe naturelle couverte et définie selon des critères précis, comme la localisation ou la magnitude - survient. Une prise de risque récompensée par de confortables taux d’intérêt. Avec l'aide de la Banque mondiale, les Philippines ou le Mexique y ont eu recours. Ce marché des « obligations catastrophe», apparu au début des années 1990, a quasiment doublé au cours des dix dernières années.

   A long terme, le risque climatique menace la stabilité économique et financière mondiale. Les villes côtières, qui abritent plus de 400 millions d'habitants dans le monde, sont particulièrement vulnérables à l'élévation du niveau de la mer.

   L'évolution du climat est « une source de risque financier», a alerté le Réseau des banques centrales et des superviseurs pour le verdissement du système financier (NGFS), un groupe de plusieurs dizaines d'institutions monétaires qui a été lancé en décembre 2017. Son président, Frank Elderson, a averti que ces dangers étaient « complexes à analyser, sans précédent et imminents». (…) Ensuite, les économistes ont bien du mal à évaluer les pertes dans un monde qui s'adaptera aux nouvelles conditions climatiques par les migrations, l'adoption de nouvelles

technologies, l'utilisation de semences différentes (…) Les incertitudes sont nombreuses concernant le "point de bascule". Ce moment où le réchauffement climatique pourrait entraîner des effets en cascade difficiles à prévoir.

   Outre le coût des destructions, certains secteurs enregistreront une chute de la productivité, notamment dans

l'agriculture à cause des sécheresses, ou dans l'industrie en périodes de canicule.

Les grandes entreprises intègrent déjà le péril climatique dans leurs plans d'investissement. (…) Pour les aider, la start-up américaine Four Twenty Seven (427) évalue site par site, pays par pays, les risques d'inondation, de canicule, de hausse du niveau de la mer, de sécheresse, de tempête, et bientôt de feux de forêt.

(…) Seule certitude : la vulnérabilité au changement climatique creusera les inégalités. Les pays pauvres et en développement, ainsi que les Etats-Unis et la Chine seront parmi les plus touchés. (…)

Tous les économistes, sont unanimes sur un point: l’argent dépensé pour réduire les émissions de CO2 sera bien inférieur au prix à payer à cause du réchauffement climatique. (JULIEN BOUISSOU. L’Impact climatique. Le Monde, Le journal, p10)

 

10/12/19  -  Projets citoyens de production d’énergie renouvelable. Ce mardi 10 décembre, à l’occasion des Assises nationales des énergies renouvelables citoyennes qui se tiennent à Montpellier dans le cadre du salon Energaïa, Energie Partagée publie les résultats d’une étude sur les retombées économiques des projets citoyens de production d’énergie renouvelable.
« Les projets citoyens sont deux à trois fois plus rentables pour le territoire que les projets privés », conclut l’étude publiée ce mardi 10 décembre par Energie Partagée. « L’étude montre que près de 2/3 des retombées locales sont composées des revenus de l’investissement et du recours à des prestataires locaux », précise l’étude. Dans le cas d’un projet privé, les revenus garantis sont ceux de la fiscalité locale et loyers, qui ne représentent que 35% dans le cas d’un projet citoyen. 34% sont assurés par les emplois et prestations locales et 31% par les revenus de l’investissement local.
Marc Mossalgue, d’Energie Partagée, explique que « quand un euro est investi au capital d’une installation d’énergie renouvelable, ce sont 2,5 euros qui sont créés pour le territoire au lieu de moins d’un euro quand le projet est totalement privé ».( environnement-magazine.fr)

 

09/12/19  -  L'Autorité bancaire européenne (ABE) a annoncé vendredi 6 décembre le lancement d'un plan d'action pour encourager une finance plus soucieuse des facteurs environnementaux et sociaux d'ici 2025, avec des mesures qui comportent notamment des tests de résistance pour des banques.
Un test de résistance financier permet de simuler des conditions économiques et financières extrêmes mais plausibles afin d'en étudier les conséquences sur les banques et mesurer leurs capacités à résister à de telles situations. Le superviseur bancaire de la zone euro se donne jusqu'à 2025 pour accomplir "une masse significative de travail" sur le sujet et mettre progressivement en place une série de mesures.

Le patron de l'ABE, Jose Manuel Campa a justifié ces intentions par "la nécessité urgente d'agir" sur le sujet afin de permettre notamment aux banques d'avoir "des stratégies vertes claires". (.linfodurable.fr)

 

04/12/19  -  A la veille de l’examen par l’Assemblée nationale du projet de loi sur l’économie circulaire et la lutte contre le gaspillage, le directeur de l’Ademe d’Ile-de-France dit tout le bien qu’il pense du texte … sachant que l’essentiel est ailleurs : pour Michel Gioria, c’est la fiscalité écologique qui permettra de découpler la croissance économique et la dégradation de l’environnement, dont l’inflation de déchets.
Michel Gioria : C’est le premier texte législatif qui pointe les biens de consommation courante, soit 2,5 tonnes de CO2 stockées à domicile par un foyer moyen. Il relève l’exigence sur l’écoconception, qui favorise le recyclage et limite les déchets. Encore faut-il que l’entreprise qui écoconçoit s’y retrouve. Un différentiel de prix doit distinguer les produits à fort impact environnemental de ceux qui le minimisent (réemploi, réparation, intégration de matière recyclée, écoconception). Or, il n’est pas encore donné de prix à la dégradation de l’environnement et à l’incidence sur l’effet de serre des produits. Il faut une fiscalité claire et explicite sur le carbone. Toutes les actions qu’appuie l’Ademe (recycleries, écologie industrielle, lutte contre le gâchis alimentaire) sont fabuleuses. Mais ce n’est que l’embryon de ce qui doit constituer le cœur de l’activité économique de demain. Pour que ces bébés deviennent des adultes vivant de modèles économiques qui tournent, il faut faire payer le contenu en carbone des produits. (environnement-magazine.fr)

 

03/11/19  -  Katheline Schubert Pour un partage équitable des coûts de la politique climatique. Si la lutte contre le réchauffement semble consensuelle, certaines mesures sont mal perçues par les moins aisés, juge l'économiste, qui prône notamment la mise en place d'une taxe carbone « socialement plus juste» (…) La transition nécessite une mobilisation a tous niveaux: international, européen, national, local et bien sûr, individuel. La mobilisation internationale se fait autour de l'accord de Paris. Mais les engagements qui y ont été pris ne suffiront pas à limiter le réchauffement à 2 °c, même si tous les pays les respectent. (…)   (https://www.lemonde.fr, Le journal, p27)

 

 

Ci-dessus,   NATURE  -   ECOLOGIE ET ECONOMIE

 LE SITE  :  Date de la dernière info pour chaque page