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ECOLOGIE ET ECONOMIE
et économies  

La valeur est le plus important en économie, pas le volume.

()  -  03/11/19  -  Katheline Schubert Pour un partage équitable des coûts de la politique climatique. Si la lutte contre le réchauffement semble consensuelle, certaines mesures sont mal perçues par les moins aisés, juge l'économiste, qui prône notamment la mise en place d'une taxe carbone « socialement plus juste» (…) La transition nécessite une mobilisation a tous niveaux: international, européen, national, local et bien sûr, individuel. La mobilisation internationale se fait autour de l'accord de Paris. Mais les engagements qui y ont été pris ne suffiront pas à limiter le réchauffement à 2 °c, même si tous les pays les respectent.

Reste que les instruments actuellement mis en œuvre ne sont pas assez puissants pour permettre d'atteindre les objectifs. Le marché européen de permis d'émissions négociables n'intègre ni le transport, ni le logement, ni l'agriculture !

En France, la taxe carbone a été ressentie comme davantage motivée par des considérations budgétaires que par la politique en faveur du climat. Elle est aussi apparue comme injuste, notamment vis-à-vis des ménages les moins aisés sur lesquels elle pèse plus lourd. Ces critiques sont en partie fondées. Mais, sans taxe carbone, il sera difficile d'atteindre les objectifs de réduction d'émissions que la France s'est fixés, et cela coûtera plus cher.

   La justice requiert que le partage des coûts de la politique climatique soit équitable. Pour cela, il faut utiliser tout ou partie des recettes de la taxe pour compenser la perte pour les ménages les plus modestes. Il faut aussi étendre son assiette au maximum. Il faut l'accompagner d'investissements complémentaires pour offrir dès substituts verts qui permettent aux agents de changer de comportement (des transports en commun, des pistes cyclables, un réseau de bornes de recharge de batteries). (https://www.lemonde.fr, p27)

 

01/11/19  -  Surfer sur le Net est source de pollution invisible. L'extension "Carbonalyser" permet de connaître en temps réel notre consommation électrique ainsi que les émissions de gaz à effet de serre qui se dégagent de nos écrans. 

L'objectif de cet outil est de montrer ce que nous ne pouvons voir en calculant notre consommation en temps réel "Le programme comptabilise le nombre d’octets qui transite via votre navigateur et votre temps passé sur Internet". La consommation énergétique de notre utilisation est ensuite convertie en équivalent d'émissions de gaz à effet de serre. Depuis le début du mois d'octobre, la version "Mobile Carbonalyser" du serveur est également disponible sur téléphone portable. (linfodurable.fr)

 

23/10/19  -  Gunter Pauli, chantre de "l’économie bleue" pour utiliser "la totalité du produit". À l'heure où la colère gronde chez les agriculteurs européens, le promoteur de "l'économie bleue", dont les contes écologiques sont enseignés en Chine, s'explique. "L'économie bleue 3.0" Ou comment s’inspirer de la nature pour développer une économie durable basée sur la mobilisation des entreprises du territoire, l’emploi des ressources locales, la valorisation des déchets (qui devient une source de profit en tendant au zéro déchet). (franceculture.fr)

 

20/10/19  -  Convention citoyenne : 150 citoyens vont-ils sauver le climat?  Le 4 octobre s'est ouverte au Conseil économique, social et environnemental la Convention citoyenne pour le climat, composée de 150 citoyens tirés au sort. En six longs week-ends, cette assemblée est censée exprimer et mettre sous la forme juridique adéquate les propositions permettant de réduire de 40 % les émissions de gaz à effet de serre à l'horizon 2030. Le gouvernement s'est' engagé à les soumettre au Parlement ou à l'administration. ·

2 rapports précédents, convergent dans la dénonciation de l'insuffisance de la taxe carbone, qu'il s'agisse de la France ou de la plupart des autres grands pays. La solution semble donc claire:  elle consiste à mettre en place ou à augmenter fortement les taxes sur les combustibles fossiles. Une politique dont on se souvient

· pourtant qu'elle a provoqué, en France, deux crises sociales majeures. L'intervention des citoyens se révèle donc bien utile: il sera(it) en effet beaucoup plus difficile de remettre en cause des propositions portées par des citoyens représentatifs de la population française.

   Un budget de guerre

Comme si on allait ainsi effacer l'erreur fatale commise au moment de la hausse du prix des carburants--aveugle à la question-sociale et ignorante du fait que les taxes sur les combustibles fossiles ( Suite de la page d’accueil) pèsent proportionnellement plus sur les ménages modestes.

L’intervention des citoyens est d'autant plus utile que la taxe carbone n’est évidemment pas la seule solution à mettre en œuvre. Dès le premier week-end, nos 150 représentants l'ont prouvé, en montrant une remarquable maîtrise des sujets et en transformant une séance classique de questions-réponses adressées aux experts en une longue, et audacieuse série de prises de parole ancrées dans l’expérience. Ne faudrait-il pas supprimer la publicité, développer le ferroutage, contraindre les entreprises polluantes, s'attaquer aux lobbys et aux intérêts financiers, renoncer à la voiture électrique, prendre en considération l'empreinte carbone (qui inclut les émissions de gaz à effet de serre des produits importés) et pas seulement les émissions de gaz à effet de serre dont l'évolution laisse croire que la France fait des progrès ?

   Et l'on se prend alors à rêver que tout soit vraiment mis sur la table durant les cinq week-ends restants.

Qu'aux côtés des tenants de la taxe carbone, les défenseurs de la post-croissance et de la décroissance, des nouveaux indicateurs de richesse, de la sobriété heureuse, de la déprise technologique, ou les lanceurs d'alerte qui dénoncent le déploiement incessant de nouveaux temples du consumérisme comme les centres commerciaux des gares ou Europacity , viennent échanger avec ces citoyens, véritables experts de la vie quotidienne. Et que ces derniers parviennent à imposer leurs vues afin qu'en 2020 soit élaboré, au lieu du budget actuel qui fait si peu de place à l'écologie et au social, à la relance de l'investissement et de l'emploi, un projet de loi de finances 2021 de combat contre le péril climatique.

Un budget de guerre donc, qui - outre, les appuis nécessaires aux changements de comportement et de pratique radicaux et à l'anticipation des restructurations - acterait le lancement d'un investissement public supplémentaire massif (au moins 20 milliards d'euros par an) dans la transition écologique - et particulièrement dans la rénovation thermique des passoires énergétiques, chantier majeur susceptible de redessiner nos villes et de réconcilier l'écologie et le social. Ces citoyens parviendront-ils à convaincre le président de la République? Lors du débat organisé par ce dernier le 18 mars avec les« intellectuels», je lui avais demandé s'il était prêt à mettre en œuvre un tel grand plan d'investissement. Sa réponse avait été nette: « Est-ce que la solution est dans un grand plan d'investissement? J'ai envie de dire, on l'a essayé, ça a été la réponse française de Nicolas Sarkozy à la crise de 2008-2010. Quand je regarde les pays européens, la France est le seul à avoir fait un grand plan d'investissement. Je regarde dix ans après, on a plus de chômage que ceux qui ne l'ont pas fait, et on a plus de déficit public. » Ajoutant: « Les Français ont-ils été plus heureux? Non.»
  
Espérons que, là où les «intellectuels» ne sont pas parvenus à se faire entendre, les citoyens réussiront. Extraits. (Le Monde, p31)

 

20/10/19  -  Les Hauts-de-France en pointe sur l'économie responsable. Près de 1 000 projets illustrent la dynamique de transformation de la région

A l'heure du changement climatique, les patrons du réseau nordiste Alliances, ont réuni à Lille, pendant trois jours, le monde de l'économie responsable. Au total, près de 4000 visiteurs sont venus écouter le .suisse Bertrand Piccard, le fondateur de Solar Impulse (le premier avion à voler sans carburant), et d’autres. Ils sont convaincus que chaque citoyen détient le pouvoir de changer le monde.

 « Il faut passer de la posture de revendication à l'engagement, a lancé Philippe Vasseur, fondateur de ce forum. En clair, O.K. tu vas nettoyer la planète, mais commence déjà par nettoyer ta chambre.» Un clin d'œil adressé notamment  à la jeunesse, qu'il espère voir adopter ces changements de pratiques.

 «Il y a un énorme travail à faire afin d'aller au plus près des gens pour convaincre, car il faut que chacun se bouge», constate Philippe Vasseur. Le concept de troisième révolution industrielle, n'est pourtant plus un schéma abstrait. Filière hydrogène, bio méthanisation, réseaux électriques intelligents, rénovation thermique de parcs de logements miniers, plans zéro carboné, économie circulaire. Au total, 16 territoires des Hauts-de-France se sont engagés à devenir des démonstrateurs de cette économie du futur.

La révolution Rev3 est en marche, avec un investissement public et privé .estimé à 500 millions d'euros par an, ainsi qu'un fonds d'investissement inédit de 50 millions d'euros par an destiné à-financer des entreprises désireuses de développer leur projet et à créer des emploi.

Comment faire pour que les citoyens s'en emparent? « Les politiques ont un rôle à jouer dans l'éducation aux véritables enjeux de ces changements, a estimé Xavier Bertrand, président des Hauts-de-France, Iors de la clôture du forum. Les Français ont· pris conscience de l'importance de lutter contre le réchauffement climatique, mais comment mieux se nourrir ou mieux isoler son logement si l'on n'en a pas les moyens? Il faut redonner une forme de pouvoir, une nouvelle forme de démocratie. » Un droit  d‘interpellation citoyen sera mis en place en 2020 dans la région,' a-t-il annoncé: L'élu est certain qu'il sera· apostrophé sur des sujets environnementaux.  Extraits. (Le Monde, p16)
 

16/10/19  -  Finance durable : peut-on mettre l'investissement au chevet de la biodiversité ? Enjeu écologique et économique majeur, la question de la préservation de la biodiversité, et plus largement du capital naturel, apparaît de plus en plus régulièrement dans les méthodologies d'investissement des fonds responsables, même si des complexités subsistent notamment pour mesurer l'impact réel de ces décisions. Quatre spécialistes de l'ISR, Anne-Claire Abadie (Sycomore AM), Aurélie Baudhuin (Meeschaert AM), Sonia Fasolo (La Financière de l'Echiquier) et Robert-Alexandre Poujade (BNPP AM) répondent à quelques questions sur l'inclusion de cette thématique dans les critères d'analyse ESG. (linfodurable.fr)

 

-  15/10/19  -  363millions d’euros : C’est le montant total alloué par la Commission européenne aux chercheurs européens pour mener des projets « pionniers » dans le domaine du changement climatique, du traitement du cancer, de la prévision des séismes ou de la production alimentaire. Cette enveloppe est attribuée dans le cadre du programme de recherche et d’innovation de l’UE, « Horizon 2020 ». Ce sont au total 37 projets qui seront soutenus, impliquant 126 chercheurs. Ces derniers sont issus de 20 pays de l’Espace européen de la recherche « et au-delà », dont la France. (https://www.actu-environnement.com/dit-aujourdhui/843.html#xtor=ES-6)


02/10/19  -  Finance verte : publication d’un rapport européen sur les critères de référence en matière de climat. Objectif : aider les investisseurs qui souhaitent adopter des stratégies d’investissement respectueuses du climat à prendre des décisions en connaissance de cause mais aussi, limiter les risques d’écoblanchiment. Le TEG recommande également plusieurs exigences en matière d’information environnementale, sociale et de gouvernance pour les administrateurs d’indices de référence. (environnement-magazine.fr)

 

27/09/19  -  Interdiction de destruction des invendus non alimentaires, indice de réparabilité, nouvelles filières pollueur-payeur... Voici les principales mesures du projet de loi contre le gaspillage et pour une économie circulaire adopté vendredi par le Sénat. (linfodurable.fr/)

 

-  26/09/19  -  l’ONU prône des investissements verts massifs pour relancer la croissance.
Le monde doit repenser complètement son modèle de croissance économique pour mieux répondre aux problèmes environnementaux et de développement, a indiqué l'institution.  Les auteurs du rapport prônent une nouvelle donne écologique mondiale "pour rompre avec les années d'austérité et d'insécurité qui ont suivi la crise financière de 2008, contribuer à une répartition plus équitable des revenus et inverser le processus de dégradation de l'environnement enclenché depuis des décennies".  (
capital.fr)

 

 

 

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