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ECOLOGIE ET ECONOMIE
et économies  

()  -  01/03/19  -  La Décroissance. « Celui qui croit qu'une croissance exponentielle est possible dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste. » Serge Latouche reprend à son compte cette boutade de l'économiste Kenneth E. Boulding contre l'absurdité de notre mode de production actuel et la théorie économique classique qui le soutient. Professeur émérite d'économie Il s'attache ici à éclaircir ce terme, qui désigne une opposition frontale à la « société de la croissance», présentée comme une croyance infondée en une triple illimitation: celle des ressources, celle de la consommation et celle de la production de déchets. Non seulement les

Limites physiques de la planète sont ignorées, mais le bien-être est oublié. L'auteur argumente que les inégalités galopantes en sont l'une des conséquences directes. Il met en garde contre le « développement durable», qui contribuerait à nous faire accepter les dégâts tout en nous donnant une bonne conscience écologique. Il nous exhorte à redéfinir nos sociétés sur une base conviviale et frugale, où l'individu serait pensé dans l'interdépendance sociale. S. G. Serge Latouche, (Que sais-je?, PUF, 128 p., 9 €). (La Recherche, p75)

 

 26/02/19  -  Vingt territoires français ont obtenu du gouvernement le label "French Impact" dédié au développement de l'économie sociale et solidaire (ESS), et pourront ainsi prétendre plus facilement à des aides à l'"innovation sociale" (https://www.linfodurable.fr/environnement/economie-sociale-et-solidaire-20-territoires-francais-obtiennent-le-label-french

 

 

-  22/02/19  -  La Ville démontre qu’écologie rime avec économies à Busnes, avec ses chaudières biomasse.

(http://www.lavoixdunord.fr/541479/article/2019-02-22/avec-ses-chaudieres-biomasse-la-ville-demontre-qu-ecologie-rime-avec-economies) Abonné.

 

-  24/01/19  -  Un groupement d’entreprises d’envergure internationale a lancé le 16 janvier dernier le “Corporate Forum on Sustainable Finance”. Cette nouvelle alliance, qui fédère les principaux émetteurs européens d’obligations vertes, a été pensée comme une véritable plateforme d’échange et de réflexion autour du concept de “finance durable”.

Le Forum, comme le surnomme ses initiateurs, compte dans ses rangs des entreprises du secteur de l’énergie (les français EDF et Engie, l’espagnol Iberdrola ou encore le danois Ørsted) et des opérateurs du service public (la Société du Grand Paris, le Ferrovie dello Stato Italiane) mais également des professionnels de l’immobilier (le groupe français Icade et son homologue suédois Vasakronan) et du transport (RATP, SNCF).

Toutes ses structures se sont donc réunies autour d’un objectif commun : faire de la finance durable un véritable outil pour lutter plus efficacement contre le réchauffement climatique et favoriser le développement d’une société plus durable.

(https://www.lemondedelenergie.com/entreprises-europe-finance-durable/2019/01/24/

-  24/01/19  -  Au Port de Strasbourg, l’écologie industrielle a le vent en poupe. Achat mutualisé d’énergie, recyclage de déchets, mise en commun de moyens de production... La démarche environnementale mise en place en Alsace réduit autant les coûts de production que les rejets de CO2. (https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/01/24/au-port-de-strasbourg-l-ecologie-industrielle-a-le-vent-en-poupe_5413659_3244.html) (Abonné)


22/01/19  -  Gilets jaunes : la fiscalité écologique a-t-elle encore un avenir ? Le mouvement des gilets jaunes, débuté en novembre, a mis en évidence le décalage entre les choix fiscaux du gouvernement et les conséquences directes sur le budget des ménages. Le gouvernement entendait rattraper l'écart entre le diesel et l'essence pour réduire la pollution et appliquer la taxe carbone pour respecter les engagements climatiques, mais la rue en a décidé autrement. Forcé de reculer et d'annuler les hausses des taxes prévues en janvier 2019, le gouvernement a pris des mesures dans le cadre de la loi de finances 2019 : gel de la taxe carbone en 2019, extension du chèque énergie, doublement de la prime à la conversion pour les véhicules, report du durcissement du contrôle technique à juillet… Ces mesures sont-elles suffisantes ? L'exécutif a-t-il eu raison de reculer ? Que faut-il prévoir pour relancer la fiscalité écologique ? Le Grand débat national qui vient de débuter aboutira-t-il à des décisions politiques d'ampleur ? Pour en débattre, Florence Roussel, rédactrice en chef d'Actu-Environnement a réuni : Christian de Pertuis ; Economiste spécialiste du climat et ancien président du comité pour la fiscalité écologique ; Matthieu Orphelin, Député La République en Marche du Maine et Loire. (https://www.actu-environnement.com/ae/news/Gilets-jaunes-fiscalite-ecologique-32734.php4)

-  16/01/19  -  La députée des Deux-Sèves, Delphine Batho, ( ci-dessus ) vient de publier un manifeste politique proposant une nouvelle approche de l’écologie, plus clivante que fédératrice, qui pousse l’idée d’une économie circulaire intégrale. Finies la transition et la dette écologique : Devant l’urgence climatique, elle invite à refuser l’idée d'une transition écologique, qui maintient l’illusion que l’écologie est soluble dans une économie mondialisée. Pour elle, il ne s’agit que d’un "greenwashing politique" qui ferait croire que la croissance peut être verte. Elle permettrait de repousser les décisions à plus tard et ne serait qu’un "prétexte à l’inaction présente".  (https://www.usinenouvelle.com/editorial/quelle-economie-pour-l-ecologie-integrale-de-delphine-batho.N793144)  (Abonné)

 

-  01/01/19  -  William Nordhaus, Prix Nobel en sciences économiques 2018,  est considéré comme un pionnier. Dès les années 1970, il se pose la question de l'influence de l'économie sur le changement climatique, dont les premiers signes sont alors mis en évidence. Son travail aboutit à la création de modèles numériques dynamiques décrivant cette interaction. Le plus connu est baptisé Dice, qui pose les fondations de ceux qui sont utilisés aujourd'hui par le Giec, s'appuie sur trois sous-modèles interdépendants. Le premier cartographie la concentration de CO2) dans l'atmosphère; celle-ci est déterminée par les émissions globales de ce gaz, elles-mêmes liées à l’activité économique humaine. Le deuxième décrit l'évolution du climat au fil du temps, et notamment l'augmentation de la température mondiale moyenne; il modélise les liens entre cette hausse et la concentration en CO2 dans l'atmosphère. Le dernier modèle explique comment l'activité économique et le bien-être de la population sont affectés par les dégâts liés aux variations climatiques; il décrit aussi l'impact de l' activité économique humaine sur les émissions de CO2 fossile.

À partir de là, William Nordhaus imagine différents scénarios de politiques climatiques - qui vont du laisser-faire à l'interventionnisme - et en analyse les bénéfices et les coûts. Cela le mène à défendre, par exemple, la fixation d'un prix du carbone par tonne de CO2 émise. Cette mesure doit inciter les États à mener des politiques volontaristes pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et engager leur transition vers des énergies plus respectueuses de l'environnement. (La Recherche, Janvier 2019, p15)

 

 

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