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ECOLOGIE ET JARDIN

()  -  29/07/19  -  Les menues pailles. Plutôt que la restitution au sol, récupérer les menues pailles permet de réduire à moyen terme la pression de certaines adventices et des repousses, tout en augmentant la quantité de paille récoltée. Dans certains cas, une valorisation sous forme de co-produit est même envisageable. (https://www.entraid.com/articles/un-gros-dossier-sur-les-menues-pailles)

 

05/07/19  -  Les chercheurs ont besoin d'aide : face au déclin massif de la biodiversité, ils invitent les vacanciers (et les autres) à agir en récoltant des informations "aujourd'hui cruciales" sur les gypaètes barbus, les araignées triangles, les algues...
Comme il est "impossible de placer un chercheur derrière chaque arbre ou dans chaque champ" et encore moins dans les jardins des particuliers, la Fondation Nicolas Hulot, le Muséum national d'Histoire naturelle et l'Union nationale des CPIE, appellent à une "mobilisation collective, dès cet été". (
https://www.linfodurable.fr/environnement/cet-ete-alliez-decontraction-et-bonne-action-aidez-les-chercheurs-sauver-la)

 

01/07/19  -  "Je jardine avec les algues" Gilbert Aguesse jardine dans le golfe du Morbihan. Il utilise depuis vingt ans les algues de l'océan tout proche pour fertiliser son jardin de 120 m2. Ces algues représentent une ressource naturelle gratuite, laissée en abondance sur les plages et renouvelée au rythme des marées. Une aubaine pour cet adepte de l'autonomie. Quand je me suis installé en presqu'île de Rhuys (Morbihan), j'ai constaté que des jardiniers amateurs - mais aussi professionnels - les ramassaient pour fertiliser

leurs terres. Je ne récolte que des algues rouges qui se 'décomposent’ bien plus rapidement que les brunes. Quand elles ont terminé leur cycle de vie, elles se détachent de leur support au fond de l'océan, puis le vent et les marées les ramènent vers la côte. C'est alors que je les ramasse. (…)  ( terrevivante.org. « 4 saisons » juillet, p56)

18/06/19  - Pollution de l’air : pourquoi il ne faut pas brûler ses déchets de jardin. Cette pratique largement répandue est pourtant interdite depuis 2011. Trop peu de personnes savent que la combustion de ces déchets est très néfaste pour la santé et l’environnement : elle libère dans l’air des substances toxiques telles que des particules fines, des oxydes d’azote, des hydrocarbures aromatiques polycycliques, du monoxyde de carbone, des composés organiques volatils ou encore des dioxines. Et cette pollution est augmentée si les déchets verts sont brûlés avec d’autres déchets comme le plastique, le bois traité, etc. (ce qui arrive malheureusement parfois). Brûler 50 kg de végétaux à l’air libre émet autant de particules fines que 13 000 km parcourus par une voiture diesel récente. (https://www.linfodurable.fr/environnement/pollution-de-lair-pourquoi-il-ne-faut-pas-bruler-ses-dechets-de-jardin-11851)

 

03/06/19  -  Sauver les pollinisateurs sauvages : « Un drame silencieux auquel nous ne sommes pas préparés est en train de se jouer dans nos campagnes. Un drame qui s'attaque au cœur du vivant et qui nous oblige à réagir, tout de suite, tous ensemble, pour sauver ce qui peut encore l'être......et construire des paysages moins hostiles pour les milliards de petites bestioles volantes ou rampantes qui assurent dans nos champs, nos prairies, nos jardins, la reproduction, la protection et la persistance de 80 % des plantes à fleur de la planète - et des trois quarts des végétaux destinés à l'alimentation humaine.

Ces alliés essentiels disparaissent à un rythme qui n’a encore jamais été observé à l’échelle de l’humanité. 

Selon le dernier rapport sur les pollinisateurs de l'IPBES, le « GIEC de la biodiversité », plus de 40% des espèces d'insectes pollinisateurs (en particulier, abeilles, bourdons et papillons...) sont aujourd'hui menacées d'extinction. (1)

Pire : selon une étude internationale coordonnée par le Professeur Sanchez-Bayo, publiée en février 2019 dans la prestigieuse revue Biological Conservationla totalité des insectes et des pollinisateurs pourraient avoir disparu de la surface de la Terre d'ici quelques décennies seulement. (2)

Les experts parlent déjà de la plus grande extinction de masse depuis la disparition des dinosaures. Ils ne parlent pas d'une extinction qui s'étalerait sur des millions, ni même des milliers d'années, mais d'un effondrement brutal, massif, chaque année plus ample et plus rapide. (3)

La première cause de ce massacre est l'agriculture industrielle et la manière dont nous produisons aujourd'hui notre nourriture. (4)

Des experts scientifiques, de plus en plus nombreux à sortir dans l’arène politique, nous alertent : ils dénoncent l'omniprésence des pesticides dans notre environnement pour expliquer cette apocalypse.

C’est la raison pour laquelle POLLINIS se bat depuis des années, avec le soutien des citoyens engagés comme vous, pour faire interdire l’ensemble des pesticides tueurs d'abeilles avant qu’il ne soit trop tard...

...et faire connaître, et imposer, d’autres façons de produire notre alimentation.

C'est la priorité ABSOLUE, et nous allons y arriver ensemble, en renforçant encore notre pression sur les représentants politiques !

Mais cela ne suffit pas. 

Une autre urgence s'impose aujourd'hui à laquelle nous devons faire face - en parallèle et sans perdre un instant - si nous voulons sauver les pollinisateurs et favoriser une agriculture qui respecte la vie :

Restaurer d’urgence l'habitat et les ressources des pollinisateurs.

Car l'agriculture intensive n'a pas seulement intoxiqué les sols, les cours d'eau, et jusqu'à l'air que nous respirons. Elle a aussi balafré les paysages, anéanti les zones de floraison naturelles et provoqué la destruction des habitats et des ressources florales nécessaires à la survie des pollinisateurs – précipitant le déclin massif de ces insectes essentiels à l'équilibre de la biodiversité. (5)

En lisière des champs, les arbres, les buissons, les arbustes ont été rasés. Les haies supprimées. 

En France, en l'espace de quelques décennies, plus de 70% des haies agricoles ont été arrachées – soit environ 1,4 million de km d'arbres, d'arbustes et de fleurs. (6) (7)

> 700 000 hectares de prairies permanentes particulièrement riches en biodiversité, ont disparu entre les années 2000 et 2010.

> 36 750 hectares de milieux naturels et semi-naturels officiellement identifiés comme remarquables (et classés en ZNIEFF : Zones naturelles d’intérêt écologique, floristique et faunistique) ont été détruits entre 1990 et 2012.

Or, ces haies, ces prairies, ces espaces naturels agricoles, ces fragments de verdure sauvage, ne servaient pas uniquement à séparer les terrains et façonner agréablement les paysages pour le plus grand bonheur des promeneurs et des amoureux de la nature. 

Ils donnaient surtout un cadre de vie naturel aux abeilles et aux pollinisateurs sauvages ; un garde-manger aussi bien qu'un refuge. 

Cette disparition des haies, des prairies et des bocages, accélère leur extinction ; ils ne peuvent plus survivre dans un environnement qui ne répond plus à leurs besoins essentiels : du pollen et du nectar de qualité, issus d'une grande diversité de plantes dont les floraisons s'étalent du printemps à l'automne, capable de nourrir leur progéniture, leurs larves et leurs chenilles. (8)

Ces précieux insectes doivent aussi trouver autour d'eux de l'eau, des plantes et de quoi construire leurs nids (pétales de fleurs, résines végétales, sable...) et pondre leurs œufs ; pouvoir se soigner et se protéger des prédateurs, des parasites et des maladies. 

Dans les campagnes, les haies sont ces refuges essentiels à la biodiversité : plantées en réseaux, en bocage ou en « intra-parcellaires », au sein de paysages agricoles que l'on qualifie parfois de « déserts biologiques », elles sont autant de bastions de résistance des écosystèmes. (9)

Et nous devons ensemble leur redonner vie le plus vite possible :

En donnant à POLLINIS les moyens de lancer un vaste programme de restauration des paysages pour pollinisateurs - et pour commencer, de plantation de haies à travers tout le territoire... 

...vous et moi, avec POLLINIS, pouvons espérer mettre en place rapidement les infrastructures écologiques qui sauveront les pollinisateurs et les insectes essentiels à l'ensemble de la chaîne alimentaire et à l'équilibre de notre monde.

Notre association a d'ores et déjà commencé à mettre en œuvre ce Plan de sauvetage des pollinisateurs, avec l'aide d'experts et d'acteurs de terrain partenaires :

>> En Eure-et-Loir, en plein cœur des plaines céréalières de la Beauce, POLLINIS a conçu et financé un chantier de plantation de haies rassemblant toutes les essences de plantes locales essentielles aux pollinisateurs propres à ce terroir. 

Conduit sur les terres d'un agriculteur en conversion biologique, ce chantier a rassemblé aux côtés de l'équipe de POLLINIS plusieurs groupes d'enseignants et d'élèves de lycées agricoles pleinement investis dans le projet.

>> Dans les Pays de la Loire, d'autres chantiers de plantation vont démarrer sur les terrains des dix premiers fermiers partenaires, tous volontaires pour expérimenter chez eux la nécessaire et urgente restauration des habitats et des ressources des pollinisateurs.

Créons ensemble à travers le territoire national un véritable réseau de haies et de paysages favorables aux pollinisateurs sauvages et à la biodiversité -

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