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ECOLOGIE ET JARDIN

()   -  13/03/19  -  Alain Baraton, jardinier en chef du Grand parc du château de Versailles a interdit l'usage des insecticides à Versailles dès 1999. « Je suis surpris de l'immobilisme de ceux qui nous dirigent » « La bio peut remplacer l'agriculture conventionnelle, en commençant par éviter le gaspillage. Il y a des études qui montrent que 30 à 40% de ce que l'on produit sont jetés. Arrêtons la démence. -   Permaculture ?, je trouve ça épouvantable. On cherche des qualificatifs pour ce qui est naturel. C'est quoi la permaculture ? C'est respecter la terre, les plantes, les citoyens. C'est cultiver simplement, ce que faisaient les anciens depuis des siècles. . (La Semaine du Roussillon, p5)

 

-  01/03/19  -  « Le jardin écologique est basé sur le développement d'un jardin respectueux de l'environnement et de la biodiversité. Il permet ainsi de s'affranchir des produits chimiques nocifs, de favoriser le développement d’une biodiversité diversifiée et de préserver les ressources.
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Zone du jardin en friche :
Laisser se développer une zone de friche dans son jardin permettra le développement d’une zone naturelle (ni engrais, ni débroussaillement, ni plantations…). Cette zone permettra d’accueillir un grand nombre d’espèces animales qui pourront en outre vous aider dans la lutte biologiques contre les ravageurs. De nombreuses espèces (insectes, oiseaux, grenouilles, hérissons, petits mammifères) pourront se servir de ce secteur pour se nourrir ou se reproduire. Vous favorisez ainsi la biodiversité dans votre jardin et permettez à des espèces communes de le rester ou à des espèces plus rares de survivre !
   Vous pouvez laisser une zone de friche en périphérie de votre jardin, près du grillage, dans un coin inoccupé ou dans un secteur où vous avez des difficultés à maintenir vos plantes. Quelque soit la localisation et la superficie de la friche, celle-ci sera bénéfique à la biodiversité. Vous pouvez effectuer une coupe tous les 3 à 5 ans de cette friche si elle vous semble prendre trop d’ampleur, mais cela n’est nullement obligatoire. Il est recommandé de laisser la nature évoluer sans intervention humaine.
« Favoriser les essences locales :
De nombreux jardins accueillent des espèces de plantes exotiques (c'est-à-dire ne poussant pas naturellement dans la région où elles sont plantées). Ces plantations posent notamment le problème des invasions biologiques qui conduit dans certains cas au remplacement de la végétation indigène (locale) par les espèces importées. Ce phénomène est la deuxième cause d’extinction de la biodiversité.
   Le deuxième problème de ces plantes exotiques est qu’elles ne sont souvent pas adaptées aux conditions locales de milieu. Certaines espèces sont par conséquent plus sensibles aux maladies, d’autres vont nécessiter des engrais pour pousser, ou une quantité plus importante d’eau… Tout ceci va vous inciter à utiliser des pesticides pour lutter contre les maladies, des engrais pour combler le déficit en minéraux nécessaire à ces plantes ou à arroser plus votre jardin.
   Or l’utilisation d’essences locales va au contraire permettre de s’affranchir de ces problèmes car ces espèces de plantes seront adaptées aux conditions physico-chimiques et hydriques du sol, auront développé des adaptations pour lutter contre les maladies… et de plus vous éviterez la propagation de plantes exotiques et le risque d’invasions ! En utilisant les plantes locales, vous ferez un geste écologique mais en plus vous éviterez l’achat d’engrais et de pesticides mais aussi le surplus d’arrosage. Vous ferez donc une économie d’argent !

« Diversifier les espèces présentes :
Il est préférable de planter dans votre jardin plusieurs espèces, plusieurs genres ou plusieurs familles de plantes. Un milieu diversifié permettra d’accueillir un plus grand nombre d’organismes vivants permettant ainsi d’équilibre plus facilement les populations de prédateurs et de proies.
   De plus, chaque type de plante prélève des éléments nutritifs particuliers et elle restitue éventuellement des éléments fertilisants améliorant la terre qui profite alors aux cultures suivantes. Exemple : les légumineuses (pois, haricots, fèves principalement) ont la propriété de fixer l’azote de l’air sur des nodosités présentes sur leurs racines. Les légumes à feuilles comme les laitues, les choux, les épinards ont besoin de beaucoup d’azote pour se développer et profiteront ainsi d’un emplacement précédemment occupé par des légumineuses.

« Faire une rotation de vos cultures :
Il est recommandé d’effectuer une rotation de vos cultures, c'est-à-dire de ne pas planter chaque année au même endroit les mêmes espèces végétales. Ne pas effectuer de rotation permet aux maladies (bactéries, champignons,…) spécifique d’une espèce végétale de proliférer et de perdurer d’année en année. La rotation permettra d’éliminer ses maladies spécifiques qui ne trouveront plus les ressources nécessaires pour survivre. Certaines maladies pourront être éliminées en ne plantant plus pendant plusieurs années la plante hôte.
« Débroussaillage mécanique plutôt que chimique :
De nombreuses méthodes existent pour éviter d’utiliser des désherbants chimiques. La plus simple l’arrachage manuel, soit à la main, soit à l’aide d’une fauche, une binette… Cette méthode demande certes plus de temps que simplement déverser un produit chimique mais elle a les avantages d’être plus écologique et plus économique !
   Vous pouvez également utiliser le désherbage thermique, il consiste à verser de l’eau bouillante sur la partie à désherber Toutefois  il est nécessaire de verser 1 litre d’eau pour désherber 2 m². Par conséquent, cette méthode n’est pas applicable à des grandes surfaces. Pour désherber une grande surface, vous pouvez placer une grande bâche opaque sur la zone à désherber pendant quelques semaines.
« Favoriser les prédateurs naturels :
Les essences locales à fleurs et graines sont susceptibles d’attirer des prédateurs naturels (insectes, oiseaux…) qui s’alimenteront des organismes nuisibles pour votre jardin. Ces prédateurs sont adaptés aux essences locales et risquent de ne pas être attiré par les espèces exotiques, non connues. De plus, un jardin diversifié tant en termes d’espèces (voir ci-dessus) qu’en termes d’habitats présents (mare, tas de bois, haie, zone fleurie, zone de friche…) permettra d’accueillir un grand nombre d’espèces prédatrices. Vous pouvez également favoriser ces espèces en les attirant (nichoirs, zones refuges, plantes locales attirant les papillons…). En creusant un simple trou d’eau ou une mare, vous accueillerez et attirerez rapidement une faune diversifiée. En conservant un tas de bois, vous constituerez un gîte idéal pour les animaux en hiver. Les murets de pierres sèches hébergent aussi insectes, lézards….
   Il y a les bien connus hérissons (qui se nourrit de limaces, de chenilles et de petits invertébrés), les coccinelles indigènes (un adulte dévore 80 à 150 pucerons par jour) mais aussi les moins connus comme les forficules (perce-oreille) prédateur nocturne des pucerons, petites chenilles et cochenilles ; les chrysopes (de mai à septembre) dont la larve consomme en 2 à 3 semaines 500 pucerons et 10.000 acariens.
« Utilisez du compost :
La fabrication de compost permettra non seulement de réduire votre quantité de déchets, mais permettra également de favoriser les micro-organismes dans le sol, d’améliorer la structure du sol, d’équilibrer son pH, et de fournir les éléments nutritifs nécessaires aux développements des végétaux.
   Pour la conception du compost, voir la fiche suivante :
Faire son compost
« Ne « sur-nettoyer » pas votre jardin :
Les débris végétaux, les branches d’arbres, les copeaux de bois encore les écorces d’arbres constituent d’excellents abris pour la faune, et notamment pour les prédateurs naturels qui vous aideront dans la lutte contre les espèces « nuisibles ».
« Préserver l’humidité de votre sol :
Ce conseil est de fait lié au conseil précédent. En effet, de nombreux jardiniers estiment qu’un jardin propre est un jardin sans mauvaises herbes, sans aucun détritus végétal qui traine… et avec une belle terre apparente. Or ceci n’est absolument pas naturel et perturbe le fonctionnement écologique de votre jardin (disparition de la faune…). Sur un sol nu (ce qui n’existe pas à l’état naturel), le phénomène d’évaporation (pertes d’eau) est 3 fois plus important que sur le sol forestier. Le phénomène de transpiration de la plante (deuxième perte d’eau importante) est également accru en été lorsque les températures augmentent réchauffant ainsi les racines de vos plantes.
   Ainsi pour limiter le phénomène d’évaporation et de transpiration, il est recommandé de recouvrir le sol de matériaux organiques , minéraux ou plastiques pour le nourrir et/ou le protéger. Cela limitera ainsi l’évaporation et permettra de garder l’humidité de votre sol. En outre, le paillage a bien d’autres vertus comme celles d’offrir un gîte aux insectes, d’éviter la prolifération des mauvaises herbes ou encore d’améliorer la structure de votre sol.
« Eliminez les contaminations :
Lorsque votre jardin est atteint par des germes, une maladie, un champignon ou des bactéries, il est nécessaire de désinfecter à l’alcool (par exemple) l’ensemble de vos outils afin de limiter la propagation. En effet, utiliser un outil contaminé sur une plante non atteinte peut favoriser la propagation de la maladie. Ce geste peut paraitre évident mais combien de personnes pensent à nettoyer les outils à l’alcool lorsqu’une de leur plante est malade ? Rincer à l’eau ne suffit pas ! » 
(contact@conservation-nature.fr  -  conservation-nature.org

==>  Que dire  de mieux? C’est simple et complet comme introduction pour aller à l’essentiel si on veut faire un jardin écologique. GB est plus que sérieux de mon point de vue de jardinier amateur. conservation-nature.org à ne pas oublier. Merci GB. pour ce super site  didactique et bien informé. Claude Drocourt (Mon courrier a été refusé!)

 

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