ARBRES  et  FORÊTS
Déforestation

DROCOURT NATURE vous parle un peu du Ciel,
de la Planète, des HUMAINS ET DES ANIMAUX

Sauvons la forêt

()   -  17/11/19  -  Les palmiers à huile, champions de la déforestation. La raffinerie de La Mède, dans les Bouches-du-Rhône, est la bête noire des associations comme Les Amis de la Terre ou Canopée. Ce site industriel, est l'une des principales portes d'entrée de l'huile de palme dans l'Union européenne. Le symbole même des contradictions françaises vis-à-vis• de la « déforestation importée».

   Le gouvernement s'est doté, en novembre 2018, d'une stratégie nationale de lutte contre ce phénomène, cause non seulement de pertes irrémédiables de biodiversité, mais aussi accélérateur d'émissions de gaz à effet de serre. François de Rugy, à l'époque ministre de la transition écologique et solidaire, citait alors, pour le déplorer, le chiffre de 129 millions d'hectares de forêt détruite dans le monde entre 1990 et 2015, sans remettre en question le soutien du gouvernement à la transformation de La Mède en « bio raffinerie » par Total.

De son côté, le WWF estime que la déforestation s'élève à 13 millions d'hectares par an, pas seulement à cause de l'oléagineux: les monocultures intensives du soja en Amérique latine ou du cacao en Afrique de l'Ouest, entre autres, sont aussi responsables de la disparition de pans entiers de forêts tropicales. En Asie cependant, les palmiers à huile restent les champions de la destruction des paysages, en particulier en Indonésie et en Malaisie qui fournissent ensemble 85 '.'6 de la production mondiale. Et les plantations ne cessent de s'étendre, privant de terres les  populations locales ainsi que la faune, notamment les orangs outans.

   Greenpeace reproche à Total d'être incapable de s'approvisionner intégralement en huile de palme « durable», c'est-à-dire ne provenant pas de parcelles fraîchement défrichées. Elle rapporte des chiffres publiés par le ministère indonésien de l'environnement et des forêts: d’environ 24 millions d'hectares de forêts tropicales indonésiennes ont été détruits entre 1990 et 2015. Soit, entre 2012 et 2015, « l’équivalent d'un terrain de football [taillé] dans des forêts tropicales toutes les 25 secondes »

   Cette course dévastatrice s’accompagne de feux géants qui polluent l'air jusque dans les pays voisins. Car la demande mondiale d'huile de palme ne cesse d'augmenter depuis 2000. En Europe, ce n'est plus le secteur de l'alimentation - en diminution -, mais celui des transports qui gonfle les importations. Il représente plus de la moitié de la consommation. Le carburant incorporant de l'huile de palme est trois fois plus néfaste que le diesel conventionnel. En France, la part de l'oléagineux tropical destinée à produire des agro carburants atteint 75 %. (https://www.lemonde.fr/, p10)

 

 

06/11/19  -  Les forêts solution à la crise climatique ? Un débat scientifique. Restaurer des forêts pour capter massivement le carbone et ainsi répondre efficacement à la crise climatique : c’est ce qu’ont proposé des chercheurs dans une étude publiée dans la revue « Science ». Elle a suscité de vives réactions dans la communauté scientifique.  (https://reporterre.net/Les-forets-solution-a-la-crise-climatique-Un-debat-scientifique)

 

21/10/19  -  « Biocarburants » Cauchemar des forêts, mais rêve de Total : l’intégration d’huile de palme dans ce que le pétrolier appelle les “biocarburants” engendre une déforestation massive. En Indonésie, l’équivalent d’un terrain de football est massacré toutes les 25 secondes. Mais le jeu en vaut la chandelle pour Total, qui touche des subventions. Avec la bénédiction du gouvernement, et à l’insu des contribuables. Sauf que cela pourrait changer : en 2020 la niche fiscale sur l’huile de palme doit être supprimée. Total a beau exercer un lobbying monstre pour faire annuler cette décision parlementaire, pour l’instant, il est en mauvaise posture : ce 11 octobre, le Conseil constitutionnel a débouté la multinationale. On explique tout.

Pourquoi les “biocarburants” à base d’huile de palme sont néfastes pour l’environnement

Biodiesel, biocarburant… derrière ces noms prometteurs, on retrouve le lobbying de Total, qui veut faire passer les agrocarburants pour des carburants écologiques, qui feraient du bien à la planète chaque fois qu’un automobiliste fait le plein. C’est tout le contraire :

Pour produire ces agrocarburants, on détruit des forêts tropicales, notamment en Asie du Sud-Est.

On libère ainsi les énormes quantités de carbone que retenaient ces forêts.

Ces forêts ne peuvent plus jouer leur rôle de puits de carbone.

L’effet de serre augmente et le dérèglement climatique s’aggrave.

La culture industrielle de l’huile de palme multiplie les incendies, un fléau pour les populations locales.

Orang-outans, tigres, éléphants… n’ont plus d’habitat et sont menacés de disparition. (.greenpeace.fr)

 

28/08/19  -  Les arbres sont LA solution contre le réchauffement climatique, car ils sont hyper efficaces pour « avaler » les émissions de carbone !  Et… le gouvernement est en train de préparer un décret qui risque d’autoriser une DEFORESTATION en France ! (Guillaume Chopin - Association Santé Naturelle petition-mail@association-sante-naturelle.email)

 

-  25/08/19  -  « Amazonie, mon amour

Pour moi, toute forêt est une église verte, un temple, un sanctuaire que je n’aborde qu’avec respect et discrétion car, homme, je me sais importun en ce lieu. La forêt équatoriale représente par sa luxuriance de vies ce que la nature crée de mieux. Or, l’homme souille tout, dégrade, domine, exploite, viole tous les sites de la terre depuis les sommets des montagnes aux profondeurs de l’océan, des pôles aux forêts primaires du cercle tropical, des estuaires aux falaises escarpées. Son esprit débile d’enfant aventureux le pousse à fouler la planète sans avoir la sagesse de « foutre la paix » à des secteurs épargnés de sa nocive présence.
Victimes des éleveurs et des planteurs de soja du Brésil, l’Amazonie brûle. Des milliers de foyers sont allumés et les feux débordent sur les pays voisins dévorant faune et flore. Bien sûr, partout sur la terre des brasiers dévorent la forêt en Sibérie, sur la grande Canarie, en Californie, au Canada, au Portugal, en Afrique du Nord, en Grèce et ici, dans le Sud-Est  (
http://www.ecologie-radicale.org/media/editos/1771-amazonie-mon-amour)

 

29/07/19  -  Le stockage carbone de la biomasse tropicale est compensé par les méfaits de la déforestation. «  Sur la période étudiée, les stocks de carbone de la biomasse aérienne produits dans les régions tropicales sont compensés par les pertes liées à la déforestation ou au dépérissement liés à l’impact du climat, notamment du fait d’épisodes El Niño », alertent l’Inra, le CEA, le CNRS et le Cnes. Ces régions deviennent ainsi neutres, alors qu’elles étaient un puits de carbone important. => (Cela) préfigure peut-être une future phase au cours de laquelle ces mêmes régions deviendraient une source de carbone atmosphérique, accélérant ainsi le réchauffement global », concluent les chercheurs. (https://www.environnement-magazine.fr/biodiversite/article/2019/07/30/125503/stockage-carbone-biomasse-tropicale-est-compense-par-les-mefaits-deforestation)

 

28/07/19  -  Entretien avec M. Ernst Zürcher, qui traite de la Longévité des arbres et de leur Résilience. Monsieur Ernst Zürcher, ingénieur forestier PFFZ, professeur en Sciences du Bois est l’auteur du livre « Les Arbres, entre visible et invisible » (Actes Sud). (https://www.pressenza.com/fr/2019/07/ernst-zurcher-longevite-des-arbres-et-systeme-resilient-2-5/?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+pressenza%2FAFhJ+%28Nouvelles+de+Pressenza+IPA+en+fran%C3%A7ais%29)

10/07/19  -  Pour limiter le réchauffement climatique à +1,5°C d’ici 2050, il suffirait d’ajouter 900 millions d’hectares de forêts aux 2,8 milliards d’hectares actuels. Ils seraient plantés sur des terrains abandonnés, sans toucher aux terres urbaines ou agricoles existantes. Cela reviendrait à recouvrir d’arbres une surface équivalente à celle des États-Unis. Les 1200 milliards de nouveaux arbres stockeraient 205 gigatonnes de carbone, sur les 300 émises par les humains dans l’atmosphère depuis le 19e siècle. Soit environ cinq fois la quantité mondiale émise en 2018. Les forêts actuelles en stockent déjà 400 gigatonnes. Thomas Crowther estime le coût d’un tel projet à 300 milliards de dollars.  (https://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/articles/planter-1200-milliards-darbres-pour-limiter-le-rechauffement-68167/?utm_campaign=/72/WP/AY4ENVI)

 

-  03/07/19  -  Trois jours d’action, près de 72 heures de résistance. Il y a deux semaines, en pleine canicule, dans des conditions difficiles, nos activistes ont tenu bon face à un cargo de 50 000 tonnes de soja en provenance du Brésil. Leur objectif : dénoncer la déforestation liée à l’élevage industriel et demander au gouvernement français de mettre en place des mesures effectives pour lutter contre le réchauffement climatique.
À bord de canoës, de zodiacs, à l’assaut des grues de déchargement du port, elles et ils se sont mobilisés sans relâche pour empêcher le déchargement de cette cargaison, dans le port de Sète. Destinée principalement à l’alimentation des animaux d’élevage industriel au sein de l’Union européenne, la culture intensive du soja est responsable de déforestation et de destruction d’écosystèmes en Amérique du Sud et participe ainsi aux émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial. Ce mode d’action est déterminant pour mettre en lumière nos revendications et demander des réponses concrètes aux responsables politiques. C’est seulement grâce à votre soutien que nous pouvons les mettre en œuvre et avoir l’effet escompté. L’équipe Greenpeace (
https://www.greenpeace.fr/action-soja-alerte-deforestation/) (https://www.greenpeace.fr/blocage-a-sete-retour-sur-une-action-historique/)

-  11/05/19  -  La déforestation considérée comme 2ème cause du changement climatique. Les forêts absorbent environ 2 milliards de tonnes de dioxyde de carbone par an. Lorsque les arbres sont coupés, ce carbone est renvoyé dans l’atmosphère. 17 % des émissions mondiales de dioxyde de carbone, résultent de la déforestation. De l’avis des experts des Nations unies, les principales causes de la déforestation sont l’expansion agricole, l’extraction des combustibles fossiles et l’exploitation illégale du bois. Avant de préciser que ces actes ont de « graves conséquences sur l’environnement telles que la perte de la biodiversité, l’aggravation des maladies, l’aggravation des catastrophes naturelles, et la diminution de la ressource en eau ». « Les forêts hébergent plus de 80 pour cent de la biodiversité terrestre et représentent l’un des derniers refuges pour de très nombreuses espèces animales et végétales. C’est pourquoi, la déforestation est une catastrophe aussi bien pour l’Homme que pour les autres espèces », se désolent les experts des Nations unies. A les en croire, cette perte de biodiversité, qui peut être irréversible, coupe l’humanité de services et ressources inestimables car reconnaissent-ils, les systèmes alimentaires sont fortement dépendants de la biodiversité. (Voir Madagascar)

 (https://www.vivafrik.com/2019/05/11/la-deforestation-consideree-comme-2eme-cause-du-changement-climatique-a28948.html

 

09/04/19  -  Après la déclaration des droits de l'homme, voici la déclaration des droits de l'arbre. Elle a été proclamée vendredi 5 avril dans l'enceinte de l'Assemblée nationale par des défenseurs des arbres. Cinq articles qui n'ont aucune portée juridique, mais qui ont pour but d'alerter et de protéger les 500 arbres exceptionnels de France. Il a 2000 ans, c'est un olivier qui est a Roquebrune-sur-Argens, ou ces deux ifs millénaires dans l'Orne, avec un tronc creux tellement grand, qu'au XVIIIe siècle, l'un deux abritait le coiffeur de la ville. On les appelle les arbres amoureux, car ils poussent ensemble depuis 1000 ans. (https://www.rtl.fr/actu/debats-societe/une-declaration-des-droits-de-l-arbre-pour-proteger-les-specimens-remarquables-7797388832)

 

-  08/04/19  -  Un millier d’arbres pour réparer la terre. Christophe Piquet, agriculteur, veut redonner un peu de vie à cette terre nourricière que des décennies de productivisme agricole ont laissé exsangue.  Fin 2018, il a planté 1 millier d’arbres sur  32 ha où vont pousser  des dizaines de muriers, de chênes et de châtaigniers. Cette pratique agricole qui associe sur une même parcelle, arbres, cultures et animaux s’appelle l’agroforesterie. (Le Monde, Planète, p5)

 

 

 LE SITE  :  Date de la dernière info pour chaque page

Ci-dessus,   NATURE  -   ARBRES ET FORETS   :  Infos     ***   SUITE
Haut de Page    ***    Accueil