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 LE  RECHAUFFEMENT  CLIMATIQUE
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   01/12/2017 -  Climat : 6 raisons de ne pas désespérer. (Extraits) Des dynamiques poussent à rester optimiste. « S’il on en croit la pléiade d’experts que nous citons les chances de maitriser le changement climatique sont loin d’avoir disparu. Question de mobilisation, d’initiatives étatiques ou civiques, de volonté politique »  -La multiplication des catastrophes naturelles, la reprise à la hausse des émissions de gaz à effet de serre (GES) mondiales (+ 2 % en 2017), l’inquiétude sur une sixième extinction de masse ; l’urgence climatique, dans tout ce qu’elle a de plus inquiétant, ne mobilise pas les foules. Les négociations à la Conférence des parties (COP 23), ne sont guère plus réjouissantes. Les égoïsmes nationaux priment encore sur la nécessaire solidarité planétaire, pourtant «Agissons plus fort et plus vite», ne cessent de marteler les représentants des 197 pays parties dans l’accord de Paris, et plus de 15 300 scientifiques de 184 pays ont alerté sur la situation de la planète et la nécessité pour les décideurs publics d’agir au plus vite.
On observe aussi que les initiatives se multiplient : investisseurs,  villes,  alliances citoyennes. Une atmosphère bien plus positive règne.
Libération  du 17/11 (p2-5) a compilé six bonnes raisons de ne pas désespérer. De se motiver. Et d’y croire, malgré tout.
1- Les forêts peuvent nous sauver : On parle souvent des forêts pour décrire à quel point l’humanité s’adonne à leur destruction. Ces ravages sont une balle que l’homme se tire dans le pied, car les arbres sont des champions trop oubliés de la lutte contre le changement climatique. «Les forêts retiennent des tonnes de CO2 et ce stockage s’accroît d’année en année » Un talent naturel que ne concurrence aucune technologie humaine. L’Allemagne et le Royaume-Uni viennent de lâcher plus de 150 millions de dollars (127 millions d’euros) pour réduire la déforestation au Brésil. Soucieuses de leur image, des multinationales s’y collent comme Walmart ou Mars qui dit lutter contre la déforestation induite par la culture d’huile de palme.
2- Le charbon, c’est (presque) du passé. Le nombre de centrales au charbon en développement dans le monde a connu une chute spectaculaire en 2016, la tendance au «bas carbone» semble inexorable. Même aux Etats-Unis : 250 d’entre elles ont fermé depuis 2010. Le Royaume-Uni et le Canada lancent une alliance pour sortir de cette énergie fossile responsable de 40 % des émissions mondiales de CO2. Dix-sept pays les ont rejoints, dont la France et le Mexique. . L’Afrique voit se renforcer un mouvement de citoyens opposés aux énergies fossiles, « notamment au Kenya, au Sénégal et en république démocratique du Congo.» De nombreuses universités, banques, fonds d’investissement retirent de leurs portfolios les financements liés aux énergies fossiles. Fin 2016, 5,2 millions de dollars avaient été désinvestis par 688 institutions et 58 399 personnes dans 76 pays. En deux ans, 20 milliards de dollars ont été retirés de projets liés au charbon par 15 assureurs internationaux. Le septième plus gros assureur au monde, Zurich, a annoncé bannir le charbon. Les Amis de la Terre pointent Axa qui a investi 848 millions de dollars dans les développeurs de charbon depuis 2015.
3- Les technologies du futur sont déjà là, dit Bertrand Piccard le pilote du fameux Solar Impulse cet avion propulsé par l’énergie solaire. « Beaucoup de ces technologies dont nous rêvons existent déjà. Il faut seulement qu’elles tombent dans les mains des bonnes personnes.» Des innovations «propres et rentables» (des filtres à air qui capturent le CO2 et le transforment en carburant renouvelable à l’usine de désalinisation solaire, en passant par les turbines électriques marines de grande profondeur ou les tuiles photovoltaïques…) «Le mouvement actuel pour stimuler l’innovation technologique est incroyable», soutient de son côté Laurence Tubiana.
4- Les investissements dans les projets énergétiques ne se font plus majoritairement en faveur des énergies fossiles, mais vers leurs pendants renouvelables.  Entre 2015 et 2016, la capacité installée de ces derniers a bondi de 10 %, à des prix très inférieurs au nucléaire ou aux énergies fossiles. Eolien, solaire, hydroélectricité, biomasse, hydrogène, autant d’alternatives aux combustibles polluants dont l’exploitation est devenue concurrentielle. Y compris dans les pays de l’or noir. 50 pays se sont engagés, en novembre 2016, à atteindre une production d’énergie 100 % renouvelable d’ici à 2050, dont le Bangladesh, le Burkina Faso, les îles Marshall, le Maroc, la Colombie et le Yémen. Les citoyens ont aussi leur mot à dire, alors que se multiplient les fournisseurs d’électricité alternatifs qui proposent des contrats 100 % énergies renouvelables. Et en France, l’autoconsommation est en pleine émergence. En 2016, 47 % de la population se disait prête à investir dans une installation solaire pour sa propre consommation.
5- L’agro écologie pour nourrir la planète L’ONU : «L’utilisation de plus en plus de pesticides n’a rien à voir avec la réduction de la faim» Le modèle agricole intensif dominant est dévastateur pour la planète. «Il serait responsable d’un tiers des émissions de GES mondiales » « A cause du changement climatique et de l’appauvrissement des sols dû aux engrais chimiques et pesticides, nous courons vers de nouvelles crises alimentaires.» D’où l’essor de l’agro écologie. «Nous devons passer d’un système alimentaire industriel gourmand en intrants chimiques, basé sur la monoculture, à des systèmes diversifiés, très demandeurs en forces humaines et qui fonctionnent sur la polyculture et donc la régénération des sols.» De tels objectifs sont atteignables avec une alimentation 100 % bio. A 2 conditions. 1/ une réduction par trois de la consommation de viande, notamment bovine (extrêmement émettrice en méthane, 120 fois plus polluant que le CO2 et responsable de la majorité de la déforestation tropicale). 2/ une baisse du gaspillage, qui engloutit actuellement un tiers de la production alimentaire mondiale, En Autriche, au moins 21 % de la surface agricole est en bio, contre 6 % en France. L’ONU demande que cessent les subventions en faveur des pesticides. Il recommande aussi de miser sur les semences anciennes, plus résistantes au changement climatique, plutôt que sur les OGM.
6- La finance se met au vert : Un engagement massif des acteurs financiers et des entreprises s’observe depuis la COP 21 en 2015 » Mercredi, à Bonn, 320 entreprises se sont ainsi engagées à se doter d’objectifs de réduction de gaz à effet de serre alignés sur l’accord de Paris. Le secteur financier commence aussi à envisager les risques d’instabilité que représente le changement climatique. Nulle pulsion philanthropique. Ou accès d’écologie politique. Si le climat intéresse les firmes comme le secteur financier, c’est par rationalité. Certains voient leurs activités menacées par le réchauffement - l’agrobusiness, les assurances, les équipementiers - et d’autres anticipent les régulations que pourraient mettre en place les Etats ou les institutions internationales. Alors qu’il y a peu, investir dans le solaire ou l’éolien était considéré comme aventureux, c’est aujourd’hui le charbon qui porte ce facteur de risques. Ainsi PKA, un fonds de pension danois, porte maintenant 25 % de son capital dans des projets tels que des fermes éoliennes ou de rénovation thermique de bâtiments. (Aude Massiot - Libération du 17/11)  (COP 24, l’an prochain à Katowice, en Pologne)
-  19/03/2018  -  Le GIEC reçoit le soutien de la France et de l’Europe. Le Groupement d’experts sur le climat doit pallier la défection de l’administration Trump à son budget. (http://www.lemonde.fr/climat/article/2018/03/17/le-giec-recoit-le-soutien-de-la-france-et-de-l-europe_5272465_1652612.html )

-  25/09  -  Les multinationales entravent toute action climatique ambitieuse selon un document interne..
Derrière leurs beaux discours publics sur le climat, les multinationales continuent à s’opposer à tout objectif ambitieux de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Nouvelle illustration avec un document interne de BusinessEurope, le plus important lobby patronal européen regroupant tout le gratin des multinationales du vieux continent, mais aussi des États-Unis. Ce document interne révélé par Greenpeace montre comment BusinessEurope, actuellement présidé par Pierre Gattaz, ancien patron du Medef, entend faire capoter le projet d’introduire des objectifs climatiques plus ambitieux au niveau de l’Union européenne à l’horizon 2030.
Le lobby y explique notamment - en des termes candides - comment il va « rester plutôt positif tant qu’on en reste au niveau des déclarations politiques, sans implications législatives » et « s’opposer à toute ambition accrue, en utilisant l’argument habituel de la distorsion de compétitivité face à nos concurrents ». Autres tactiques prévues : entraver le processus par des arguments procéduraux, suggérer que mettre en place des objectifs supplémentaires « n’est pas le principal problème », en arguant qu’il vaut mieux encourager la Chine et les autres à réduire leurs propres émissions… (https://www.bastamag.net/Un-document-revele-comment-les-multinationales-entravent-toute-action)

-  29/11  -  Le pessimisme de l’ONU face à la hausse du réchauffement de la planète
La trajectoire de réchauffement de la planète pourrait atteindre 3,2 °C d’ici à la fin du siècle si rien n’est fait. Suffisant pour l’Organisation des Nations unies (ONU) d’inviter les Etats à tripler les efforts pour ne pas dépasser 2 °C de réchauffement climatique. Le scénario climatique est plus sombre que jamais. Selon un nouveau rapport de l’Onu, le monde s’éloigne de son objectif de maîtrise du réchauffement climatique. Le fossé entre les émissions de gaz à effet de serre et l’ambition de l’Accord de Paris ne cesse de grandir. Un constat édifiant publié cinq jours (mardi 27 novembre 2018) avant l’ouverture de la 24ème Conférence mondiale sur le climat (COP24) du 2 au 14 décembre 2018 à Katowice en Pologne.
Pour conserver l’objectif d’une augmentation inférieure à deux degrés, les Etats devront tripler d’ici à 2030 le niveau global de leur engagement par rapport aux promesses faites en 2015 à la conférence climat de Paris (COP21), souligne le Programme environnement de l’ONU (PNUE). Il faudrait aussi émettre au maximum 40 Gigatonnes de CO2 en 2030, et 24 Gigatonnes pour 1,5°C. Or si les pays s’en tiennent à leurs actions présentes, sans les renforcer, ils produiront encore 59 Gt à cette échéance, souligne le rapport, synthèse des connaissances scientifiques. (https://www.vivafrik.com/2018/11/29/le-pessimisme-de-lonu-face-a-la-hausse-du-rechauffement-de-la-planete-a20886.html)

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