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 L’AGRICULTURE  -  Les Paysans


()  -  14/02/20  -  Des haies pour sauver le climat. Agriculture bio. Gérard Llorca du Collectif Alternatives aux pesticides 66 explique l'importance écologique des haies.

La Région Occitanie a lancé un budget participatif citoyen pour promouvoir des solutions concrètes de lutte contre le réchauffement climatique. On peut voter jusqu'au 2 mars en cliquant sur le lien en page d'accueil du site Ma solution pour le climat. Le budget participatif est doté d'une enveloppe de 2 millions d'euros pour soutenir les projets sélectionnés. Gérard Llorca explique la proposition du Collectif Alternatives aux Pesticides 66.

   Quel est le projet du collectif ?

Le collectif Alternatives aux pesticides 66 souhaite planter des haies écologiques dans des communes et les jardins. Notre projet en faveur de la biodiversité a été présélectionné pour être mis au vote citoyen. Les haies apportent des bienfaits au paysage et permettent de fixer les eaux. Elles nourrissent les oiseaux et les abeilles, protègent des vents violents et stockent du carbone. Nous avons choisi deux lieux que nous connaissons : I' arboretum de Canet-en-Roussillon sur le littoral et la commune de Palau -de Cerdagne en milieu montagnard, où nous planterions aussi des arbres.

   Pourquoi choisir ces jardins et communes plutôt que des champs?

Ce sont les agriculteurs qui se chargent de leurs champs. Notre but est de montrer l'intérêt et la nécessité de la démarche pour que d'autres s'en emparent. Les haies sont utiles en maraîchage. Elles font barrage aux nuisibles et les insectes qui s'y installent participent à la vie du sol. Notre projet tend vers une agriculture bio qui respecte l'environnement. L'arboriculture et la viticulture de notre région vont de plus en plus dans ce sens. C'est une transition vers le bio.

   Êtes-vous en relation avec la Chambre d'agriculture qui aide et forme les agriculteurs en reconversion vers le bio ?

La Chambre d'agriculture soutient tous les agriculteurs. Notre collectif entretient des relations avec les associations qui remettent en cause l'agriculture traditionnelle. Notre objectif est d'informer et de sensibiliser des publics, des agriculteurs et jardiniers, sur des méthodes respectueuses de la terre. Nous nous déplaçons dans les villages et donnons des conférences. Chaque année, nos collectifs partout en France organisent la « Semaine alternative aux pesticides ».Cette année elle aura lieu du 20 au 30 mars. Propos recueillis par Veronika Daae  -  (http://letc.fr/ , Le travailleur Catalan, n° 3821, p12)

 

 

12/02/20  -  Danger sur la reconnaissance des surfaces pastorales. Une nouvelle PAC, Politique Agricole Commune, sera mise en place en 2 020. Cela pose un problème de reconnaissance sur l'éligibilité des surfaces dites « pauvres ».

Victor Tublet et Olivier Gravas, éleveurs et membres de la Confédération paysanne des  Pyrénées-Orientales veulent faire remonter des questions. « L'Europe a demandé un audit pour nous contrôler en 2018 et en 2019. 120 exploitations sont contrôlées par an. On nous a fait comprendre qu'on était limite pour être éligible. On a eu des contrôles pour attester qu'on est en règle et que nos surfaces sont éligibles. La Confédération paysanne demande aux élus de prendre en compte le pastoralisme ». Ils rappellent aussi que les P.O. comptent 350 éleveurs, et que l'activité d'élevage couvre près d'un tiers des 4 116 km2 du département.

   Aussi, de nombreux bienfaits de l'élevage sont oubliés ou négligés, notamment l'attrait touristique du territoire, l'impact environnemental ou encore la protection contre les feux. « On entretient le territoire, rappelle Olivier Gravas , Les éleveurs ont contractualisé avec l'Etat et l'Europe pour la lutte contre les incendies » . Les élevages extensifs sur des surfaces pauvres, les petites structures peu productives et adaptées à leur territoire sont en danger.

« La PAC représente 50 % du chiffre d'affaires d'un agriculteur dans les Pyrénées-Orientales » soulignent Victor et Olivier pour alerter sur la situation ... avant que les agriculteurs ne soient totalement fauchés. (https://www.lasemaineduroussillon.com/hebdo, n° 1228, p5)

 

28/01/20  -  Plus de la moitié des régions viticoles actuelles pourraient disparaître avec un réchauffement de 2 degrés, objectif de l'accord de Paris, et jusqu'à 85 % avec un réchauffement de 4 degrés, selon une étude publiée mardi dans la revue américaine PNAS. (linfodurable.fr)

 

15/01/20  -  Le gouvernement a créé une cellule militaire pour surveiller les opposants à l’agro-industrie. Le gouvernement veut « faire taire tous ceux qui mènent des actions symboliques contre le système de l’agriculture industrielle », dénoncent de multiples défenseurs de l’agriculture paysanne et biologique, réunis dans cette tribune. Ils s’inquiètent fortement de la création de la cellule de renseignement Demeter, lancée fin octobre, soi-disant destinée à lutter contre l’« agribashing ».
Le voyage du ministre avait pour but principal de lancer une cellule de la gendarmerie nationale appelée
Déméter, la déesse grecque des moissons. Et marque reconnue, depuis des lustres, de l’agriculture sans pesticides. Quel en est le but affiché ? La lutte contre « l’agribashing ». Ce terme est une invention des communicants de la FNSEA, qui prétend sans en apporter la moindre preuve qu’on assisterait en France à une entreprise concertée de dénigrement du monde agricole. Elle permet à ce syndicat de maintenir ce qu’elle fait depuis des dizaines d’années : une pression lobbyiste pour obtenir en retour des avantages économiques.

   La démocratie, ce n’est pas pactiser avec les lobbies dans le dos de la société.

   Qui mène « des actions symboliques » contre ce système ? Le mouvement des Coquelicots, qui réclame la fin des pesticides, soutenu par un million de citoyens. Les maires qui prennent des arrêtés contre ces poisons chimiques. Des dizaines de milliers de paysans qui ont déjà choisi l’agriculture biologique. Beaucoup d’autres, qui défendent le modèle de l’agriculture paysanne contre les projets délirants d’usines à vaches, à cochons ou à poulets. Et au total des centaines de milliers de citoyens engagés contre l’importation massive de soja transgénique et donc l’élevage industriel, contre la mort des oiseaux et des insectes, pour des rivières débarrassées de la pollution et des rivages sans algues vertes, enfin pour une alimentation de haute qualité. (https://reporterre.net/Le-gouvernement-cree-une-cellule-militaire-pour-surveiller-les-opposants-a-l-agro-industrie)

03/01/20  -  Pesticides : Les distances d’épandages de produits phytosanitaires près des habitations applicables au 1er janvier 2018 ont été fixées par le gouvernement. L'espace entre la diffusion des produits et les habitations est de 5 mètres pour les cultures basses, maraichage ou céréales, et de 10 mètres pour les cultures hautes, vignes et vergers. Des distances qui correspondent à celles préconisées par l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) mais contestées de toute part. Oh y reviendra. (https://www.lasemaineduroussillon.com/hebdo, p6)

 

01/01/20  -  Soutien total aux agriculteurs !
Il y a quelques jours, les agriculteurs de France défilaient à Paris avec leurs tracteurs (1). C’était une manifestation ordonnée et digne. Elle était aussi désespérée.

Cette année, en 2019, 20% des agriculteurs ne sont pas payés (2). D’autres ont perçu un revenu très faible de 350 euros par mois (3).

Certains ont été attaqués au moment où ils épandaient des pesticides dans leurs champs (4).

Même s’il est évident que le modèle actuel est une IMPASSE, frapper les agriculteurs n’est pas une solution.

Ils survivent. Ils se battent pour garder leurs maigres revenus.

Le problème ne vient pas d’eux. Le problème, aujourd’hui, vient d’en haut. Le Ministre actuel, Didier Guillaume, est un excellent VRP. Il sait parler à tout le monde. Il susurre des mots doux aux uns, estourbit de promesses les autres, fait semblant de protéger les agriculteurs.

Et ainsi, il défend l’impossible statu quo. Il nous prépare bien mal à l’avenir. Car il SAIT, lui, que la situation n’est plus tenable.

Il SAIT que depuis que l’agriculture a été livrée aux spéculations mondiales, depuis qu’elle est devenue un marché mondial comme un autre, l’autosuffisance se trouve menacée en Europe (5). Les choix agricoles ne sont plus guidé par la stratégie politique la plus élémentaire.

Ils sont guidés par la spéculation. On ne produit plus pour nourrir les populations mais pour s’offrir de nouveaux marchés. L’ennui, c’est que cette concurrence mondiale exacerbée s’est faite au détriment des terres, de l’eau, de la biodiversité, de la diversité des cultures, des forêts et des haies que l’on a ratiboisés, de la santé des consommateurs et finalement des agriculteurs eux-mêmes (6).

Résultats :

Les agriculteurs sont : endettés (7) ;  sous-payés (2,3); esseulés (8); malades (9) ;dépressifs (10) ; dans l’impasse (6).

Les sols sont :acides (11); dénaturés (12) ; appauvris (13) ; surexploités (14).
Les consommateurs sont : en surpoids  (15) ; diabétiques (16) ; accros au sucre ajouté par l’industrie agro-alimentaire (17) ; carencés (18) ; intoxiqués aux pesticides (19) ; intoxiqués aux additifs et à l’aluminium (20).
STOP !!!  Un moment donné, il va tout de même falloir que cela s’arrête ! Tout cela le Ministre Didier Guillaume le SAIT parfaitement.

Il y a quelques années, dans un reportage passé sur France 2, intitulé les soigneurs de terre (6), les journalistes ont interviewé l’ancien Ministre de l’agriculture de l’époque, Stéphane Le Foll, ainsi que les dirigeants de l’Institut National de la Recherche Agronomique.

- L’INRA n’est pas une institution de 3e ou 4e division ! - L’INRA, c’est  le PREMIER institut de recherche agronomique en Europe et le deuxième dans le monde en nombre de publications scientifiques sur l’agriculture et le monde animal. - Il s’agit d’une institution publique prise TRÈS au sérieux par les autorités.Les liens de confiance qui existent sont du reste frappants dans ce reportage.

Et devant les caméras tout le monde est UNANIME ! Si le modèle ne change pas, nous allons dans le MUR !

Didier Guillaume est autant au courant que Stéphane Le Foll.

C’est donc OFFICIEL ! Pas de changement = foncer dans le mur ! Les pouvoirs publics en ont CONSCIENCE. Les responsables politiques le SAVENT. Il ne leur manque qu’une seule chose, c’est du COURAGE.

Et là, j’ai besoin de VOUS. S’il vous plaît SIGNEZ la pétition ci-dessous et faites-la signer.C’est VRAIMENT important.

Depuis les années 1990, les rendements stagnent. Certaines années, ils baissent (21).

Comment peut-on espérer continuer un modèle où les agriculteurs sont sous-payés et n’ont aucune perspective de voir leurs revenus augmenter, celui-ci dépendant, pour l’essentiel, de la hausse du rendement ?  (…)  Signez ici.

 

 

Ci-dessus,   NATURE  -   RECHAUFFEMENT   :  AGRICULTURE

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« La liberté
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elle doit être limitée
non seulement par la liberté des autres
mais aussi par celle
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