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POLLUTION LUMINEUSE  

 ()14/11/19  -  Clermont-Ferrand s’engage à réduire sa pollution lumineuse. Clermont Auvergne Métropole est la première métropole de France à adopter la Charte de l’éclairage durable de l’association Noé. Objectif : réduire sa pollution lumineuse afin de favoriser la préservation de la biodiversité de son territoire.
Alors que 28 % des espèces de vertébrés (mammifères, oiseaux…) et 65 % des invertébrés (insectes, escargots…) vivent partiellement ou exclusivement la nuit, la réduction de la pollution lumineuse se présente comme un enjeu crucial pour les villes et pourtant elle ne cesse de croître. On estime qu’elle augmente de 6 % par an dans le monde et de 10 % en Europe. Dans ce contexte, l’association Noé a proposé à Clermont Auvergne Métropole d’adhérer à sa Charte. Composée de 10 engagements, elle permet de repenser son schéma d’éclairage et d’adapter son matériel et ses pratiques afin de réduire l’impact sur l‘environnement nocturne.
Depuis 2013, la ville pratique l’abaissement de puissance de 50% et jusqu’à 70 % des 17.700 points lumineux en cœur de nuit. L’intensité lumineuse a également baissé de 50 % et conformément à la législation, la ville pratique l’extinction des luminaires à partir de minuit dans les parcs, sur les monuments et bâtiments publics. (
environnement-magazine.fr)

 

27/05/19  -  Pollution lumineuse : de bonnes pratiques locales, mais une inertie nationale.
 
De nombreuses communes françaises tentent de réduire la pollution lumineuse sur leur territoire. Mais celle-ci continue de progresser, sans réelle ambition nationale pour la réduction des nuisances lumineuses.

Avec 89 % de points lumineux d'éclairage en plus ces 25 dernières années sur le territoire français, la lumière émise par le seul éclairage public aurait augmenté de 94 %, selon l'Association nationale pour la protection du ciel et de l'environnement nocturnes (Anpcen). "Même ce chiffre, qui est astronomique, est très largement sous-estimé, estime Anne-Marie Ducroux, présidente de l'association. Il ne prend pas en compte toutes les autres formes d'éclairage (NDLR : enseignes publicitaires, parkings, sites industriels…) qui contribuent tout autant à la pollution lumineuse, mais qu'il est difficile de recenser." Une cartographie de la pollution lumineuse en France en 2015 démontre une qualité du ciel médiocre, ou au mieux moyenne, sur une majorité du pays.

Inaction de l'État français

La pollution lumineuse et ses effets nuisibles ou incommodants sur l'Homme, les écosystèmes ou les paysages, serait-elle la grande oubliée des formes de pollution ? "On ne sait pas mesurer les impacts sur la biodiversité de la pollution lumineuse, ou les coûts publics sur la santé humaine, répond Anne-Marie Ducroux. Si bien qu'elle n'est pas ou peu prise en compte." Il aura fallu attendre mars 2018, avec la condamnation du gouvernement par le Conseil d'État pour son inaction dans la lutte contre la pollution lumineuse, pour que le gouvernement français prenne un arrêté restreignant l'éclairage la nuit. Mais celui-ci, dont la plupart des dispositions n'entreront pas en vigueur avant 2021, ne convainc pas totalement les associations. "Il y a de réelles avancées, mais il est trop modeste à nôtre goût sur l'éclairage public", regrette Anne-Marie Ducroux.
 Une économie d'énergie de 30 à 75 %  -  Pourtant les bonnes pratiques existent à l'échelle locale. Un tiers des communes françaises pratiquent déjà une extinction de l'éclairage public au milieu de la nuit, sans avoir des conséquences sur la sécurité des personnes ou de leurs biens. En modifiant la conception de l'éclairage ou en privilégiant de meilleurs usages, les communes françaises diminuent la pollution lumineuse mais peuvent aussi économiser 30 à 75 % de leur budget électricité. En Alsace, la ville de Schiltigheim espère ainsi économiser 80.000 euros par an sur un budget de 319.000 euros de l'éclairage public, en éteignant un lampadaire sur deux dans des quartiers suréquipés.
Approche globale des impacts et des coûts  -  Mais la prise en compte de la pollution lumineuse ne saurait reposer que sur la simple performance énergétique. "Fabricants et installateurs prescrivent des LED aux communes pour moins consommer, mais elles émettent plus de lumière dans l'atmosphère", explique Anne-Marie Ducroux. La lumière bleue émise par cette technologie serait plus nocive pour toute la biodiversité, avec des effets phototoxiques confirmés par des expertises scientifiques.

L'Anpcen recommande aux collectivités une approche globale des impacts et des coûts qui permettrait de prendre des choix pertinents et cohérents pour l'ensemble des enjeux. L'association attend depuis plusieurs années un plan d'action national de l'État français pour inciter à cette approche globale. "Elle aurait l'intérêt d‘impliquer les fabricants et les installateurs, qui influencent les communes, mais qui n'ont pas de contraintes réglementaires", regrette Anne-Marie Ducroux. (https://www.actu-environnement.com/ae/news/Pollution-lumineuse-bonnes-pratiques-locales-inertie-nationale-33496.php4#xtor=EREC-107)  -  05/08 : (https://www.actu-environnement.com/ae/news/Pollution-lumineuse-bonnes-pratiques-locales-inertie-nationale-33801.php4#xtor=EPR-1)

14/05/19  -  LED : la lumière bleue, néfaste pour la santé et la biodiversité. La lumière bleue a envahi notre vie. Elle est émise par les écrans LED (diodes électroluminescentes) de nos téléviseurs, ordinateurs, tablettes, smartphones… et même de certains jouets, phares automobiles, décorations et lampes torches. Problème : elle est nocive à la fois pour notre rétine, nos rythmes biologiques mais également pour l’environnement.  (https://www.liberation.fr/france/2019/05/14/led-la-lumiere-bleue-nefaste-pour-la-sante-et-la-biodiversite_1726879L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) confirme la toxicité de la lumière bleue sur la rétine et met en évidence des effets de perturbation des rythmes biologiques et du sommeil liés à une exposition le soir ou la nuit à la lumière bleue, notamment via les écrans et en particulier pour les enfants » (https://www.environnement-magazine.fr/energie/article/2019/05/17/124448/anses-alerte-sur-toxicite-lumiere-bleue-des-led-sur-retine)

 

12/05/19  -  Où sont passées les nuits noires ? Depuis quelques années, les nuisances lumineuses n’ont cessé de se multiplier, entraînant un important gaspillage d’énergie et perturbant nos écosystèmesID se propose de mettre en lumière quelques-uns des enjeux liés à ce sujet. (https://www.linfodurable.fr/environnement/lutte-contre-la-pollution-lumineuse-coup-de-projecteur-sur-un-combat-eclaire-11101)

05/03/19  -  Conjuguer éclairage public et biodiversité : l'expérience lilloise. Permettre aux citadins d'avoir un éclairage nocturne tout en préservant la faune peut relever du casse-tête. Lille expérimente plusieurs solutions : des températures de couleur, la puissance, le rayonnement ou encore les horaires d'extinction… Dans le cadre des travaux sur la trame verte et bleue (TVB), une nouvelle problématique s'est imposée à la municipalité de Lille : la trame noire. “La pollution lumineuse touche les espèces nocturnes mais aussi diurnes, explique Yohan Tison, écologue à la mairie de Lille. Les poissons, les bourdons, les oiseaux migrateurs sont aussi impactés”. (https://www.actu-environnement.com/ae/news/eclairage-public-biodiversite-lille-33004.php4) (Abonné)

05/03/19  -  « Par le renouvellement de leur partenariat, l’ANPCEN et la FPNRF ont pour objectif d’accroître la prise en compte des différents effets de la lumière artificielle sur l’environnement nocturne et la société », Dans le cadre de cette collaboration existante depuis 2012, des chartes ont été signées par les communes, des cartographies de la pollution lumineuse ont été réalisées et des opérations de sensibilisation ont notamment été menées. (https://www.environnement-magazine.fr/pollutions/article/2019/03/05/123264/pollution-lumineuse-anpcen-federation-des-parcs-naturels-regionaux-renouvellent-leur-cooperation)

25/02/19  -  Dans la nuit du samedi 23 février au dimanche 24, des bénévoles de France Nature Environnement ont parcouru les rues de Tarbes afin d'identifier les enseignes dont les vitrines demeurent allumées malgré l'interdiction de la loi. (https://www.linfodurable.fr/environnement/pollution-lumineuse-la-nuit-tarbes-plus-de-140-enseignes-ne-respecteraient-pas-la-loi)

14/02/19  -  On y verra plus clair. La parution du décret sur la pollution lumineuse (*) a fait des heureux du côté d’Osenbach, où les astronomes amateurs espèrent revoir, enfin, leurs chères étoiles. (https://www.lalsace.fr/haut-rhin/2019/02/14/astronomie-on-y-verra-plus-clair) Abonné.


21/01/19  -  Éclairage communal : vers la suppression des lampes à sodium et à vapeur de mercure ?

Telle est la préconisation du Conseil général de l'environnement et du développement durable dans un rapport dédié à la pollution lumineuse. Supprimer d'ici six ans le stock "des luminaires boules, lampes à sodium et à vapeur de mercure". Telle est la préconisation formulée par le Conseil général de l'environnement et du développement durable. (https://www.actu-environnement.com/ae/news/eclairage-communal-suppression-lampes-sodium-vapeur-mercure-32736.php4#xtor=ES-6)  (Abonné)

17/01/19  -  Le gouvernement a publié un nouvel arrêté contre la pollution lumineuse dans lequel il propose de nouvelles normes techniques, des plages horaires pour l’extinction des lumières et un volet de contrôle.

Une série de mesures sur l’éclairage public et la mise en lumière d’équipements et de bâtiments la nuit a été publiée le 27 décembre au Journal officiel par le ministère de la Transition écologique et solidaire, après que le gouvernement eut été condamné par le Conseil d’Etat en mars 2018 pour son inaction sur la réglementation.

Cet arrêté vient se substituer aux deux arrêtés précédents (le premier est relatif à la prévention, la réduction et la limitation des nuisances lumineuses et le second concerne la liste et le périmètre des sites d’observation astronomique exceptionnels) qui avaient été soumis à consultation publique, et que B&L évolution avait commenté dans un article sur les actions mises en place par l’Etat pour lutter contre la pollution lumineuse.

Nouvelles règles d’extinction la nuit

Ce nouvel arrêté du 27 décembre reprend certaines règles fixées lors du précédent arrêté telle que l’extinction des lumières des vitrines et des commerces ainsi que les éclairages des façades des bâtiments à 1h du matin et celles des bureaux 1h après la fin de l’activité.

Les mesures qui ont été ajoutées concernent les lumières éclairant le patrimoine et les parcs et jardins accessibles au public (à éteindre au plus tard à 1h du matin) ainsi que les parkings desservant un lieu ou une zone d’activité (à éteindre 2h après l’activité).

Ces mesures de réduction de la durée d’éclairement sont simples à appliquer, ce qui permet de diminuer les émissions de pollution lumineuse. Dommage que rien ne soit prévu pour l’éclairage public…

De nouvelles normes techniques sont également fixées en agglomération, hors agglomération ainsi que dans les espaces naturels protégés dans l’objectif de réduire l’intensité lumineuse des luminaires.

L’arrêté interdit par exemple l’éclairage vers le ciel mais le texte mentionne un flux strictement inférieur à 4% sur site, ce qui est bien trop supérieur à la proportion de lumière à émettre pour que seul l’élément à éclairer ne soit visible.

Nous avions en effet indiqué que pour limiter la pollution lumineuse et la création de halos lumineux, il est indispensable de ne pas éclairer vers le ciel mais uniquement là où c’est nécessaire, ce qui correspond tout simplement à un flux de 0%.

Un volet de contrôle a aussi été introduit dans ce texte afin que les installations d’éclairage puissent être vérifiées : donnée sur l’intensité lumineuse, date de mise en fonction, puissance électrique du luminaire, température de couleur de la lumière émise, etc. Selon l’élément à vérifier, le contrôle de conformité se fait soit visuellement soit par mesure (température de couleur) ou calcul.

De nombreux acteurs travaillant sur la vie nocturne et les défenseurs de l’environnement saluent cet arrêté mais certaines ONG regrettent l’absence de « moyens de contrôle » accompagnant les mesures.

Réduire la consommation d’énergie pour protéger la biodiversité. (https://www.lemondedelenergie.com/pollution-lumineuse-biodiversite-reglementation/2019/01/17/)

 

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