LES HUMAINS  -  L’ HUMANITAIRE

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Zone de Texte: (↓)   -  15/04/19  -  Nicole Belloubet veut mettre en place une « régulation» de la population carcérale. La garde des sceaux entend notamment développer la libération sous contrainte des détenus. 
La ministre a annoncé vouloir mettre en œuvre des mécanismes censés permettre de limiter la surpopulation qui affecte en particulier les maisons d'arrêt (139 % en moyenne), ces établissements réservés aux personnes non encore jugées ou condamnées à de courtes peines. Une circulaire ministérielle sur l'exécution des peines devrait être publiée dans les prochaines semaines. 
   Mme Belloubet souhaite favoriser en premier lieu « les sorties anticipées, lorsque cela est possible grâce à « la libération sous contrainte » instaurée par la réforme pénale de Christiane Taubira en 2014, qui sera «  plus facilement et plus fréquemment prononcée», aux deux tiers de la peine pour les personnes condamnées à cinq ans de prison au
plus. Le reliquat de leur peine devra être exécuté « sous le régime de la libération conditionnelle, de la détention à domicile sous surveillance électronique, du placement à l'extérieur ou de la semi-liberté»
Au 1er mars, 529 personnes faisaient l'objet d'une LSC par rapport à une population carcérale de plus 71 000 détenus et de plus de 11 000 condamnés placés sous bracelet électronique.
   L'autre curseur sur lequel la garde des sceaux veut aujourd'hui travailler est celui de la détention provisoire. Alors que 29 % des personnes détenues en France sont prévenues, donc « présumées innocentes », l'un des taux les plus
élevés d'Europe. Mme Belloubet veut encourager le recours au contrôle judiciaire et en particulier à l'assignation à résidence sous bracelet électronique, qui est censé permettre à la justice de garder sous la main les personnes qu'elle compte juger.
Pour l'heure, la ministre de la justice a demandé à ses services de travailler sur dix établissements qui connaissent une forte surpopulation carcérale. En pratique, il va falloir que services pénitentiaires d'insertion et de probation, juges d'application des peines, juges correctionnels et procureurs travaillent ensemble et se fassent confiance. Ce n'est pas une réforme qu'il faut mettre en œuvre, mais une révolution culturelle qu'il s'agit d'insuffler. •  (https://www.lemonde.fr/ , p8) 


-  09/03/19  -  DROITS HUMAINS - Nous pouvons facilement citer le début de la Déclaration universelle des droits de l'Homme: "Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience"... Et la suite? Elle est étran­gement moins connue: "ils doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité".
   Qui sont ces êtres humains? C'est nous... mais de quel "nous" s'agit-il? Un nous lisse, où nous sommes interchangeables? Par "liberté", faut-il comprendre la liberté du Mâle dominant, bâtie sur l'ignorance, la liberté d'insulter, de menacer, d'arrêter tout ce qui barre mon passage?
   Nous vivons un assaut sans précédent contre tout ce qui nous semblait acquis: nos libertés fondamentales, la liberté d'expression, la protection des artistes et des journalistes, la solidarité, le droit du travail, tout est remis en question. Pour la première fois depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, l'Europe occidentale entre dans l'ère de l'intranquillité.
   De cette intranquillité, nous faisons notre force. Il y a une beauté du geste dans le fait d'accep­ter l'incertitude et la fragilité du monde. Le "nous" que nous défendons est celui d'une société vivante, faite de personnalités uniques, pas forcément d'accord sur tout mais d'accord de vivre ensemble et de s'entraider. Nous présentons des films qui célèbrent l'enga­gement, le courage, la créativité, la joie, qui défendent la sensibilité et l'intelligence avec panache. À la certitude d'avoir raison, nous préférons le raisonnement, entendu comme un débat ouvert, où l'on cisèle soigneusement ses arguments, où l'on écoute ceux des autres, où l'on accepte aussi de changer d'avis.
   Dons un monde qui semble de plus en plus gelé, cette 17ème édition du FIFDH, qui commence ce week-end, brûle. Elle brûle par son immense ouverture, son questionne­ment constant, sa réaffirmation des valeurs fondamentales, son sens de l'urgence et sa liberté de ton. Elle brûle du désir des cinéastes, elle brûle de la passion de ces activistes qui partout, font entendre leur voix pour dire haut et fort leur refus d'une situation inacceptable. Elles et ils se lèvent et résistent, proposent, écoutent, encouragent, et recherchent chaque jour à faire percer la lumière. Ces 10 jours sont là pour les faire entendre, les rendre vivant·es. et interroger avec force les résistances artistiques, culturelles et politiques.
Avec dignité, avec fraternité, et pourquoi pas, avec poésie. (https://www.huffingtonpost.fr/isabelle-gattiker/droits-humains-un-monde-a-la-renverse_a_23688422/) (Festival du film et forum international sur les droits humains)


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