Lors d’un feu de forêt, toutes les bêtes s’enfuient, sauf un colibri qui prend une goutte d’eau dans son bec et la verse sur le brasier.   « Tu es fou, tu n’arrêteras pas l’incendie », dit un animal. « Je sais, répond le colibri, mais je fais ma part. » 

NATURE  -  ECOLOGIE  - 
Des références

()  -  25/11/19  -  « Agir sans attendre ».  Fondation Nicolas-Hulot pour la nature et l'homme, 110 p., 10 €

Notre maison brûle et l'Europe regarde ailleurs - vers la réduction des déficits de ses États membres.

C'est l'alerte lancée par les coauteurs de cet ouvrage pédagogique, qui propose des solutions opérationnelles face au défi climatique et à l'enjeu d'organiser une transition énergétique aussi maîtrisée que possible. « Tout changer sans tout casser, telle est la ligne de crête que nous devons suivre», posent-ils d'emblée.

Dans un style accessible, ils expliquent comment l'Union européenne pourrait financer la transition énergétique (300 milliards d'euros annuels sont nécessaires pour investir dans de nouvelles infrastructures en Europe). Et ce sans rester corsetée dans la limite des 3 % de déficit budgétaire, ni mettre en péril l'équilibre financier des États. Leur proposition centrale: traiter les investissements publics comme le ferait la (Suite de la page d’accueilcomptabilité des entreprises privées, en répartissant leur montant net sur plusieurs années dans nos comptes, plutôt que de l'imputer immédiatement dans le calcul du déficit.

Une telle méthode dégagerait des marges de manœuvre financières. Seuls les investissements publics verts, strictement définis, feraient l'objet de ce traitement comptable spécifique. Leur proposition, illustrée avec les exemples du passage à la voiture électrique et à la rénovation des bâtiments, vise à sortir des débats empoisonnés sur la question budgétaire en Europe.   À leurs yeux, seul un tel « plan Marshall vert» est à la hauteur de l'enjeu. Au passage, l'UE y trouverait un projet fédérateur à offrir à ses citoyens. Marie Dancer. (La Croix, p15)

 

23/11/19  -  L'utopie écologique séduit les français. -  Une enquête proposant un choix entre 3 modèles de société montre une préférence pour des modes de vie favorisant la proximité, les liens avec les proches et une consommation locale, constate l'économiste Philippe Moati.

     Il est souvent dit que notre époque souffre d'une panne des utopies et que les Français, en particulier, nourrissent leur pessimisme d’un déficit d'avenir désirable. Pour tenter d'y voir plus clair, nous avons conduit une enquête approfondie auprès d'un échantillon représentatif de 2 ooo personnes de 18 à 70 ans.

   Cette enquête opère une plongée dans les imaginaires à l'œuvre au sein de la société française. Nous y avons notamment mesuré le degré d'adhésion des Français à trois modèles de société idéale, trois « systèmes utopiques» associés à des relais d'opinion, des mouvements plus ou moins organisés, qui prescrivent des priorités, des pratiques, des politiques et des institutions supposées conduire à un avenir souhaitable : l'utopie « techno libérale.», qui décrit une société hyper individualiste organisée pour une croissance forte tirée par la science et la technologie, avec le transhumanisme comme point d'horizon; «  l'utopie «écologique», qui dépeint une organisation de l'économie et de la société tendue vers -la sobriété, le « moins mais mieux » ; enfin, l'utopie «sécuritaire», qui renvoie à une société nostalgique d'un passé révolu, attachée à la morale et-à la tradition, soucieuse de préserver son indépendance économique et son identité face aux influences étrangères.

   Chaque système utopique a été présenté aux personnes ayant participé à l'enquête de manière détaillée, en couvrant les aspects relatifs à l'organisation de la vie économique, au système politique, aux modes de vie et de consommation, etc. Les répondants ont été invités à déclarer dans quelle mesure ces modèles de société se trouvent en phase avec leur propre conception d'une société idéale, de manière globale et aspect par aspect.
   C'est l'utopie «écologique » qui sort gagnante de cette confrontation : 55 % des répondants lui ont accordé leur meilleure note. L'utopie «sécuritaire » se classe en deuxième (elle est l'utopie préférée de 29 % des répondants), laissant l'utopie « techno-libérale » assez loin derrière (16 %), pénalisée par un rejet massif des perspectives de l'augmentation de l'humain.

      La séduction exercée par l'utopie écologique traverse les différentes strates de la société, mais les plus jeunes y sont particulièrement sensibles ; elle déborde vers une part notable des partisans des deux autres systèmes utopiques, témoignant de la porosité des préférences. Cette porosité s'étend en fait dans toutes les directions: aucun système utopique ne fait l'objet d'un franc rejet de la part d'une proportion importante de la population, et les répondants ont eu tendance a se construire leur propre société idéale en picorant dans les trois systèmes utopiques les aspects dans lesquels ils se reconnaissaient le mieux. (…)

   Ainsi, il ressort qu'une très large majorité de Français se déclarent attirés par la perspective de modes de vie ancrés sur un territoire de proximité, favorisant les liens sociaux (en particulier avec ses proches), associés à des modes de consommation qui font la part belle à la consommation de produits locaux, en grande partie bio, où la consommation de viande aurait fortement reculé au profit des protéines végétales. De manière cohérente, 56 % des Français interrogés déclarent vouloir « consommer mieux», dont 36 %seraient disposés pour cela à « consommer moins mais mieux», soit sensiblement plus que les 21 % qui affirment vouloir « consommer plus».

Les Français interrogés ont également clairement exprimé leur désir, dans un monde idéal, de consacrer, une part importante du temps disponible à faire plus de choses par eux-mêmes (bricoler, jardiner, cuisiner, fabriquer, réparer…) et à s'adonner à leurs passions. Clairement, l'utopie écologique semble ainsi s'être départie des imaginaires négatifs qui pouvaient être associés à l'idée de décroissance.

     Si l'enquête révèle également des aspirations à des changements radicaux de l'organisation du système politique et de la vie économique allant dans le sens d'une plus grande capacité de prise de parole et de participation, ce qu'ont massivement exprimé les Français ayant participé à l'enquête, c'est l'aspiration à des modes de vie, des manières d'habiter, des façons de consommer ... qui, tout en répondant à la nécessité de sauver la planète, révèlent un désir de ralentissement, d'une plus forte autonomie, d'une plus grande maîtrise de sa vie et d'une volonté de lui redonner un sens que la société d   'hyperconsommation a eu tendance à diluer.

     Il y a là un socle qui réunit des populations qui, par ailleurs, expriment des aspirations divergentes. De quoi inspirer aux gouvernants de véritables politiques des modes de vie de nature à produire des retombées rapides sur le vécu quotidien, et aux entreprises qui ·œuvrent sur les marchés de consommation un sérieux repositionnement de leur proposition de valeur.  Les esprits chagrins pourront en revanche déplorer qu'il est difficile de voir dans ces résultats l'adhésion à un « grand récit» ou à un projet grandiose, mais plutôt l'expression d'aspirations individualistes à une vie meilleure.

Philippe Moati est professeur d'économie à l'université Paris-Diderot et cofondateur de L'Observatoire société et consommation (L'Obsoco)  (Le Monde, p32)

 

 

06/09/19  -  Amis de la forêt tropicale, Ne tombez pas dans le piège de la voiture électrique !

Les gouvernements européens et l’UE affirment que l’électromobilité est respectueuse de l’environnement et climatiquement neutre. Et encouragent cette technologie à coup de milliards. Mais les voitures électriques ne consomment pas uniquement d’énormes quantités de courant électrique. Les matières premières utilisées pour leur production proviennent des forêts tropicales du Congo, de l’Indonésie et d’Amérique du Sud.

Des groupes internationaux détruisent les forêts tropicales avec leurs mines pour développer une électromobilité soi-disant propre. Ils altèrent la biodiversité, polluent l’environnement, causent de la misère et portent de graves atteintes aux droits de l’homme.

Écrivons au gouvernement et à l’UE : nous voulons une politique de transport respectueuse de l’environnement – et pas de millions de voitures électriques supplémentaires sur les routes. PETITION. (Sauvons la forêt info@sauvonslaforet.org)

 

05/09  -  Depuis quatre jours et trois nuits, un homme, Thomas Brail, est perché dans un platane face au ministère de la Transition écologique pour protester contre des coupes d’arbres prévues dans la ville où il vit. « Je ne suis pas prêt à redescendre de cet arbre », Il entend ainsi protester contre des coupes prévues à Condom, dans le Gers, où selon lui la municipalité veut abattre 25 platanes de 120 ans. Attaché grâce à un système de cordages, il dort dans un hamac et est ravitaillé en nourriture. (https://www.lest-eclair.fr/id90204/article/2019-09-01/un-homme-perche-depuis-quatre-jours-face-au-ministere-de-la-transition)
-  25/09  - 
https://www.linfodurable.fr/environnement/le-militant-thomas-brail-descend-de-son-platane-apres-28-jours-de-lutte-13859

 

-  23/07/19  -  L'égérie du combat pour le climat Greta Thunberg participait ce mardi à un débat à l'Assemblée nationale intitulée "Répondre à l'urgence climatique: regards croisés entre la jeunesse, les politiques et les scientifiques". La rencontre a été initiée par un proche de Nicolas Hulot, Matthieu Orphelin et un groupe transpartisan nommé "Pour le climat, accélérons". Voici ce qu'elle a déclaré lors d'un discours d'une vingtaine de minutes:
Greta Thunberg a commencé son discours par ces mots: "J’ai de bonnes nouvelles  et de mauvaises nouvelles concernant l’urgence climatique". "Je commence par la bonne nouvelle. Comme l’ont dit quelques personnes, le monde ne va pas arriver à sa fin d’ici 11 ans. En revanche, la mauvaise nouvelle, c’est que d’ici 2030 si nous ne faisons rien, nous serons très vraisemblablement dans une position où nous aurons passé plusieurs points de basculement et nous ne serons plus en mesure de revenir en arrière sur le changement climatique", a-t-elle déclaré devant plusieurs dizaines de députés.

La jeune suédoise a invité son auditoire "à lire la page 108 du chapitre 2 du dernier rapport du GIEC".  "Dans cette page 108, vous trouverez le chiffre du budget carbone qui reste à notre disposition. Le rapport dit que si nous voulons avoir 67% de chance de limiter l’augmentation des températures en dessous des 1,5 degrés, nous avons 420 gigatonnes de CO² dans notre budget. Bien entendu ce chiffre est bien inférieur aujourd’hui. Nos émissions s’élèvent à 42 gigatonnes de CO² chaque année. Au niveau d’émission que nous connaissons aujourd’hui, le budget qui nous reste sera complètement épuisé d’ici huit ans et demi", a dit Greta Thunberg.
"Pas une seule fois je n’ai entendu un politique, un journaliste ou un chef d’entreprise, mentionner ces chiffres", a-t-elle alerté. "C’est comme si vous ne saviez même pas que ces chiffres existent. C’est comme si vous n’aviez même pas lu le dernier rapport du GIEC sur lequel se fonde l’avenir de notre civilisation. Ou peut-être que vous n’êtes pas suffisamment mûrs pour accepter ce rapport ?"
"Nous devenons les affreux, les affreux qui avons à dire ces choses très désagréables aux gens, car personne d’autre ne veut le faire, ou n’ose le faire", a déclaré la lycéenne. "Simplement parce que nous citons ces chiffres", des gens se "moquent" ou disent que "nous racontons des mensonges", a-t-elle estimé. 

"Je voudrais demander à tous ceux qui remettent en question ce qu’ils appellent notre opinion, ceux qui pensent que nous sommes des extrémistes, avez-vous un budget différent pour nous permettre d’avoir une chance de rester en dessous des 1,5 degrés d’augmentation de la température. Est-ce qu’il existe un autre GIEC ? Est-ce qu’il existe un accord de Paris secret, que nous ne connaîtrions pas ?

"Vous ne pouvez pas simplement fabriquer vos faits, parce que vous n’aimez pas ce que vous entendez, il n’y pas de juste milieu quand on parle de l’urgence écologique", a-t-elle ajouté. 

"Respectez la science" "Parce que vous avez ignoré les faits, parce que vous et pratiquement tous les médias jusqu’à aujourd’hui, continuent d’ignorer ces chiffres, les gens ne savent pas ce qui est en train de se passer. Si vous respectez la science, respectez la science, tout est dit. Si vous comprenez la science, tout est dit. 420 tonnes de CO², c’est tout ce qui nous reste à émettre au 1er janvier 2018, pour avoir 67% de chances d’atteindre l'objectif d’1,5° d’augmentation des températures, selon le rapport du GIEC". 

"J’aimerais également vous dire une autre chose, il est impossible de traiter une crise, sans la traiter comme une véritable crise et sans comprendre toutes ses dimensions. Vous ne pouvez laisser les responsabilités aux personnes, aux politiques, aux marchés. Tout le monde doit être inclus et doit lutter en même temps", a-t-elle dit. (…)  (https://www.franceinter.fr/politique/j-ai-de-bonnes-et-de-mauvaises-nouvelles-voici-ce-qu-a-dit-greta-thunberg-a-l-assemblee-nationale#xtor=EPR-5-[Meilleur24072019]) 


DROCOURT NATURE vous parle un peu du Ciel,
de la Planète, des HUMAINs ET DES ANIMAUX

 

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