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LA LDH : Libertés / Démocratie   -   Racisme et antisémitisme   -   Discriminations   -   Droits des femmes  

Droits des étrangers   -   Partout dans le monde   -   Droits Économiques & sociaux   -   Obs. de la liberté de création

 

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-  L’esclavage a augmenté dans le monde de près de 30% depuis 2014. C'est la conclusion effrayante de l’étude annuelle sur l’esclavage publiée par l’Association australienne de défense des droits de l’homme, Walk Free Foundation. Elle a évalué l’esclavage dans les 167 pays les plus peuplés de la planète. Il en ressort que 45,8 millions de personnes dans le monde sont aujourd’hui des esclaves contre 35,8 millions en 2014.

Les formes d’esclavage comprennent à la fois le trafic d’êtres humains pour des raisons sexuelles par les mafias, le travail forcé dans certains pays dictatoriaux et la saisie des personnes qui ne peuvent rembourser leurs dettes dans certains pays en développement. Cette estimation du nombre d’esclaves dans le monde est le double de celle des Nations Unies.

Sans surprise, l’Inde et la Corée du nord sont les pays où l’esclavage est le plus présent. Pas moins de 18,4 millions d’Indiens seraient esclaves, sexuels ou pour payer leurs dettes et celles de leurs familles, tout comme 3,4 millions de Chinois et 2,1 millions de Pakistanais. Il y a 1,1 million d’esclaves d’Etat en Corée du nord, soit 4,4% de la population du pays. Les pays où les gouvernements ferment le plus les yeux ou sont complices et même acteurs de l’esclavage sont dans l’ordre: la Corée du nord, l’Iran, l’Erythrée, la Guinée Equatoriale et Hong Kong.

Le fondateur de la Walk Free Fondation, Andrew Forrest, explique que ces chiffres alarmants sont la résultante à la fois d’enquêtes plus poussées et des migrations qui rendent les personnes plus vulnérables. L’esclavage est illégal dans tous les pays au monde. La Mauritanie est le dernier à l’avoir aboli, en 1981, et à l’avoir criminalisé en 2007.

Les personnes qui deviennent esclaves travaillent le plus souvent dans l'industrie du sexe, l’agriculture, la pêche et le bâtiment. Ils ont les tâches les plus dangereuses et les plus pénibles. En Syrie, en Irak, au Yémen et dans les Territoires palestiniens, des enfants ont été forcés de participer à des conflits armés et contraints de devenir des informateurs ou de mener des attentats suicides. Slate.fr

-  29/06 : L’Arabie saoudite a commis des « violations flagrantes et systématiques des droits humains » à l’étranger et sur son territoire et utilisé sa position au sein du Conseil des droits de l’homme des Nations unies pour faire obstacle à la justice après de possibles crimes de guerre, ont déclaré conjointement Amnesty International et Human Rights Watch mercredi 29 juin, en appelant l’Assemblée générale des Nations unies à suspendre ce pays de la plus haute instance mondiale de défense des droits humains.
12/07  -  Une initiative qui fera date. Dans une résolution historique rendue publique récemment, le Conseil des droits de l'homme (CDH) des Nations unies a exhorté la communauté mondiale à réguler les prestataires d’éducation et à soutenir l'enseignement public.
-  05/12  -  « 10 décembre, Journée internationale des Droits de l’homme » Amnesty International lance les « 10 jours pour signer », un événement annuel de mobilisation internationale en faveur des personnes dont les droits sont violés. Du 2 au 11 décembre, seront mises en lumière 10 situations de personnes à défendre, dont la vie peut changer grâce aux millions de lettres, pétitions, messages sur les réseaux sociaux envoyés aux gouvernements : que ce soit Edward Snowden, emblématique lanceur d’alerte ou Shawkan, photojournaliste égyptien emprisonné et menacé d’exécution, sans oublier Bayram et Giyas deux militants azerbaïdjanais torturés après avoir tagué une statue ou encore Eren Keskin, avocate turque harcelée et menacée en raison de ses engagements pour les droits humains.
Le groupe de Perpignan sera à la médiathèque de Saint-Estève,
mercredi 7 décembre, de 14 heures à 19 heures, au Forum d’associations de défense des Droits humains, samedi 10 décembre, de 10 heures à 17 heures, place de Verdun à Perpignan. (L’Indépendant, p 23)

-  09/12  -  « Droits humains »
« A l'initiative de Catherine Coutelle, députée de la Vienne et présidente de la Délégation aux droits des femmes de l'Assemblée nationale, 81 parlementaires unissent leur voix pour que «la France réaffirme son universalisme en choisissant pour terminologie officielle "droits humains" plutôt que celle de "droits de l’Homme"». L’égalité entre les femmes et les hommes se jouant aussi dans le langage.
Nous, parlementaires, en appelons à la fin d’une exception. Après l’arrivée parmi les Figures de la représentation nationale d’Olympe de Gouges et, avec elle, de sa Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, le moment est venu pour la France de réaffirmer son universalisme en choisissant pour terminologie officielle « droits humains » plutôt que celle de « droits de l’Homme ». 
L’usage de l’expression idiomatique « droits de l’Homme », exception française à la pratique internationale, crée une exclusion qui n’est pas uniquement symbolique. L’égalité entre les femmes et les hommes se joue aussi dans le langage, a fortiori dans le langage politique, légal, juridique.
Le langage permet de structurer la pensée, et le masculin n’est pas neutre : c’est du bon sens. De plus, ce qui n'est pas nommé n'existe pas : le féminin, dissous dans le masculin, n’existe pas.
Partout dans le monde, les femmes subissent plus que les hommes les inégalités économiques, sociales et politiques, les discriminations, les violences. Il y a urgence à s’adresser, dans nos textes, de façon claire et sans détour à l’ensemble de l’humanité, femmes comme hommes. La France s’honorerait à prendre résolument ce parti. Cet appel entend y contribuer.
Nous ne contestons pas l’attachement politique et patrimonial à la « Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen » de 1789, il est aussi nôtre. Mais nous l’affirmons : la France serait mieux entendue encore à l’international si elle prenait le parti, rejoignant le concert des nations notamment francophones, d’user de l’expression « droits humains ». La France est écoutée. Sa voix compte pour l’égalité entre les femmes et les hommes. Elle renforcerait ainsi sa place dans le monde, notamment par une diplomatie des droits des femmes, composante essentielle du poids des Etats au sein de la communauté internationale.

Nous ne souhaitons pas revenir sur le libellé de la « Déclaration des  Droits de l’Homme et du Citoyen ». Nous refusons de laisser enfermer le débat dans des termes académiques et culturels. Notre propos est politique : en choisissant « droits humains » pour les textes actuels et à venir, nous appelons la France à une prise de position progressiste, généreuse, universaliste comme le fut celle de 1789 en son temps. » (Médiapart)
09/12  -  A l’occasion du 9 décembre 2016, jour anniversaire de la promulgation de la loi de 1905 de Séparation des Eglises et de l’Etat
Pour le respect de la laïcité
C’est peu de dire que la laïcité va mal : malmenée, manipulée, vilipendée, on n’ose plus s’affirmer laïque par peur des amalgames et des contresens. Principe de paix, elle serait devenue sujet de discorde. Principe d’unité par-delà les différences, on lui assigne des fins identitaires.   
   L’extrême-droite, de tradition pourtant anti-laïque depuis toujours, veut s’approprier le mot pour mieux distiller son venin xénophobe. Hier les juifs, les arabes, aujourd’hui les musulmans. On ne peut se réclamer de la laïcité, quand on condamne les prières de rue, quand elles se font aux abords des mosquées, mais qu’on les soutient quand il s’agit de l’église Sainte Rita. On n’est pas laïque, quand on se fait le porte-parole des discours les plus réactionnaires du Vatican en appelant à la suppression du Planning familial.
   Non, l’Islam ne serait pas par nature plus hermétique aujourd’hui à la laïcité que ne l’était le culte catholique en 1905. La laïcité n’a pas à s’adapter à une religion, de même qu’aucun croyant ne peut réclamer de droits particuliers. La République est séparée des religions, elle n’a pas à organiser les cultes.
   Nous, militants laïques, par-delà parfois des divergences d’analyse, en appelons à la constitution d’un front commun autour des fondements de la laïcité républicaine, telle que définie par la loi de 1905. Être laïque, c’est reconnaître que l’État assure en même temps la liberté de conscience - croyant et non croyant - et le libre exercice des cultes. Être laïque, c’est affirmer que l’État ne doit reconnaître, salarier ou subventionner aucun culte. Par conséquent la République ne tranche pas parmi les cultes plus ou moins respectables : elle demeure indifférente dans la seule limite du respect de l’ordre public et des lois communes.
   Ses Elus et représentants doivent conserver cette neutralité dans leurs fonctions. La République ne juge personne selon ses croyances ou appartenances présumées. Elle accorde à l’Ecole publique la noble mission d’instruire les enfants : c’est par conséquent à elle que l’État doit accorder les fonds nécessaires aux défis que porte l’Ecole aujourd’hui. 
   Nous, militants de la cause laïque, appelons à la plus grande vigilance contre toute tentative de détourner la laïcité de ses objectifs. En cette date anniversaire de la loi de 1905, nous en appelons au respect plein et entier de ses principes fondateurs. La laïcité organise l’espace public et donne sens à la citoyenneté républicaine qui garantit la démocratie. Ce n’est ni une police de la pensée, ni une option philosophique parmi d’autres valeurs particulières.
   La loi de 1905 est une loi de liberté qui permet toutes les autres libertés. Elle doit donc être préservée. 
PETITION.

28 Juin, 2017 : Communiqué de la Ligue des droits de l'homme.
Le Premier ministre Edouard Philippe vient d'annoncer « d'ici dix jours, un plan d'action ambitieux pour redonner son sens à notre tradition d'asile ». La LDH examinera avec grande attention les propositions du gouvernement qui devront sortir du double discours actuel.
Sur le terrain, l'action de l'Etat présente une triste réalité, comme à Calais, où la justice a dû être saisie par onze associations, dont la LDH, pour contraindre les pouvoirs publics à une réponse d'urgence humanitaire. De même, la situation des migrants dans la vallée de La Roya est toujours aussi dramatique. Chaque jour, ce sont des dizaines d'hommes, de femmes et d'enfants qui tentent, parfois au risque de leur vie, de franchir la frontière italienne. Souvent physiquement épuisés, ils sont confrontés à des forces de police qui ne cessent de les traquer.
Mais ce harcèlement d'Etat s'applique aussi à ceux qui les aident. En un mois, huit personnes ont fait l'objet d'une garde à vue. Le domicile de Cédric Herrou est encerclé, filmé en permanence. En appel, le parquet a requis huit mois de prison avec sursis à son encontre. Même chose pour Pierre-Alain Mannoni contre lequel trois mois avec sursis ont été requis, alors qu'il avait été relaxé en première instance… Quant aux quatre retraités de l'association de défense des migrants de la vallée franco-italienne de La Roya, ceux-ci viennent d'être condamnés chacun à huit cents euros d'amende avec sursis pour avoir aidé six étrangers – dont deux adolescents en les faisant monter dans leur voiture.
Un peu partout en France, les poursuites pour « délit de solidarité » se multiplient, alors que cette infraction a été en principe abolie par le précédent gouvernement. Mais cette suppression s'est accompagnée de dispositions si imprécises qu'elles donnent lieu à des interprétations jurisprudentielles contradictoires, en fonction de la nature des actes de solidarité incriminés.
C'est pourquoi la LDH demande au gouvernement d'arrêter, sans délais, de traiter en délinquants ces citoyen-ne-s qui agissent auprès des migrants en toute humanité, trop souvent en lieu et place de pouvoirs publics défaillants. Elle attend de l'Etat la réaffirmation de la tradition d'accueil de la France, dans le respect du droit d'asile et de la dignité des migrants. (
L’Humanité)

 

 

 

 

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DROITS  HUMAINS

-  Doc : -  La FIDH raconte son année 2015 en BD.

-  "Les droits de l'homme contre le peuple", de Jean-Louis Harouel, aux éditions Desclée de Brouwer 1/2.  Gnose et millénarisme : ces deux sources auxquelles ont été puisées les idées fondatrices de la religion des Droits de l’homme. (Une tentative de réhabilitation de notre héritage chrétien).