(13/02/20  -  Donner des chances à l’Afrique. L'Institut Curie se mobilise pour le rétinoblastome

Afin d'améliorer la guérison des enfants d'Afrique subsaharienne atteints de rétinoblastome (tumeur cancéreuse de la rétine), l'Institut s’engage via la formation des médecins africains et des campagnes de communication.

   En France 98 % des rétinoblastomes de l'enfant sont guéris, moins de 30 % des cas le sont en Afrique subsaharienne. Seul centre de référence national pour ces tumeurs de la rétine, l'Institut Curie s'engage depuis 2011 en formant en France des médecins africains, au sein du service d'ophtalmologie dirigé par la Pr Nathalie Cassoux, et en envoyant des experts sur place. Ainsi, au Mali, le taux de rémission complète est passé de 33 % en 2011 à 80 % actuellement dans les formes intraoculaires.

« Maintenant que ·nous avons formé des équipes soignantes, notre objectif pour la période 2019-2028 est d'améliorer le diagnostic précoce des rétinoblastomes, car beaucoup d'enfants arrivent encore trop tard à l'hôpital» En dix ans, le but est de passer de moins de 30 % de survie chez les enfants atteints de rétinoblastome à plus de 70 %, en permettant un accès à des prothèses pour tous.

   Ce programme humanitaire en Afrique subsaharienne, francophone et anglophone, a ainsi pour ambition de guérir au moins 4 000 enfants de plus atteints de rétinoblastome au cours des dix prochaines années et 10 000 de plus d'ici 20 ans.

   L’institut Curie vient également de créer le centre SIREDO, entièrement dédié aux cancers des moins de 25 ans. Karelle Goutorbe  -   (www.lequotidiendumedecin.fr  le journal n°9808, extraits, p6)

 

 

16/01/20  -  L’Afrique aura désormais ses capitales de la culture tournantes.
L’Afrique restait le seul continent à ne pas se choisir de capitales culturelles. La formule est née en 1985 sur le Vieux Continent, mise en place conjointement par les ministres de la culture grec et français de l’époque (Melina Mercouri et Jack Lang), afin de rapprocher les Européens en mettant en avant la richesse et la diversité de leurs cultures. A ce jour, pour la seule Europe, plus de cinquante villes ont obtenu ce titre, ce qui leur a permis de renforcer leur image et de gagner au passage un profil international.

C’est dans ce cadre que germe donc l’idée de mettre en place des capitales africaines de la culture, tournantes. Après une lente infusion, le projet se concrétise cette année, avec le lancement de Marrakech, capitale africaine de la culture 2020. Devrait suivre Kigali, déjà sur les rangs. A moins que la rwandaise ne soit doublée par la sénégalaise, Dakar, elle aussi intéressée pour reprendre le flambeau en 2023.

« Tous les trois ans, une ville est choisie pour devenir l’ambassadrice des cultures du continent. Elle est prévenue bien en amont pour développer une large programmation, la faire vivre et la diffuser dans d’autres villes et pays », ajoute M. Elong Mbassi, qui a pris la direction des capitales culturelles africaines.  (lemonde.fr/Afrique)

 

30/12/19  -  Électrification en Afrique : quels axes d’amélioration ?  Parmi les enjeux mis en exergue par l’Organisation des Nations unies, l’accès à l’électricité demeure une problématique majeure en Afrique. En 2016, la consommation par habitant sur le continent ne représentait ainsi que 18,5 % de la moyenne mondiale. Face à cela, plusieurs obstacles, tels que la capacité insuffisante des ménages à augmenter leurs revenus grâce à un meilleur accès à l’électricité. Nous faisons le point. 57,2 % de la population de l’Afrique subsaharienne n’avait pas accès à l’électricité en 2016. D’après la Banque africaine de développement, entre 60 et 90 milliards de dollars seraient nécessaires pour atteindre 100 % d’électrification en zone urbaine et 95 % en zone rurale à l’horizon 2025. Les pertes liées à la distribution représentent un réel manque à gagner : entre 2010 et 2017, près de neuf coupures ont été constatées chaque mois en Afrique subsaharienne, avec une durée d’environ 6 heures en moyenne. (Suite de la page d’Accueil) D’après le rapport de la Banque mondiale intitulé Electricity Access in Sub-Saharan Africa: Uptake, Reliability and Complementary Factors for Economic Impact, de nombreux efforts sont encore à fournir en matière d’électrification. Parmi les grandes lignes de ce rapport, on trouve certains problèmes majeurs et handicapants. Une inaccessibilité économique des particuliers demandeurs, en raison principalement d’une irrégularité des revenus au sein des ménages. Pour répondre à cela, il semble manifeste qu’un baisse des prix de l’électricité est nécessaire pour répondre à la demande. Le rapport de la Banque Mondiale montre en effet que les facteurs liés à la demande pourraient expliquer à eux seuls près de 40 % du déficit d’accès à l’électrification, notamment en Afrique subsaharienne. Aujourd’hui, les deux principaux axes d’amélioration envisagés afin de développer l’électrification en Afrique sont les suivants ; un investissement sur le long terme permettant une réelle transformation du modèle économique ; un travail en profondeur afin de lever les obstacles techniques et économiques limitant la demande, renseigne business221.com. (vivafrik.com)

 

20/11/19  -  Cinquante noms de soldats d'Afrique ayant contribué à la libération de la France pendant la Seconde Guerre mondiale ont été identifiés pour permettre ce travail de mémoire. Ils s'appelaient Yorgui Koli (1896-  1970 }, André Kailao (1918-1965),  Mohamed Bel Hadj (1904-1945) et  Paul Koudoussaragne (1920-1973). Ils étaient nés au Tchad, en Algérie et en République centrafricaine. Tous avaient été faits compagnons de la Libération. Bientôt, peut-être, des rues, des places et des écoles porteront leur nom.

Lors du 75e anniversaire du débarquement de Provence le 15 août dernier, Emmanuel Macron avait rendu un vibrant hommage aux soldats des anciennes colonies françaises qui ont contribué à la libération de la France pendant la Seconde Guerre mondiale: «Français d'Afrique du Nord, pieds noirs, tirailleurs algériens, marocains, tunisiens, zouaves, spahis, goumiers, tirailleurs que l'on appelait sénégalais mais qui venaient en fait de toute l'Afrique subsaharienne. »  (La Croix, p7)

 

10/11/19  -  L'art contemporain africain s'implante à Paris. Au Carreau du Temple, la foire AKAA réunit une quarantaine d'exposants. AKM, qui se tient 'jusqu'au 11 novembre au Carreau du Temple est dédié à l'art contemporain et au design de l'Afrique et de ses diasporas. « C'est un jeune marché qui se stabilise, on travaille les uns avec les autres, et il y a encore du chemin à faire pour atteindre une vraie pérennité. Pour cette 4• édition, AKM rassemble 42 galeries venues de 18 pays d'Afrique et d'Europe, et les œuvres de quelque 140 artistes dont une quarantaine a fait le déplacement : les galeries Atiss de Dakar (Sénégal) et MAM de Douala (Cameroun), Voice à Marrakech, Circle Art à Nairobi (Kenya) ou ELA à Luanda (Angola). Un coup de cœur: pour le travail du jeune Aliou Diack, dit Badou, qui peint avec les doigts des fantasmagories animales à partir de pigments naturels, racines, feuilles et écorces sur des toiles livrées aux aléas climatiques. (https://www.lemonde.fr , p18)


25/10/19  -  Mais où va la Guinée ? Malgré la répression, les Guinéens résistent et sont décidés à faire échouer le projet de révision constitutionnelle destinée à ouvrir la voie à un 3e mandat. Après la semaine de manifestation meurtrière qu'a connue le pays, les Guinéens ne veulent rien lâcher. Mercredi, alors que les femmes ont défilé en blanc pour dire stop aux violences policières, le pays est entré dans une dangereuse effervescence. Jeudi, les opposants ont pris le relais dans les rues de la capitale Conakry et d'autres villes du pays. Vêtus de rouge (la couleur du sang des victimes), ils étaient bien des centaines de milliers de personnes selon des journalistes locaux – un million selon les organisateurs, 30 000 selon le gouvernement – à marcher sur plusieurs kilomètres aux cris de « amoulanfe » (« ça ne passera pas » dans la langue locale) ou « à bas la dictature », sans heurts malgré une forte et discrète présence policière. (.lepoint.fr

 

20/10/19  -  L’Afrique et ses enfants en ont assez de souffrir à l'hôpital. Une meilleure prise en charge de la douleur et des émotions des jeunes patients émerge sur le continent et permet l'évolution, lente, des pratiques thérapeutiques.

« Je n'aime pas les piqûres. Ça me fait peur. Mais l'infirmière a demandé à mon père d’aller chercher une corde. Et on m'a attaché au lit pour me piquer.»

A la violence du nœud qui l'a maintenu prisonnier, Birima, 9 ans, aurait préféré un geste d'attention, une explication ou, simplement, un sourire qui rassure. Ses parents aussi. -Eux qui avaient choisi l'hôpital d'enfants Albert-Royer de Dakar, l'une des meilleures structures pédiatriques ouest-africaines.

Mais au Sénégal, comme ailleurs en Afrique de l'Ouest, l'enfant est loin d'être roi.« Le contexte socioculturel est tel que l'enfant n'a pas l'occasion d'exprimer son ressenti par rapport à la maladie, puisqu'il est rarement autorisé à parler devant les adultes. Et, à l'hôpital, les personnels de santé ne lui donnent pas non plus la parole et ne considèrent pas toujours sa douleur comme un paramètre à prendre en compte», fait remarquer Ibrahima Diagne, en se référant à sa pratique de pédiatre à Dakar.

Pourtant, hier étouffée derrière les murs de l'hôpital, la souffrance de tous les petits Birima commence à se faire entendre et devient même un sujet de débat.
   Nous essayons de sortir de notre routine en nous libérant des objectifs de productivité et en contournant au mieux la précarité de nos conditions de travail. Cela permet d'améliorer notre communication avec le patient, si jeune soit-il», soutient Marne Dièye, infirmière depuis une vingtaine d'années dans un service de néonatalogie à Dakar. En Mauritanie et au Burkina Faso, des groupes de parole commencent  à se constituer. «Quand on les écoute et qu'on leur donne une place, les enfants expriment des choses très précises qui peuvent nous guider dans nos actes médicaux»,

« Enfants et soins en pédiatrie en Afrique de l'Ouest » (Karthala}, un ouvrage de Yannick Jaffré. (Le Monde, p28)

-  20/10/19 - Chiffres. 838 000, le nombre d'enfants entre O et 5 ans qui meurent chaque année en Afrique · (Le Monde, p29)

 

 

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