() 18/03/20  -  Coronavirus : comment l'Afrique s'organise pour enrayer la propagation
Les pays africains ont été parmi les derniers à être affectés par la pandémie de coronavirus mais leur nombre a rapidement augmenté ces derniers jours.
Face à la progression des cas de coronavirus, nombre de
pays africains ont adopté des mesures drastiques pour tenter de ralentir l'épidémie et d'épargner au maximum des systèmes de santé fragiles. Même si certains peuvent compter sur leur expérience à lutter contre d'autres maladies comme Ebola.

Propagation géographique  :  Le premier cas enregistré sur le continent l'a été en Egypte le 14 février. Début mars, le continent ne comptait que deux autres cas, en Algérie et au Nigeria, suscitant l'interrogation d'experts se demandant pourquoi l'Afrique semblait épargnée par le virus ou si le virus ne s'y répandait pas sans être détecté. Depuis, celui-ci s'est propagé pour toucher actuellement 30 des 54 pays du continent, avec un total de 450 cas confirmés.
Les pays
les plus affectés se trouvent en Afrique du Nord, où des cas de transmission locale ont été documentés et où se concentrent les 10 victimes du Covid-19 sur le continent. A elle seule, l'Egypte compte 166 cas et quatre victimes. L'Algérie a aussi dénombré quatre morts pour 60 cas. Les deux autres victimes ont été enregistrées au Soudan et au Maroc.L'Afrique du Sud, une des deux principales puissances économiques du continent, est également touchée, avec 62 cas. Le virus s'y transmet désormais localement.En Afrique de l'Est, qui abrite deux importants hubs aériens (Ethiopie et Kenya), 20 cas ont été comptabilisés dans six pays. Le Sénégal est le pays le plus durement touché en Afrique de l'Ouest avec 27 cas.

Restrictions dans les transports :  Echaudés par les conséquences de la pandémie en Asie et en Europe, bon nombre de pays africains ont pris des mesures drastiques, quand bien même ils n'avaient enregistré que quelques cas, ou aucun pour certains.

Le transport aérien est particulièrement visé. La raison en est simple : du Kenya à la Somalie, en passant par le Sénégal, le Nigeria ou l'Afrique du Sud, tous les premiers cas de coronavirus enregistrés dans ces pays sont des ressortissants ou des résidents revenant par avion d'un séjour dans un pays infecté.

Plusieurs pays ont pris des mesures particulièrement strictes. Le Maroc a ainsi suspendu tous les vols internationaux "jusqu'à nouvel ordre", à l'exception d'avions spéciaux autorisés à rapatrier les touristes européens bloqués.La Somalie, dans la foulée de l'annonce de son premier cas, a décidé d'interdire tous les vols internationaux – y compris pour les avions cargo – au départ et à l'arrivée du pays. Seuls les vols à caractère humanitaire ne sont pas concernés.Le Tchad, où aucun cas n'est répertorié, a également fermé ses aéroports. Il avait, avant l'épidémie de coronavirus, déjà fermé ses frontières terrestres avec le Soudan et la Centrafrique.
Interdictions ciblées  :  D'autres pays ont pris des mesures d'interdiction ciblées en fonction des destinations. Le Sénégal a ainsi suspendu les liaisons aériennes avec sept pays d'Europe et du Moyen-Orient. Le Togo, Madagascar ont pris des mesures similaires. D'autres, comme l'Afrique du Sud, le Kenya, le Ghana ou la Côte d'Ivoire, interdisent l'accès de leur territoire aux non-ressortissants ou résidents venant d'un pays à (haut) risque. De nombreuses mesures d'auto-isolement sont également imposées aux voyageurs en provenance de pays à risque. C'est le cas en Zambie, au Nigeria, en Guinée équatoriale...Le tourisme sur le continent a mis un genou à terre. Même le secteur des croisières est touché : Madagascar, le Sénégal, les Seychelles et Maurice ont interdit aux bateaux de croisière d'accoster chez eux. 
Interdictions et confinement. Au moins 13 pays du continent ont fermé ou s'apprêtent à fermer l'ensemble de leur système éducatif, de la maternelle à l'université. C'est le cas notamment au Kenya, au Maroc, en Egypte, au Sénégal, en Afrique du Sud ou encore en Côte d'Ivoire.Corollaire de cette mesure, le télétravail est fortement encouragé par les autorités, comme au Kenya, par exemple. Autre conséquence de la fermeture des écoles et du travail à distance, de nombreux Kényans fuient la capitale pour se réfugier en province.
Certains pays ont également pris des
mesures très fortes et très sensibles concernant les rassemblements religieux. Au Sénégal, les confréries musulmanes ont suspendu les rassemblements prévus en mars. En Tunisie, les autorités ont suspendu jusqu'à nouvel ordre les prières collectives, y compris le vendredi. L'Algérie et le Maroc ont fermé les mosquées et lieux de culte. Les compétitions sportives et événements culturels n'échappent pas aux mesures d'interdictions. Ainsi, les festivals annuels AfrikaBurn en Afrique du Sud et Bushfire au Eswatini ont été reportés à l'année prochaine. En Afrique du Sud, les grandes compétitions sportives sont annulées. La Tunisie a décidé de les maintenir, mais à huis clos. (francetvinfo.fr/)

23/02/20  -  Cameroun, une tuerie de trop.

Le 14 février, 23 civils, dont 15 enfants, ont été tués dans le nord-ouest du Cameroun. L’armée affirme qu’ils ont péri dans l’incendie de plusieurs « contenants de carburant ». L’ONU demande une enquête indépendante, alors que les mensonges et les crimes commis par les forces gouvernementales sont de plus en plus documentés. (la-croix.com)

 

13/02/20  -  Donner des chances à l’Afrique. L'Institut Curie se mobilise pour le rétinoblastome

Afin d'améliorer la guérison des enfants d'Afrique subsaharienne atteints de rétinoblastome (tumeur cancéreuse de la rétine), l'Institut s’engage via la formation des médecins africains et des campagnes de communication.

   En France 98 % des rétinoblastomes de l'enfant sont guéris, moins de 30 % des cas le sont en Afrique subsaharienne. Seul centre de référence national pour ces tumeurs de la rétine, l'Institut Curie s'engage depuis 2011 en formant en France des médecins africains, au sein du service d'ophtalmologie dirigé par la Pr Nathalie Cassoux, et en envoyant des experts sur place. Ainsi, au Mali, le taux de rémission complète est passé de 33 % en 2011 à 80 % actuellement dans les formes intraoculaires.

« Maintenant que ·nous avons formé des équipes soignantes, notre objectif pour la période 2019-2028 est d'améliorer le diagnostic précoce des rétinoblastomes, car beaucoup d'enfants arrivent encore trop tard à l'hôpital» En dix ans, le but est de passer de moins de 30 % de survie chez les enfants atteints de rétinoblastome à plus de 70 %, en permettant un accès à des prothèses pour tous.

   Ce programme humanitaire en Afrique subsaharienne, francophone et anglophone, a ainsi pour ambition de guérir au moins 4 000 enfants de plus atteints de rétinoblastome au cours des dix prochaines années et 10 000 de plus d'ici 20 ans.

   L’institut Curie vient également de créer le centre SIREDO, entièrement dédié aux cancers des moins de 25 ans. Karelle Goutorbe  -   (www.lequotidiendumedecin.fr  le journal n°9808, extraits, p6)

 

16/01/20  -  L’Afrique aura désormais ses capitales de la culture tournantes.
L’Afrique restait le seul continent à ne pas se choisir de capitales culturelles. La formule est née en 1985 sur le Vieux Continent, mise en place conjointement par les ministres de la culture grec et français de l’époque (Melina Mercouri et Jack Lang), afin de rapprocher les Européens en mettant en avant la richesse et la diversité de leurs cultures. A ce jour, pour la seule Europe, plus de cinquante villes ont obtenu ce titre, ce qui leur a permis de renforcer leur image et de gagner au passage un profil international.

C’est dans ce cadre que germe donc l’idée de mettre en place des capitales africaines de la culture, tournantes. Après une lente infusion, le projet se concrétise cette année, avec le lancement de Marrakech, capitale africaine de la culture 2020. Devrait suivre Kigali, déjà sur les rangs. A moins que la rwandaise ne soit doublée par la sénégalaise, Dakar, elle aussi intéressée pour reprendre le flambeau en 2023.

« Tous les trois ans, une ville est choisie pour devenir l’ambassadrice des cultures du continent. Elle est prévenue bien en amont pour développer une large programmation, la faire vivre et la diffuser dans d’autres villes et pays », ajoute M. Elong Mbassi, qui a pris la direction des capitales culturelles africaines.  (lemonde.fr/Afrique)

 

30/12/19  -  Électrification en Afrique : quels axes d’amélioration ?  Parmi les enjeux mis en exergue par l’Organisation des Nations unies, l’accès à l’électricité demeure une problématique majeure en Afrique. En 2016, la consommation par habitant sur le continent ne représentait ainsi que 18,5 % de la moyenne mondiale. Face à cela, plusieurs obstacles, tels que la capacité insuffisante des ménages à augmenter leurs revenus grâce à un meilleur accès à l’électricité. Nous faisons le point. 57,2 % de la population de l’Afrique subsaharienne n’avait pas accès à l’électricité en 2016. D’après la Banque africaine de développement, entre 60 et 90 milliards de dollars seraient nécessaires pour atteindre 100 % d’électrification en zone urbaine et 95 % en zone rurale à l’horizon 2025. Les pertes liées à la distribution représentent un réel manque à gagner : entre 2010 et 2017, près de neuf coupures ont été constatées chaque mois en Afrique subsaharienne, avec une durée d’environ 6 heures en moyenne. (…)  (vivafrik.com)

 

 

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