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DROCOURT NATURE vous parle un peu du Ciel,
de la Planète, des Hommes ET DES ANIMAUX

                                -  2  -  OPINIONS         (- 1 -)


-  Juillet 2018  -  - Airbnb, machination capitaliste et inhumaine, impose à des locataires ou propriétaires un commerce non prévu dans leur immeuble, qui va perturber leur vie privée, et c’est peu dire. On achète un appart, comme pour l’habiter, et on installe ce système en cachète, en faisant supporter aux habitants les conséquences désastreuses du ‘passage’ de touristes ou autres, des ’clients’ pas des locataires, qui n’ont parfois que faire des règles communes du vivre ensemble. (Allées et venues à toute heure du jour et de la nuit, poubelles, bruits, fêtes, etc.)  Et ce malgré les protestations de toutes parts : L’Europe (1) épingle Airbnb pour son manque de transparence ; lui  fixe un ultimatum (2) pour améliorer ses conditions d'utilisation. Le Japon (3) s’inquiète et l’encadre fermement. Paris (4) ne veut plus d'Airbnb. C’est une scandaleuse opération commerciale, qui certes rend service à certains (voyageurs et propriétaires) (5) mais ne tient pas compte de tous ceux qu’on va déranger par ce changement d’usage (6) et faire vivre dans l’insécurité permanente (on laisse la porte de l’immeuble ouverte pour aller faire des courses…à côté, etc.). C’est du mépris pour autrui, c’est vraiment se faire du fric sur le dos des autres (7). Vous me direz que c’est dans l’air du temps. Et alors, va-t-on laisser faire sous prétexte que la loi l’autorise ? La loi peut-elle ainsi défendre de façon arbitraire une sorte de violation du droit de propriété ou d’en disposer librement, sous la pression de l’intérêt de quelques-uns ?  Certains syndics et certains maires pourraient avoir un pouvoir local contre cette hystérie ? Interrogez-les.

-  0  -  https://www.airbnb.fr/a/?af=43888734&c=.pi2.pk2821323839_9450881512_c_25200332227&msclkid=0096d0198f881f35afa98b4924ba6ee4&utm_source=bing&utm_medium=cpc&utm_campaign=WWW%3ADTX%3ASRC%3ABRD%2BAirbnb&utm_term=airbnb.com&utm_content=Airbnb%3AGeneric%2BExact

-  1  -  https://www.clubic.com/internet/actualite-844602-airbnb-epingle-europe-transparence-prix.html
-  2  - 
https://www.challenges.fr/immobilier/l-europe-fixe-un-ultimatum-a-airbnb-pour-ameliorer-ses-conditions-d-utilisation_601591
-  3  - 
https://www.lemonde.fr/economie/article/2018/06/15/une-nouvelle-legislation-encadre-airbnb-au-japon_5315555_3234.html
-  4  - 
https://www.marianne.net/societe/paris-ne-veut-plus-d-airbnb
-  5  - 
https://www.lemonde.fr/argent/article/2018/06/23/logement-les-limites-de-la-location-de-courte-duree_5320031_1657007.html
-  6  - 
http://sosconso.blog.lemonde.fr/
-  7  - 
https://www.francetvinfo.fr/monde/espagne/video-aux-canaries-un-voyagiste-transforme-une-residence-en-hotel-un-enfer-pour-un-couple-de-retraites_2765959.html

-  Raccourci de l’article du 05/09 de l’adjoint à la maire de Paris :

« Ian Brossat intensifie son combat contre Airbnb en proposant d’interdire la location des meublés touristiques dans le centre de Paris et la vente de pied-à-terre dans toute la capitale. contre l’explosion des plateformes de location meublée de courte durée dans la capitale. A l’occasion de la sortie ce jeudi son livre « Airbnb, la ville ubérisée »* qui raconte son combat pour réguler la plateforme, le chef de file des communistes aux Européennes de mai 2019 nous livre ses propositions chocs pour « rendre la ville aux classes moyennes ». -   Aujourd’hui, nous ne sommes plus dans la culture du partage mais dans l’économie de prédation. La plupart des propriétaires louent désormais des logements entiers au lieu d’une simple chambre. Et surtout, de plus en plus de professionnels achètent des appartements, voire des immeubles entiers, pour les transformer en machines à cash.-   Airbnb menace l’âme et l’identité d’un certain nombre de quartiers. Nous ne pouvons pas rester inertes face à cette situation. Toutes les grandes villes du monde sont confrontées à ce problème. Si nous ne régulons pas Airbnb, nous n’aurons plus d’habitants dans nos centres villes.

*Airbnb la ville ubérisée, Ian Brossat, Edition la ville brûle, 155 pages. 15 €.

(http://www.leparisien.fr/paris-75/ian-brossat-il-faut-interdire-les-locations-airbnb-dans-le-centre-de-paris-05-09-2018-7877826.php)

 

 01/10  -   Boris Cyrulnik : « L’attention à la maltraitance animale témoigne d’une société plus morale » Pour le psychiatre et éthologue, la découverte d’un monde mental chez l’animal implique un devoir moral des êtres humains à leur égard. Il participe à la conférence « S’aimer comme des bêtes », le 7 octobre au Monde Festival. (Palais Garnier, 14-15h30) Psychiatre et éthologue, célèbre pour son invention du concept de résilience et ses interventions dans les débats éthiques, Boris Cyrulnik applique les méthodes de la recherche sur le comportement animal à l’étude de la psyché humaine.
-  Depuis une trentaine d’années, les scientifiques découvrent des capacités sociales insoupçonnées chez l’animal. Quels sont selon vous les exemples les plus marquants dans ce domaine ? Dès les années 1950, des chercheurs, des primatologues, notamment Harry et Margaret Harlow, ont réussi à prouver que les animaux étaient des êtres sensibles. En isolant des singes et plus tard des chiens, en les privant d’altérité, on s’est rendu compte que ces animaux développaient des activités autocentrées sur eux-mêmes : balancements, tournoiements et, en cas d’émotions fortes, auto-agression. Les enseignements de ces expérimentations, bien que très convaincants, n’ont pu, à l’époque, entrer dans notre culture cartésienne et chrétienne.
Depuis dix, quinze ans, des neuroscientifiques ont démontré que les mammifères
et même les oiseaux possèdent une ( SUITE de la page d’accueil) conscience, ce qui veut dire qu’ils connaissent le plaisir et la souffrance. Ils ont les mêmes zones d’émotion et de mémoire que les humains. Lorsque l’on pique ou coupe un animal, les mêmes substances chimiques d’alerte agissent sur les mêmes zones cérébrales. (En débat au Monde Festival :   S’aimer comme des bêtes )
Au sein de certaines espèces, les animaux gardent le même partenaire toute la vie. Peut-on dire qu’ils « s’aiment » au sens où on emploie ce terme chez les humains ? Chez les animaux, le déclenchement d’une manifestation d’orientation sexuelle passe par la perception de substances odorantes, par la perception visuelle ou par des cris. Même lorsqu’un animal se familiarise avec un partenaire, on peut parler d’attachement mais non d’amour. Les êtres humains connaissent probablement cette dimension de la perception qui déclenche une motivation sexuelle intense. Mais l’amour chez les humains est un sentiment intense de plénitude, déclenché par une représentation intime dépourvue de toute perception d’odeur, visuelle ou de cri. (Sur la sexualité des animaux :   Les animaux ont toujours pratiqué la sexodiversité )
Les animaux savent aussi collaborer, parfois mieux que les humains. Que peuvent nous apprendre les relations sociales animales sur la psychologie humaine ? Les animaux nous apprennent beaucoup sur le fonctionnement de notre cerveau sculpté par notre milieu. A partir des expérimentations du couple Harlow, on a montré à quel point nos bébés, même s’ils sont sains biologiquement, n’avaient aucune chance de se développer correctement s’ils restent seuls, s’ils ne sont pas en présence de quelqu’un qui les tranquillise, les sécurise. (A lire aussi :   Nos animaux nous aiment-ils ? )
Les altérations comportementales, biologiques et neurologiques provoquées par la solitude sont exactement les mêmes chez les jeunes mammifères supérieurs et chez nos enfants. De même qu’un jeune animal isolé n’apprend pas les rituels de jeu, un enfant, s’il est seul, n’apprend ni à jouer ni à parler, il n’apprend rien de tout ce qui caractérise la condition humaine.
Avec d’autres personnalités, vous avez appelé, il y a deux ans, à la création d’un secrétariat d’Etat à la condition animale. Le mouvement croissant contre la maltraitance animale constitue-t-il un tournant dans notre société ? On peut en effet parler de tournant. Nous avons été très longtemps influencés par Descartes, qui ne pensait l’animalité qu’en termes de machine, puisque l’esprit était réservé à l’être humain. Dans un monde cartésien, les animaux n’ont pas de monde intime.
Nous savons maintenant – cela a été démontré – que les animaux, non seulement sont des êtres sensibles, mais qu’ils ont un monde mental. Ce monde mental diffère bien sûr du nôtre. Mais un animal est capable de traiter des informations présentes ou passées et de s’en servir pour résoudre ou anticiper un problème. En milieu naturel, on a observé des singes effeuiller une branche, la traîner sur plusieurs kilomètres, l’introduire délicatement dans une termitière, attendre que les termites grimpent dessus puis la sortir pour manger les insectes. Les animaux fabriquent des outils, se servent de pierres pour casser des noix, ils ont des rituels culinaires. Cette vision de l’animal autre que celle de la simple machine a eu du mal à entrer dans notre culture cartésienne. Tout n’est pas encore gagné.
-  Comment analysez-vous cette évolution ? Que dit-elle de notre société ? L’attention croissante portée à la maltraitance animale témoigne d’une société de plus en plus morale. Nous prenons conscience que nous ne pouvons plus nous permettre de torturer un être vivant qui va souffrir et qui possède un monde mental, même s’il est différent du nôtre. Dès lors que nous avons une empathie pour d’autres êtres vivants, une inhibition morale nous empêche de passer à l’acte, de torturer.
-  Etes-vous en faveur d’un droit animal ? Les animaux ont droit au respect car ce sont des êtres vivants. Nous devons donner aux animaux le droit de vivre sans être torturés par les humains. Mais cela nous donne avant tout des devoirs à nous, êtres humains, le devoir de ne pas torturer, détruire ou rendre malheureux des êtres vivants, quand bien même ils sont différents de nous. Il est dans notre intérêt de respecter le monde vivant, écologique comme animal : si on le détruit, on se détruit nous-mêmes. (https://abonnes.lemonde.fr/festival/article/2018/09/24/boris-cyrulnik-l-attention-a-la-maltraitance-animale-temoigne-d-une-societe-de-plus-en-plus-morale_5359360_4415198.html)

 

 [A noter aussi : 10/08  -  Michel Serres : « Ce n’était pas mieux avant, mais ça pourrait être pire après ! » ; 10/08  -  Vincent Delecroix : « Dire non est un mouvement vital » ; 11/08  -  La course aux armements ; 29/08  -  Et si l’Afrique émergente était une fable ?  20/09  -  Les trois quarts des français meurent désormais à l’hôpital, à l’abri des regards.