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Extraits des Nouvelles de http://www.lacimade.org/

et de la permanence de  Perpignan - Pyrénées Orientales
Nicole MATHIEU : 04 68 83 20 71 - 06 87 43 19 53  - 
nicole.mathieu5@wanadoo.fr

04/03/2016  :  Opposition à l’expulsion versL’Albanie d’une Albanaise de 20 ans, sans papiers,  et de sa petite fille de 15 mois.

Un collectif de soutien organise un rassemblement demain  Samedi matin,  à 10h30, devant l’hôtel Avenir.

«Fatjona Celaj va être renvoyée manu militari dans son pays d’origine, proteste la CIMADE dans un communiqué.

Les autres membres de sa famille demeurant à Perpignan (mère, oncle, frères) ont obtenu la protection subsidiaire, mesure de protection qui leur permet de résider en France avec un titre de séjour. Les menaces qui pèsent sur cette famille, ainsi que sur Fatjona, de la part d’une autre famille albanaise ont été reconnues comme fondées et suffisamment graves pour considérer que cette famille était menacée de mort.

Cependant, Fatjona a fui l’Albanie deux mois après ses proches, se croyant à l’abri dans la famille de son fiancé.

À la suite de violences sur celui-ci et de menaces de mort sur les siens par la famille “ennemie”, elle a été abandonnée, et n’a eu d’autre solution que de se faire exfiltrer par un oncle pour rejoindre sa famille en France.

Fatjona n’a pas obtenu l’asile en première instance auprès de l’Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides), n’ayant pas suffisamment développé dans son récit le détail de cet épisode de deux mois. Mais dans son recours devant la cour nationale du droit d’asile où elle a comparu mardi, elle a su parfaitement expliquer sa situation. Or, la décision de cette juridiction suprême de l’asile ne sera pas connue avant quelques semaines.

Cela n’a pas empêché la préfecture des P.-O. de lui notifier dès mercredi un “ routing ” ce qui signifie dans le jargon administratif le détail des modalités concrètes du renvoi. Les chances sont grandes qu’elle obtienne, elle aussi, la protection subsidiaire. Cependant, si cela intervient alors que Fatjona se trouve en Albanie sans aucune protection, la préfecture aura pris la terrible responsabilité de cette mise en danger délibérée. De nombreuses organisations la soutiennent face à cette mesure qui relève d’un aveuglement manifeste.» ( L’Indépendant, p4 )

06/03/2016  -  50 personnes se mobilisent pour empêcher une expulsion
Hier matin, les hommes de la Police aux frontières (PAF) ont finalement dû remettre leurs projets à plus tard.
Dès 10h30, une bonne cinquantaine de personnes se sont rassemblées rue de l’Avenir, à Perpignan, pour s’opposer à l’expulsion d’une jeune maman albanaise de 20 ans, Fatjona Celaj
(photo Nicolas Parent), et de sa fille de 15 mois, assignées à résidence dans un hôtel du secteur suite au refus de leur demande d’asile. (Suite  L’Indépendant du 06/03, p2)

17/03-  « CE SAMEDI 19 MARS. À l’initiative d’un appel national, la CGT, le PCF et la Cimade appellent à la mobilisation
«
La lutte contre le racisme, c’est l’affaire de tous»
Parce qu’ils jugent le climat actuel «extrêmement dangereux pour l’ensemble de la société », les organisations mobilisées le 19 mars contre le racisme comptent sur l’implication d’un maximum de citoyens.

« Les réponses du gouvernement aux attentats du 13 novembre ont un effet nocif. Le climat de peur instauré par l’état  d’urgence favorise les délits de faciès. Il divise. Il renforce le Front national. Il fait peur aux gens et surtout, il désigne des boucs émissaires et se répercute directement sur les migrants, les immigrés et les sans-papiers », souligne Roger Hillel, du parti communiste.

Même discours pour Josie Boucher de l’association Asti 66 qui s’inquiète des conséquences sur les droits des personnes: «La lutte contre le racisme du 19 mars englobe tout cela. Nous faisons actuellement face à une charrette d’expulsions de sans-papiers. La pression est réelle. Et c’est pourquoi cette manifestation est importante. Parce qu’il faut montrer que nous ne voulons pas de ça», confie-t-elle » (L’Indépendant, 17/03, p 21).

 

29/07  :  Une fillette ukrainienne de 2 ans placée en centre de rétention avec ses parents

   Jacques Ollion, de l'association la Cimade*, est très en colère après la préfecture des P.-O. qui a pris la décision de renvoyer une famille ukrainienne en Espagne.

La famille Okhomouch, d'origine ukrainienne, réside dans le département depuis la fin de l'année 2015. Les parents et leur fillette, aujourd'hui âgée de 2 ans, ont fui leur pays et, munis d'un visa espagnol, sont arrivés en Espagne, avant de rejoindre la France et plus particulièrement Perpignan.

 

Depuis, notamment soutenus par la Cimade, ils ont voulu régulariser leur situation en formulant une demande d'asile auprès de la préfecture de région à Montpellier. Or, en vertu du règlement Dublin, quand une personne vient en Europe, cette demande d'asile doit être faite dans le pays d'arrivée.

Et en l'espèce il s'agit de l'Espagne. La préfecture des P.-O., puisque la famille vit en Roussillon, a demandé à l'Espagne de les reprendre. Elle a alors eu six mois pour faire appliquer cette disposition et renvoyer les trois membres Okhomouch à Madrid. "Le dernier jour de ces six mois, explique Jacques Ollion, soit le 24 mars, la préfecture des P.-O. les a assignés à résidence. Toujours selon cette procédure de Dublin, poursuit-il, si le renvoi n'a pas été effectué dans ce délai de six mois, c'est le pays de résidence, donc la France, qui devient compétent pour la demande d'asile. Or la préfecture des P.-O. n'a pas voulu l'admettre, même après plusieurs jugements du tribunal administratif de Montpellier qui ont tous indiqué l'annulation du renvoi de cette famille. La préfecture les a empêchés de formuler leur demande d'asile."

· La France déjà condamnée

Mercredi à 14 heures, la famille est convoquée à la Police aux frontières (PAF), où elle se rend déjà régulièrement. "Mais là, on les a embarqués pour le centre de rétention de Toulouse afin de les renvoyer à Madrid. On a même menotté le papa et placée de force la maman dans la voiture. Les policiers sont allés chercher leurs affaires, sans prendre les médicaments de la fillette, et toute la famille a été emmenée à Toulouse. Jeudi matin à 8 heures, on les a conduits à l'aéroport."

La famille a alors refusé de monter dans l'avion et le commandant de bord n'a pas voulu qu'ils soient embarqués de force. Ils ont été reconduits au centre de rétention de Toulouse. "Nous mettons tout en œuvre pour eux, explique Jacques Ollion. Nous avons saisi la Cour européenne des droits de l'homme, le tribunal administratif de Toulouse et le défenseur des droits de l'homme. Je suis très en colère par cette décision prise par la préfecture des P.-O. de demander le renvoi de cette famille. Il faut savoir que la France a déjà été sanctionnée par la Cour européenne des droits de l'homme le 12 juillet dernier pour avoir enfermé des familles avec des enfants en centre de rétention. Et malgré tout, la préfecture des P.-O persiste dans cette voie et a pris cette décision illégale."

*Association de solidarité active avec les migrants, les réfugiés et les demandeurs d'asile.

· 30/07  :  Une première victoire

Ainsi, ils ont comparu hier à 14 heures devant le juge des libertés et de la détention du tribunal de Toulouse. Qui a rendu une ordonnance en leur faveur puisqu'il a levé leur rétention administrative et ordonné leur remise en liberté immédiate. "Son ordonnance est particulièrement sévère et motivée s'agissant de l'illégalité flagrante de cette tentative d'envoi en Espagne par la préfecture des P.-O. et des conditions de rétention de l'enfant, souligne Jacques Ollion de la Cimade. Sachant que la France a déjà été condamnée par la CEDH pour des affaires concernant des familles enfermées avec des enfants en rétention."

La famille devait normalement revenir hier en fin de soirée à Perpignan et reprendre au plus vite ses démarches pour régulariser sa situation en France.

 

-  01/12  -  « La Cimade a dénoncé début novembre le doublement du nombre de personnes détenues en centre de rétention administrative par rapport à la même période l’année dernière : 1 058 personnes contre 569 (dont des familles avec enfants).
- La première explication, la plus fondamentale, c’est l’annonce claire par le gouvernement de la volonté d’utiliser encore plus qu’auparavant les centres de rétention, pour tenter d’expulser plus de personnes. Je dis bien «tenter». On fait déjà le constat depuis des années d’une utilisation abusive de la rétention.
- Le deuxième élément, un facteur qui a accéléré l’enfermement, c’est l’attentat de Marseille. Dans sa suite immédiate, le gouvernement a donné des instructions très claires aux préfets pour multiplier la rétention. On a noté une très nette accélération à partir de ce moment-là. Or ce n’est pas en enfermant à tour de bras en rétention qu’on va améliorer la lutte antiterroriste. Et ça revient à considérer les personnes qui ne sont pas en règle en France comme une menace.
- La première des conséquences c’est la violence de l’enfermement, qui s’est banalisé en France. Ce sont des personnes qu’on menotte, qu’on enferme dans des lieux avec des barreaux, des barbelés. Elles ont déjà des parcours précaires, donc elles sont encore plus traumatisées. Il y a des cas de tentative de suicide. Cela peut aussi entraîner la perte d’un emploi, la séparation avec des proches, et ils peuvent être enfermés loin de chez eux. C’est de plus en plus le cas. Le gouvernement ne veut pas courir le risque politique d’un deuxième attentat dont la faute pourrait lui être imputée, donc il enferme plus.
- On a vu concrètement des cas de personnes arrêtées à Briançon ou en Corse, emmenées dans un centre à Toulouse, qui sont ensuite libérées. Sauf qu’elles ne sont pas reconduites à Briançon ou en Corse, elles doivent se débrouiller, avec toute la précarité qu’elles subissent déjà. On a aussi des gens qui viennent de pays à risque, comme des Afghans, qui sont exposés à être renvoyés. La France renvoie les gens vers l’Afghanistan, parfois en les faisant passer par d’autres pays européens comme l’Allemagne ou la Norvège. Nous demandons l’arrêt de ces expulsions. 
- Le gouvernement a l’intention de doubler la durée de rétention voire davantage. Ils réaliseraient quelques expulsions de plus pour beaucoup de souffrances générées. Enfermer les gens très longtemps conduit à peu d’expulsions en plus, généralement ça se fait assez tôt après le placement en rétention. On a aussi des familles séparées, ou, de plus en plus,
des enfants enfermés avec leurs parents. Les conventions internationales devraient conduire la France à ne pas procéder à ce type d’enfermement. Nous, on considère clairement qu’aucun enfant ne devrait être enfermé en rétention, mais la loi le permet.
- L’explosion de la violation des droits est beaucoup liée au fait que les préfets et les syndicats de police, en ayant une telle pression pour plus enfermer et plus interpeller, vont le faire en ne respectant pas forcément les règles, en tentant d’expulser des gens qui ne devraient pas l’être, etc. La massification entraîne l’augmentation des violations des droits. Par ailleurs, plus on augmente le nombre de personnes plus on augmente les risques de tension. On a des gens confinés, certains sont dans un état psychologique peu compatible avec un enfermement. S’il y a beaucoup de monde ça peut conduire à des conflits très forts. Un centre de rétention administrative, ce n’est adapté pour personne, mais encore moins pour ceux qui ont des problèmes psychologiques, voire psychiatriques » Liberation.fr  p21 (Kim Hullot-Guiot)  « Atlas des migrations : un équilibre mondial à inventer » « Faut-il ouvrir les frontières ? » « More in common » 

-  06/12  -  Bilan de la demande d'asile en septembre 2017 : Si l'OFPRA ne diffuse pas de données provisoires de ses décisions, c'est le cas d'Eurostat qui vient de mettre en ligne les chiffres du troisième trimestre 2017 et permet de faire le bilan de la demande d'asile en Europe et en France pour les neuf premiers mois de l'année.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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